Athlétisme, Mondiaux d’Osaka, 1.500 m : Baala masque sa faiblesse

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Vous connaissez sûrement Medhi Baala. C'est cet athlète qui ne parvient même plus à se qualifier pour des finales mondiales dans une discipline au sein de laquelle il est censé être le meilleur.

Mais voilà, pour être le meilleur, il ne suffit pas de le dire ou de le faire croire, il faut aussi le prouver. Le talent passe par des chronos référence, des médailles internationales, voire, pourquoi pas, des titres mondiaux ou olympiques. Oui, pourquoi pas ? Mais la réalité est cruelle pour le protégé de Patrick Montel. Tel un vulgaire Julien Lorcy, il n'est le meilleur que sur son continent, l'Europe (titré à deux reprises). Au niveau mondial, il a obtenu une médaille d'argent en 2003 à Paris, c'est pas mal, mais c'est hélas loin d'être suffisant lorsque l'on veut dominer une discipline. Pire, ne pas entrer en finale dans deux championnats consécutifs signifie clairement qu'on commence à ressembler à une brêle. Surtout lorsqu'on ne court pas en meeting, axant ses préparations pour les championnats dans lesquels on se fait virer de façon très hâtive.

Concernant ses temps, il n'a que très rarement couru sous les 3'30'' quand Morceli et El Gerrouj le faisaient à chaque course. Et si, tout simplement, Medhi Baala n'était, au niveau mondial, qu'un champion virtuel fabriqué par les médias ? En effet, depuis 2003, il ne figure sur aucun bilan et pourtant on le présente à chaque championnat comme un favori. C'est Christophe Cheval qui doit être jaloux.

La baalade des gens zéros

Certains pourraient brandir l'étendard de la malchance. En 2005, excès de confiance, et erreur tactique, promis on ne l'y reprendra plus. 2007, rebelote, il refait les mêmes erreurs ; décidément on ne l'y reprendra plus. S'il était vraiment le plus fort, il courrait en patron, pas comme un junior impressionné d'évoluer sous les yeux du mielleux Bernard Faure. En réalité, la saucisse de Strasbourg commence à ressembler à un Colombien sur le Tour de France, il a été compétitif une seule année, en 2003.

Et si on se risque à une comparaison plus poussée avec les deux précedents patrons du 1.500 m auxquels le gentil Medhi prétend succéder (au moins à l'entraînement) tout est encore plus simple. Nourredine Morceli a tout gagné jusqu'au jour où El Gerrouj s'est mis à tout gagner à son tour, chacun améliorant le record du monde. Et voilà Baala double demi-finaliste des championnats du monde. Les similitudes sont troublantes. Aucun doute, il est bien leur successeur.

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