Foot, Equipe de France, Lyon : un gardien à la jambe Coupet

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En plein entraînement, c'est le drame. Grégory Coupet se détend pour ramasser un lob, et crac, le pied dans le filet, le genou qui tourne, et tout vacille. Tout ? En tout cas, sa place en Equipe de France et même sa carrière. Mais il est content : il va pouvoir regarder la Coupe du Monde de rugby.

Décidément, le bon Greg ne fera jamais de compétition avec les Bleus. Car le seul trophée bleu qu'il conservera jusque-là, c'est la marque de son genou en vrac en ce 2 août 2007. Un vulgaire entraînement, on ne sent rien venir, on blague sur la ressemblance entre Fred et Francis Perrin, sur la relation extra-conjugale de la femme du Brésilien avec Wiltord, ou sur le pitoyable français de Hatem « Debbouze » Benarfa, et puis vient l'accident. Le ligament postérieur du genou gauche a « pété » selon ses propres mots. Il sera éloigné des terrains 4 mois. Enfin, des terrains d'entraînement, parce que pour la compétition, ça sera plus.

L'Euro après la Web Ellis, à la télé

Greg, lui, ne dramatise pas. Comme toujours, il pense « qu'il y a plus grave dans la vie ». C'est vrai. Les Bleus, ce n'est pas si important (surtout quand on n'a jamais joué que des qualifs à la place du calife Barthez). Il est même content de se reposer en septembre : « je vais pouvoir suivre le rugby. Ca va être ma bouée de sauvetage. A fond derrière les Bleus ! » Esperons qu'il dira la même chose quand il verra s'envoler les trois gardiens du prochain Euro, car il y a de fortes chances qu'il les regarde à la télé. Domenech ne s'en cache pas et se fout ouvertement de sa gueule en mettant la pression de sa vie à son cocu (un comble, Raymond) de 2006 : « C'est difficile de se retrouver blessé comme ça (…) quand on se prépare, et qu'il y a les qualifications à l'Euro, avec l'Euro au bout, et le début de saison avec son club.» Le sélectionneur ne peut pas promettre une place de numéro 1 l'été prochain. « Greg est le numéro 1, les autres devront se battre. Et je souhaite qu'il se rétablisse vite et qu'on se qualifie pour le voir à l'Euro à son niveau.» A son niveau. Avec une telle blessure, le conditionnel est de mise.

La jurisprudence Marraud

Revenir, qui plus est à 34 ans, d'un ligament pété, sera difficile et incertain. Un gardien doit posséder une détente, de la souplesse, de l'explosivité. Sans parler des repères et de la confiance (mais là, sa bonhomie le préserve, il voit tout en rose au point de croire que la saison dernière de l'OL a été une totale réussite). A cet âge, un tel pépin équivaut presque à une fin de carrière. Heureusement que financièrement, Coupet a encore la Halle aux vêtements. A 31 ans, l'ancien Nantais David Marraud (qui n'avait pas de contrat de pub, sauf peut-être avec la brasserie Le p'tit Saint-Antoine) a connu pareille mésaventure en 1994, l'année du titre pour les canaris, à Monaco. Barré par Casagrande, il signait en 1996 à Perpignan (D2). Et le plus inquiétant pour Coupet, c'est qu'on voit bien Vercoutre dans une trajectoire à la « Doumé » Casagrande (one shot et puis plus rien). A moins que le pragmatique Aulas ne se décide à acheter un nouveau gardien, jeune, histoire de préparer l'avenir quand Greg ne sera plus là, car cette histoire lui fait prendre conscience que tout va vite dans le foot… Un jeune qui, bien sûr, sera déjà une pointure, d'un niveau que Coupet ne retrouvera jamais…

 

 

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