Football, Ligue des Champions : OL done, but…

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Lyon a montré qu'il avait largement les qualités pour passer. Et surtout les défauts pour se faire éliminer quand même. Le Vestiaire ne voulait pas dire la vérité, mais une fois de plus, il savait et ne s'est pas trompé. Hélas.

Le sport français a encore frappé. Dans la panoplie des occasions manquées, des matches à regrets, Lyon vient de se faire une place de choix, à côté de la demi-finale Nantes-Juventus, 96 mais pas de la finale de Clément contre Agassi. Comme prévu, Lyon n'a pas pris de taule et n'a encaissé que deux buts en deux matches. Ce qui l'était moins, eu égard à leurs possibilités, c'est que les Lyonnais n'en ont marqué qu'un.

Car Lyon avait largement les moyens de passer hier soir à Old Trafford. Pendant aussi longtemps que la carrière de Moussilou à l'OM, Lyon a donné le sentiment de ne pas attaquer un Manchester très prenable. Sauf durant deux ou trois périodes de cinq minutes où l'OL a joué haut, a gardé le ballon. Et mis Manchester en danger. Il n'y a malheureusement pas eu assez d'occasions, comme sur cette bonne récupération de Clerc, qui a superbement centré pour les remplaçants sur la touche opposée. Il a manqué l'esprit tueur de Glasgow, ce regard séducteur que Patrick Blondeau avait devant chaque mollet sans protège-tibia.

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I'm a Fred 

Entre temps, Manchester a réussi à exploiter l'une des rares erreurs de la défense de Lyon. Grosso, planté comme un Pioline en finale, et Ronaldo, qui réussit son seul geste du match. Les grands joueurs, même mauvais, sont toujours là. Les joueurs qui puent aussi, pour polluer le jeu en entrant, comme Keita, qui a touché le poteau sur une offrande de Benzema et perdu autant de ballons que Babacar Gueye derrière Saint-Symphorien. Ou Fred, qui a cherché la faute en en faisant. Il y avait une différence de qualité chez les remplaçants, sans aucun doute. La qualification s'est jouée sur des détails, et celui-là était le principal.

Lyon pourra toujours se rassurer en se disant qu'avec l'expérience acquise, notamment par les plus jeunes, Ben Arfa, Benzema ou Toulalan, l'an prochain ça ira mieux. Ce serait une belle connerie, à la française.

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