Rugby, Coupe du monde, XV de France : Michalak, sauce revanche

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Retournée dans l'ombre, la future ancienne star toulousaine attaque ce Mondial dans la peau d'un remplaçant. Mais il devrait vite retrouver la lumière…

Le piment d’Anelka ou la douceur de Michalak ? L’amertume du caïd (et de son frangin illettré) des bas d’immeubles de Trappes ou la fadeur du gendre idéal pyrénéen ? Manchot ou pied carré ? Foot ou rugby ? Chez Quick, on a le choix. Pour le demi d’ouverture du Stade toulousain, ce fut simple ration de ballon ovale et son jeu au pied en vomit encore. Après, entre autres Cauet et Les Simpson, ce n’est pas un hasard si Frédéric Michalak prête son nom à un hamburger qui ne désinfectera pas les gosiers rôdés aux menus XL. C’est avant tout une question de portefeuille, de QI… et d’image (imaginez juste une seconde : à quoi aurait pu ressembler le Chabal Burger ?).

Le Toulousain séduit encore. Sa côte de popularité, catapultée sur les cimes médiatiques lors de la dernière Coupe du monde, en 2003, n’est guère descendue. Contrairement à son niveau de jeu. Si l’on ne peut accabler Fred le guitariste de tous les mots, la disette traversée actuellement par son club, c’est un peu la sienne. Lui qui a laissé son génie (Salviac en avait mouillé son pantalon de laine, malgré sa Téna triple épaisseur, un soir de juin 2001 face à Clermont) sur les shortbreaks australiens, là où, pendant ce temps, Chabal se plaisait à se faire les dents et les biceps sur les requins locaux.

Aux antipodes de son talent

Comme Wilkinson, qui l’avait toréé avec maestria sous la pluie de Sydney, Michalak ne s’est jamais remis du voyage austral. Ses faiblesses au pied, déjà criardes, se sont comme alourdies dans les valises. Ceux qui encensaient jadis son génie, criblaient dès lors sa folie. Eternel incompris Michalak ? Peut-être. Sauf qu’avec quatre années de galère, le Stadiste pourrait être la bonne surprise d’un Mondial qu’il attaquera sur le banc. Après une année où il a davantage fréquenté la clinique et le banc toulousain que la pelouse d’Ernest Wallon, Fred arrive frais et sans pression. Si son entente avec les ¾ toulousains n’est pas à démontrer, celle avec David Skrela au poste de premier centre est à essayer. Une telle combinaison lui permettrait de se délester sur le Parisien pour le jeu au pied, mais aussi de lui ouvrir des brèches dans le dos de la défense comme il se plaît à faire.

Car si elle dispose de plusieurs flèches sur ses ailes, la France ne jouit pas d’autant de célérité au centre, avec des paires aussi rapides qu’une charnière Deloumeaux-Dumas. Le coulissement de Skrela, très prompt à jaillir dans le dos de la défense (jaillir par derrière, on connaît chez les protégés de Maxou…), se révèlerait ainsi une très bonne alternative. Sans parler de son rendement défensif.

Le piquant de l’orgueil

Aujourd’hui, l’émergence de Skrela contraint Michalak au mutisme. Le Parisien, impeccable en bleu depuis l’hiver, est indiscutable. Mais le Toulousain représente un atout indéniable, tant il présente un profil différent de l’ancien Columérin. L’entrée en piste du joker ne devrait tarder. Deux matches devraient suffire pour attester que Traille (au jeu au pied si lourd qu’il l’empêche de courir), n’est pas à sa place à ce niveau. Il sera alors temps pour Michalak de montrer qu’il n’est pas un fromage et que lui aussi déborde du piquant de l’orgueil.

Une réflexion au sujet de « Rugby, Coupe du monde, XV de France : Michalak, sauce revanche »

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