Football, Ligue des Champions : Gare à l’impair, hein !

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Lyon a une grande chance à saisir contre Manchester. A condition de jouer sur ses qualités techniques et d'éviter les erreurs dramatiques, comme faire débuter Fred.

L'OL joue ce soir le match le plus important de son histoire, comme l'an passé contre la Roma et il y a deux ans à Milan. Sans mésestimer le potentiel des Anglais et malgré l'absence de Sylvestre, les Lyonnais ont leur chance. Parce que l'OL n'est pas le PSG, il n'a pas à choisir entre défendre et attaquer. Lyon peut gagner, mais seulement s'il ouvre le score. Dès lors, un choix à faire : doit-on attendre la 75e minute pour sortir, au prix d'un improbable 0-0, ou attaquer d'entrée ? Lyon a subi bêtement une seule fois, à Barcelone. Ils ont récolté une valise qui a failli servir à Perrin.

Claude Puel, avec la circonstance atténuante d'avoir alors eu Odemwingie comme « buteur », a payé pour apprendre que ne pas saisir sa chance à Manchester est criminel. Denis Balbir s'égosille déjà dans ses rêves en imaginant l'enfer qui attend les Lyonnais à Old Trafford dans les trente premières minutes. Le légende, la même qui fait encore de Pauleta une terreur des surfaces, veut que la première demi-heure ne doit être passée qu'à défendre, en priant pour tenir le 0-0. Bizarre : Lyon, l'an passé, n'avait presque pas vu le ballon à domicile contre la Roma et encaissé deux buts en première mi-temps.

Compo dans l'oeil

Lyon doit donc tenir le ballon pour gêner Manchester. Attaquer pour l'inquiéter et surtout, pour marquer. Sur la foi du match aller, ils sont capables des deux. Ce qui exclut Fred : le Brésilien a déjà marqué de son empreinte deux éliminations lyonnaises en Ligue des Champions. A Milan, il perd un ballon brulant sur l'ouverture du score d'Inzaghi avant de vendanger toutes les occasions qu'il peut. Contre la Roma, il garde sa concentration en pétant le nez de Chivu. Sans oublier qu'il y a deux semaines, l'ancien esthète de Cruzeiro a délivré une partition technique proche du défenseur uruguayen type, rendant systématiquement le ballon aux Mancuniens par des contrôles aussi limites que ses fautes.

La composition d'équipe de Perrin ressemblera à son baccalauréat d'entraîneur. Le bac blanc, à coups de 4-4-2 en début de saison, n'avait rassuré personne. Pour Cris et Benarfa, l'entraîneur a des antisèches. Ils joueront demain, sinon Perrin aura de grands soucis. L'adjoint d'Aulas et de Lacombe, vues les difficultés de l'infâme Wes Marron contre Govou il y a deux semaines, a l'interdiction de ne pas lui opposer Benarfa. Et Squilacci a bien mérité d'arrêter les antidépresseurs : jouer avec Cris est autrement moins stressant que le Clebar d'Anderson et Boumsong.

Lyon s'est jaugé à son adversaire uniquement lors du match aller. L'OL avait soutenu la comparaison. Rien ne dit qu'il la soutiendra au retour car Manchester reste plus fort. Mais comme on croit aux miracles, on ne vous dira pas la vérité.

Une réflexion au sujet de « Football, Ligue des Champions : Gare à l’impair, hein ! »

  1. Le Vestiaire : »Lyon doit donc tenir le ballon pour gêner Manchester. Attaquer pour l’inquiéter et surtout, pour marquer. »

    Perrin : « Le temps joue pour nous »
    Alain Perrin espère que ses joueurs sauront tenir le 0-0 le plus longtemps possible face à Manchester United en match des 8e de finale retour de la Ligue des Champions pour pouvoir marquer au moins un but qui pourrait qualifier l’OL

    Qui aura raison???

  2. Bonjour Maratre,

    Si Lyon tient le 0-0 jusqu’au bout, ce sera à la fois un miracle et une grosse connerie, car il ne vous a pas échappé que ce score serait éliminatoire.

    Perrin manie l’intox parfaitement, en se foutant de la gueule du monde. Il déclare qu’il aimerait dominer, se créer des occasions et marquer vite mais que Manchester imposera une forte pression, avant de conclure qu’un petit 1-0 suffirait à Lyon. Aussi limpide que le jeu de Kader Keita. Ce qui est sûr, c’est que si Lyon décide de balancer des ballons dans les tribunes dès le début de match en attendant une ou deux opportunités pour marquer, arriver à 0-0 à la mi-temps sera impossible. Ou alors, Coupet et ses poteaux seront dans le soir de leur carrière, tel Landreau en 2002 contre le même Manchester.

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