Football, Ligue 1 : Bordeaux a de la bouteille

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Depuis le Bordeaux-OM de 99 et le retourné de Laslandes, Chaban-Delmas n'avait pas connu tel état de grâce. Le spectre de Ricardo n'avait une place que pour Bordeaux-Lille.

D'accord, Mickaël Landreau préfère ne plus plonger pour éviter les boulettes. D'accord, Paul Le Guen n'avait pour solution que de faire rentrer Linda De Souza pour revenir. Mais quand même : Bordeaux a été très fort hier soir. Grâce à un homme, surtout. Non pas Wendel, il est vrai sur un nuage qui l'a transformé en Basile Boli l'espace d'un instant, et qui a marqué en un match plus de buts que Pierre-Alain Frau cette saison. C'est Fernando, la véritable star de cette équipe. Quand il est là, même Micoud se met à faire des passes décisives. Jurietti ne met plus de baffes. Son retour a changé le visage de Bordeaux, soulagé d'un poids comme le public quand Bakayoko est remplacé.

L'équipe du dimanche

Bordeaux a démontré tout ce qui le séparait d'un PSG qui n'a pensé qu'à défendre même à 0-3, à la faveur d'un autisme tactique digne d'être décrypté chez Delarue. Bordeaux est l'équipe de demain, spectaculaire, celle qui aura les faveurs de la télévision si elle ne change ni d'effectif ni d'entraîneur. Deux qualités de haut niveau ont éclaté hier comme une arcade d'Asloum. La capacité à presser haut son adversaire pour l'étouffer. Et les changements de rythme, qui ont fait succomber Paris aussi vite que la femme à Chamou. Sauf carnage de Jurietti et Jemmali à l'entraînement, les Girondins ont assuré leur place en Ligue des Champions. Le Lyon-Bordeaux de la semaine prochaine s'annonce aussi indécis qu'un Mutis-Ascione.

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