Le petit Goussé

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Marre, il en a marre Nicolas Goussé ! A 31 ans, il ne veut plus qu’on l’appelle « Mongolito », comme à l’époque du collège. C’est que le jeune homme, à force d’être jeune, a quand même fini par devenir vieux. Mais sa réputation est toujours intacte. En effet, beaucoup de personnes qui s’intéressent un tant soit peu au football connaissent ce grand attaquant élancé aux allures de Jonathan Cerrada. Au moins de nom. Mais pourquoi ? Est-ce pour sa « magnifique » saison 2001-02 terminée sur le score mirobolant de 15 buts en championnat sous les couleurs de Troyes ? Ce total, jamais atteint par la suite malgré un exil en Belgique, à Mons plus exactement, en 2004-05, l’a pourtant fait entrer dans le gratin des attaquants français, rejoignant ainsi les légendes Bamogo, Bonilla, Guivarc’h… et son modèle, Tony Vairelles.

A l’instar de ses compères d’infortune, il est devenu un has been du football, intégrant même à l’intersaison la célèbre académie des stages UNFP. Mais il était écrit que le petit Nicolas ne plongerait jamais dans l’oubli. Et pourtant, un passage dans le championnat belge est souvent rédhibitoire. Tel un phoenix renaissant de ses cendres, il aspire désormais à passer de l’ombre à la lumière. Encore fallait-il trouver le pigeon assez fou pour miser sur cette star de la football-réalité, aussi connue qu’inconnue du public.

Sa chance, il en faut souvent dans ce genre de cas, une rencontre : Xavier Gravelaine, attaquant de sa trempe reconverti en entraîneur d’équipe moisie, consultant télé d'une chaîne moisie en football et directeur sportif/consultant/manager/intendant/commercial… d’un monument moisi. Les deux compères se sont déjà rencontrés à Istres quand Xavier Graveleux tend une première fois la main au petit prince de la surface de réparation, qui le lui rend bien en inscrivant 8 buts en 34 matches (sur deux saisons).

Aujourd’hui, au FC Nantes, Xav’ a pour mission de changer de méthodes par rapport à la gestion catastrophique de ses prédécesseurs. Après les échecs Bustos, Mazoni, Cavéglia, Bonilla, Makukula, Bamogo, Diallo, Oliech, Rossi, N’Zigou, Glombard… Il est tant de miser sur des valeurs sûres. Nicolas regarde sa montre (Goussé) car il sait que ses plus belles années sont derrière lui. Mais comme il le dit, « au chômage, il m’était difficile de refuser ce nouveau challenge ». Surtout qu’au FCNA, qui aime visiblement les paris, il pourrait enfin côtoyer de près son modèle, celui dont les posters ornaient les murs de sa chambre. Une rumeur persistante annonce en effet le plus rockeur de tous les joueurs de football sur les bords de l’Erdre : Tony Vairelles, docteur ès sauvetage des clubs dans la vase, pourrait en effet relever un nouveau challenge…

Une réflexion au sujet de « Le petit Goussé »

  1. Bonjour,

    Je tenais à vous féliciter pour cet article qui est sans aucun doute le meilleur depuis que ce blog existe. S’il y avait un concours vous seriez probablement dans les 3 selectionnés comme me souffle mon ami François. Goussé est vraiment un des plus grands attaquants de tous les temps mais hélas il a été le grand oubliés de toutes les selections nationales, chez les jeunes comme chez les A. C’est à croire qu’il est considéré comme un nul!

    Merci d’honorer sa mémoire.

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