Les légendes du Tour

legende.jpg

Ce sont les dignes héritiers de Bjarne Riis, dont la puissance record développée en 1996 lors de son ascension d’Hautacam sur grand plateau – 480 watts de moyenne – n’a été depuis qu’approchée par Ivan Basso au terme de la 16e étape du Tour d’Italie 2006 (460 watts seulement).

Comme le grand danois, tous n’étaient armés que d’un fusil à un coup. Un coup d’éclat, un seul. Pour un grand Tour, et puis s’en va… Loin des indiscrétions médiatiques et des contrôles inopinés, tous sont retombés depuis dans l’anonymat du peloton quand ils n’ont pas raccroché le vélo au garage et fermé la trousse à pharmacie. Pour vous, Le Vestiaire retrace leurs exploits. Souvenirs, souvenirs :

Santiago Botero est de la grande équipe Kelme de 2002. Il est, cette année-là, le premier à faire tomber Armstrong sur un contre-la-montre longue distance depuis la prise de pouvoir de l’Américain, en 1999, à plus de 50 km/h de moyenne entre Lanester et Lorient. Et puisque « Santi » n’est pas qu’un rouleur, il s’impose également au sommet des Deux-Alpes après une étape de 226 km. Au pied du podium final, le Colombien rejoint l’année suivante Aerts, Aldag, Kessler, Klöden et Vinokourov dans l’irréprochable armada Deutsche Telekom, qu’il abandonne à trois jours de l’arrivée.

Igor Gonzalez de Galdeano se signale lui aussi sur un Tour 2002 décidément riche en révélations puisque c’est le même été que Raimondas Rumsas est interpellé avec une voiture pleine de médicaments pour sa belle-mère… Igor n’en a cure et endosse sept jours durant la tunique jaune après la domination de la Once sur le contre-la-montre par équipes. Malgré ses coéquipiers talentueux – Beloki, Jaksche, Olano, Nozal, Serrano – et, comme lui, au-dessus de tous soupçons, l’Espagnol arrive sur les Champs avec 13’54’’ de retard sur Armstrong (5e).

Georg Totschnig a longtemps été au Tour de France ce qu’Hermann Maier fut à l’hôpital de Flachau après son accident de moto : l’Autrichien de service. Jusqu’alors cantonné à des places d’honneur sur le Tour du Trentin, le leader de la Gerolsteiner parvient pourtant à sucer la roue des grands patrons du Tour 2004. Ce n’est que l’année suivante que le sportif autrichien de l’année 2005, passé auparavant entre les mains des soigneurs de Polti et de la Deutsche Telekom, rafle son étape alpestre à Ax-3-Domaines.

Romans Vainsteins est l’archétype du coureur de l’an 2000. Simple bug ou état de grâce, le massif Letton remporte aux championnats du monde de Plouay la seule victoire de sa carrière éphémère. Arrivé sur le Tour 2001 avec l’intention de casser la baraque à Domo-Farm Frites, le porteur du maillot arc-en-ciel, pourtant conseillé par Johan Musseuw, finit dans les pâquerettes du classement à points, devancé, c’est dire, par Damien Nazon.

Christophe Rinero n’a pas choisi la bonne année pour s’illustrer sur le Tour. 1998, c’est l’affaire Festina et la victoire de Pantani. Alors, forcément, la performance de l’intérimaire du maillot à pois ne fait pas plus de bruit que sa 4e place finale, cinq bonnes minutes devant Jean-Cyril Robin, qui n’aurait pas non plus volé sa place dans notre palmarès…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *