Cyclisme, Tour de France: Qui peut encore y croire?

 

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Il ne faudra pas oublier ce 21 juillet 2007. Les Astana ont failli réaliser un triplé (sacré Cadel Evans…) dans le premier contre-la-montre du Tour de France. Sans oublier Rasmussen, ah ce Rasmussen…
Et Thierry Adam, plus mauvais connaisseur cycliste de l'histoire des commentateurs, de s'enchanter devant de si beaux exploits. Là où il faudrait s'interroger, lui, est admiratif. C'est Thierry au pays des bisounours.

Vinokourov comme l'a relevé un Fignon songeur a roulé à 47 km/h dans la principale difficulté du jour. A l'arrivée le Kazakh, sortant d'un effort en apparence très violent, n'a pas tardé pour répondre aux interviews. Moins d'une minute après avoir franchi la ligne, c'est fort peu essouflé qu' il répondait aux questions de Godard (Jean-René pas Jean-Luc).
Et bien-sûr, Vino, nous signale Jean-Paul Olivier, entre dans les meilleures vitesses moyennes contre-la-montre de l'histoire. Le Tour du renouveau évidemment.

Comment une équipe trop faible pour ramener son leader dans le peloton dans une étape de plaine peut-elle être devenue soudainement si forte, sans parler des blessures ( coccyx et genou) ? Une vraie course d'équipe… Nous voilà revenu au bon vieux temps des Gewiss dont nous vous parlions précedemment.
On imagine maintenant que Vino va vouloir tout faire péter dans les Pyrénées…

Est-ce la peine de parler de la performance de Rasmussen, qui c'est sûr allait perdre largement son maillot jaune aujourd'hui (pas vrai Thierry?) . Et bien celui qui prenait toujours entre 5 et 10 minutes a cédé sa place au bon Français Moreau, et se trouve plus que jamais en position de faire au moins un podium. Vive le Mexique! Au fait Monsieur Prudhomme, que foutent les Astana et Rasmussen sur le Tour?

Pour conclure sur une note d'espoir, à propos de renversements de situation comme aujourd'hui, voici une anecdote relatée par David Walsh dans son dernier livre sur Lance Armstrong, : En 2005, toute l’équipe US Postal, hormis Armstrong avait sauté dans l’ascension du col de la Schlucht avant l’arrivée à Gérardmer. Deux jours plus tard, l’équipe américaine toujours aussi unie, redevenait écrasante comme de coutume vers Courchevel. Cette fameuse défaillance collective était en réalité due à un retard de livraison des poches de sang. « On dépêcha vite une moto avec un « top case » réfrigéré pour « alimenter » le champion et ses équipiers. »

Vive le Tour!

Une réflexion au sujet de « Cyclisme, Tour de France: Qui peut encore y croire? »

  1. Bonjour
    Moi aussi je suis étonné par la résurrection de Vino mais aussi la performance de Kashechkin, l’étape d’aujourd’hui me fait bizarre et m’a fait froid dans le dos. Surtout après avoir entendu ce soir Cyrille Guimard et Marc Madiot sur Europe 1 qui évoque les performances des coureurs comme si de rien n’était…. Le tour du renouveau, le renouveau de quoi malheureusement je ne sais pas. Je suis pourtant amoureux du cyclisme et du tour de france et c’est la première fois que j’ai cette impression de tromperie et d’hypocrisie avant c’était pire mais je le savais pas……

  2. Bonjour,

    Effectivement, l’étape d’aujourd’hui confime une nouvelle fois les propos du vestiaire. Visiblement, « on » a voulu temporiser sur les 1ères étapes du tour…mais depuis Briançon, c’est reparti comme en 40…enfin, presque 50 si on parle des moyennes! Je pense qu’il a fallu la présence des forces de l’ordre pour arrêter Moser au sommet de la citadelle à Briançon, sinon, à l’heure qu’il est, il serait dans le sud de l’italie voire en Yougoslavie…L’étape qui arrivait à Montpellier, et la bordure des Astana s’est couru à 48,6 de moyenne, si je ne me trompe…Le chrono d’hier…sous la pluie était effectivement éloquent, tout comme l’attitude d’Erasmus, comme vous l’appellez qui semblait à la limite du malaise physique à l’arrivée du CLM samedi (cf son attitude sur le podium et à l’émission d’après-tour), et qui volait aujourd’hui…Normalement quand on a autant de mal à récupérer à l’issu d’un gros effort, la mise en route du lendemain est dure. Tous les coureurs qui ont marché dans le CLM ont été en dessous aujourd’hui sauf Erasmus…Personne ne s’en étonne à la TV, sauf L. Fignon, qui a à peu près la même approche du cyclisme que Lemond, et qui,lui aussi, a vu arriver l’EPO au début des années 90…Ne rien dénoncer quand on connait les pratiques…c’est les accepter, non?

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