Rugby, Coupe du monde, France-Irlande : L’Eire du large

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La France joue ce soir le match le plus important de son histoire. Une défaite signerait l’échec le plus cuisant de tout un sport. Mais peut-être aussi l’idée d’un nouveau départ…

Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé, le XV de France va mourir. Ce que je vous demande, c’est d’être courageux. L’exécution est prévue, sommairement diligentée par le bourreau chauve. À vrai dire, la prophétie de Guy Môquet ne devrait tarder à se réaliser. Probablement pas ce soir, dans ce qui pourrait s’apparenter au match le plus important de l’histoire du XV de France, tant les enjeux n’ont jamais atteint pareille folie. Si la coulée verte n’aura pas raison des Bleus, la marée noire finira d’engloutir les derniers espoirs de grandeur. Le jeu de rugby retournera alors à la discrétion et à l’humilité dans laquelle il baignait avant que les affres médiatiques ne l’en arrachent. Pour le plus grand bonheur de ses amateurs…

S’il n’a pas, en ses mains, le pouvoir d’arrêter la date de cette funeste issue, Bernard Laporte a profité de la semaine pour réaffirmer son entêtement dans l’entreprise de démolition dans laquelle il s’est lancé. Nallet sur le banc, Chabal titulaire, Marty et Traille préférés à Jauzion qui fut, il n’y a pas si longtemps, consacré meilleur joueur du monde et demeure, malgré une forme irrégulière, un centre de tout premier plan au niveau international. Reste que ces erreurs découlent des choix du Gaillacois. Contestables mais par essence subjectifs. Là où le rugby et ses amateurs peuvent s’estimer floués, c’est dans la gestion de l’événement. Et cette semaine, le marchant ambulant de Madrange s’en est payé une bonne tranche en réaffirmant que même le parcours calamiteux des Bleus ne l’empêcherait pas de pénétrer, fut-ce par la petite porte, sur le pré politique. L’ancien Béglais était pourtant censé tenir ses futures fonctions à l’écart du registre sportif. Sans doute le dernier vœu pieux du Laporte rugbyman. Encore un…

En attendant, les Tricolores n’ont d’autres alternatives que la victoire ce soir pour repousser l’échéance. Ils devraient y parvenir sans trop trembler tant les Irlandais n’agitent plus que de vieux démons que les faibles Géorgiens ont bien failli chasser d’un coup de bravoure. Le principal attrait sera peut-être finalement le Chabal new-look: sans barbe, mais avec toujours la même maladresse. Pendant ce temps, à l'abri des caméras, Lionel Nallet maudira son coiffeur. Oublié des objectifs, Pascal Papé n’aura que plus de rancœur contre son apparence trop lisse. Elle était pourtant là, la seconde ligne idéale. Mais désormais, les jeux sont faits et les dernières cartes dans les mains directeur de casinos (activité qu'il mène d’ailleurs avec autant de succès que celle de sélectionneur).

Dernières pensées : Vous tous qui resterez (joueurs, responsables institutionnels,…) soyez dignes de nous, simples mais fervents amateurs de rugby…

Peyo Greenslip

5 réflexions au sujet de « Rugby, Coupe du monde, France-Irlande : L’Eire du large »

  1. Bonsoir M. Greenslip,

    Je voudrais apporter ma pierre à l’édifice. Je rappelle que la pression du jour sera tellement puissante que les Français seront ce soir incapables de jouer. Ils vont perdre. C’est une certitude.

  2. Tout le monde est tellement convaincu qu’il vont gagner après leur (faible) prestation contre la Namibie qu’ils sont capables de perdre !!!

    Jusqu’à présent le XV n’a rien prouvé, si ce n’est que faire un « en-avant » peut aussi être un art.

    Espérons que Laporte sera meilleur secrétaire d’Etat qu’entraineur ce qui entre nous n’est pas gagné.

  3. Merci pour votre participation au débat. La tendance actuelle n’est pas à l’optimisme et vous semblez logiquement sceptique des chances des Français face aux rouquins. Néanmoins, nous estimons malgré tout que les Bleus disposent des moyens suffisants pour s’imposer ce soir. A condition de ne pas répéter l’entame de match catastrophique de l’Argentine, et donc d’évacuer la pression rapidement (l’importance du discours d’avant-match, des premiers ballons et de l’occupation du terrain).
    Pour ce qui est des en-avants, rassurez-vous Burt, Marty et Chabal nous sont annoncés en forme…

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