La boulotte se rebiffe(teak)

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Marion Bartoli est atypique, ça tout le monde l'a compris. Là où certaines cognent avec des bras d'hommes, elle frappent des deux mains « pour avoir plus de force ». Quand certaines jeunes joueuses françaises sautent sur les genoux de leur coach, elle choisit de rester avec papa. Et contrairement à celles qui n'alignent pas deux mots mais compensent avec un physique avantageux, elle se la raconte en égrenant ses notes du lycée, avec ses yeux noirs et sa queue de cheval que n'aurait pas renié la femme à chamou.

A contre courant, elle l'aura aussi été depuis qu'on entend parler d'elle, c'est-à-dire depuis Roland Garros (pardon d'être franc, malgré ses titres de 2006 à Auckland, Tokyo et Québec). Grâce à un coup de gueule de Roland Garros où elle accusait les médias de ne pas s'intéresser à elle, la « plantureuse » Marion s'est libérée d'un poids, sous le henissement complice de M. Tennis sur France Télévision, Daniel Lauclair. Ses frappes à plat ont expédié quelques adversaires surprises de voir en face un bouledogue aussi déterminé (Jankovic, Peer, Krajicek). Aujourd'hui, la reconnaissance arrive, puisqu'elle pointe à la 11e place WTA malgré « un dégoût pour la défaite. Je ne suis pas programmée pour cela » (tiens, elle n'est pas française alors ?). Après une formation longue, finies les années de galère où papa faisait valdinguer les paquets de bonbons que la « miss » ramenait à la maison. Une belle récompense, à force de s'être goinfrée de travail.

Une réflexion au sujet de « La boulotte se rebiffe(teak) »

  1. Bel exemple pour tous les physiques un peu trop rondelés (certains iront jusqu’à disgracieux). Ne désespérez pas. Puisse le buffle mayennais entendre cet appel…

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