Tennis, Roland Garros : Et ainsi râla gasquet (te)

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« J'ai pris la pression ». Première réaction au sortir d'un court, après une sèche et indiscutable défaite contre le Belge Vliegen. Richard Gasquet, dont les frappes sont souvent limpides, a choisi de faire dans l'asbcons ce coup-ci. (Parlait-il de bière ?) La pression qu'il a eu tant de mal à (di)gérer, nous spectateurs, avons eu du mal à la percevoir. Même l'éclairé Dip s'est fendu d'un : « ressentir autant de pression, c'est bizarre ! » Etrange, car le constat de Gasquet lui-même au micro du vieux jeune Nelson fut d'une soudaineté aussi déconcertante que le 3e set d'Ascione contre Federer. Dans la foulée, il avoua s'être senti « seul comme jamais sur le court ». Certes, son ignoble niveau de jeu lui aurait certainement permis de mettre les balles hors du court, même sans adversaire. Mais là n'était pas sa pensée ; non, il a simplement craqué. Cette fameuse pression, ce stress au moment de conclure qui caractérise tant les Tricolores. Conclure, mais conclure quoi au fait ? Chez Gasquet, la peur de gagner se transformerait donc en peur de perdre contre plus faible, voire en peur d'accéder au 3e tour ou simplement de jouer ? A ce rythme, il aura bientôt les fesses qui applaudissent avant d'affronter Arnaud Clément !
La vérité est ailleurs. Richard Gasquet n'a pas semblé concentré, tout simplement. Dans un premier set correct, il ne s'est jamais comporté en patron. Et les deux suivants furent fantomatiques. Ses énervements suivaient les « ooooh » du public, comme un dû. Non, Gasquet n'est pas véritablement entré dans son Roland (merci Mahut, qui n'arrive même pas à être un bon sparring-partner) où il se voyait « aller très loin ».
Et pendant ce temps-là, les Llodra et Roger-Vasselin sont au 3e tour. Dur, dur, la vie d'espoir de Roland Garros 2007 (sans lendemain).

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