Rugby, Coupe du monde, France-Namibie : Putain con-vaincre !

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C’est à Toulouse que les Tricolores devront faire le plein face à la Namibie. Cinq points et la manière sont indispensables avant de se projeter sur le duel capital face aux Irlandais, vendredi.

captson3.jpg  Par Peyo Greenslip

Namibie, Namibie… Euh, non je vois pas. Ah, la Coupe du monde et ses petites découvertes. Qui aurait cru que le XV de France puisse un jour douter, au point de craindre ce bout de terre encore moins médiatisé que les îles Karabati, et ses Bleus d’Afrique, sorte de Springboks du pauvre et de l’amateur ? Sauf qu’entre-temps, les petites nations ont montré des dents longues et aiguisées de courage, à intimider les prédateurs en délicatesse avec leur forces de frappe (un mal circonscrit toutefois aux pseudo-carnassiers européens). Hier, comme dimanche dernier, Chaban Delmas n’a pas assisté à la boucherie annoncée et les sueurs froides que la bravoure géorgienne a fait courir le long de l’échine irlandaise ne sont pas de nature à rassurer les Bleus de France.

D’une part parce qu’elles confirment le rôle de poil à gratter dans lequel se sont immiscés les deux petits poucets géorgien et namibien. D’autre part, parce qu’elles pourraient piquer au vif une formation irlandaise que les Tricolores devront amadouer vendredi à Saint-Denis. Mais pour l’heure, c’est face à la Namibie que les Français doivent rebondir. Pas question d’être en retard. Du coup, les « impact players », remontés comme des coucous, ne seront pas priés d’attendre l’heure de jeu pour remettre les pendules à l’heure. Michalak, Szarzewski et Chabal notamment, seront titulaires sur les bords de la Garonne. Propulsé responsable numéro un de la faillite inaugurale, Guy Môquet a été remisé au placard. Ils sont douze à l’y avoir rejoint, victime du coup de balai du technichien de surface Laporte.

Se nourrir de sourires

Du coup, c’est aux mains des Toulousains qu’ont échoué les clefs d’un camion bleu qu’il va falloir ramener sur les pistes de la confiance et de l’ambition. Car de l’euphorie initiale, les Pumas ont fait jaillir un scepticisme et une morosité qui semblent bien moins volatiles. C’est donc autour d’une épine dorsale rouge et noire (étrangement amputée de sa vertèbre centrale Jauzion) que les Bleus vont chercher à se resserrer, se regrouper, se retrouver. Bien sûr, l’objectif ne peut être autre que la victoire avec bonus. Mais au-delà, c’est de sourires et d’initiatives que cette équipe de France, aussi constipée à Saint-Denis que VGE derrière son bureau présidentiel, doit se nourrir.

Pour cela, la charnière Elissalde-Michalak devra jouer de dynamisme et de fluidité, en ne perdant pas de vue la nécessité de remporter ce match et donc de prendre les points lorsqu’ils se présenteront. Au Stadium, et derrière un pack dont on n’ose imaginer qu’il puisse souffrir, la paire sera dans ses petits souliers. Tout comme Clément Poitrenaud (s’il a digéré ses lectures de vacances). Il ne faudra toutefois pas que ces Toulousains se montrent désireux de trop en faire. Dans le pack, le comportement de la deuxième ligne et notamment de Lionel Nallet, meilleur Français au poste et injustement évincé du quinze d’ouverture, sera à suivre. Tout comme le rendement de cette troisième ligne plus mobile. La gifle inaugurale de Saint-Denis devrait toutefois préserver les tricolores de tout péché d’orgueil…

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