Athlétisme, Marion Jones aux arrêts : le casse du siècle

39289057jones1999300x300.jpg

La plus grande sprinteuse des dix dernières années se chargeait. La fin de Marion Jones est une bonne, mais aussi une mauvaise nouvelle.

Christine Arron est modeste. Plus fort que les aveux de Marion Jones, là se situe bien le gros scoop de ces dernières semaines. Citée dans les colonnes de L’Equipe, elle considère que ses 10''73 constituent une des courses les plus rapides de tous les temps. Pour une fois, elle est en-dessous de la réalité à son propos. Car ce temps est, comme nous l’avons déjà écrit à plusieurs reprises, sans nul doute le vrai record du monde du 100m. Les 10''49 de Griffith-Joyner n’existent pas et donc les temps de Jones n’existent plus. Cet événement pose plusieurs problèmes. D’une part, une nouvelle fois, un athlète de premier plan (on ne peut même pas faire mieux) est confondu bien trop tard, après avoir volé tant de joies, d’argent et de récompenses à ses adversaires, tant d’émotions aux spectateurs et tant de crédibilité à l’athlétisme. Evidemment, mieux vaut tard que jamais mais les dégats sont colossaux et le problème du dopage est toujours loin d’être réglé, c’est un peu la situation du cyclisme il y a 20 ans. De temps en temps une tête tombe mais le gros du peloton continue de se droguer en toute liberté et surtout en toute impunité. L’autre débat à ouvrir sérieusement, en le couplant avec la lutte antidopage, est celui des performances. Pourquoi les records ne sont-ils pas remis à zéro ? A défaut d’annuler tous les podiums avec de gros risques d’injustices, la moindre des choses serait d’effacer les tablettes comme un nouveau départ. Même l’Europe de l’Est figure encore dans les annales, une aberration pour toutes ces femmes devenues des hommes. Il faudrait ensuite de ne pas hésiter à sanctionner les USA s’ils ne montrent pas une transparence suffisante, quitte même à leur refuser l’accès aux compétitions. Tout ça n’est évidemment que chimères.

Devers, les griffes de la nuit

Le coupable ou du moins le grand complice de ce système vérolé est encore l’IAFF, la fédération internationale. Un signe fort de volonté de lutter serait de ne pas donner à Monsieur Thanou la médaille d’or reprise à Jones. On n’éradiquera pas la triche, mais on peut la limiter en frappant fort, en ne tolérant aucun écart (selon le principe rétroactif « positif un jour, positif toujours ») et en surveillant les performances et leurs auteurs. Le vélo est en train de devenir un exemple, l’athlétisme doit suivre. Mais qui en a la réelle volonté ? Dans un monde parfait, Christine Arron, que l’on veut croire propre, aurait déjà remporté de nombreuses médailles et ce malgré ses catastrophiques finales. Jones, Edwards, White, Thanou, Ganes toutes les adversaires de la Française et propriétaires de nombreuses breloques sont tombées. Combien ont été épargnées ?

Une réflexion au sujet de « Athlétisme, Marion Jones aux arrêts : le casse du siècle »

  1. Il est réélement dommage que les 19″32 de JOHNSON ou que les 10″49 de DEVERS soient toujours d’actualité. Continuer de parler de ces performances insensées,c’est un peu montrer que le crime paie.
    Mais une fois les tablettes réinitialisés, les nouveaux recordmen n’auront pas beaucoup plus de crédit que leur prédécesseurs.
    L’ athlétisme moderne n’est pas exempt de tous soupons et il apparaît evident que des athlètes de tous premier plan ne tournent pas a l’eau claire a l’heure actuelle ( y’a qu’à regarder le nombre de têtes qui tombent actuellement …).
    Faut-il remplacer les anciens tricheurs par des nouveaux du même acabit? Ou continuer de glorifier des athlètes qui croûlent sous les soupçons?

  2. Itsme de panama,

    Petit lap suce de lecture, les 10″49 appartiennent bien à feu Griffith-Joyner, décédée d’un arret cardiaque sans avoir pû connaitre ses 40 ans.

    Merci à vous

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *