Tennis, Open d’Australie : Jo le Maxi

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Jo Woodbridge Tsonga a signé un exploit retentissant ce matin en faisant déclarer à Christian Bîmes qu'un Français pouvait gagner un Grand Chelem.

Finalement, il l'a vite su. Rafael Nadal, au bout du premier set, avait trouvé un maître. Son sourire écoeuré, dans le dernier jeu sur un smatch pleine ligne du Français, ressemblait à celui des Messins après chaque match de L1 cette année. Gilles Simon avait un plan, Tsonga l'a appliqué.

Complet poulet

Mais pour l'appliquer et qu'il marche au point que Nadal se sente Clément pour quelques heures, encore faut-il être talentueux. Bîmes, qui s'y connaît plus en gastronomie qu'en tennis, l'a aussi remarqué, même si son repas trop arrosé l'a poussé à comparer Tsonga à Leconte. Nadal était aussi loin de la balle que Boetsch contre Agassi dans les archives de l'INA. Le match qu'il vient d'accomplir le place d'office dans le top 10 des matches les plus aboutis de l'histoire, quelques encablures devant Mutis.

Il a eu, l'espace de deux heures, la puissance du meilleur Safin (avec un coup droit jamais vu sur le circuit), le service du meilleur Sampras, la volée du meilleur Edberg, la décontraction du meilleur Federer et le tempérament du meilleur Nadal. Imprenable, il n'a laissé que sept jeux à un adversaire qui n'avait pas perdu un set depuis le début de la quinzaine. S'il réédite le même match, il gagnera le Grand Chelem, Federer ou pas en face.  Et dire que si Gasquet n'avait pas eu mal à l'orteil droit, il était sûr d'éliminer Tsonga…

Une réflexion au sujet de « Tennis, Open d’Australie : Jo le Maxi »

  1. Tiens c’est étrange, pour une fois, il n’y a pas mentionné dans cet article que vous aviez prévu cette magnifique victoire et l’éclosion de Tsonga depuis le 32 juillet 1984, conformément à tel article, lorsque son père pensait sérieusement à féconder sa mère…

    Ah bah finalement madame Irma aurait-elle pris congé du Vestiaire?

  2. Cher John Turtleteube,

    Nous vous remercions pour ce commentaire particulièrement avisé. Pour une fois, ça ne peut pas faire de mal. En effet pour la toute première fois dans l’histoire du Vestiaire, nous avons négligé de donner notre prévision sur le parcours des français lors de ce tournoi. La faute à notre spécialiste tennis, qui n’a pas cru bon d’évoquer Tsonga dans son article de présentation du début de saison. Sans doute a-t-il trouvé ça trop simple vu que le jo avait l’air en pleine forme. Toujours est-il que la rédaction en chef l’a vertement sanctionné, et même mis à l’amende, lui promettant une mise à pied en cas de récidive. Et pourquoi pas une mise en centre de rétention? N’hésitez pas à nous proposer des sanctions adequates.
    En tout cas, nous vous remercions pour votre fanatisme. Et n’oubliez jamais, le 32 juillet n’existe pas. Désolé, vous auriez pu faire un sans-faute mais vous avez craqué dès la troisième ligne. Ca arrive comme dirait Forrest.

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