Monfils, ma pagaille

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En début d'année, on le croyait parti pour concurrencer Richard Gasquet, fort d'un 1/8e de finale en Australie. 2007 devait être son année, mais la suite a été un désastre. Jusqu'à aujourd'hui, Gaël Monfils a enchaîné 7 tournois du circuit ATP en collectionnant les défaites au premier tour (notamment contre ses compatriotes Marc Gicquel et Julien Benneteau, ce qui n'est jamais bon signe). Au passage, il a liquidé trois coaches, Thierry Champion, Pier Gauthier et Olivier Delaître. A croire que, comme au foot, il n'y a que les coaches qui trinquent en cas de mauvaise série. Aujourd'hui, Monfils a choisi Tariq Benhabiles, qui devra l'être, bien habile, pour gérer ce phénomène du tennis français. Un peu Ovni, car au fonctionnement très individualiste et au jeu volontiers showman (rappelons-nous son entrée à Roland-Garros avec le maillot de Thierry Henry et son I-pod aux oreilles).

Un Champion pour un champion 

 Pourtant, ses qualités sont là, évidentes : un physique hors norme, l'un des coups droits lâchés à plat les plus puissants du circuit et une capacité à se mettre le public dans la poche. Mais voilà, ces qualités manquent de fond. Seul un entraîneur peut lui apporter cette régularité, et ce recul sur le jeu qui semblent freiner voire interdire sa progression. Benhabiles a en tout cas le profil, lui qui couve beaucoup ses poulains ou pouliches, comme la française Tatiana Golovin qui ne résista pas longtemps à ce traitement intensif et choisit de l'éconduire. Monfils, lui, semble remonter la pente. A une semaine de Roland-Garros, il vient de passer deux tours à Pörtschach, sur terre battue.  

Un premier pas vers son envol tant attendu ?

 

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