Tennis, Masters : Richard l’attend

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De notre envoyé spécial aux Masters, 

Richard Gasquet est entré dans l'Histoire par la porte de derrière. Il a été dépecé encore plus violemment qu'à Tokyo par Ferrer. Au moins, il a rigolé avec l'arbitre.

La scène est saisissante. Alors qu'il vient de prendre 6-1 en 26', en ne marquant qu'un point sur son service, Gasquet fait des blagues à l'arbitre de chaise. Et regarde un Deblicker consterné, en se marrant. Résultat, 33 minutes plus tard, il reprend 6-1. Ferrer a paru aussi immense que Vliegen à Roland, ce qui inquiète. Gasquet n'a jamais su prendre le jeu à son compte, pourtant il savait qu'en laissant manoeuvrer Ferrer, il perdrait. Il savait qu'il fallait jouer 1 mètre dans le court, il a couru 3 mètres derrière la ligne.

Saga affligea

Alors quoi ? Et bien, pas d'effet Noah en tout cas. Estampillé préparateur mental, il a dû vite s'apercevoir qu'il avait affaire à un très très jeune joueur. Ferrer s'est cru revenu sur les tournois juniors. Puisque l'autre bouge mieux, allez hop, on lâche tous les coups. Pas la peine de s'accrocher dans l'échange, c'est un mauvais jour. Nadal, lui, n'a jamais de mauvais jour.

Pour Gasquet, les deux premiers jeux sont primordiaux : ils lui indiquent s'il s'amuse ou pas. Si oui, le petit prince est capable de sortir des coups d'anthologie voire de s'accrocher pour gagner (Roddick à Wimbledon). Si non, il joue comme Camille Pin à l'entraînement, le mental en moins.

S'il veut un jour prétendre au top 5, ce que ses capacités techniques valent, Gasquet devra être systématiquement quart ou demi-finaliste. Ce qui signifie être le patron. Là, dans ce qu'on peut apparenter à un quart de Masters, il a démissionné plus vite que Guy Roux. 5 points gagnants dans le match, pour 25 fautes directes : une telle branlée, feuille de stats à l'appui, est unique dans l'Histoire du tennis. Y entrera-t-il un jour d'une autre façon ?

Une réflexion au sujet de « Tennis, Masters : Richard l’attend »

  1. Bravo au vestiaire de dénoncer l’escroquerie Gasquet. Ca me fait bien rire de voir tout le monde s’agiter dès qu’il gagne un match, alors qu’il perd le suivant. C’est certes, comme vous le relevez sans cesse, un très bon joueur mais on attend plus d’un tel potentiel. Pour cotoyer les cimes, il faut accumuler au moins les quarts et les demies un peu comme Grosjean et même un peu plus quand on prétend égaler les nadal, et autres federer. Le jour où les ambitions seront revues à la baisse, alors tout le monde sera surement moins exigeant et moins critique vis à vis de lui. Mais alors il aura échoué un peu comme Asloum.

    J’apprécie votre travail qui démystifie le sport en égratignant les forts comme les faibles mais qui ne tire jamais sur les ambulances.

    Maintenant on attend avec impatience les commentaires de vos lecteurs les moins pertinents qui vont sans doute vous reprocher de vous en prendre à Richard en soulignant qu’il a fait un très beau masters avec une victoire en 3 matchs. Sa saison est belle avec une demie finale en grand chelem et il a quand même accumulé 5 victoires dans sa carrière après 6 années sur le circuit. Pas mal du tout.

  2. Arf il n’y a pas « d’escroquerie Gasquet »…

    Celà dit, les multiples escroqueries à la française, furent pour moi Raoux, Grosjean, Clément, Llodra, Di Pasquale, Llodra, Monfils, Mathieu, Tauziat, Mauresmo, Golovin… qui ‘ont même jamais confirmé puisqu’ils ne furent bien souvent qu’annonciateurs d’un néant total pour le palmarès du tennis français!

    Il faut réviser vos classiques mister Blanchardo! (c’est marrant, ça me rappelle les heures les plus sombres de « Marc & Sophie », ce nom!)

    Sérieusement au milieu de cette magnifique liste de loosers à la Française, Richard, fait office de winner! Je suis d’accord avec l’article (qui pour une fois n’est pas assassin avec le numéro 1 Français, est-il utile de le rappeler?) sur ce point précis: s’il arrive à élever son niveau de jeu, et surtout son endurance, sa rage de vaincre, et surtout sa constance, et ainsi devenir plus solide, alors il pourra prétendre à figurer régulièrement dans les quarts ou les demis des plus grands tournois et ainsi pointer parmi les 5 meilleurs mondiaux!

  3. Son seul problème n’est pas technique; c’est juste la constance et l’endurance… Le reste il l’a, pour figurer parmi les meilleurs… Et personne ne pourra démentir cette affirmation!

    Soyons sérieux; un joueur Français, ayant sa technique, il n’y en a jamais eu! Donc Gasquet a les cartes en main pour changer son coté Poulidor du Poulidor du tennis mondial (oui c’est à dire éternel pas premier, ni deuxième, ni troisième, ni quatrième, ni cinquième, etc, etc…)

    Après très honnêtement le faitque Noah le drive ou pas, ça ne change rien… Je veux dire; au pire il ne lui apportera rien de mauvais (sauf bien sûr s’il se met à lui faire des space cakes faits maison, ou qu’il le conseille sur les blessures du tennisman professionnel encore inconnues aux yeux du corps médical, mais dont il a le secret!)… Quoique la poisse ça se transmet… D’ici là que Richard ne prenne Leconte en guise de conseiller technique et là il risque très vite de ressortir du top 500 mondial!

    Bref, personnellement je crois en Gasquet; il est encore jeune, et ce ne fut pas un hasard s’il a accroché un très bon Nadal au 1er match! Et ce « petit détail », vous avez omis de le relater! Bref l’avenir est à lui!

  4. C’est un peu franco-français cette manie de s’enflammer dès qu’un français arrive en huitième ou en quart. Si on est bon, c’est en finale que cela se joue, malheureusement, nos joueurs craquent toujours avant !

    La faute au mental ou au talent ? Ou plus simplement cela serait-il imputable au fait que le terrain était glissant, la balle trop molle ou la raquette trouée ?

  5. Bonjour,

    Tout d’abord, merci de répéter la même chose que dans votre précédent commentaire. On a bien compris que, selon vous, son problème est l’endurance et la constance. Inutile de vous dire que vous faites fausse route. Gasquet est un joueur professionnel, qui s’entraîne physiquement comme les autres. Et en terme de constance dans le jeu, il est capable du meilleur. Si vous parlez de constance des résultats, alors là, expliquez-moi comment travailler cette qualité-là spécifiquement.
    Le problème de Gasquet est mental. Pas comme Mauresmo : il est trop « insouciant » pour flipper devant l’événement. Son problème, c’est qu’il aborde le Masters comme la partie de pétanque du coin. Et s’il place une boule sur un coup, il est déjà content de ça. Par contre, si le cochonnet ne frissonne pas au premier pointage, la partie est terminée. Gasquet doit apprendre à se faire mal, à faire des matches pourris mais à les gagner quand même.

    Enfin, merci de nous critiquer sur le « petit détail », cela nous a permis de constater que la memoire tampon n’est pas une lubie de scientifiques. Nous avons écrit que sa défaite contre Nadal n’avait rien d’encourageant, vu qu’elle confirmait qu’il laissait échapper des matches comme toujours, alors qu’il dominait. Ce qui n’a rien d’encourageant, puisqu’il ne progresse pas. S’en féliciter comme il le fait (et comme vous le faites) lui garantit le Pouli d’or pour longtemps. Et pas la peine de s’étonner qu’il accroche Nadal : avec ses qualités et quand il joue vers l’avant, il doit le battre une fois sur deux.

    L’équipe du Vestiaire

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