Bruits de Vestaire

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De Brandon Walsh à Boetsch le scientologue, vos Bruits de Vestiaire s'intéressent cette semaine à ceux qui ne font plus l'actualité.

Football. David Beckham profite de sa pré-retraite californienne pour copiner avec tout ce que Beverly Hills compte de têtes connues. Parmi elles : Snoop Doggy style et ses vilaines tresses, qu’il aimerait agiter dans un film X avec le Golden boy déchu. « On aime tous les deux le même type de film, à savoir le porno, a confié le rappeur à un canard australien. David est un peu timide sur le sujet, il préfère être derrière la caméra et le financer. Moi je veux qu’il soit dans le casting ! » Victoria appréciera.

Basket-Ball. Michel Gomez et ses lunettes se sont rendus dernièrement aux Etats-Unis pour voir à quoi ressemblait un match de basket au XXIe siècle. Il y a rencontré Eva Longoria, son mari, Boris Diaw et Turiaf pour ne pas avoir à se taper Ferchaud et Noah aux éliminatoires de l’Euro. « J’ai entendu des joueurs très attachés à l’équipe nationale, s’est félicité l’ancien sélectionneur. Ils ont un coq gravé sur la poitrine. » Le pacemaker de Ronny s’en souvient.

Handball. La péninsule arabique n’attire plus uniquement Fiorèse et les fines fleurs de l’UNFP. Le hand envoie à son tour ses indésirables prêcher dans le désert, où le joker toulousain Gérard Beliandjou, 35 ans, ira se casser les dents qui lui restent sur le redoutable championnat des Emirats arabes unis. S’ils pouvaient aussi nous prendre Jérôme Fernandez…

Tennis. La finale de Michaël Llodra à Rotterdam a été brièvement interrompue par un streaker au cours du jeu décisif de la première manche. Le perturbateur, pas vraiment à poil puisque vêtu d’un simple slip, était remonté contre l’un des sponsors du tournoi, qui financerait selon lui un laboratoire d’expérimentation animale. « Stop à la souffrance des singes », a-t-il hurlé en rentrant sur le court. C’est pas sympa pour Söderling.

Rugby. Enterré par Lièvremont dans la banlieue de Manchester, Sébastien Chabal, persécuté par les médias pendant la dernière Coupe du monde, orchestre en coulisses sa résurrection cathodique. Le Caveman devrait prêter sa voix à un yéti dans l’adaptation en dessin animé d’une BD animale, Mon ami Grompf. On s’occupe comme on peut.

Omnisports. Le Comité olympique italien et la Scuderia Ferrari ont signé un accord de coopération afin de permettre aux athlètes italiens de bénéficier de la technologie du constructeur lors de la préparation aux JO. La collaboration concernera aussi bien des disciplines hivernales (luge, bobsleigh, patinage) que des sports d’été comme le canoë, la voile ou le cyclisme. Pendant ce temps-là, Dario Frigo (photo), aussi sectaire qu’Arnaud Boetsch, penserait à se reconvertir dans la climatisation.

Athlétisme. Dernière minute : l’IAAF a annoncé qu’elle versera 40.000 dollars à chaque médaillé d’or des Mondiaux en salle de Valence. Ca vaut bien quelques nuits blanches Christine ?

Football, Ligue 1 : Point trop Landreau

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Le gardien du PSG traverse le pire moment de sa carrière depuis un but de Libbra à la 92e minute du Nantes-Marseille 97. Sans être plus mauvais ni meilleur que d'habitude.

Mickaël Landreau n'a pas le niveau international. La France du foot feint d'être horrifiée des déboires actuels du gardien parisien pour mieux encenser les Mandanda et Lloris. La même qui préférait Guivarc'h à Dugarry. Mais les limites du gardien bis des Bleus ne sont pas un scoop. Jeu aérien, fébrilité récurrente, le natif d'Arthon cisèle quelques merdes fameuses régulièrement depuis le début de sa carrière. Comme sa magnifique sortie aux 40m au-devant de Diouf (Lens) en 2000 ou le lob de Thierry Moreau (Toulouse) en 1998. En deux matches, à Marseille puis contre Monaco, il a eu le bon goût de tout mettre sur le tapis, comme Loko dans un panier à salade. Il était venu à Paris pour se mettre en difficulté et prouver qu'il serait le futur gardien de l'équipe de France : sa tactique est aussi payante qu'une attaque de Chavanel ou une montée au filet de Golmard.

Allons-y Alonzo à la foire au pipeau

Sous les feux de la concurrence la plus rude et des critiques les plus virulentes de sa carrière, Landreau tangue. Même le récurrent consensus pro-Alonzo est de retour. Même s'il n'a pas plus de qualités que Landreau, tout le monde préfère encore le voir jouer que commenter un Rosenborg-Fiorentina sur Direct 8 avec Jezequiel, faire des sketches avec Guillard aux Oscars du foot ou se faire vanner par Paganelli.

Des sorties ratées, Landru en a commises, même Franck Sylvestre en a profité. A chaque fois, il réclame des hors-jeux pour masquer ses non sorties, devant des arbitres un brin amusés. Des arrêts foireux, il en a montrés aussi. Il a même fait perdre une coupe de la Ligue à Nantes sans regretter sa panenka, ce qu'Olmeta n'avait pas osé. Mais sa précoce arrivée chez les Bleuets et son histoire d'amour avec Domenech l'ont protégé en équipe nationale. Sans oublier que la France n'a pas sorti de très bon gardien depuis 10 ans. Une même absence de concurrence qui avait permis à l'improbable Gilles Rousset de jouer et d'en prendre deux contre l'Angleterre. Aujourd'hui, Pelé, Lloris et Mandanda sont plus complets qu'il ne le sera jamais. Et Willy Grondin ?

Athlétisme, Jeux Olympiques : Péquins express

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D’ici aux Jeux Olympiques, Le Vestiaire sera le thermomètre de la montée en température française.

Arron en forme de coi

Christine Arron a le chic pour rassurer son monde. Première du 60m de Bercy vendredi, dans un chrono parfaitement acceptable de 7''17, son meilleur temps de l’hiver. Dans l'euphorie de son retour en forme, elle a quasiment déclaré forfait pour les Mondiaux en salle de Valence. En cause : une fatigue aussi éreintante qu’un film des frères Wayans. Inquiétant pour Pékin : elle n’a guère de chance de briller en finale si elle n’a pas appris à dormir. Et en plus, elle s'entraîne avec Raquil.

Sdiri pimpant

Avec 7,98m pour sa reprise, Salim Sdiri a récupéré ses moyens. La DTN l’a immédiatement sélectionné pour les Mondiaux de Valence. Déçus de n’avoir pas su encadrer comme il se doit Doucouré et autres Arron lors de la brillante campagne d’Osaka, les responsables techniques ont déclaré Sdiri dépressif de niveau Mauresmo. « On pense que ça peut lui faire du bien, ajoute Hozé. Vue la manière dont il a géré ses deux premiers concours, on s'est dit il n'est pas loin. » C'est une manière de l'aider à avancer.

Mesnil descendant

Romain Mesnil peaufine sa préparation à la Galfione. Un hiver avec plein de petits pépins physiques, un championnat de France pas mauvais suivi d’un zéro pointé à Bercy. Idéal pour les repères. « Frustrant », a-t-il déclaré. Il a même été atteint par Lavillénie (5,70m).

Doucouré de la légion d’horreur

Ladji Doucouré devra prier pour recourir avant d’atteindre l’âge d’Alain Mimoun. Son entorse du genou le privera des Mondiaux en salle. Pas de quoi inquiéter le serf Chevalier (DTN) : « Ca repousse de quelques mois son retour au plus haut niveau, mais pour les grands champions, c’est une question de mental. » Le même DTN parlait des France de Bordeaux comme d’un rendez-vous explosif. Nous, on est inquiet.

Carte Blanche, Rugby, 6 Nations : L’option à l’eau de Rose

Le Vestiaire inaugure une nouvelle rubrique à l'occasion de la fin de contrat de son stagiaire. Désormais, un lecteur, avec ses qualités et ses défauts, viendra régulièrement écrire dans nos colonnes. Au tour aujourd'hui de Colman Brown de se casser les dents en tentant de rivaliser avec le regretté Feu Peyo Greenslip.

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On se serait cru à nouveau retombés en demi-finale de Coupe du Monde. Les oreilles gonflées de Pelous en moins, on a retrouvé les mêmes carences françaises face au bloc anglais. Du déjà vu qui contraste pourtant avec les choix audacieux de Lièvremont.

L’état de grâce s’arrête un jour ou l’autre. Cette équipe jusque-là épargnée bénéficiait même de la sympathie des médias. De nouveaux joueurs, jeunes de surcroît, un jeu ambitieux et des cadres mis en concurrence, bref tout ce que n’avait pas compris Laporte l’autiste. N’Tamack et toute sa bande ne sont pas adeptes du jambon et jusqu’ici s’en sortent plutôt bien. Pourtant l'ancien stagiaire du Vestiaire avait déjà guetté le piège anglais et dénoncé la victoire flatteuse sur l’Irlande. Il n’en fallait pas plus pour que les rosbeefs nous fassent chuter à Saint-Denis. Nos meilleurs ennemis nous connaissent mieux que Mauresmo elle-même. Des erreurs tactiques, des fautes de débutants, nos jeunes tricolores s’appliquaient trop bien à reproduire le schéma de jeu de Laporte qu’ils ont vu à la télé cet automne. Menés rapidement 10-0, les Français n’ont jamais su répondre à la puissance et à l’expérience anglaise. Clerc devait s’en vouloir d’avoir laisser Heymans porter les mêmes chaussures que lui … Ce dernier, offrant en effet un essai sur lequel sa culpabilité est autant méritée que celle de Godwin Okpara. Face à une équipe plus forte, les Bleus retrouvaient toutefois un meilleur visage, grâce à des changements intéressants en seconde période.

Réaction au Parrapicamol

Après une mi-temps aussi terne que l’ambiance du Stade de France, le staff de Lièvremont avait remobilisé ses troupes. Certes, Wilkinson n’était pas dans un grand soir, mais Traille s’était trompé de sport, lui. Du déchet au pied qui empêchait déjà d’envisager la victoire à la 68e minute (10-19). Rougeraie et Trouh-Duc, hauteurs d’un match moyen, avaient gâché la fêsse et cédaient enfin leur place à Skrela et Yachvili. Moins ridicule, la France ramenait le score sur pénalité grâce au Biarrot. Puis tristement, l’Angleterre achevait la rencontre aussi opportunément qu’elle l’avait commencé.

Une défaite 13-24 qui ne s’avère cependant pas forcément préjudiciable. Un essai inscrit à l’aide du soutien du pack s’avère non négligeable, au contraire de la Fed Cup. De même, le turn-over, à l’image de l’entrée de Ouedraougou et Poux, s’est avéré convaincant. Dommage que la France n’ait pas su emballer le match tel que Galthié voulait nous le faire croire. Malgré tout, les chances de gagner le Tournoi ne sont pas écartées, à commencer par la réception de l'Italie dont Olivier Merle se réjouit déjà.

La lutte contre le racisme est devenue une manière d’exister pour Laporte qui joue son Ouaddou au sein de son ministère. On n’a pas vu meilleur secrétaire d’Etat depuis Haroun Tazieff… Et dire que le poste serait pourvoyé par Di Méco.

La Légence, Escrime : Un coup de sabre dans le Daurelle

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Aussi populaire, que Thierry Lincou, le nom de Daurelle ne vous évoque peut-être pas grand chose, hormis le poisson éponyme. Cet escrimeur était un personnage très complexe. D'une générosité sans limite dans la victoire, il ne supportait pas de partager ses défaites. D'un égoïsme rare, il n'a donc jamais rien gagné en individuel.

« C'est ce qui s'appelle avoir de la suite dans les idées », aimait plaisanter, un brin moqueur, Jeff Lamour et ses multiples médailles d'or dans la même discipline. L'altruisme de Jean-Philippe Daurelle dans les épreuves par équipe, n'avait par contre lui non plus aucune limite. Prenant son assaut avec 5 touches d'avance, il le rendait souvent avec 10 de retard. C'était ça, la Daurade, une cohérence de tous les instants. Et quand enfin, un podium mondial s'offrit à lui tout seul, en 1999, il n'avait que 36 ans.

Natation, Nicolas Manaudou : bons baisers d’Ambérieu

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Nicolas Manaudou s’ennuie tellement depuis le départ de sa sœur pour Mulhouse qu’il a pris le temps de répondre à nos articles.

« Je suis le frère et ancien entraîneur de Laure. Et oui, elle est partie car j’étais trop nul, que l’entraînement en bassin de 25 mètres est réservé aux bosseurs et que c’est une fainéante, et que la présence d’enfants de 2 ans et demi dans sa ligne la gênait. » Nicolas Manaudou aurait pu s’arrêter la. Il a préféré étaler son vocabulaire. « Vous êtes quel bande de m**** pour juger ce que fait un athlète ? Vous n’êtes là que pour pondre des tas de m****. Les éternels insatisfaits d’une bande d’abrutis qui ne savent même pas de quoi ils parlent. »

Les présentations faites, l’ami des bêtes s’autorise le tutoiement : « Mets un maillot de bain, des lunettes, un bonnet, va aligner les longueurs et ferme ta g*****. » Nous nous sommes tout de même permis de lui signaler que le responsable de notre rubrique natation avait, en l’occurrence, déjà côtoyé le haut niveau à ses belles années, quand le jeune insolent s’aventurait encore dans la pataugeoire d’Ambérieu avec des brassards. Nous lui avons également rappelé les craintes qui étaient les nôtres à voir la plus grande nageuse de tous les temps évoluer en petit bain, sans concurrence ni repères et sous la responsabilité d’un entraîneur inexpérimenté.

Pellegrini mange les restes

Mis à l'amende par sa propre sœur, Nicolas Manaudou préfère nier l'évidence : si elle partie à Mulhouse, c’est qu’il était trop nul. « On peut très bien avoir de la bouteille et pas de résultats et inversement, avoir trois ans de métier et en avoir. » Ou pas. « Sans prétention aucune, je pense faire partie des jeunes qui ont une grande motivation et des résultats pas trop pourris. » Il donne pour preuve les championnats d’Europe (petit bain) de Debrecen, en décembre dernier : « Elle réalise son meilleur temps sur 50 et 100 m dos et n’est qu’à une seconde du record du monde du 200 m NL. Et si ce problème avec Marin n’était pas survenu, elle l’aurait battu ! »

Si elle avait davantage travaillé sa puissance, elle aurait aussi pu battre la redoutable Josefin Lillhage et mettre Stasiulis en bouteille. Mais elle n’a pas tout à fait perdu son temps parmi les cadets rhodaniens, se défend Nico, dont les plans d'entraînement, s'il en avait, ont permis à la petite sœur de « perfectionner à fond ses culbutes, départs et coulées ». Pourquoi est-elle donc partie si les conditions étaient si idylliques à la maison ?

On n'en saura pas plus que nos confrères communistes. « Le contexte était compliqué. Nous avions une relation frère-soeur qu'il ne fallait pas mélanger avec le travail […] Il est impératif de travailler en grand bassin et, si possible, avec un bon groupe d'entraînement car Laure a besoin d'être poussée. A l'entraînement, elle est nulle. La première fois que je l'ai vue, je me suis dit que c'était une nageuse de niveau régional », a récemment reconnu Nicolas Manaudou dans les colonnes de l'Huma.

C'est justement ce que Le Vestiaire écrivait ici, au mois d'octobre, après avoir annoncé dès l'été la relation entre Luca Marin et Federica Pellegrini.

Football, Ligue des Champions : Le rougissement du Lyon

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Le bon coup a couru quatre-vingt cinq minutes, soit le temps de jeu cumulé de Fred depuis le début de saison. Sans doute encore un petit peu trop.

Lyon, comme Le Vestiaire l'avait prévu, n’a pas pris de rouste contre Manchester. Le match du Mans n’avait aucune signification, et ce n’est pas faute de répéter que l’inquiétude de Jean-Michel Aulas est une vérité aussi crédible que Zidane sur un plateau télé.

En fait, la victoire 1-0, qui aurait plus tenu de la réussite que de l’exploit eu égard aux qualités assez égales des deux équipes-type, a été proche. Lyon a eu de bonnes périodes, quand il a fait le jeu. En reculant, il a concédé des occasions et justifié que l’attente du 0-0 à dix joueurs devant Coupet aurait été aussi efficace que Jean-Claude Darcheville. Benzema a encore marqué un but que les genoux de Ronaldo saluent de l’au-delà, seul Le Vestiaire, qui n'a cessé de souligner ses qualités supérieures dès le début de saison, n'est pas surpris d'un tel niveau. Et ce n'est pas fini.

Le 1-0 si précieux n’a été contesté que par les remplaçants. Benarfa, bien meilleur titulaire que remplaçant, n’a pas aussi bien défendu que d’habitude et surtout que François Clerc. Par contre en attaque, en dix minutes, Ben Arfa a plus inquiété Manchester que François Clerc dans toute sa carrière, seul Perrin oserait le contester.

Freddy Croqueur, les griffes de la nullité

C’est surtout Fred qui, avec la majesté d’un serial-killer dans une maternelle, a plombé l’ambiance. Une rentrée ponctuée de fautes qui rendent le ballon à des Mancuniens au plus mal à dix minutes de la fin. Ensuite, des retours défensifs aussi passifs que le compte en banque de Bernard Pardo. Et pour finir, il remet la balle à Tevez qui égalise. Fabuleux, on frôle le niveau de Bruno Rodriguez au PSG.

Quoi qu'en dise la presse, l'issue n'est absolument pas une mauvaise opération pour Lyon, par contre c'en est une pour Manchester qui se devait, au regard de son statut, d'enterrer son adversaire dès le premier match, a fortiori face une équipe dite si faible. Autant pour l'un que pour l'autre tout reste donc à faire. Il faudra marquer à Old Trafford, et ça c'était déjà pas un scoop avant le match, sauf pour L'Equipe et Gilardi.

Football : Ana Paula Oliveira reprend du sévice

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La délicieuse arbitre brésilienne Ana Paula Oliveira a retrouvé les pelouses du championnat, huit mois après avoir montré la sienne dans un magazine masculin de charme.

Sa suspension avait ému plusieurs milliers de nos lecteurs. La voilà de retour. Ana Paula Oliveira a remis ce mois-ci un sifflet à la bouche lors du match de deuxième division brésilienne entre Sao José et Taquaritinga (1-1).

Elle avait été suspendue 245 jours par sa Fédé pour avoir posé nue dans Playboy, dont elle voulait seulement doper les ventes. Emue, la rédaction du Vestiaire avait alors lancé un appel international à sa réhabilitation. La Fédération brésilienne nous avait fait savoir que sa décision était irrémédiable, plusieurs erreurs d’arbitrage venant s’ajouter au casier de la belle.

Ana Paula Oliveira s’est dite « très très heureuse » d'avoir troqué ses bas résilles pour une paire de chaussettes noires, moins glamour (photo). « C’était comme arbitrer une finale pour moi. Vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis heureuse. » La couronne de Miss Le Vestiaire 2008 abandonnée à Céline Géraud n'est plus qu'un mauvais souvenir.

La Légende, Ski acrobatique : Le père Foucras

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Sébastien Foucras a récolté en deux participations à Fort Boyard (172.670F) moins d'argent que Carole Merle n'en doit à ses parents.

Fierté du ski club des Yvelines, il passe sa première étoile sur les pentes de la colline d’Elancourt, entre la RD912 et la zone industrielle des Bruyères. L’hiver est rude, la soupe populaire. Sébastien Foucras, le poil naissant, abîme ses premiers Bic jetables sous la tôle gaufrée du jardin ouvrier familial. Il n’a pas 16 ans ni son BEPC, mais décide de rejoindre à Evian les pionniers tricolores de ce qui est encore appelé le ski artistique.

Le teigneux se fait très vite un nom parmi les quinze licenciés du pays. Comme tous les Français, il rate d’abord ses JO de Lillehammer mais décroche la Coupe du monde en 1996 avant qu’Alexis Blanc ne se brise les cervicales. Foucras tente par solidarité d’attenter à sa carrière et c’est sur un genou qu’il arrive à Nagano. Douzième et dernier des qualifs, il sort en finale deux sauts monstrueux couronnés d’argent.

Le miraculé de Noisy exhibe alors sa barbichette à toutes les émissions du service public. Déjà invité une fois à reluquer le décolleté d’Adeline Blondieau sur les cylindres de Fort Boyard, le père Foucras remet le couvert en 1998 avec Véronique Genest et Pierre Raschi. Fait prisonnier, il ne ressort que quatre ans plus tard pour allumer les Etoiles du Sport et reprendre la trésorerie du fan club de Jean-Marc Mormeck.

Instant Le Vestiaire : Le couac de Ronalbiniou

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Second volet de ces instants où une carrière bascule vers le néant, avec Ronaldinho, qui nous a confirmé ce week-end qu'il était bien fini.

1er juillet 2006, la France rencontre le Brésil pour un quart de finale présumé facile pour la grande édentée de Boulogne. Le Brésil, pas plus mauvais qu'en 2002, va s'imposer, c'est sûr, contre une équipe de France qui se mordra les doigts, c'est sûr, d'avoir fini 2e de son groupe derrière la Suisse. Ronaldinho est là, menace prioritaire pour les adversaires. Mais jusque-là, il divertit plus la foule à l'échauffement et avec ses dents qu'en match. Après une saison de folie, star du Barcelone champion d'Europe, il n'a pas la même influence sur la Seleçao. A côté de son jeune coéquipier Robinhole, il paraît aussi en jambes que Doucouré en 2008. 90 minutes (et un coup-franc) plus tard, il rentre dans l'Histoire des grands échecs aux côtés du come back de Maradona en 1994. La Terre entière médiatique annonçait la retraite de Zidane, et le préretraité l'a poussé le premier dans les escaliers.

Amara Samba

Depuis, Ronaldinho n'a jamais retrouvé son niveau. Et, comme la carrière de Reynald Pedros, c'est de pire en pire. Aujourd'hui, Bronnie n'a plus rien d'une pépite. Il se fait même dévorer par Gudjohnsen l'Islandais, ce qui situe son niveau en-dessous de l'époque PSG. Il rentre 20 minutes, est rapide comme Ronny Turiaf, dribble comme Franck Sauzée et gagne autant de duels que Gaël Touya. Comme le PSG avec Fred, tous les clubs intéressés par Ronaldingo se sont ravisés. Sa carrière de trois ans au haut niveau prend fin et le pousse vers cet anonymat que Mickaël Debève connaît par coeur.

Football, Ligue 1 : tiercé, casté, esquinté

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On connaît les trois équipes qui évolueront l'an prochain en Ligue des Champions : Bordeaux, Lyon et Marseille. Reste à savoir dans quel ordre : Bordeaux a le meilleur entraîneur, Marseille la meilleure équipe. Lyon devra se débarrasser de la Ligue des Champions et de Boumsong pour garder une chance de jouer le titre lors de la dernière journée.

Bordeaux est revenu à un point de Lyon et Denis Balbir prend conscience le lendemain de son émission que le championnat est peut-être relancé. Au terme d'un match extra-ordinaire, les Girondins ont montré leurs dispositions à tenir la tête du championnat. Les dirigeants et joueurs auraient même dédicacé le ballon du match à Ricardo, en le remerciant d'avoir fait place nette. Son équipe de Sud-Américains, collectionneurs de tendons d'Achille, et de jeunes, collectionneurs de grands ponts en touche, a honoré la médiocrité des ancêtres de 2000, défait 2-5 par Nantes à Louis II avec Nicolas Bonnal en attaque. Ce Bordeaux-là ressemble d'ailleurs à ce Nantes-là, dernier champion avant l'hégémonie de Govou sur le foot français, qui paraît aussi ordinaire que son adversaire pendant une mi-temps et l'achève toujours à la fin. Cavenaghi, son embonpoint et ses buts ressemblant d'ailleurs à Moldovan à s'y méprendre, l'eau de toilette en moins.

Qui ne saute pas l'ogre lyonnais, hé !

Lyon, lui, est tombé au Mans avec autant d'inspiration qu'un asthmathique, ce qui devient une habitude, comme les fins de saison en boulet de canon de Marseille. L'OM est inarrêtable y compris en coupe d'Europe, mais le retard pris par Ziani, le Cheyrou mauvais et autres Zenden plombe les chances de titre. Les choses ont autant changé que la coupe de cheveux de Cissé en 10 ans : malgré l'égoïsme retrouvé de Djibrill contre Paris, l'équipe a gagné. Carrasso doit regretter cette période, au moins il jouait, ce qui ne lui arrivera plus cette saison, sauf si Gerets lui « offre » Carquefou. Valbuena, Nasri, Niang : Chantôme, qui n'a toujours pas 18 ans malgré le temps qui passe, a logiquement explosé contre le meilleur trio offensif du moment, auquel Cissé aurait quand même pu se joindre s'il n'avait pas frappé comme Teddy Bertin à deux mètres du but.

Lyon, pendant ce temps-là, prépare son 1/8e de finale contre Manchester avec la force de l'habitude. Une défaite le week-end d'avant, la presse en émoi, Aulas qui surfe sur l'inquiétude pour laisser le costume de favori… Tous les ingrédients d'une victoire mardi. Sauf si Grosso et Boumsong sont aussi mauvais qu'on le prétend.

Les grandes familles du foot : Les peroxydés

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Suite à la fin de carrière de Ronaldo, Le Vestiaire, ému, vous propose le destin des éternels tourmentés. Premier volet de cette rubrique avec une nouvelle illustre famille.

Par notre stagiaire

Gardien

José Santiago Canizares (Espagne) : Eternel second de la sélection ibérique, l’expulsion de Zubizarreta lui permit de jouer un match de Coupe du monde en 94. Titulaire avant le Mondial 2002, le portier de Valence se sectionne un tendon en réceptionnant une bouteille de parfum. Même Denériaz n’aurait pas eu telle poisse. Barré par Casillas dans le pays et écarté en club par Koeman, il a le profil type pour évoluer à Villareal… Il peut quand même se vanter d’avoir remporté quatre fois le Trophée Zamora.

Défenseurs

Taribo West (Nigéria) : Ses cheveux verts et sa fidélité à son pays comme Yvan Müller au Trophée Andros l’auront trahi au fil des ans, à cause d'une technique défectueuse enviée par son compatriote Taïwo. Aujourd’hui, il traîne ses vieilles guiboles sur tous les terrains du monde : de Serbie en Iran, en passant par le Qatar, à l’instar de Goma et Pierre-Fanfan.

Bakary Sagna (France A’) : Wenger ne (Bob) tarit pas d’éloge sur lui et Domenech le place derrière Clerc dans sa hiérarchie merdique. Une injustice des plus flagrantes depuis l’éviction de Raoux du staff de Forget.

Dennis Rodman (USA) : Le mauvais goût semble une affaire de joueurs de foot. Un scandale dont est exempt le grand défenseur de NBA, pas avare en décoloration et en garde à vue. Seule ombre au tableau, il n’a jamais suivi la mode Eddie Capron.

Milieux

Paul Gascoigne (Angleterre) : Un Euro 96 magique et un coup du sombrero, c’est ce qu’on retiendra de ce gros génie. Trop fantasque, sa carrière fut gâchée par la boisson, un point commun avec Thierry Bourguignon pour le coup.

Hidetoshi Nakata (Japon) : Star dans son pays depuis des JO 96 remarquables, le nippon a déçu au plus haut niveau. Il se noiera en Italie avec le mérite de côtoyer Meghni sur le banc quand même.

Augustine « Jay Jay » Okocha (Nigéria) : Que dire de ce créateur hors pair, hormis que des gestes techniques portent son nom ? Ah oui, ça reste à ce jour la seule bonne idée de Biétry, quand il l’a recruté au PSG. C’est pas rien.

Ibrahim Ba (France) : Cet ailier, sûrement le meilleur au monde en 96, est passé à côté d’une carrière énorme. La faute à Jacquet, qui a préféré Diomède. Globe-trotter de Turquie en Suède, il se plaît encore à sillonner les tribunes de San Siro aux côtés du petit Gourcuff.

Attaquants

Dario Silva (Uruguay) : Son homonymie avec Tony le poussera à arrêter sa carrière sur un malentendu. Amputé de sa jambe droite, il veut se consacrer à la rame pour les JO 2012. Vahirua avait déjà suggéré cette hypothèse quand il était bon.

Sylvain Wiltord (France) : Son départ à Rennes, la période cheveux roux, ses frasques nocturnes et la pub Danette suffisent largement à le faire figurer dans notre onze titulaire.

Djibril Cissé (France) : Star de notre équipe, il a poussé le bouchon encore plus loin en se teignant même la barbe. Les suspensions et les blessures le contraignent à louper les grandes compét’ internationales. Un tel sens du hors-jeu et une explosivité chère à Piasenta en font un cadre des A’. Revenu presque à son meilleur niveau, Trezeguet guette sa rechute.

 

Bruits de Vestiaire

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Sharapova, son labrador, Kim Chambers et Isabella Ferrari Testarossa mènent cette semaine la revanche des blondes dans nos Bruits de Vestiaire.

Motocyclisme. Nous avions déjà évoqué dans cette rubrique les démêlés de Valentino Rossi avec le fisc italien. Le « Docteur » a finalement réglé ses honoraires, à hauteur de 19 millions d’euros, et pourra désormais « (se) concentrer sur (son) travail ». Ca ne peut pas lui faire de mal. Pendant ce temps-là, Ferrari fait des Sienne dans la Grande Botte : Isabella est dans la ligne de mire de l’Eglise pour avoir tourné une scène de sexe « vulgaire et destructrice » dans le film Caos Calmo.

Athlétisme. Le tetrahydrogestrinoné Dwain Chambers a été retenu dans l’équipe de Grande-Bretagne pour les prochains Mondiaux en salle, malgré l’opposition de sa Fédé. Le sprinter, suspendu pendant deux ans, estime être traité comme un lépreux. « Les autres ont le droit de reprendre leur vie une fois qu’ils ont effectué leur peine, a-t-il déclaré à nos confrères du Sun. Pourquoi pas moi ? » Un délit de sale gueule, sûrement. Le Vestiaire préférerait que son homonyme Kim Chambers, jadis athlète, chausse à nouveau les pointes.

Tennis. On reste dans la blonde sulfureuse avec Maria Sharapova, dont le père avait mimé un geste d’égorgement après la victoire de la Russe en quart de finale de l’Open d’Australie. Justine Hénin, battue ce jour-là, s’est dite très « mécontente » de ce comportement. « On ne devrait pas voir ce genre de choses dans un stade de tennis. Cela nuit à l’image de notre sport et cela peut ouvrir la porte à plein de dérives. » Il ne manquerait plus que Sharapova la zoophile imite Gasquet et Tsonga, piégés le torse nu dans une boîte sordide de Bucarest.

Natation. Speedo a profité de cette année olympique pour lancer une nouvelle combinaison qui réduirait de 5% les frottements par rapport aux modèles précédents. L’équipementier a travaillé avec la Nasa, l’Institut australien du sport, le FBI et Franck Esposito pour mettre au point cette nouvelle tenue, dont pourra profiter toute l’équipe australienne. Selon nos informations, Nicolas Manaudou et son python Nimble penseraient à en équiper le groupe d’Ambérieu avant les prochains interclubs benjamins.

Biathlon. Sale temps pour Raphaël Poirée. Dépassé au panthéon du biathlon mondial, l'ancien protégé de Jean-Pierre Amat a terminé à chaque fois deuxième des trois courses longue distance de ski de fond auxquelles il a récemment participé (le marathon de Bessans, la Foulée blanche et la Bornandine). Reconverti en consultant télé, le mari de Liv Grete (photo), 33 ans, a d’autres projets en tête : ouvrir un hôtel, montrer à Fourcarde et Canard comment se servir d’une carabine, faire la promo de son bouquin et sortir un DVD. Sur les années Bjoerndalen ?

Médias. Le Vestiaire a son Closefield, les Cahiers du Foot leur Sacdefiel. Denis Balbir a assigné ce dernier en justice pour « préjudice moral », estimant que le chroniqueur – imaginaire – des Cahiers avait employé des expressions « grossières de nature à porter atteinte à l'honneur et à la dignité » du soi-disant journaliste, qui ne respecte même pas la liberté de la presse. Balbir le gominé, qui avait sacrifié depuis quelques mois déjà son honneur et sa dignité sur l'autel de France 2 Foot, réclame 50.000 euros. Les temps sont durs à France TV.

Football, L1, OM : Cissé bon comme ça

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En pleine bourre, Djibril Cissé enseigne le come back d'attaquant à Ouedec et Maurice. Il ne prétend même plus que le problème, c'est les passes à Nasri.

Neuf buts en neuf matches. Cela ressemble à Benzema, sans le talent. Djibril Cissé est de retour, à force d'un mental hors normes, avec une confiance et une arrogance qu'il n'a pas volées, contrairement à Aurélien Capoue. Plus en jambes, il a retrouvé une vitesse de course. Si cela suffisait, Bernard Mendy ne serait plus au PSG. Il y a mieux. Comme si le Bon Dieu était devenu magnanime après avoir permis à Jurietti de rejoindre l'équipe de France, il a donné à Cissé une pointe d'instinct collectif. Rien de trop : juste assez pour faire une passe hier à Niang, une fois lancés au but à deux contre le gardien, au lieu d'arroser les stadiers, ce que M'Bami et Oruma font déjà très bien en s'échauffant derrière les buts.

Llodra aussi est bon

Alors, Cissé est vraiment de retour. Il se place aux bons endroits, redevient un joueur de surface qui touche des ballons au lieu de déclencher un appel en profondeur dans les 6 mètres, syndrome duquel Bakayoko ne s'est jamais vraiment remis. Pourtant, le retour de Cissé ne suscite plus l'espoir de sa sélection au Mondial 2002. Même Govou se sent plus fort. En hommage à Diomède, si cher « remplaçant qui la ferme » de Jacquet, Djib' ne s'est pas imposé à Liverpool. Sa seule mauvaise copie de janvier était en A'. En clair, quand le niveau s'élève et que les défenses se resserrent, Cissé trébuche comme Leboeuf avant de tirer un coup-franc. Les Benzema, Henry, Anelka, Trezeguet savent jouer en une touche de balle. Cissé sait mettre la balle en touche. Chacun son truc.

Basket-Ball, équipe de France : Gomez est mal à l’aise

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Tony Parker ayant décliné l'offre, c'est le tristement célèbre Michel Gomez qui sera chargé d'éliminer la France de l'Euro 2009. Et ça, il sait faire…

Stéphane Ostrowski s'est reveillé en pleine nuit, à cause d'un terrible cauchemar : il était rappelé en équipe de France par Michel Gomez, toujours à la tête de celle-ci. Si le sous-doué antibois ne reviendra pas, son manager est bien de retour, lui. Décidément, les complots de Fédération n'en finissent plus. Dernière victime, Antoine Rigaudeau, joueur de génie, entraîneur trop inéxpérimenté. Pourtant, écarter l'ancien meneur de jeu au profit de son ancien coach est une erreur (manipulation ?) comme seul Laporte savait en commettre. On ne fait pas du neuf avec du vieux, encore moins avec du vieux périmé. Le succès, Gomez l'a connu en club, au début, il y a des millénaires, avec une génération exceptionnelle. A la tête des tricolores, certes avec une sélection parmi les plus nulles que la France n'ait jamais connu, il n'a rien su faire.

Assis sur son Seillant

Ceux qui ont connu cette époque se souviennent de ce chouchou médiatique, à l'image du Président Seillant, qui cumulait les fonctions en pleine toute puissante rivalité Limoges/Pau-Orthez. Mais jamais il n'a su apporter autre chose que son charisme dans une équipe. Il connaissait le jeu, mais ne savait pas transmettre. Son échec à Orléans est un bel exemple. Pas fait pour les petits clubs, pas fait pour les sélections. Finalement, il n'est à sa place qu'au sein d'une équipe sûre de gagner. C'est faire injure à Rigaudeau que de penser qu'il n'aurait pas su conduire la France sur la route de l'Euro (la mission de Michel l'Espagnol). C'est même carrément du foutage de gueule. Antoine le magnifique aurait pu se faire les dents sur un parcours des plus simples. Car le basket n'est pas le foot. En foot, c'est déjà pas si compliqué alors imaginez en basket. La France se qualifiera, avec ou sans Parker, avec n'importe qui à sa tête sauf peut-être avec Gomez hélas.  Avec un tel choix, le basket français n'est pas sorti de l'auberge de la médiocrité. Il est vrai qu'avec de telles instances, il n'est pas aidé.

Judo, Tournoi de Paris: Le son du Riner

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Pendant qu'Arron chiait à juste titre sur ses copines du relais et les laissait tomber pour tenter de monter sur le podium de l'Histoire, Poirée se faisait décaniller par un Norvégien et ratait une marche.

Comme nous avons pu le constater ce week-end, le seul véritable adversaire d'un grand champion est lui-même. Loeb en a fait temporairement les frais, mais pour Teddy Riner, ça paraît beaucoup plus compliqué. Comment se débrouillera-t-il pour ne pas être champion olympique à Pékin ? Mais surtout comment fera-t-il pour ne pas tout gagner pendant 10 ans ? Car si le Tournoi de Paris ne sert en principe à rien, quand on a déjà remporté tous les championnats auxquels on a participé, et que l'on gagne dans la capitale en écrasant n'importe qui, le signe est fort, lourd. Comme Le Vestiaire l'écrivait sans trop différer de l'appréciation ambiante pour une fois, Riner est imbattable et le sera longtemps. Un physique idéal, une technique constamment perfectionnée et surtout un sens tactique inégalé. Finalement, s'il ne fait pas de moto et qu'il s'entraîne plus que Darcel Yandzi, son plus gros démon risque d'être la motivation. Sans adversaire à sa taille, il pourrait rapidement perdre le goût du haut-niveau. Et s'il peut encore y croire le temps d'effacer Douillet, qui certes prend beaucoup de place au moins dans les palmarès, on ne peut que lui souhaiter si ce n'est de perdre, au moins d'affronter autre chose que Mikhaylin, s'il veut encore être judoka à 27 ans. Yamashita et Douillet sont partis sans avoir trouvé leur maître. Inoue n'a trouvé le sien que chez les lourds, il s'appelait Teddy Riner.

Daniel Fern…ansoku make ?

Sinon, hormis l'inhabituelle pluie de confirmations pour nombre de nos filles, les garçons ont lancé leur signal de détresse. Riner ne doit pas être le baobab qui cache les loosers. Il y a en effet de quoi s'inquiéter à trouver encore dans la sélection française des noms tels que Demontfaucon ou Fernandes, déjà présents en 95 pour l'un, et en 98 pour l'autre, qui n'a jamais vraiment confirmé son énorme potentiel à l'international. L'heure du 7e come-back de Stéphane Traîneau (photo) ?

Tennis, Coupe Davis : Les quatre mousquetons

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Les Français ont éliminé ce week-end la Roumanie en faisant moins d'audience sur France 4 que la 375e diffusion de l'épisode du prince de Bel Air où Will joue au golf avec son oncle.

Les Roumains disposent certainement de la plus mauvaise équipe de l'histoire du groupe élite de Coupe Davis. Comme l'Inde de 1993, mais cette fois sans la défaite. C'est le seul enseignement d'une rencontre qui avait moins de valeur que Rodolphe Gilbert. Richard Gasquet a joué son simple avec la précision de Thierry Ascione, en coup droit. Mais il a gagné en trois sets, ce qu'il doit apprendre à faire contre n'importe quel jour classé jusqu'à la 20e place mondiale. Le double Llodra-Clément s'est aussi ressaisi pour gagner. Il n'aurait pas passé un tour de grand Chelem en jouant comme cela. Llodra était le seul joueur de tennis sur le terrain. La clé termine d'ailleurs au fond d'un tiroir : le gros Guy l'ayant laissé disputer son jubilé hier contre le 15/5 roumain Tecau, il a réussi à perdre un set 6-2. Il est désormais inscrit d'office à tous les tours de qualifs de tournoi des légendes.

Génération des enchantés

Les Etats-Unis seront d'un autre calibre. Le grand espoir soulevé par la presse avec l'arrivée de Tsonga pourrait bien être aussi solide qu'Arron en finale d'un 100m. La France n'a pas de nouvelle génération : Gasquet reste le numero 1 incontestable, le numéro 2 étant le plus en forme du moment. Grosjean, Mathieu ont encore leur chance. Le double ne change pas. Cette équipe est donc la même que celle qui se réjouit chaque année d'avoir accroché une Russie déclinante en perdant. « Don't Forget », rumine Guillaume Raoux en contemplant son trophée du tournoi de Nantes, acquis de haute lutte contre Jeff Tarango (photo) un sombre dimanche de novembre 1995.

Pendant ce temps-là, une bonne nouvelle nous est venue de Paris où malgré sa défaite contre Chakvetadze, Amélie Mauresmo, en pleine forme, a retrouvé son meilleur niveau possible. Celui d'une bonne joueuse capable d'atteindre les huitièmes de n'importe quel tournoi, et même de réaliser l'exploit d'y atteindre les quarts.

Rugby, VI Nations, France-Irlande : Au Clerc de la lune

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Après s’être frottés à une équipe de peintres, les hommes de Lièvremont trouvent enfin un adversaire à leur hauteur. 80 minutes et une défaite cuisante de Bartoli plus tard, retour sur cette victoire digne des lancements de Gilardi.

Par notre stagiaire

Alors que beaucoup s’enflammaient comme une voiture à Clichy-sous-Bois sur le vent de fraîcheur qui a soufflé dimanche dernier sur Michel Murrayfield, Le Vestiaire est comme toujours resté lucide. Certes, le nom de Clerc (3 essais : 15e, 19e, 36e) parvient à remonter dans l’estime des spécialistes du sport, Heymans (49e) relègue définitivement Poitrenaud devant sa lettre de Guy Moquet et les néophytes confirment, à l’image de l’ouvreur ferroviaire Trinh-Duce. Par ailleurs, emmenés par un Rougerie survolté, les arrières ont rendu une copie parfaite, bien aidés en cela par les coups de patte d’Elissalde. Toutefois, le jeu ambitieux exigé par Lièvremont s’est fissuré tel le tibia de Cissé à l’heure de jeu. De quoi rebeller un Trèfle cueilli à froid. Après la sortie de Szarzewski, les avants ont accusé le coup  en s’effondrant physiquement en mêlée. De quoi donner l’idée à Califano de revenir sur un coup de tête…

Faux blond au rendez-vous

Mais le volume de jeu large et les déplacements nombreux connurent leur limite comme les présomptions d’innocence de Christophe Cheval et Laurent Roux. L’armada irlandaise, portée par Wallace et O’Gara, prit le dessus sur la fin de match. Gonflés autant que les chevilles de Grandin, les hommes d'Eddie O'Sullivan ont profité des ballons rendus par les Français pour revenir dans le match et imposer leur force. Fatigué par le défi physique, le XV de France l'emporte finalement 26-21 au terme d’un match plein d’enseignements. L’absence de Yachvili est aussi préjudiciable que la présence de Pascal Praud à la Jonelière. Quant aux conseils vestimentaires de Jo Maso, ils portent leurs fruits sur le staff tricolore…

Pendant ce temps-là, exilé en Afrique-du-Sud, Michalak s’invente un destin tragique à la Castaignède. Ce qui nous amène à répéter que les cheveux peroxydés sont néfastes pour mener une carrière respectable. Les jurisprudences Asloum, Martin, Virenque ou El-Hadji Diouf plaident magnifiquement en faveur de cette théorie.

Football, L1 : La Metz est dite ?

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La fin du mercato a sonné, au grand dam de papy Aulas, qui n’est pas parvenu à vendre Müller. Dire que la Ligue 1 va prendre un tournant décisif semble aussi évident que la prochaine retraite de Mauresmo.

Par notre stagiaire

On va se marrer doit se dire Thiriez entre deux chants grégoriens, autrefois appelé chant messin (décidément tout se perd là-bas). Les raisons de se réjouir sont nombreuses. D’abord, nous avons un championnat homogène : 8 points séparent le 5e, Monaco, du 18e, Auxerre. Ensuite, les filets ne cessent de trembler, grâce à l’aimable participation de Coupet et Roma, qui ne rechignent pas à la tâche. L’éclosion de Valbuena, le génie de Benzema ou les baffes de Jurietti tendent également à remettre la L1 sur les bons rails. On en viendrait presque à oublier les humiliations en UEFA si Dreossi fermait sa gueule. En coulisse, il se dit que Nougaro regretterait d’avoir écrit un hymne à Toulouse. Heureusement, il y a ce grand nigaud de Pelous qui s’engage en politique.

Ramé, c’est pagaie

Avec autant de joueurs à l’infirmerie que l’équipe Astana, Lyon reste encore une énigme aussi indéchiffrable que le mystérieux digicode de Chamou pour la ceinture de chasteté de sa femme. Le brillant M. Poulat a trouvé la solution pour diminuer ses fautes d’arbitrage : faire disputer les matchs sans visibilité ; Auxerre-Nancy a été un modèle du genre. Et France2Foot qui va s'arreter. Dommage, sa deuxième partie commençait à plaire. Pas si etonnant, avec sa blonde platine, son poète obèse et son repris de justice. Un casting digne du loft.

Reste le cas Sylvain Wiltord. Ce dernier ne figurait curieusement pas dans la liste des 36 : échange-t-il des textos taquins ou est-il fini ?

Foot, Equipe de France : Oh label Bleu

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Les Français ont perdu le match qu'ils pouvaient perdre en Espagne, hier soir. Seul Thierry Gilardi s'inquiète encore.

La France sera bien favorite du championnat d'Europe. Démonstration en a été faite hier soir, à l'heure où Giuly envoyait des textos à une femme dont le mari était occupé. Un match sans relief, entre des Bleus en reprise et des Espagnols au top. L'illustre Robert Pires avait annoncé que l'Espagne gagnerait l'Euro et que sa supériorité sauterait aux yeux contre la France. L'ancien Messin paraît encore moins spécialiste de footbal que du divorce de Thierry Henry. L'Espagne a buté sur la France : même Thuram a paru aussi impérial que le bus londonien Gallas. Avec leurs absents, les Bleus ont déjà autant de marge sur les Ibères que Metz pour assurer la descente.

Résolution de rechange

Alors, ils ont perdu, c'est vrai. En concédant au total deux coups francs dangereux et un but sur une inattention, que l'équipe de France a rayé de son vocabulaire en compétition internationale depuis 1998. Excepté en 2002, pour le jubilé de Franck Leboeuf. Et quand cette équipe sera au complet offensivement, avec un mois de préparation derrière elle, elle fera passer le Brésil de 1994 pour une équipe insipide.

A Malaga, seul Anelka était en forme. Ses déplacements, son maillot rouge, il a affolé les boeufs espagnols qui ont parfois chargé sans éviter les banderilles. L'enseignement de ce match est que les Bleus, offensivement, ont plus d'options que Pascal Nouma au bac. A quatre joueurs : Ribéry à droite, Malouda à gauche, Henry avec Anelka ou Benzema. Ou à trois joueurs : Malouda et Ribéry derrière Henry, Benzema ou Nasri en meneur de jeu. Et si Malouda se met à jouer du François Clerc, comme hier, Benzema peut se décaler avec plus de succès que n'en a connu Henri Kasperczak. Il faudra peut-être s'y résoudre. N'oublions pas Benarfa, et oublions Rothen et Piquionne. Aucune sélection au monde, et a fortiori en Europe, ne peut compter sur de tels joueurs aujourd'hui.

Rugby, XV de France, Tournoi : Lièvremont démarre sans

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Peyo Greenslip, Fabien Pelous et Christophe Dominici ont pris leur retraite internationale ; Jo Maso et Lièvremont ont le même fournisseur de cols roulés ; Rugby Hebdo n'est plu, mais le XV de France reste le grand favori de la Coupe du monde 2011.

Nous avions laissé le XV de France sur une dernière envolée de Peyo Greenslip, les rhumatismes de Pelous et un essai de Contepomi. Lièvremont a viré depuis tous ceux qui courraient moins vite que lui, les cadres de Laporte ont sauté et les Bleus se sont frottés sans dommage au chardon écossais.

Et voilà les médias qui leur promettent déjà le Grand Chelem, les trois tournois suivants et la Coupe du monde 2011. Même Castaignède, dans sa tribune bi-hebdomadaire du Guardian, a déjà oublié qu’il avait misé la semaine dernière sur une victoire finale de l’Irlande.

L’équipe a effectivement montré un bien meilleur visage que celui de N’Tamack. Elle n’a pas beaucoup de crédit : c’est quand même plus facile de jouer vite sans Pelous et Imanol. Clerc (photo) a prouvé que son patronyme n’est pas aussi dur à porter que ne peuvent le laisser croire les performances de son homonyme footballeur. Sa copie aurait même frôlé le sans-faute s’il n’avait pas choisi les mêmes chaussures orange que Cédric Immense.

Mignoni court sur les à-côtés

Elissalde n’a pas cédé à la mode toulousaine, mais ses tentatives malheureuses ont sûrement conforté Guy Novès dans ses choix, dommage que Kelleher ne puisse pas jouer en équipe de France. On pense ce qu’on veut de la coiffure de Mignoni, mais il est tout de même surprenant de lui avoir préféré Parra tonnerre en n°9 bis. Le Berjallien était sûrement en classe verte dans le coin, avec François Trin-Dhuc, sur le nom duquel on vous évitera le jeu de mot facile.

S’il n’y a pas grand-chose à redire des baptêmes de Malzieu et Ouedragogo, celui de la première ligne est plus inquiétant. Servat et Brugnaut, plus à l’aise à gauche, se sont fait bousculer par la mêlée écossaise avant d’être remplacés, peu après la mi-temps. Szarzewski et Mas ont apporté davantage d’assurance, espérons simplement que Lièvremont les intègre à son XV de départ contre l’Irlande. On sait à quel point les Bleus savent déjouer quand ils sont favoris.

Football, L1, OM, Caen : Tout d’un Grandin

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Billy Elliot Grandin a pris la place handicapée de Matt Moussilou sur le parking de la Commanderie. Bonne nouvelle pour l'OM : le clubber normand sait aligner trois phrases. Dialogue de lourds.

Franck Dumas : « Elliot Grandin est un jeune plein de qualités, mais il a du mal à comprendre ce qu'on lui dit. Cela fait deux ans qu'il m'emmerde. A chaque fois qu'il doit jouer, il est en boîte la veille. »

Elliot Grandin : « Si j'étais aussi mauvais qu'il le dit, comment ça se fait qu'il m'a couru après pendant deux ans pour essayer de me faire prolonger. Il faut être faible pour parler comme ça dans le dos des gens. C'est pitoyable d'entendre un homme de cet âge agir de la sorte. Ce n'est pas intelligent. De toute façon, je n'ai surtout pas de leçon à recevoir d'une personne qui a perdu tout son argent dans les casinos et dans les soirées. »

Franck Dumas : « J’en n’ai rien à foutre. »

Jean-François Fortin : « Ce n'est pas du Grandin dans le texte. Moi qui le connais, je peux vous assurer qu'il est incapable d'aligner ces trois phrases bout à bout ! Je suis surtout surpris que l'OM se soit intéressé à Grandin. Honnêtement, la France du foot se marre devant ce transfert. Peut-être qu'elle a tort et qu'Elliot sera le futur Ronaldinho. Mais, pour l'instant, il n'y a qu'un Q.I. assez faible pour le croire. »

Qu'en pensent Patrice Garande, sa fille, ses Umbro trouées et son paquet de Gitanes ?

Foot, Equipe de France : Domenech aime-t-il les spaghettis ?

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La presse s'est focalisée sur l'absence de Trezeguet pour mieux masquer un des plus gros scandales de ce début de siècle : la présence de Clerc dans les 36. Autopsie d'une escroquerie sans précédent par notre nouveau chroniqueur stagiaire, revu et corrigé par Paul Amar.

Boumsong le savait ! Pour être appelé par tonton Raymond, il y avait deux choses à éviter : jouer à touche-pipi avec la mère Denis et s’expatrier en Italie. Dans ce contexte, on parle de cumul des mandats pour Giuly, qui pourra désormais se concentrer sur sa fin de carrière comme Robert Pirès sur le yellow submarine. Zebina et Dacourt n'ont pas saisi ce que même Boum' est parvenu à comprendre. Si ça se trouve, Gasquet les battrait aux échecs. Alors, problèmes de communication ou de jeu, Raymond « l’imposteur » (comme aimait à l'appeler Thuram avant de retourner sa veste et Karine Lemarchand) ne veut curieusement pas de Trezeguet titulaire, tandis que Cissé sera incontournable en A’.

Lazlö Bolognaise

En réalité, ce n'est pas si étonnant que ça. Depuis les matchs truqués en Espoirs et depuis cette fameuse séance de tirs au but du 9 juillet et la barre que seule Le Pennec pouvait louper dans ses mauvais jours, Raymond garde une certaine rancœur envers nos amis transalpins. Son antipathie, aussi profonde que son épouse, ne trouve que peu d'exceptions. En effet, il lui a quand même fallu aller jusqu'à constater que Puygrenier (sosie de Leboeuf avec le charisme de Cygan) ou Delpierre postulaient en porteurs de chasubles pour rappeler Mexès en EDF. Et encore, Silvestre tête d’obus a frôlé la convocation ! Finalement on retrouvera seulement deux joueurs français qui jouent en Italie puisque Frey s’est blessé… peut-être en fixant un spot d’éclairage. Soit autant que pour la Coupe du monde allemande. La boucle est bouclée soulignerait le coiffeur de Balbir.

Enfin, n'oublions pas la jurisprudence Jurietti, Faubert, Moreira ou Chimbonda. Avec un tel autiste à la baguette, Diaby et Rothen ont de quoi être aussi sereins qu’une descente de Cavagnoud pour leur avenir en bleu.

Foot, L1, Bordeaux : Rente en Blanc

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Laurent Blanc apprend vite son métier d’entraîneur. Voici pourquoi il est déjà le meilleur en L1, et pas seulement parce que Roussey (Saint-Etienne) et Papin (ex-Lens) officient, en trois raisons.

Un manajoueur

Contrairement à Jurietti, Blanc était un défenseur qui aimait plus le ballon que les tibias adverses. Son style de jeu, passes courtes et mouvement, il l’a expliqué et imposé dès son arrivée. Avec talent : même Alou Diarra a compris. Incapable de tenir éveillé un seul spectateur sous Ricardo, Bordeaux joue bien et a des résultats, avec un effectif quasi-identique : 2e en championnat, qualifié en coupe de l’UEFA.

DRH du riche

Sa gestion d’équipe est remarquable. Dès cet été, il dit à son président, le très peu roots Jean-Louis Tryo, que son effectif est faible, avec la courtoisie de ne pas nommer Micoud. Avec quelques arrivées, plus des jeunes, et en virant Darcheville, l’ensemble tient la route.

Il dispose d’une équipe et demi. L’effectif tourne et se créé des occasions à la Puel. Tous les joueurs sont à leur meilleur niveau. Ramé marche sur l’eau, Bellion n’est plus la grande buse de Nice, Alou Diarra a réappris à faire des passes. Cavenaghi prouve que ressembler à Madar n’empêche pas d’être un buteur. Seul Micoud est fantomatique, sans doute nostalgique de Benarbia et Ziani. Il collectionne tellement de sifflets que les arbitres sont jaloux. Mais n’est-ce pas justement son meilleur niveau ?

Soliste de haut niveau

Blanc n’est pas du genre à chercher des excuses. Si un jeune est meilleur qu’un vieux, comme Trémoulinas, pas de discours sur la protection des « mineurs ». Roussey (Saint-Etienne), qui était hilare quand le public vert scandait « On t’encule Hasek », fait moins le malin. Cette saison, il s’est maintes fois adonné à la flagellation : la sienne, celle de ses joueurs, celle des médias. Blanc sait où il va, sait pourquoi ça marche ou pas. La communication, chez lui, est minimale. Seulement bornée à quelques banalités le soir de victoire et un souci de protéger ses joueurs d’un effet d’annonce pour le titre, pourtant légitime. Bien vu. Dans un passé proche, Bordeaux a souvent montré qu’il supportait aussi bien la pression qu’un alcoolique anonyme.

Rallye de Monte-Carlo : Loeb, le soir ou l’ennui

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Loeb aurait pu profiter de son week-end monégasque pour apprendre l'Anglais, passer chez le coiffeur de Jérémy Menez ou prendre l'apéro avec la grand-mère d'Elena. Il a préféré sortir sa C4 du garage. Tant pis pour Gigi Galli.

Il ne manquera bientôt à Sébastien Loeb qu’une virée en hélicoptère pour devenir l’égal de Thierry Sabine et Colin McRae. L’Alsacien a assuré à Monte-Carlo sa cinquième couronne mondiale consécutive. A quatorze courses de la fin du championnat.

La retraite de Grönholm a retiré son dernier intérêt à une discipline qui avait déjà du mal à attirer celui des médias. Loeb a mis en Principauté plus de 2’30’’ à Hirvonen en roulant pendant deux jours le bras gauche à la portière. Ca devrait être le même tarif chaque week-end, à commencer par la Suède, où il ne neige même pas.

Haut et Delecour

A moins d’imiter Markko Martin, Loeb pourrait être sacré dès la fin de l’été, comme Schumacher à ses grandes heures. Plusieurs options s’offrent alors à lui: il remplace Bourdais chez Toro Rosso et laisse Elena conduire la C4 ; il demande à la WRC de commencer chaque rallye avec deux minutes de pénalité ou bien il se remet au trampoline…

La course à la deuxième place est plus ouverte derrière. Hirvonen a la même caisse que Gronhölm, mais le charisme de Didier Auriol. Sordo ne sait conduire que sur asphalte, Latvala sur terre et Gigi Galli dans les ornières. Même Delecour peut espérer rentrer dans les points.

En attendant, le casino-hôtel Monte-Carlo de Las Vegas était bien le seul à s’enflammer le week-end dernier.