Tennis, US Open : Les French chient

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La belle forme de Wimbledon a vécu. A l'US Open, où les Français brillent rarement, c'en est déjà terminé pour les 28 tennismen et women nationaux. La deuxième semaine peut commencer…

A y regarder de près, le constat est affligeant. De loin aussi. Car aucun Français en seconde semaine, cela ressemble à un Roland Garros du pauvre. D'autant plus que, comme sur la terre battue française, les engagées français étaient très nombreux : 15 hommes et 13 femmes au sortir des qualifs. Et à regarder les identités des tricolores admis au 3e tour, on s'inquiète encore plus.

Super Marion

Marion Bartoli est certainement la plus « grosse » promesse. En 1/8e, elle s'est inclinée contre la vraie Serena, sèchement cependant. Elle semble avoir retrouvé la forme qui lui avait permis d'aller en finale contre l'autre Williams sur le gazon londonien. Cela ne fera pas d'elle la meilleure joueuse du monde, mais contrairement à Mauresmo, elle ne le pense pas. Amélie, elle, sirotait une Margharita sur son yacht, histoire de décompresser. Elle pense certainement revenir aux Masters, mais il faut lui expliquer qu'en ne jouant pas, on n'a aucune chance d'être qualifiée.

The Tsonga of freedom

Chez les hommes, on ne sait pas de qui peut venir la lumière. Rendez-vous compte : Tsonga et Grosjean sont les deux plus en jambes, avec Santoro qui a eu le malheur de tomber sur Blake. Soit deux vieux et un Monfils du pauvre. Grosjean a prouvé au passage qu'il n'était pas (encore) en retraite et s'est donné un sursis. S'il retrouve sa mobilité perdue depuis trois ans, peut-être pourra-t-il revenir dans les 20. Sur ce qu'il a montré contre Haas, son coup droit a le mérite de tenir encore la route. Mais son physique l'a trahi au 5e…

Tsonga, lui, est le prototype du joueur qui ne saisit pas sa chance. Contre Nadal, il aurait pu remporter le 1er set et se mettre en route pour l'exploit. Il l'a perdu et s'est fait laminer. Donc, on l'oubliera, comme on a perdu Patience après sa défaite contre Djokovic à Roland. Cela dit, même quand on est Français et qu'on bat Nadal, on peut devenir un fantôme deux mois plus tard (Mahut, battu 6/0, 6/4, 6/2 par Del Potro au 1er tour). Mais, si la performance de l'Angevin est en tout point remarquable, la palme revient incontestablement à un autre Nicolas, Devilder, proprement balayé par Youzhny au 1er tour : 6/0, 6/1, 6/2. A croire qu'il voulait apprendre à compter.

Heureusement, la relève est là. Sidorenko est arrivé en demie et surtout Eric Prodon a réussi la perf « atomique » de se hisser en finale à Freudenstadt (Allemagne), battu par Ivo Minar (286e mondial) 7/5, 6/3. A 26 ans, tous les espoirs lui sont permis pour un 1er tour à Roland.

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