L’édito du Vestiaire : La faillite annoncée des deux Bernard

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La défaite de l'équipe de France pour son match d'ouverture n'est pas sans rappeler deux fiasco récents du sport tricolore : la Coupe du monde 2002 de foot en Corée et la demi-finale de la Coupe du monde 2003. Mais surtout il nous rappelle que Bernard Laporte est le plus mauvais entraîneur de l'histoire du rugby.

Et pourtant on pensait avoir touché le fond avec la paire Maso-Skrela. Le duo (associé à Villepreux) avait atteint par miracle la finale du Mondial 99, mais ça n'avait rien enlevé à leur nullité. Cette fois, Laporte est en train de réaliser quelque chose d'inédit, perdre deux coupes du monde successives de façon lamentable. Lamentable est bien le mot adequat pour qualifier la préparation de l'équipe de France. Pas forcément à propos de ces stages commandos à la con, mais surtout sur la gestion des hommes. Passons le cas Marconnet et la sélection en elle-même (nous l'avons déjà commentée).

La première erreur magistrale a été de faire gonfler les melons et les chevilles bien avant le niveau de jeu. Ainsi, tout le monde, au diapason, s'accordait pour parler du terrible casse-tête qu'allait vivre Laporte pour constituer son quinze majeur tellement ils étaient forts. C'était certain, ils allaient tout écraser. Les probants succès contre l'Angleterre et le Pays de Galles sont venus conforter l'énorme confiance. Rappelons au passage, que ces deux pays alignaient chacun leur plus faible équipe depuis bien longtemps. La célèbre jurisprudence Jacquet a ensuite fait son oeuvre et plus aucune critique ne s'est abattue sur l'équipe de France. Et encore moins à l'égard de son minable entraîneur. En effet, on ne va pas se risquer à critiquer un copain de Monsieur le président, futur champion du monde de surcroît.

Champions du monde de l'excès de confiance

Pourtant, il y avait de quoi s'interroger. A l'arrière, Poitrenaud, qui faisait l'affaire, était censé être le titulaire par dépit d'un poste condamné. Pourquoi alors l'avoir remplacé au dernier moment par Heymans, le néophyte qui s'est largement troué sous les chandelles de la Pampa ? Si c'était pour se débarasser rapidement du gentil Clément, après qu'il eut fait pleurer ses petits camarades en leur lisant une triste lettre bien malvenue (cf Guy Môquet), mieux valait ne pas le prendre du tout. Pourquoi s'escrimer à aligner une seconde ligne au niveau très incertain entre un Pelous quasiment grabataire et un Thion qui ne vaut pas deux tu l'auras ? Il était content, Bernard, d'annoncer il y a deux mois que Chabal acceptait de jouer seconde ligne. Mais alors pourquoi ne pas le faire jouer ? Nyanga et Dusautoir qui, eux, crèvent l'écran en préparation, à l'inverse d'un Martin en pleine Gay pride, n'auront pas plus les faveurs du selectionneur qui décidément préfère le jambon blanc au boudin noir. Et que dire de ce coaching désastreux en plein match ? En 2003, son équipe prenait l'eau face aux rosbifs et il n'a rien fait, se contentant de chier sur ses joueurs à la fin du match.

En 2007, bis repetita, on ne change pas une équipe qui prend une branlée. Il s'était d'ailleurs donné les moyens, assuré qu'il était de sa victoire, en ne mettant que deux joueurs de lignes arrières sur la touche. Et soudain, le destin voulut que Skrela fils se blessa. A cet instant Laporte, peut-être conseillé par son chat noir Maso, décida de faire rentrer le seul Michalak pour buter. L'ex petit prince ne se fit pas prier pour expédier son shoot n'importe où et pendant ce temps-là Elissalde, le buteur du Stade toulousain, relançait pour la troisième fois du match son CD de Zebda sur son Ipod. Tout le monde l'a relevé, y compris le secrétaire d'Etat aux Sports, les Argentins étaient bien faibles. Et les Français alors ?

Nous le disons depuis quatre ans, Bernard Laporte est incompétent et très prétentieux, il fallait s'en débarasser au lendemain de la demi-finale du Mondial 2003. Il va sans doute conduire une nouvelle fois l'équipe de France à sa perte puis enfin quitter le monde du rugby. Ce n'est pas trop tôt puisque c'est trop tard. Lapasset devra lui aussi faire ses valises.

0 réponse sur “L’édito du Vestiaire : La faillite annoncée des deux Bernard”

  1. Salut à toute l’équipe du vestiaire,

    Une fois encore vous visez juste. Personne pour l’instant n’a oser critiquer aussi frontalement notre génial selectionneur. Ce que vous dites et très argumenté est cruellement vrai. Il y a un vrai tabou là-dessous. On attendait de votre part une prise de position aussi claire et franche.
    Cette histoire de faire lire la lettre de Guy Môquet est en effet incroyablement ridicule. Comme si le quinze tricolore partait à la guerre se battre pour la France pour venger le jeune résistant fusillé. C’est vraiment n’importe quoi.
    Enfin la gestion du cas Poitrenaud par Laporte, n’est pas sans nous rappeler une histoire illustrant ces méthodes douteuses. Il y a deux ans, on ne savait pas qui prendre pour jouer 10. Michalak avait montré ses limites, mais Laporte ne voyait personne pour lui faire concurrence. Alors il a essayé Traille (demi-d’ouverture par excellence comme chacun sait), qui n’a pas été mauvais contre l’Afrique du Sud. Et Laporte, il lui faut juste un match pour juger qu’un joueur convient au poste. Il était donc persuadé, et de nombreux journaux avec, que Traille était la nouvelle pépite. Et comme pour Poitrenaud, « enfin débarassé de Michalak » se disait-il. Aujourd’hui, on en est même à se demander si Traille doit être titulaire en trois quart centre.
    Quel connaisseur!

    Bravo à toute l’équipe et continuez comme ça!

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