Tennis, Coupe Davis : Forget reconduit, les résultats éconduits

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Dans le royaume du médiocre, le monarque a adoubé son vassal : la terrible passe actuelle du tennis français s'étendra donc à la Coupe Davis pour les deux ans à venir.

Il a rencontré tout le monde. Des entretiens avec Gasquet, pour évoquer leur connaissance commune de Golovin, avec Monfils pour découvrir le Wu tang clan, avec Santoro pour rire ensemble des résultats du double sans lui. Christian Bîmes a le goût du travail mal fait. Et quand il parle, pour reconduire son coach suranné, de « virage générationnel, avec des petites choses à évacuer (Raoux) », on est en droit de sentir que quelque chose ne tourne pas rond, comme s'il commandait une bouteille de rosé La villageoise à table.

Un titre en neuf ans, comme Raoux avec Brisbane 92

Pourtant, les résultats sont en faillite et disons-le, Forget a fait son temps. Ses premières années furent exceptionnelles. D'entrée, il se hisse en finale contre l'Australie (1999), qu'il perd. Après le fiasco brésilien en 2000, la France retrouve le beau gosse Rafter et ses potes ruminants sur l'herbe australienne, que le prognate Escudé fait brouter aussi bien que Mauresmo. Premier… et dernier titre de Forget, en 9 ans. S'ensuivra une finale contre la Russie en 2002, qui rendra autiste Paulo Matthieu. Depuis, plus rien. Une demie sabotée en Espagne, avec une branlée en règle – et avec le sourire – pour Clément contre Nadal. Et le meilleur pour la fin, trois quarts successifs perdus contre la Russie (2005-2006-2007). Avec en face, un Safin devenu aussi intermittent qu'Ascione, Davydenko qui sait perdre si on y met le prix (Bîmes saurait faire ça, pourtant), et Andreev qui ne sait que servir : la Russie est aussi en grande perte de vitesse. Il faut croire que les Français sont nazes.

TohuMahut

Pourtant, tous les joueurs ont plébiscité Forget. Sauf Santoro, mais tout le monde s'en fout. Guy le bronzé se voit même renforcé, son staff étant allégé. Les entraîneurs persos resteront hors du court, et personne ne pourra juger Forget, sauf sur ses résultats, ce que le bon président ne sait visiblement pas faire. Bîmes a aussi consenti à lui payer des voyages hors de prix sur les tournois des joueurs sélectionnables. Nul doute qu'il voudra tous les voir, avec la femme à Chamou qui lui fera des rapports.

Mais Forget n'est pas idiot. Il sait qu'il lui faut donner le change pour garder sa place. Alors, il balance des vérités effrayantes. « Nous n'avons jamais eu autant de joueurs susceptibles de prétendre à une place en simple. » Le tyran des courts menace même de sélectionner Benneteau et Mahut.

Foot, L1, PSG : Pauleta enfile le posthume du buteur

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Contre Lyon, Pauleta a failli signer le triplé le plus fou de l'histoire du football. Le triplé d'un remplaçant qui se contente de rester dans la surface. Depuis Delio Onnis, on n'avait pas vu aussi feignant.

Pauleta n'est plus ce qu'il était. Tout le monde le voit, même lui. Mais le plus dramatique pour Paul Le Guen, qui revit ses sombres heures rennaises, c'est que Pauleta est son meilleur buteur avec 3 réalisations. Voilà qui en dit long sur la qualité de Fraunaldo, Pegguy Bougedelà et autre N'Grog. Pauleta, qui ne se déplace plus sur le terrain sans déambulateur, ne peut plus courir ni sauter. Il rate ses frappes, et s'il marque encore grâce à Vercoutre, cela ne fonctionnera plus longtemps. En fins connaisseurs, les ultras du PSG réclament sa titularisation. Cela ajouterait au drame que joue Cayzac, aussi à l'aise dans un club de foot qu'Artur Jorge dans un film porno.

SOS Cissé

Paris devra donc recruter un attaquant au mercato, sous peine de descendre. Avec un centreur comme Rothen, on conseillerait volontiers un grand. Madar et Nouma ne peuvent plus revenir, ils ne jouent plus au foot. Cascarino n'est plus sur le marché, mais on peut encore trouver d'authentiques grandes buses pour assez cher. On sent venir le coup Djibrill Cissé. Il est à Marseille, et les deux clubs aiment s'échanger des daubes depuis plusieurs années. Grand, d'un rapport qualité-pris défiant toute concurrence, et encore plus usé que Pierre-Michel Paulette, Djib pourrait faire d'une pierre deux coups : enterrer sa carrière et se reconvertir dans le monde de la mode.

Tennis : Forget les a… bîmes

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La victoire de Sébastien Grosjean au tournoi de Lyon nous rappelle que son palmarès est des plus indigeants. Piolinesque, dirions-nous, si ce dernier n'avait pas fait deux finales en Grand Chelem.

Le Marseillais s'enorgueillit d'être encore plus Français que les autres, en accumulant plutôt les quarts et demies que les victoires, comme si l'un ne pouvait pas aller sans l'autre. Ou il fait preuve d'une bêtise que seul Gasquet peut lui envier ou il nous prend pour des cons. Quant à son meilleur classement mondial, il n'est pas non plus si exceptionnel. A moins de se comparer à Fleurian, Delaître, Fontang, Raoux, Gilbert, Bennetteau, Dupuis, Gicquel, Clement, Escudé, Mutis, Patience, Ascione, Santoro, Mathieu, Tulasne, Boestch, Gasquet, Simon, Di Pasquale, Champion, Llodra, Roger-Vasselin (père et fils), Boutter, Roux, Saulnier, Julien Jeanpierre, Guardiola, Devilder ou même Tsonga. Une place dans les cinq premiers si rare que Noah, Forget, Leconte et Pioline l'ont occupée.

Attablé à l'entrecote

Un détail chiffonne cependant. Un point commun relie la grande majorité des joueurs précédemment cités hormis leur médiocre niveau : l'apparatchik du tennis français, Christian Bîmes. A part quelques exploits en Coupe Davis, Mary Pierce, et l'année dernière Amélie Mauresmo, le bilan du président centenaire au pouvoir depuis aussi longtemps que Mitterrand est des plus inélégants. La plupart des champions en herbe précités, sont restés dans l'herbe et sont devenus des bouses. Et l'homme au carnet de chèque fédéral, comme le surnomment ses convives quotidiens, envisage de se représenter. La base le désire, explique-t-il. Si ça peut permettre à Goven et Camaret de se sentir mieux, pourquoi pas. Briser les habitudes animales, mais néanmoins divertissantes, en cours dans le tennis féminin serait peut-être une mauvaise idée après tout. En effet, qui réglerait les factures, si les prestations devenaient tarifées du côté de la Porte d'Auteuil ? Sans parler de tous les autres « Papa touchant » du tennis.

Amours et gestes bien placés

Aujourd'hui, il a reconduit Forget, le roi du copinage. Il ne faut pas être un grand spécialiste de la balle jaune pour constater que Guy le bronzé a fait son temps à la tête de l'équipe de France après neuf trop longues années. Il va donc finir d'achever le tennis français qui n'aura même plus la Coupe Davis pour briller. Et Bîmes qui sera toujours là. Cela nous rappelle quelque chose de moins jaune et plus ovale…

Souhaitons qu'il nous reste Chamou, sa femme et Brabo à tous.

Foot, Ligue des champions, OM : Faut-il porter plainte contre Cissé ?

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69e minute contre Porto, Cissé contrôle, centre et fait marquer Niang. En une seconde, il réussit ses premiers contrôle et passe du match. Mais curieusement il n'est pas sorti sous les ovations.

Djibrill Cissé a tout fait contre Porto. Déviations à droite quand toute l'équipe était à gauche, passes dans le dos, remises à l'adversaire, coup du sombrero au milieu de terrain directement en 6 mètres, appels en profondeur à contre-temps… il a régalé le public marseillais. Son ratio ballons joués – ballons perdus a frôlé celui de but marqués – rencontres de Benzema. Aussi la question se pose plus que jamais : pourquoi s'évertuer à garder Cissé dans le onze de départ ? Il n'a jamais été inspiré, il est devenu lent, il semble aussi avoir égaré sa frappe de balle phénoménale. Il ne lui reste plus rien.

Un crime contre le football
Ses coéquipiers pourraient bientôt l'emmener aux prud'hommes, voire devant les assises des Bouches du Rhone. En jouant, Cissé fait perdre des points à l'OM ; n'oublions pas que la meilleure performance de l'OM se situa à Liverpool: avec Niang seul en pointe et Djib sur le banc. Quant à la meilleure performance de Cissé, elle est également à trouver à Anfield Road quand il cirait le banc des reds. Mercredi, Niang a encore été proprement nul contre Porto, sur la droite, plutot logique quand on sait que c'est pas son poste. Ziani, qui ne joue plus, a également de quoi le traduire en justice, contrairement à Moussilou qui n'est plus un joueur de football depuis bien longtemps. L'incorruptible Guy Roux doit lui aussi préparer quelques deniers pour ses avocats crevettes. Il a subi une des plus grosses escroqueries de l'histoire. Son auteur, le Rocancourt des stades, l'inévitable Djibrill Cissé. Pendant 6 ans, il a endossé l'identité d'un joueur de football de très bon niveau, même d'un des meilleurs attaquants d'europe. La liste des victimes n'a depuis cessé de s'allonger: Lemerre (qui a eu l'idée de lui péter la jambe pour se venger de la tromperie), Houiller (qui a pris la fuite), Benitez, Santini, Emon et Domenech (qui a imité Lemerre) avant de le mettre aux arrêts.

Une place en CFA ?
L'Europe du football se rend compte qu'avec ses couilles aux jambes et à la cheville, Cissé n'a plus le niveau. Gerets ne pourra pas l'ignorer longtemps. Dans n'importe quel club de L1, un attaquant qui rate autant de gestes faciles aurait déjà perdu sa place depuis longtemps. Sauf à Metz où ils sont 11 à tout rater. Un espoir pour le mercato de Cissé s'il n'est pas incarcéré avant.

Info Le Vestiaire, Boxe : Asloum enfin invaincu

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Selon nos informations, Brahim Asloum serait toujours boxeur. Pire, il serait même encore professionnel et combattra pour la dernière fois début décembre.

Il s'appelle Juan-Carlos, il n'est pas roi d'Espagne, mais, hélas pour notre ancien champion olympique, il est roi du monde. Invaincu en 17 combats, le déménageur Reveco pourrait donc être le nouveau bourreau d'Asloum le 8 décembre au Cannet. Brahim est plutôt beau joueur : pour se donner encore plus de chances de perdre, il a décidé de descendre d'une catégorie et de passer en mi-mouche. Condition sine qua non pour avoir le droit de se ridiculiser une troisième fois, il devra perdre 5 kg en 1 mois et demi. Et perdre, ça le connaît.

Point positif, Reveco, également numéro 1 de l'intérim, pourra l'aider à préparer sa reconversion. Acariès, son promoteur, est quant à lui résigné depuis bien longtemps : « Il a fait les JO dans cette catégorie. Ca peut le remotiver. J'espère que cette fois-là, il ne va pas manquer cette chance […] Quand on a des revers comme ça, on apprend. Ces deux défaites ne l'ont pas détruit, cela lui a plutôt appris quelque chose. » En tout cas, ça ne lui aura pas appris à changer de staff.

Et Louis le Marseillais, comme pour mieux montrer à quel point il s'en branle, d'avouer qu'il ne connaît rien de l'adversaire argentin, avant de conclure à propos du gaucho : « Je sais simplement qu'il est invaincu en 17 combats. Je vois le palmarès et je ne peux pas prendre ça à la légère. » Il manquerait plus que ça.

Pendant ce temps-là, Fabrice Benichou (prononcer Benisou) nous prouve qu'il sait écrire et nous raconte sa vie.

Par contre, on ne sait toujours pas s'il sait lire.

Foot, Ligue 1, Monaco : le cracker Monaco

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Monaco avait le niveau d'un prétendant au titre il y a quelques semaines. Aujourd'hui, Ricardo est en lice pour monter sur la deuxieme marche du podium des entraîneurs virés.

Tout le monde s'interroge. Qu'est-ce qui arrive à Monaco ? Si brillants quand les autres étaient nuls, les hommes du Rocher viennent de perdre 5 fois de suite, dont la dernière à Lyon, (Bernard) le comble du ridicule. Et finalement, c'est très logique.

D'abord, parce que Ricardo a sombré dans la schizrophrénie. Lui l'ancien entraîneur défensif et chiant à mourir s'est perdu. Il en a eu marre, a voulu démontrer qu'il pouvait aussi produire du beau jeu, lui le Brésilien. Mais voilà, sur le terrain, il savait mieux casser des jambes que faire des passes. C'est avec Colleter et Llacer qu'il allait visiter ses compatriotes dans les espaces verts de Boulogne, et non Ginola. Et avec ce Ricardo-là, Paris a obtenu des résultats, et même les seuls résultats de son histoire. Bordeaux aussi quand il en fut l'entraîneur.

Montez Carlos

L'autre souci, c'est que le Prince Albert a recruté des autistes de haut niveau. Un casting de choix, que Delarue lui envierait selon la rumeur. Menez avait le talent des Nasri et Benzema, mais lui perd un an de maturité chaque saison. Et parfois, il se met à tacler, comme ça, sans raison. Piquionne, qui était bien le seul à ne pas voir que Saint-Etienne était plus prometteur que Monaco, a préféré partir, pour gagner plein de fric, jouer au casino et converser avec des prostituées de luxe, en somme fuir sa condition d'esclave. Passons le cas du Nobel uruguayen Diego Perez, qui pense avec ses crampons. Au milieu, la gitane sans filtre Camel Meriem a peur de s'entraîner depuis qu'il s'est fait broyer les croisés à l'entraînement.

Athlétisme, Equipe de France, Minima : 20 pékins aux JO

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Ils seront vingt à être protégés. Vingt athlètes, dont deux ont été médaillés aux Mondiaux d'Osaka. Christian Plaziat, qui a toujours dû se farcir les sélections sans passer les 2 mètres à la hauteur, même avec une perche, se retourne dans sa tombe.

Le choix était tellement grand qu'il a fallu trancher. Parmi l'infinie quantité d'athlètes français au top dans leur catégorie (nationale), il fallait octroyer des chèques vacances. Les vingt meilleurs ont donc gagné le droit d'être protégés des minima pour les JO de Pékin. Les minima, rappelez-vous, ces temps que certains regardaient de loin (derrière) pour Osaka l'été dernier. Ces vingt comptent Arron, Djhone, Doucouré ou encore Hurtis, mais pas Marc Raquil ni Naman Keita, qui prend des cours de nutrition auprès d'Aimé Jacquet, chez Casino. Les sélectionnés ont l'immense mérite d'avoir figuré dans les douze premiers aux Mondiaux. Si 12e est un objectif, les podiums français doivent être aussi larges que la tête de la reine Christine.

Brice Diniz les a bien cassés

La leçon a été retenue : la rigueur et le suivi seront particulièrement renforcés : « On leur demandera d'être présents aux championnats de France (à Albi) et d'y exprimer un niveau compatible avec leurs ambitions aux JO », a précisé le DTN. « Il semblerait que la préparation olympique (PO) veuille nous imposer des critères plus difficiles. Nous ne souhaitions pas durcir les minima et nous avons rendez-vous avec la commission nationale du sport de haut niveau à laquelle nous ferons entendre la spécificité de notre sport. » Ladite spécificité équivalant à la jurisprudence Arron : foirer les grandes compétitions.

Alors, aujourd'hui, le DTN Franck Chevallier et sa horde de cavaliers sans tête sont certainement doublement soulagés : non seulement ils ont gardé leur poste après un fiasco aussi réglé que la Corée en 2002, mais ils n'auront pas à entretenir leur confiance pour donner le change. On peut toujours espérer que Pedro Diniz (ici en photo aux côtés de Cantona et Marc Lavoine) se prenne en charge tout seul. En bon Grinch, il connaît la musique et espérons qu'aucune femme ne vienne le détourner de ce qui sera la meilleure chance de médaille de l'athlé bleu olympique.

Natation, Laure Manaudou : Le petit bain, les rivales et la fondue

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Kate Ziegler, 19 ans, a dépossédé Manaudou de deux records du monde. Pendant ce temps-là, la Française s’entraîne toujours avec son petit frère dans la pataugeoire du jardin.

On avait cru lire dans le décolleté de Federica Pelligrini la première source d’inquiétude de Laure Manaudou, accrochée aux pieds de son Marin comme Janet Evans à son record du 800 m depuis 1989. La sportive préférée des Français n’a physiquement pas grand-chose à craindre de Kate Ziegler, boutonneuse prognate de 19 ans, mais la junior américaine lui a tapé la semaine dernière, au meeting d’Essen (Allemagne), deux records du monde en petit bain, sur 800 et 1.500 m.

Depuis son retour des Maldives, Manaudou est devenue rousse et s’entraîne avec son frère à Ambérieu-en-Bugey. Comment la Fédé a-t-elle pu laisser faire ça ? Comment peut-on confier l’une des plus grandes nageuses de l’histoire à un novice de 21 ans, dont le seul fait d’arme, en plus d’un bac pro et d’un brevet d’état, est d’avoir amené le p’tit dernier de la famille aux championnats de France… cadets ?

« Tout va bien pour Laure. Ses épaules vont bien et son programme de musculation fonctionne bien », a tenté de rassurer Patricia Quint, chargée de surveiller les entraînements du jeune homme. Ca va tellement bien que Manaudou fera l’impasse sur l’étape de Coupe du monde de Sydney. Elle n’a pas besoin de se tester en petit bac, elle y patauge tous les jours.

C’est justement là que le bas blesse. Jusqu’à nouvel ordre, les JO se nagent en grand bassin et à aligner les longueurs de 25 m, la Française n’aura pas de fréquence de bras étalon, comme si un coureur de 400 m haies réglait ses foulées sur une piste de 250 m. Fainéante comme elle est, Manaudou a en plus besoin d’un peu de concurrence à l’entraînement. Les minimes d’Ambérieu ne doivent pas lui en donner beaucoup.

Heureusement, elle avait senti venir la déferlante Ziegler et abandonné le 1.500 comme elle devrait le faire avec le 800. Ne resterait plus alors qu’à se défiler en dos – comme au dernier Open de Paris, curieusement – ou sur 200, contre une certaine Federica Pelligrini.

Sinon Laure aime la fondue, « sous toutes ses formes. C’est vraiment un moment agréable de se retrouver l’hiver avec une bande de copains autour d’une bonne fondue et d’essayer de ne pas trop s’emmêler les pinceaux avec le fromage. » La vie est une question de priorités.

Tennis, Amélie Mauresmo : retour de flemme

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Amélie Mauresmo a conclu la pire saison de sa carrière sur une défaite contre l'un des frères Bondarenkov. Deux victoires en six matches, elle a bien fait d'ajourner sa retraite. Elle part en vacances épuisée mentalement.

Avec Amélie, l'histoire est un TOC. Mais au lieu de prononcer des noms d'organes sexuels, elle se contente de mauvaises blagues. Cela commence par la lassitude de cette saison. N'oublions pas qu'en plein été, après un catastrophique Wimbledon où ses rivales étaient juste à leur niveau – ce qui suffit pour la sortir -, notre Jennifer Lopez des salles de muscu a déjà plaidé la fatigue sur un yacht en Méditerrannée. Après un mois de reprise, elle vient de passer du « je ne suis pas encore revenue au top, c'est physique » à un « j'en ai marre de cette saison, je ne suis pas fâchée que 2007 se termine ». Du grand art, aussi limpide que la carrière de Di Pasquale. Sait-elle que faire du tennis est un métier ?

Ô rage, ho des espoirs

Mais le second balbutiement est plus inquiétant. Mauresmo, après son éclair de lucidité – « je suis devenue lambda » – a repris du poil de lavette. Comme au bon vieux temps, elle voit des signes, les mêmes que Chamou cherche dans les allées de Roland Garros. Son jeu serait mieux en place. « J'ai joué mon meilleur tennis depuis longtemps », a-t-elle avoué après son 1-6 dans le 3e set contreBondarenkov. « J'ai besoin de travailler. Je reste avec Loïc Courteau. » On se demande qui est l'homme dans leur couple. Si un jour, il veut réentraîner une autre joueuse, le maître psychologue qu'est Courteau ferait bien de se barrer. Car l'histoire (drôle) risque de se répéter de plus en plus souvent : « Je fais un break », annonce Mauresmo dans la foulée.

Bruits de Vestiaire

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Football. Nous vous avions déjà parlé, dans nos derniers Bruits, des déboires judiciaires rencontrés par le Mourad Meghni du pauvre, Vincent Péricard (Stoke City, 2e div. anglaise), condamné à porter en permanence un bracelet au mollet pour mensonge aux autorités et excès de vitesse. L’ancien prodige de Saint-Etienne et de la Juve est repassé cette semaine par la case prison pour avoir cassé à deux reprises son appareillage électronique… Un tacle appuyé peut coûter cher, Yves Deroff et Cédric Mouret ne diront pas le contraire.

Skeleton. Dans la série je ne sais pas quoi faire de ma retraite : Bixente Lizarazu. L’ancien surfer, en plus de déverser sa prose sans intérêt dans les colonnes de nos confrères de L’Equipe, espère participer aux Jeux Olympiques d’hiver de Vancouver, dès 2010, en skeleton, de la luge la tête la première. On ne pourrait que trop lui conseiller de monter plutôt une équipe de bobsleigh avec Desailly, Thuram et le prince Albert (ci-dessus).

Cyclisme. Le champion belge Tom Boonen, éloigné des routes depuis la Vuelta, est le héros d’une bande dessinée sortie cette semaine dans les librairies du plat pays. Le sujet ? « Les tribulations du petit Tom à l’âge de 10 ans », nous apprend l’AFP, de ses gamelles en tricycle à ses premières masturbations devant les pornos de la RTBF. Une BD avait déjà été consacrée à la joueuse de tennis Justine Hénin. A quand quelques planches sur la délicieuse Ana Paula Oliveira, l’égérie du Vestiaire ?

Patinage artistique. L’inénarrable Philippe Candeloro a levé le voile, le week-end dernier, sur son ultime spectacle, « Hello and Goodbye », qui fera un tour d’horizon de sa carrière. Il ressortira du placard ses vieux costumes du Parrain, Lucky Luke, Travolta, D’Artagnan ou Napoléon (ci-dessous). S’il rentre encore dedans. « J’ai repris l’entraînement en septembre pour retrouver une forme olympique et perdre deux kilos », a confié le militant centriste. « Je veux prouver qu’à 36 ans je passe encore le triple axel. » Pourquoi ne l’a-t-il pas fait avant ?

Omnisports. Des petites quantités de déchets radioactifs ont été retrouvées sur le site du futur parc olympique, qui accueillera les JO de Londres en 2012. Ils proviendraient de la peinture au radium qu'utilisaient beaucoup d'usines et de boutiques installés sur le site entre 1930 et 1960. Les sprinteurs ukrainiens devraient être avantagés.

Omnisports (bis). L’Allemagne a bouclé un programme d’indemnisation pour 157 sportifs de l’ex-RDA reconnus victimes de dopage d’Etat, a annoncé le Comité olympique allemand. Dix mille sportifs ont été dopés de force entre 1970 et 1989. L'Oral Turinabol, un dérivé de la testostérone, et d'autres stéroïdes ont entraîné notamment un changement de voix chez les femmes, si on peut encore les appeler ainsi. Les athlètes ont reçu chacun 20.000 euros. Suspendu deux ans cette semaine, Naman Keita devrait peut-être se faire naturaliser.

Bonus. L’info (cyclisme), était trop belle pour la laisser sous silence : Chavanel a gagné la Coupe de France ! Bon, ok, il s’agit de Sébastien…

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Football, France-Lituanie : Domenech jaune cocu

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« Elle a encore failli m'échapper cette salope ! » Giuly n'est pas là, pourtant, dès le coup de sifflet final, Domenech sort de ses gonds.

Jouer à la Beaujoire, Henry qui sauve la France, ça fait beaucoup se dit alors la moustache. Il a bien compris que l'on a joué du pipeau dans son dos, et l'anaconda blaugrana n'y est encore une fois pas pour rien. Dix minutes plus tôt, le fantôme criminel de Ginola avait définitivement tiré sa révérence, Houiller n'en dormira plus. En deux exploits personnels, tel Wiltord avec la femme de Fred, Henry, à défaut de sauver son mariage, a au moins sauvé la tête à Raymond, le magdane du foot français. Thierry, le buteur solitaire, a une nouvelle fois prouvé qu'il était un des – sinon le – plus grand joueur de ces dix dernières années. A ses côtés, caïd Benzema sera privé de « Pimp my ride » pendant quinze jours à la maison pour avoir gâché le troisième but tout fait des Bleus. Cela n'efface pas son énorme match, lui, l'homme de la première mi-temps, qui condamne sans doute, ad vitam eternam cette fois, les deux autres meilleurs attaquants de l'histoire du foot français : Anelka et Trézéguet.

La qualif en URSS, Courbis au Goulag
Toulalan le besogneux a fait son meilleur match en équipe de France, notamment par sa deuxième mi-temps où, sous les yeux de Maman, il a tout récupéré, même la gueule d'Henry lors du but. Le gros dossier de cette soirée restera sans doute la performance plus qu'inquiétante de Thuram. Qu'attend-on pour s'en débarrasser ? D'accord, il a rendu beaucoup de services, mais à un moment, il faut savoir partir. Allons-nous devoir revivre les pathétiques derniers instants en bleu de Dessailly ? Domenech osera-t-il prendre la décision de tout arrêter tant qu'il en est encore temps ? Personne n'a envie de voir la France éliminée en quart de finale de l'Euro 2008, parce que Thuram aura voulu imiter Lizarazu.

La Légende, Foot, CAN : Un Tiehi vaut mieux que deux Marc Libbra

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Le Vestiaire vous propose de redécouvrir grâce à la légende les grands joueurs de la Coupe d'Afrique des nations. Aujourd'hui, deuxième épisode : Joël Tiehi.

Il a vécu dans l'ombre de Roger Boli. Joël Tiehi connaît désormais son heure de gloire en tant que politique en Côte d'Ivoire, où il joue l'apaisement. Ses années sur le banc l'ont assagi. Il a même rasé sa moustache.

Contrairement à Hervé Arsène, Joël Tiehi est intègre et n'a pas connu un coup de grisou irréversible. Son talent de buteur s'exprima surtout au Havre où les supporters rebaptisèrent le stade Jules Deschaseaux en Jules Deschameaux, dans un hommage aux frontières du poncif raciste. Car en Côte d'Ivoire, le champion d'Afrique 1992 est un personnage de tout premier plan, ce qui n'est pas du tout le cas à Lens, malgré 19 buts en deux saisons.

Passé dans la musique et la politique, le bon Joël s'affiche aux côtés de Laurent Gbagbo pour définir enfin l'ivoirité et mettre fin au conflit armé. En rassembleur, il a oublié les sifflets du stadium de Toulouse lors de son passage en fin de carrière et prêche la paix à la tête du mouvement des Wê. Noble cause, mais sera-ce suffisant pour se défaire de l'image de Shopi, qui reste durablement collée à son niveau de buteur ?

Tennis, Mauresmo : Save the last chance

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Amélie Mauresmo dispute ce mardi le match le plus important de sa carrière. Un échec et c'est l'hospice… avec Tauziat.

Amélie Mauresmo a l'art de se mettre la pression. Battue depuis deux semaines au premier tour par des Russes (Dementieva et Zvonareva), la Française a soudain pris conscience de sa nullité actuelle. « Je suis une joueuse lambda » a-t-elle avoué avec l'éclair de lucidité que Cécillon regrette encore. A son échelle, elle connaît actuellement la chute de tension de l'Equipe de France de rugby. Sa Nouvelle-Zélande, c'était Wimbledon, elle avait même battu une Russe, Sharapov'. Et depuis, avec son physique de deuxième ligne, elle prend des vestes et n'arrive plus à rien. Même Camille Pin retourne ses premières balles.

La vachette dans l'arène

Son premier tour de Zurich est donc une finale de carrière. A 28 ans, elle pense toujours avoir fréquenté les cimes du tennis féminin et désespère de les (re)trouver. Contre la vachette du Péloponnèse « Dani Danilidou Daniladidou », la défaite est interdite, encore plus que contre Ivanovic au 3e tour de Roland en 2005. Une défaite et elle se fera bizuter par Sandrine Testud pour entrer au club des retraités du TC Looser. Et Chamou rangera pour de bon son millésime 2002 de Moët et Chandon à la cave, qui aurait été jadis inaugurée en grande pompe par sa femme autour d'une queue de Loth.

Rugby, Coupe du Monde, Equipe de France : Déflorer la Rose

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Les Français n’ont battu qu'une seule fois leurs éternels voisins du Nord en phase finale de Coupe du Monde. C'était en 95 et ça comptait pour du beurre. Moins étincelants que les trois autres demi-finalistes, les Anglais n’en sont que plus menaçants.

Par Peyo Greenslip

La rumeur est montée depuis la Canebière. Plus ou moins amplifiée par ce mistral chantant aux vents légèrement déformants. L’Ohème est sorti de sa crise puisque de crise il n’est point. Tout juste une malédiction un sort qui fait jaillir des pieds même les plus habiles une soudaine imprécision lorsqu’ils viennent à fouler le Vélodrome. Les cas Cissé, Zenden et Bamogo demeurent toutefois inexpliqués. Mais le mal couve et a déployé ses tentacules sur le 10 à marier Wilkinson, dont les stats au pied ont rarement été aussi près du niveau de la mer que samedi dernier. Sauf que contrairement à l’OM, le XV de la Rose jouit d’un soupçon de caractère jadis carctéristique des formations méridionales. Là où l’OM sombre sous l’acharnement des déferlantes, les Anglais ont su trouver, dans une embarcation perméable et semblant voguer à volo, la force de sortir les rames pour contre-barrer d’inquiétants courants.

fralogo.gifWilkinson, ça rase

Dans l’adversité, les Anglais, portés par leur mental et leur flegme, savent mieux que quiconque courber l’échine. Cela depuis des décennies. La recette est la même, à base de conquête, d’abnégation et d’un pied souvent magique. Car Wilkinson qui n’a pas l’âme d’un général n’est pas un chef d’orchestre. Tout juste un simple soldat à la mire avisée. Un sniper dont le pied gauche vaut comme vigie pour une rose qu’il tire régulièrement de la torpeur. Dans ce match à élimination directe (ces do or die dont raffolent les Anglo-Saxons), le rôle de Wilkinson se résumera grossièrement à sa botte, tant l’ouvreur de Newcastle n’a pas retrouvé son niveau de 2003 et ne dispose pas d’une ligne de trois-quart susceptible de troubler une défense française intraitable sur les extérieurs. Non pas d’envolée pour les joueurs de sa majesté. À la place, de la mêlée, du combat et le pied qui va avec.

imagesaffichefranceangleterre.jpgPlay Mobil

Mais l’Angleterre a-t-elle réellement les moyens de surclasser les Bleus? Certainement pas. Sheridan tout meilleur pilier britannique qu’il soit depuis le clown Ubogu, ne peut soutenir la différence avec Woodcock. Easter a eu beau se révéler au couloir durant ce Mondial, parés de Corry et Moody, il ne soutient guère la comparaison de la troisième ligne Black. Non, les Blancs d’Angleterre n’ont pas les moyens de surclasser les Bleus de France. Mais les champions du Monde (ce n’est pas un hasard de les retrouver là) pourraient bien les surprendre si ces derniers se plient à la tragédie que joue le rugby français depuis 87 et le prive du trophée Webb Ellis : cette incapacité chronique d’enchaîner plusieurs performances de haut niveau.
Cette fois, pas d’excuse car l’Angleterre se présentera sur le pré dionysien avec un capital fraîcheur davantage entamé (la route pour la qualif fut pénible).

La clé pour les Français résidera essentiellement dans leur faculté à ne pas se retrouver prisonnier du rythme de jeu britannique. En enchaînant les temps de jeu et les actions de mouvement, les Laporte Boys useront un pack anglais déjà émoussé et surtout peu mobile. À ce titre, la rentrée de Michalak ou Poitrenaud aurait été intelligente tant les Anglais présentent un profil éloigné de celui des Néo-Zélandais. La paire toulousaine devra parer à toute éventualité.Tout comme Harinordoquy, basque rebondissant sans prénom, qui se tiendra prêt à contrebalancer l'irresponsabilité de Betsen (comment lui en vouloir néanmoins). On ne se remet pas aussi facilement d'un KO. Asloum, Tiozzo, Charpentier ou encore Ribery peuvent en témoigner.
Le sentier de la gloire s’est dégagé après Cardiff (celui de Magloire est lui toujours obstrué). Mais il ne faudra pas s’avancer sur la piste de Saint-Denis en roue libre, sous peine de laisser un boyau et une constellation d’illusions sur la couronne d’épine tissée par Ashton.

La légende, Escrime : Les Modainités de Laurence

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Si vous deviez ranger Laurence Modaine dans une armoire, elle ne serait pas loin de Brahim Asloum et Sylvain Chavanel sur l'étagère des « éternels espoirs ». Pourtant, tout avait bien commencé pour elle, lorsque Lolo devint championne du monde junior, il y a 25 ans, mais l'histoire fut loin de se terminer de façon aussi pénétrante que les aventures du Dorlis. « Tu vas te remuer la ch…e ! » pensait souvent son entraîneur, démuni face à tant d'échecs. Pourtant, la carrière de la fleurettiste n'a tenu qu'à un fil. Par son talent, elle aurait pu tout gagner, elle a choisi au contraire de ne rien gagner. Et ce n'est pas cette vilaine médaille de bronze par équipe à Los Angeles qui viendra déflorer un palmarès bien vierge.

Personne n'a oublié ses demi-finales olympiques empruntes d'émotion. L'une à Barcelone, l'autre à Atlanta, quatre ans plus tard, où sa carrière fut définitivement violée par la brulante italienne Trillini (photo). Incapable de faire la différence, de poser la touche décisive comme écrasée par le poids d'un probable titre et peut-être de David Douillet. Une sportive bien Française. A la différence de Jean Van de Velde, elle aura eu deux chances de confirmer. Mais non, quand Laurence veut pas, elle veut pas. Et quand on connait l'ampleur de la collection de médailles des escrimeurs tricolores, il faut bien se dire qu'une pauvre médaille de bronze individuelle mondiale, ça laisserait sur sa faim n'importe quelle anorexique.

Athlétisme, Marion Jones aux arrêts : le casse du siècle

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La plus grande sprinteuse des dix dernières années se chargeait. La fin de Marion Jones est une bonne, mais aussi une mauvaise nouvelle.

Christine Arron est modeste. Plus fort que les aveux de Marion Jones, là se situe bien le gros scoop de ces dernières semaines. Citée dans les colonnes de L’Equipe, elle considère que ses 10''73 constituent une des courses les plus rapides de tous les temps. Pour une fois, elle est en-dessous de la réalité à son propos. Car ce temps est, comme nous l’avons déjà écrit à plusieurs reprises, sans nul doute le vrai record du monde du 100m. Les 10''49 de Griffith-Joyner n’existent pas et donc les temps de Jones n’existent plus. Cet événement pose plusieurs problèmes. D’une part, une nouvelle fois, un athlète de premier plan (on ne peut même pas faire mieux) est confondu bien trop tard, après avoir volé tant de joies, d’argent et de récompenses à ses adversaires, tant d’émotions aux spectateurs et tant de crédibilité à l’athlétisme. Evidemment, mieux vaut tard que jamais mais les dégats sont colossaux et le problème du dopage est toujours loin d’être réglé, c’est un peu la situation du cyclisme il y a 20 ans. De temps en temps une tête tombe mais le gros du peloton continue de se droguer en toute liberté et surtout en toute impunité. L’autre débat à ouvrir sérieusement, en le couplant avec la lutte antidopage, est celui des performances. Pourquoi les records ne sont-ils pas remis à zéro ? A défaut d’annuler tous les podiums avec de gros risques d’injustices, la moindre des choses serait d’effacer les tablettes comme un nouveau départ. Même l’Europe de l’Est figure encore dans les annales, une aberration pour toutes ces femmes devenues des hommes. Il faudrait ensuite de ne pas hésiter à sanctionner les USA s’ils ne montrent pas une transparence suffisante, quitte même à leur refuser l’accès aux compétitions. Tout ça n’est évidemment que chimères.

Devers, les griffes de la nuit

Le coupable ou du moins le grand complice de ce système vérolé est encore l’IAFF, la fédération internationale. Un signe fort de volonté de lutter serait de ne pas donner à Monsieur Thanou la médaille d’or reprise à Jones. On n’éradiquera pas la triche, mais on peut la limiter en frappant fort, en ne tolérant aucun écart (selon le principe rétroactif « positif un jour, positif toujours ») et en surveillant les performances et leurs auteurs. Le vélo est en train de devenir un exemple, l’athlétisme doit suivre. Mais qui en a la réelle volonté ? Dans un monde parfait, Christine Arron, que l’on veut croire propre, aurait déjà remporté de nombreuses médailles et ce malgré ses catastrophiques finales. Jones, Edwards, White, Thanou, Ganes toutes les adversaires de la Française et propriétaires de nombreuses breloques sont tombées. Combien ont été épargnées ?

Basket-ball français : Requiem d’automne

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A l’agonie, au niveau des clubs comme en équipe nationale, le basket-ball français ne parvient à sauver la face que par des individualités du type Parker qui flambe en NBA. Jusqu’à quand ?

Des défaites sans conséquence des deux équipes de France masculine et féminine auraient pu passer inaperçues. Des branlées pareilles non. De tels résultats mettent inévitablement en perspective un abyssal problème de gestion. Car finalement cela se joue à pas grand-chose, une défaite en entraîne une autre qui en entraîne une autre et la fin ça fait beaucoup. Il est probable que ces équipes avaient les moyens de mieux figurer. Surtout pour les hommes. Car la sélection de Bergeaud c’était pas Ostrowski, Occansey, Bilba , Gadou et Verove. Là, il n'aurait pas eu besoin d'excuses pour justifier un échec. Car même Phil Jackson n’aurait pas pû faire grand-chose. C’est un peu comme si Domenech ne pouvait sélectionner que des Djibrill Cissé devant, des Pedretti au milieu et des Givet derrière. Non, avec Parker et compagnie il y avait la place, Claude le prolixe aurait même pu se permettre de prendre l'autre Pietrus et Petro Delgado.

Dans le Gadou

A l’heure du bilan, initiés et non initiés doivent s’étonner à juste titre que rien n’ait encore bougé au niveau des instances nationales. Car à l’instar de l’Athlétisme, c’est tout un système qu’il faut refonder. En 93, Limoges était champion d’Europe, en 2000 Rigaudeau était vice-champion olympique, sans parler de la génération Yannick Souvré (c’était bien une femme, comme tendent à le prouver les photos ci-dessus). C’était il y a un siècle. Depuis, d’échecs en échecs, de gachis en gachis on est arrivé à 2007. Pourquoi le président Mainini a-t-il refusé la demission de De Vincenzi ? Sans doute parce qu’il sait qu’il aurait rapidement dû l’accompagner. Bergeaud, quant à lui, s’est permis de chier sur ses joueurs à la Houllier.
Pour sauver le basket français avant de devoir le couvrir de chrysanthèmes, tout ce beau monde doit dégager. C’est la loi du sport de haut niveau.
La première pathologie n’a d'ailleurs pas tardé, Parker bien content de s’éloigner un peu d’un tel niveau a volontiers céder aux exigences de son club : deux ans sans équipe de France et peut-être plus. Combien de temps lui faudra-t-il pour abjurer la nationalité française ?

Communication Le vestiaire : Peyo à l’hosto

Chers lecteurs,

Il n'aura sans doute pas échappé à votre sagacité, qu'hormis quelques allusions dans nos éditos, et les échos de notre envoyé spécial à Cardiff Roger Secrétin, nous n'avons pas publié depuis belle lurette sur le rugby, le dernier article datant de l'annonce du quinze titulaire contre la Nouvelle-Zélance, soit quasiment une semaine. La raison est simple, notre talentueux chroniqueur Peyo Greenslip, que nous avions embauché pour la durée de la Coupe du monde, n'écrit plus.

En cause, un appétit salarial revu à la hausse, suite à ses impecables prestations (une nouvelle fois parfait ce week-end, puisqu'il avait annoncé que la clé du match se situait sur le banc de touche français et contrairement à presque tout le monde, à aucun moment il n'a condamné la France depuis le début de la compétition et encore moins contre les blacks) associé à un emploi du temps intenable puisqu'il écrit également pour un grand quotidien régional français, commente des matches sur une radio britannique et pige également pour divers newspapers. Enfin nous n'évoquerons pas le terrible sort qui s'acharne sur lui, puisqu'il est atteint d'un mal incurable. Un moratoire sur ses émoluments a été décidé, un article serait en préparation. Sa sortie de la Salpétrière étant imminente, il devrait faire son retour dans nos colonnes très prochainement.

L'équipe du Vestiaire

Révélations Le Vestiaire : Qui est vraiment Nathan Scott ?

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Après une très longue et sérieuse enquête, les journalistes du Vestiaire sont en mesure de vous révéler qu'un faussaire, connu sous le nom générique de Nathan Scott, célèbre joueur de Basket-Ball évoluant dans l'équipe universitaire de Tree Hill, se promènerait au sein du monde sportif afin de le tourner en ridicule sous divers pseudonymes. Nous publions aujourd'hui des clichés qui ne pourront que confondre ce malhonnête personnage qui n'en est pas à son premier méfait. L'odieux individu se serait successivement fait appeler Luigi Pieroni pour caricaturer le niveau des attaquants de Ligue 1, se serait permis de jouer un bien mauvais tour au quinze de France en prenant tour à tour l'identité d'un Yannick Jauzion et d'un David Skrela, aurait humilié Federer en finale à Montréal en tant que mystérieux serbe Novak Djokovic (comme si les Serbes savaient jouer au tennis), aurait pris un vilain accent polonais pour tenter de séduire Elodie Frigide sous le sobriquet de Michal et aurait même pris un malin plaisir à torturer les enfants sous le nom de François Pécheux.

Bruits de Vestiaire

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Après deux (trop) longues semaines d’interruption, vos Bruits de Vestiaire reviennent cette semaine sur un tour d’horizon très éclectique de l’actualité sportive.

Football. Même Mourad Meghni n’est pas tombé si bas : Vincent Péricard a disputé la Ligue des champions, à 17 ans, avec la Juventus, avant de se perdre à Plymouth, puis Stoke (2e div. anglaise). Pire, l’attaquant franco-camerounais a été récemment incarcéré pour avoir menti lors d’une enquête après un excès de vitesse. Condamné à quatre mois de détention, il n’a finalement purgé que cinq semaines, mais doit jouer avec un bracelet électronique au mollet pour que la police suive en permanence ses déplacements. Ca facilite au moins les analyses vidéo.

Médias. Une nouvelle chaîne sportive devrait éclore le 19 octobre prochain du bouquet satellite Numéricâble : « Ma chaîne sport », encore un bel effort d’imagination. Cette dernière possède pour sa programmation football les droits de la Ligue 2 (pour 15 millions d’euros jusqu’en 2010), du championnat du Portugal et de clubs italiens comme Palerme, Udinese ou la Reggina. Les heureux téléspectateurs n’auront que le choix et l’embarra : Reggina-Udinese ou Guingamp-Niort ce soir ?

Omnisports. Quelque 400 sportifs de l’Insep ont symboliquement donné leur souffle, ce jeudi, pour récolter des fonds en faveur de l'association « Vaincre la mucoviscidose ». Les anciens pistards Florian Rousseau et Arnaud Tournant, les champions du monde de judo Gévrise Emane et Teddy Rinner, et le cathodique Pascal Gentil, entre autres, ont apposé leur signature en bas du chèque offert en fin de journée au boxeur Jérôme Thomas (photo), qui, si l’en croit les statistiques (espérance de vie de 24 ans), n’en aurait plus pour très longtemps.

Formule 1. L’écurie Spyker a invité tout le gratin du paddock, cette semaine à Shanghai (Chine), pour célébrer son premier point au championnat des constructeurs – et les retombées financières qui vont avec –, obtenu le week-end dernier au Grand Prix du Japon par Adrian Sutil, qui avait hérité de la huitième place après la pénalisation de 25 secondes infligée à Vitantonio Liuzzi (Toro Rosso) pour avoir doublé sous drapeau jaune. L’Italien a dû apprécier l’invitation.

Insolite. A domicile, les Finlandais ont dominé les derniers championnats du monde de lancer de téléphones portables grâce à un jet à 89,62 mètres de Tommi Huotari. Chez les dames, Eija Laakso a conservé son titre en balançant rageusement son Nokia défectueux à 44,49 mètres. Encore plus fort, le Britannique Russel « Rock Bottom » Byars a battu cette semaine le record du monde de ricochets en faisant rebondir son galet à 51 reprises. Et pendant ce temps-là, Vincent Lagaf’ se remet toujours d’un vilain accident de jet-ski.

Mode. En voilà un qui n’a pas manqué sa reconversion. L’ancien footballeur de talent Thierry Henry était de passage à Londres, cette semaine. Il n’a pas seulement vanté les mérites des Gunners, qui jouent beaucoup mieux depuis son départ, mais en a aussi profité pour poser officiellement avec la collection de vêtements à son nom lancée par la marque Tommy Hilfiger. Les bénéfices de cette collaboration seraient destinés à des œuvres de charité barcelonaises. Et aux poches du nouveau costard de Titi.

Tennis, Gasquet, Razzano, Mahut, Golovin : le carré de n’as

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Après l'épidémie de Wimbledon, les Français font une rechute. Ils deviennent subitement bons et écrasent des adversaires de qualité. Mais les virus ne durent jamais.

Richard Gasquet souffre de la Noah-titude. Force est de constater que le sorcier de Douala a réussi avec Gasquet le talentueux, là où il avait échoué avec Mauresmo la cérébrêle. Le roi Richard a retrouvé son meilleur niveau, il y ajoute de la constance et ainsi, personne ne lui résiste. Ce qui devrait être le cas 10 mois sur 12 dure depuis deux semaines, sa plus longue période de haut niveau depuis le début de sa carrière pro. Il vient de battre Berdych et rencontrera Ferrer en finale de Tokyo, qui devrait valser si Gasquet poursuit sur ce rythme. Mais si le Français se met à réfléchir, il est capable de se mettre à jouer avec les pieds.

Mahut, lui, a contracté le même virus qu'avant Wimbledon, quand il avait battu Nadal au Queen's. Sérieux, appliqué, il est en demies à Metz et a viré Andreev, dans un duel de serveurs. S'il gagne Metz alors qu'il reste Robredo, Murray et Canas, alors là il faudra l'envoyer passer des analyses : il pourrait être épileptique.

Razzia no

Chez les dames, on connaît le(s) potentiel(s) de Tatiana Golovin. L'ancienne lolita du pôle espoir, que Gasquet aimait entraîner à la cafét' tard le soir pour travailler le haut du corps, a confirmé ses belles formes face à Chakvetadze et à l'un des frères Bondarenko. Opposée à Kuznetsova, l'une des joueuses les plus fraîches de cette fin de saison avec la navigatrice Mauresmo, elle a l'occasion de frapper un grand coup. En accumulant les quarts et demi-finales, elle s'approche du Top 10.

Par contre, le potentiel de Virginie Razzano, personne ne le connaît. Libérée de son éternel appareil dentaire, la 33e mondiale vient de remporter deux tournois : Canton et surtout Tokyo, en battant en finale la femme au nom de mousse à raser, Venus Williams. Cette poussée de fièvre subite est inquiétante. Amélie Mauresmo, sans doute hypocondriaque, a choisi de se faire éliminer au 1er tour de Stuttgart et devrait prendre des vacances pour fuir l'épidémie.

Rugby, Coupe du monde, France-NZ : Derniers échos de Cardiff

Notre envoyé spécial permanent à Cardiff, Roger Secrétin, a suivi hier matin le dernier entraînement des Bleus avant le choc face aux All-Blacks. Portfolio.

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Grossièrement bandé à la cuisse gauche, Fabien Pelous a trouvé de lui-même la place qui devrait être la sienne : sur le banc.

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La moustache d'Imanol, à défaut de le rendre plus intelligent, a le mérite de plaire, visiblement, aux rousses locales.

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Foot, Champions League, Liverpool-Marseille : Le Red de l’OM

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Quasiment relégables en L1, les Marseillais ont signé un exploit retentissant en s'imposant à Liverpool. Merci Djibrill.

Autant il était idiot de se demander ce qui s'est passé pour Lyon, autant on peut être surpris du résultat de l'OM. Tel Nantes en 2001, l'OM enchaîne les affronts en championnat et gagne tout en coupe d'Europe. Qu'est-ce qui a donc pu changer à ce point en 10 jours ? D'abord l'entraîneur, évidemment. La soirée Champion's League chez les Emon a dû se terminer en concours d'insultes. Pape Diouf, qui a salué son ami Albert en reconnaissant la patte de Gerets, ne retrouvera jamais sa Mercedes.

En fait, le seul vrai changement est le remplacement de Cissé par Valbuena. Judicieux : les compliments d'avant match de Gerrard à l'égard de son ancien coéquipier tatoué étaient trop gros pour ne pas être une ruse. Cissé n'a pas manqué à Marseille, et la prestation de Mamadou Niang seul en pointe ne devrait pas inciter Gerets à se servir du Djib-outil. Outre des jean's normaux, Niang possède des qualités essentielles qui servent une équipe, étrangères à Cissé : technique en mouvement, déplacement, sens collectif. Et Niang ne frappe pas dès qu'il est à 40 mètres des buts.

Et, comble du comique, c'est le remplaçant de Cissé qui a marqué l'unique but du match ! Lui qui n'a connu que la folle ambiance de Libourne-Saint-Seurin a dû se motiver pour Anfield. Sa crise d'épilepsie l'a fait courir partout pendant 80 minutes et a rendu fou Momo Sissokho, certainement le plus mauvais sur la pelouse hier avec Boudjewin Zinedine. Son magnifique but fait revivre le dernier grand exploit d'un club français en coupe d'Europe, la victoire de Lille à Parme et ce but de Johnny Ecker de 30 mètres.

Red is dead

Marseille est donc le premier club français à gagner à Liverpool. Benitez, le François Hollande au bouc n'en revient pas. On le comprend : si Marseille a montré enfin ses qualités techniques – même Taiwo a réussi ses contrôles – Liverpool a forcément été d'une nullité absolue pour s'incliner. La blondasse Torres s'est fait manger par le chanteur de reggae Gaël Givet, Crouch a frôlé la quintuple fracture de chaque jambe vu l'humidité de la pelouse, et Riise a été plus roux que jamais. Renforcé comme jamais, Liverpool est devenu suffisant comme un Asloum. Le match retour situera davantage le potentiel marseillais, car les Anglais n'ont plus le choix : il leur faudra tout gagner. Mais à la différence de Lyon, ils y croient.

Rugby, Coupe du monde, XV de France, Cardiff : un beau bordel

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Le Vestiaire a glissé un de ses rédacteurs dans le train d’atterrissage de l’avion qui a conduit le XV de France au pays des ‘sheep-shaggers’. Plongée dans la nuit galloise. 

De notre envoyé spécial permanent à Cardiff

Cardiff, 23 h 45, hier. La nuit a gagné depuis longtemps, déjà, les rues de la capitale galloise, fouettée depuis cinq mois maintenant par un vilain crachin. Un groupe de filles à soldat, la ceinture branlante sur leurs mini-jupes, sort du Zizzi bar de Saint-Mary Street, bientôt suivie par trois silhouettes énigmatiques. On reconnaît les démarches lourdes de Robert Paparemborde et Jacques Fouroux, pendant que Franck Comba, à l’arrière, remonte la braguette de son pantacourt. Soudain, nos hommes s’arrêtent au pied du château, scrutent les alentours et la grande aiguille de leur Flick Flack jusqu’à ce qu’un nouveau compère ne les rejoigne au douzième écho de l’horloge du donjon : Pierre la Mignonne.

Blacks to the future
 
Bandé, prêt à dormir sur les béquilles, le demi d’ouverture clermontois a faussé la vigilance du staff tricolore, en train de border Beauxis dans sa suite du Hilton Centre, le seul hôtel cinq étoiles de la ville. David Marty, dans la chambre mitoyenne, ne dort toujours pas non plus ; il vient de pisser le troisième des neufs Moccacino descendus dans l’aprem au Starbucks du coin. Il faut dire que Bernard prend Laporte a laissé quartier libre à ses troupes pour préparer le match contre les Blacks, qui seront peut-être gris, finalement, si le bleu-nuit des Bleus est jugé trop noir

Gareth ton charme

Michalak a cherché un Quick pendant deux heures avant de se contenter du Burger King ; Dominici s’est offert une séance d’acupuncture, Szarzewski un massage du cuir chevelu. Tous ont en tout cas goûté à l’indifférence polie dans laquelle ils retomberont samedi soir à leur sortie du Millenium Stadium (photo). Ici, tout le monde se fout éperdument du match depuis que le XV gallois s’est fait secouer le poireau par les Tonga du pauvre. Nick Mallett, Eddie Jones… personne ne veut mettre les mains dans la merde laissée par Gareth Jenkins (six victoires, quatorze défaites), jeté en pâture aux brebis galloises, au milieu de la nuit douteuse et des bordels de Cardiff.

Roger Secrétin

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Rugby, coupe du monde, France-All Blacks: Le pied à l’étrier

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Bernard Laporte a choisi d'innover pour affronter les Blacks. Etait-ce seulement le moment?

Par Peyo Greenslip 

Encore une fois, Bernard Laporte a réitéré son appel du pied aux gros portefeuilles. « J'ai hâte de commencer la politique » annonce-t-il aussi fièrement que naïvement. Qu'il se rassure, il n'en a plus pour très longtemps. Deux semaines à tout casser. Alors sa méthode Coué pour se prémunir d'un éventuel revirement élyséen n'aura plus lieu d'être. Aujourd'hui, l'annonce du XV tricolore pour défier les Blacks samedi à Cardiff reflète bien de ce refus de l'immobilisme, élevé au rang de devise de l'actuel gouvernement. Innover pour innover. Etre partout et nulle part à la fois (tiens, tiens, ça nous rapelle le parcours de  ce XV de France, absent à Saint-Denis, retrouvé en province puis exilé outre-Manche).

 Les Gunners de Cardiff

Aujourd'hui, le looser tarnais a pris des risques. Enfin, diront certains. Avait-il seulement le choix? Le niveau des Bleus en poule ne leur permet pas de prétendre rivaliser avec les Blacks. Si défensivement la France dispose d'un rideau hermétique emmené par une défense individuelle agressive et performante (un seul essai encaissé contre l'Argentine et l'Irlande, et encore sur interception), son jeu offensif pauvre, prévisible et truffé de maladresse, combinée à un déficit de puissance physique réduisent comme peau de chagrin les opportunités de faire plier une défense néo-zélandaise dont le talon d'achille (s'il en est un) réside dans les tatonnements au centre et à l'arrière. Dans cet optique, Laporte, qui n'est tout de même pas maso, a choisi d'opter pour une ligne de trois-quart bombardier. L'artillerie lourde autour de l'axe Beauxis-Traille aura en charge de laisser aux Blacks le moins d'opportunités de contre-attaque. Un tel choix implique cependant une réduction considérable de la vitesse et de l'opportunisme de la ligne de trois-quart. Autant dire que les attaques tricolores ne devraient pas être légions.

 

Thion, le nez dans la Pelous

Concernant le pack, la première ligne intouchable (le manque de piliers compétitif est même très inquiétant pour l'avenir des Bleus) est reconduite. Nallet le besogneux est prié de ne pas enfiler le bleu de travail samedi. Chabal le fantasque aura tout juste droit à celui de joker. Pourtant cet attelage aurait été le seul, par sa mobilité, sa disponibilité et sa puissance, a pouvoir soutenir le défi physique néo-zélandais. Que restera-t-il de Pelous et Thion lorsque les temps de jeu assénés par la troisième-ligne  se multiplieront? La troisième-ligne aura elle-aussi le souci de défendre avant d'attaquer. Dans cet optique, l'abattage de Dusautoir a été préféré aux jambes (trop) frêles de Nyanga. Martin paye encore son fiasco argentin, même si son énergie aurait pu-être intéressante.

Enfin dernier point, le banc qui présente un profil radicalement plus joueur que le XV titulaire. Des fois que les choses déraillent…

 

Foot, Champions League, Lyon-Glasgow : un coup de Rangers au cul

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Lyon a confirmé magistralement tous les doutes à son sujet, en se faisant balayer par les Ecossais. La C3 devient l'objectif, comme au temps de Delmotte et Cavegol.

Lyon a enfin compris. Les rêves de Ligue des Champions sont passés. Le nouveau stade pourra bientôt accueillir les premières broncas du public. Aulas et Juninho ne sont pas dupes : la Ligue des Champions, c'est fini au bout de deux journées, à l'image du grand Bordeaux de Ricardo.

Nombre d'observateurs extérieurs, dont Alain Perrin, se demandent encore ce qui a pu se passer. S'étonner de cette situation, c'est comme penser que la France peut encore gagner la coupe du Monde de rugby : une erreur. Lyon est une équipe pauvre collectivement, et contrairement à la fin de saison passée, ils n'ont même plus assez d'armes individuelles pour s'en sortir, sauf contre une défense de L1.

Un Perrin et passe

Et puis, tout le club se met au diapason pour rattraper la plus grosse erreur de recrutement de l'intersaison : l'entraîneur. Juninho a envoyé valdinguer son déambulateur et son président a brûlé son écharpe du club. Les deux ont déclaré viser la C3, aussi pour siginfier qu'avec un entraîneur comme ça, Lyon ne peut pas redécoller. Mais l'entraîneur qui sue du front a l'habitude de se faire virer. Les procédures, ça le connaît et ça pourrait coûter cher à l'OL.

Sur le terrain, l'adepte de l'innovation qu'est Perrin a autant d'inspiration qu'un asthmatique. Contre une équipe britannique, laisser Toulalan sur le banc est un crime. Il est le seul joueur physique capable d'être au niveau dans les duels, d'ailleurs Kim Maelström a pris autant de courants d'air qu'à Barcelone. Fabio Santos avait plus le profil besogneux pour le remplacer. Surtout, Toulalan assure l'équilibre, en récupérant les coups dès la perte de balle. Inutile de dire que cette saison, Toulalan a autant de boulot que l'ex Martégal Maurice Bouquet en avait sur le pré de Francis-Turcan. Le choix aurait pu être motivé par une blessure ou, passe encore, la volonté de laisser souffler le jeune international au regard de frère scott, annoncé malade mais pourtant sur le banc. Mais Toulalan sera suspendu dimanche.

A sa décharge, si Grosso merdo et Clébar Anderson, aussi agressif qu'un caniche sur les deux derniers buts écossais qui sont pour lui, sont mauvais, ce n'est pas non plus de sa faute : il voulait Armand et Rothen.

Foot : Les goleadors du pauvres de la L1 à 600 millions

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Le faible niveau offensif de la Ligue 1 à 600 millions ne se conteste pas : les Weah, Trezeguet, Papin ont été remplacés par Cissé, Savidan et Piquionne.

On a d'abord vanté les défenses, et cette année, ce sont les gardiens français qui seraient le meilleurs du monde. Certes, une défense avec Eddy Capron ne pourrait peut-être plus être championne de France aujourd'hui. Mais l'explication au faible spectacle que propose la L1 est plus simple : les héritiers d'Anto Drobnjak ne sont plus ce qu'il étaient. Aujourd'hui, les vrais goleadors sont rares en L1. Et le talent encore plus.

Benzema, l'exception

Benzema, qui sait enrhumer n'importe quelle défense (et la femme de Fred grâce aux conseils de son pote Nino), est le seul à avoir le talent international, en tant que numéro 9. Les autres sont d'authentiques comètes : Bellion ne s'est pas imposé à Manchester comme un Saha, Audel est le fils javellisé de Moussilou, et Elmander ne confirme pas ses facultés individuelles hors normes, certainement lassé d'être entouré des intermittents du spectacle, les frères Fodé et Achille du cirque d'Elie Baup. Piquionne a lui aussi des qualités, mais il est trop occupé à écrire sa thèse sur l'esclavagisme dans le football.

Quant à Dany Briand et Bafé Gomis, ils sont pour l'instant des sous-Benzema, avec un vrai potentiel physique et technique. Le temps jouera pour eux, mais espérons qu'ils n'en prendront pas autant que Florian Maurice ou Frédéric Née pour confirmer, sinon autant les foutre consultant tout de suite.

Les Invalides

Voilà l'autre caste d'attaquants de L1. Moins fournie, elle regorge pourtant de spécimen. Pauleta a accédé à ce statut créé par Tony Vairelles, qui compte pas moins de 15 saisons de trop à son actif. L'aigle des Açores est un sacré pigeon depuis l'arrivée de Paul L'Iguane. Sur le banc, il râle et entretient le mythe auprès des supporters, qui voient en lui le buteur que le PSG n'a pourtant plus.

Autre star défraîchie, Patrick Kluivert. Claude Puel le fait s'entraîner seul comme un gamin, il y laissera sûrement le genou qui lui reste. Sa vivacité est restée à l'Ajax, son sens du but au Camp Nou. Mais il prend des cours de français et parle déjà mieux que Tafforeau.

Jan Koller a un avantage : sa taille l'a toujours rendu vieux. Pas obligé de se déplacer, d'ailleurs il ne le fait pas. Il continue de marquer quelques buts et n'est pas le plus grand imposteur, vu qu'il n'a jamais joué qu'au Borusssia Dortmund.

Son compatriote Milan Baros n'a pas ce souci-là. Celui qui fut l'un des meilleurs joueurs de l'Euro 2004 est le coéquipier modèle pour Fred : nul à chier dès qu'il rentre sur le terrain depuis la blessure du Brésilien, il lui garde la place au chaud. Concernant la vie de groupe, en revanche, pas de souci : ce sosie du benêt Marc Libbra est l'un des seuls à perdre contre Benarfa au scrabble, même en tchèque.

On regrette le temps où Francis Borelli embrassait la pelouse du Parc, comme Ludovic Giuly celle d'Estelle Denis.

Tennis, ATP : Richard Gasquet peut Bombay le torse

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Le Roi Richard coeur de fion a retrouvé la lumière en Inde, en gagnant un tournoi dont il était tête de série n°1, donc d’un niveau médiocre. L’effet Noah le poussera-t-il jusqu’à espérer jouer les Masters ?

Sacré Yannick. Une semaine qu’il le couve, et déjà un tournoi de remporté pour son protégé, sans avoir concédé de set. Comme quoi, danser la saga africa dans les vestiaires, ça a décoincé le Biterrois. « Yannick m’a fait beaucoup de bien ». Tel Bruno N’Gotty du temps de la victoire du PSG de Noah en Coupe des Coupes, Gasquet a déployé ses plus belles armes pour s’imposer contre des tocards de tout premier ordre (Vliegen, Fognini, Koubek, Santoro et Rochus).

Le nouveau roi du Taj Mahal n’a pas à apprendre à jouer, tout le monde connaît son grand talent. Mais son Sherpa camerounais a capté ce qui lui fallait : positiver sans réfléchir, quitte à raconter des conneries aussi grosses que Tauziat. « Olivier Rochus joue vraiment très bien. Il a fallu réaliser un gros match pour le battre. » Il commence même à se la raconter, sur les conseils de son mentor qui n’a pas oublié les nuits torrides d’après Roland Garros 83 avec les supportrices de Wilander et la femme à Chamou, qui était là aussi. « En remportant le tournoi de Bombay, je me suis désormais imposé sur toutes les surfaces du circuit : sur gazon à Nottingham en 2005 et 2006, sur terre battue à Gstaad en 2006, sur dur à Bombay et en indoor à Lyon l’an passé. C’est vraiment très beau. »

Masters mind

Remonté à la 14e place mondiale, Gasquet confirme son statut de meilleur autiste du circuit. Dans le même mois, il est capable de battre les meilleurs (à Wimbledon) et de perdre contre les plus nuls, comme ces défaites contre Melzer ou Qureshi au printemps. Aujourd’hui, les Masters est à portée. Contrairement à Mauresmo, ils intéressent Gasquet. « Je ne suis pas très loin du Masters (Richard occupe ce matin la 14e place à 28 points du 8e, James Blake). Qui n’en a pas envie ? » Son espoir monte, mais il faudra être très fort à Madrid et Bercy, où ne joueront pas Rochus, Fognini et Devilder. Le planning risque d’être serré : où caser le stage dans les plaines de l’Altiplano, le lieu d’inspiration de Noah ?