L’édito du Vestiaire : Les absents n’ont pas toujours tort

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Le tennis mondial sans leader, Ingrid Jacquemod et Marie Marchand-Arvier qui brillent à l'entraînement, heureusement Sylvain Chavanel fait du vélo entre Paris et Nice.

Dans un rugby qui n'intéresse presque plus personne, Marc Lièvremont a réussi une performance exceptionnelle : faire regretter Bernard Laporte. Il faut dire qu'il tente de tout faire comme le ministre à lunettes, comme essayer les 846 joueurs qui lui tombent sous la main. Mais lui innove, il commence par perdre avant même d'avoir gagné. Finalement, il rappelle des vieux, commençant à comprendre, comme le disait Le Vestiaire, qu'il n'y a pas photo entre la nouvelle génération bien faible et la précédente. Va-t-il rappeler Tordo (photo) ? Reste une question: combien de temps va-t-on encore tolérer Maso et son trio à la tête du quinze de France ?  Faible est un terme flatteur pour l'athlétisme français, qui n'avait emmené que douze athlètes aux mondiaux pour mieux rappeler que la compétition en salle on s'en branle, mais surtout pour mieux faire ressortir le vilain niveau de Jérome Clavier à la perche, qui a taquiné son record à 5m75. Vilain, comme les deux dernières saisons de Lyon, qui se contente d'enfiler les titres sans aucune ambition, ni aucun regrets. Nous l'avons dit depuis longtemps, l'âge d'or du club est fini depuis fin 2006, et ce Lyon là ne restera pas dans l'histoire du foot européen comme Marseille, Bordeaux, PSG, Nantes, Bastia, Reims ou Monaco. Juste dans celle du foot français, c'est déjà pas mal, il y a Metz sur la même étagère. Ah non, en fait même Metz a fait son exploit en Coupe d'Europe. Toulouse aussi.

Pendant ce temps-là, Chenut est viré de L'Equipe, sans doute aidé par l'excellent traitement de l'info que nous relevons sans cesse, mais aussi par la Coupe du monde de rugby tellement fabuleuse et passionnante qu'elle n'a pas boosté les ventes. L'heure de Jacques Marchand serait-elle venue ?
Grange, de son côté, fait ravaler toute leur gerbe aux journalistes en terminant quatrième de l'avant-dernier slalom de la saison. Seul Le Vestiaire n'avait pas remis en cause le talent du leader de la Coupe du monde lors de son récent passage à vide.

Une réflexion au sujet de « L’édito du Vestiaire : Les absents n’ont pas toujours tort »

  1. De toute évidence, cet article met en relief toutes les invraisemblances du Vestiaire. Jusque là il était à peu près proche de la vérité qu’a toute sa vie durant guetté Fox Mulder. Sauf qu’à partir de « Bordeaux a de la bouteille », les journalistes sont partis encore plus en vrille que Marina Anissina perfusée de Vodka. La démonstration atteint son apogée au cours des 2 dernières analyses. Bordeaux n’a pas inquiété Lyon, les cartons n’y changeraient rien, le brave Kader s’est même chargé de plier l’affaire pour montrer l’écart énorme entre les 2 équipes. Certains l’ont dit, mais pas vous, Bordeaux n’aurait pas dû brader l’UEFA, une compétition dans laquelle l’OM n’a aucune chance vu le niveau des concurrents. L’amère déception de la piquette en Ligue des Champions et l’absence de clubs russes au prochain tirage au sort poussera Marseille rapidement vers la sortie. Bien sûr Le Vestiaire le dit Bordeaux peut croire au titre… mais ne l’aura pas. Et le blog s’en sortira toujours comme ça au point de ressortir ses vieux articles à tout bout de Deschamps désormais. Malheureusement, certaines choses sont incorrigeables. La fin de Ronaldinho, Lyon fini, alors qu’un championnat et une Coupe de France sont un bilan que Marseille, Toulouse et Metz réunis n’ont pas en 14 ans. Pour achever l’accumulation des bourdes du Vestiaire ces derniers temps, parlons encore de Lyon qui n’a pas marqué la Coupe d’Europe puisque 5 fois d’affilée (série en cours) ils passent le 1er Tour, 3-0 face au Réal des Galactics, 8-2 face au Werder, 3-0 face au Bayern ou 2-1 chez l’Inter Milan. Les chiffres parlent d’eux même. Enfin prochainement nous verrons que le XV de France est une équipe de tocards et pourtant il pourrait s’adjuger le Tournoi devant des Gallois irrésistibles et invaincus. Remobilisez-vous Messieurs !

  2. pour une fois, pas trop d’accord avec les très bons articles (bien méchants, on aime ça!) du vestiaire.
    Depuis Lièvremont, on retrouve un plaisir de voir l’EDF jouer, alors qu’on s’était fait c…. pendant 8 ans…
    Alors, non, on ne regrette pas Laporte!
    D’accord, ils ont fait une grosse revue d’effectif, mais c’est aussi une façon de voir qui parmi les jeunes pourra s’intégrer à un système de jeu totalement différent de l’ancien (c’est clair!)
    Laissons leur un peu de temps pour s’installer.

    Sinon, les ventes de l’Equipe ont baissé, c’est plutôt une bonne nouvelle, non?

  3. Cher Loïc Tort,

    Bien tenté, hélas c’est un coup dans l’eau. Mais rassurez-vous, vous n’êtes pas le plus nul de nos lecteurs, car vous avez compris une grande partie de nos explications, pas toutes, mais pourquoi ne pas vous laisser le temps de la reflexion. Par contre votre connaissance du sport n’est elle pas vraiment aboutie. Pour finir votre naïveté sur notre lucidité est touchante. Vous imaginez que nous pratiquerions l’autosatisfaction si nous n’étions pas inattaquables? Voici donc notre réponse, faudra pas venir pleurer. Mais il est vrai que le risque est parfois grisant pour vous comme pour nous:

    Première connerie: Bordeaux n’a donc pas inquiété Lyon. C’est bizarre, tout le monde pour une fois mais alors tout le monde a pourtant vu le contraire. Vous n’avez donc sans doute pas regardé le matche en entier. Et ce Lyon qui doute à partir de la moitié de la première mi-temps. Et quelques minutes après leur troisième but et surtout le 2ème bordelais. Et Lyon à 10, ou Bordeaux avec Wendel auraient changé le cours du match à 3-2, c’est indiscutable. Après, on a jamais dit que Lyon n’était pas plus fort que Bordeaux d’une manière générale. Mais sur ce match, Bordeaux pouvait faire jeu égal et l’a même fait une bonne partie du match (avez-vous les stats à la mi-temps : même nombre d’occasions, meilleure possession girondine ?).

    Deuxième connerie : Lyon a donc marqué la Coupe d’Europe. C’est vrai que quart de finale c’est pas mal quand les Français cités faisaient pour la plupart au moins demi-finale, mais bon passons, ce n’est pas l’arguement principal. Les matches que vous citez sont-ils des exploits ? Faudra redéfinir le terme exploit. Nous pensions que battre une équipe inférieure était plutot normal. Or c’est connu, Metz était très supérieur à Barcelone, ou Toulouse à Naples ou même Bordeaux à Milan en 96. Quant à Lyon, ils avaient une équipe bien supérieure au Werder, à l’Inter, au Real des anciens Galactiques (contrairement à cette année), alors battre n’importe quel club n’est logiquement pas un exploit. Lyon c’est comme Saint-Etienne ou Marseille, sauf que dans les résultats européens c’est pas comme, un point c’est tout.
    De plus, qui citerait en exemple ces victoires lyonnaises ? Personne, puisque ça n’a marqué personne.

    Troisième connerie : Lyon n’est donc pas mort ? A ce sujet nous allons publier dans les jours à venir la nécrologie et vous comprendrez mieux. Mais il est vrai que de s’arrêter en 8èmes, là où on faisait quart n’est pas une regression. Evidemment au niveau français c’est la même chose mais le grand Lyon c’était pas au niveau français, mais bien au niveau européen. Sinon on peut dire le grand Bordeaux, Lens, Monaco, Nantes…. Le grand Marseille, c’etait celui des Coupes des champions, pas parce qu’il gagnait le championnat, Saint-Etienne pareil. Et tout le monde parle de la reconstruction lyonnaise, qu’il va falloir entreprendre. Si ça c’est pas un nouveau Lyon. Evidemment, la structure du club n’est pas morte. Lyon ne va pas s’appeler Châteauroux et jouer à Grenoble. Mais nous pensons que vous l’avez compris, enfin on l’espère pour vous. Le grand Lyon est mort, c’est tout. Une coupe de France et un championnat, mais vous vous foutez de la gueule de qui ?

    Quatrième connerie : Evidemment que le quinze de France peut gagner le tournoi, vu que Lièvremont a rappelé les 3/4 de la génération Laporte, (enfin ceux qui jouent encore). Mais ça c’est écrit dans le papier, alors c’est juste un problème de lecture.

    Cinquième et sixième conneries : Pour Marseille vous devriez attendre un petit peu. Déjà, que Marseille passe ce tour, pour vous moquer des clubs russes. Et donc les tours suivants. Ronnie n’est pas fini ? Ah bon. Rijkaard est bien bête alors de le mettre remplaçant et de le faire jouer que quand il y a des blessés. Mais bon grâce à votre remarque, ça fera peut-être réflechir le jury du Ballon d’or.

    L’équipe du Vestiaire

  4. Cher Olympique Lyonnais de Haute-Vienne,

    Premièrement, nous trouvons que Laporte a été nul, mais il est faux de dire que l’on s’est fait chier pendant 8 ans. Nous avons même souvent pris du plaisir, en tout cas plus de plaisir que devant cette trop timide jeune génération qui nous rappelle (malgré le jeu déployé) ces selections poussives qui étaient alignées avant l’ère Bernie. Ensuite, la revue d’effectif c’est bien, mais c’est exactement ce qu’a fait Laporte au début de son mandat. C’était juste un parallèle. Et bien-sur nous sommes d’accord avec vous, laissons leur du temps, mais ce n’est pas une raison pour ne pas constater et commenter les carences actuelles ou parler de certains jeunes qui ne font pour l’instant pas le poids.
    Il est évidemment trop tôt pour juger Lievremont.

    Merci pour votre participation

  5. Cette réponse pèse déjà plus lourd que ce qui a été dit précédemment.
    Grâce à certains de vos points, on peut s’apercevoir de quelques lacunes malveillantes. La 1ère connerie vous la provoquez aussi habilement que les pénos de Ravanelli. Les stats on s’en fout, Lyon aussi avait les mêmes stats que Manchester, pourtant ils n’ont jamais semblé en mesure de les battre comme Bordeaux qui, de surcroit a toujours été mené sauf pendant l’échauffement de Boumsong. C’est décevant de votre part, Lemonier ou La Verdière l’aurait vu malgré leur incompétence et leur sourire ingrat. Les 2 points suivans sont discutables mais c’est un point de vue qui se respecte davantage que la chronique de Del Bello. Certes l’OL est en déclin (Marseille aussi en 92 pendant leur bonne période européenne) mais qui vous dit que le club ne va pas rebondir l’an prochain ? avec un autre entraîneur, l’adieu à Juninho et une organisation interne différente ? Là encore des affirmations laissent à désirer la femme de Coupet. Faut-il y voir une rancoeur contre Lyon ? Malgré un 8e de finale décevant, peut-être n’est-on pas en mesure de oir ça aant quelques année chez les français. C’est suffisant pour qu’on s’en souvienne… même si vous faites passer leur adversaires pour des équipes de Poitou-Charentes. La suite est déséquilibrée en revanche, et on le sait, le coaching, Rijkaard c’est pas son fort. N’oublions pas les critères extras-sportifs: Raùl aurait pas sa place dans la sélection espagnole, Wiltord à Rennes ? Je ne vous apprend pas aussi que la concurrence joue et que des choix sont implicites. Ronaldinho peut très bien marquer un doublé en finale de Ligue des Champions et gagner un ballon d’or dans 2 ans avec le Milan AC ou Chelsea. Vieira peut avoir un niveau raisonnable à l’Euro. L’espoir fait vivre non ?

  6. Bien sûr, pendant ces 8 ans, nous en avons vu, des beaux matchs. Des pas bons aussi, d’ailleurs.
    Mais au fil des années, le jeu devenait tellement prévisible, avec un entraineur qui racontait tout et son contraire avec une mauvaise foi incroyable ( mais à Bernie personne n’a refusé de lui serrer la main…).
    Ce que je veux dire, c’est qu’il est réjouissant de voir des entraineurs essayer de proposer un autre rugby, même si contre l’angleterre ils ont été dans l’excès.
    Ils font des essais, ok.
    Si dans 2 ans ils essayent leur 25ème charnière, là on pourra s’inquièter.
    Sur ce, bonne continuation!

  7. Cher Vestibule

    5m.75,vilain niveau…J’ai cherché l’ironie dans cette phrase, je ne l’ai pas trouvée, j’aimerais qu’on me dise que je suis bien plus myope que mon voleur d’ophtalmo ne veut bien me le faire croire.
    5.75m c’est beaucoup plus haut que le niveau des discussions footballistiques sur ce site.
    Sachant que le surdoué en question,n’a pas encore fêté ses 25ans…Rdv à Pékin.

    Amicalement
    Aki

  8. Cher Monsieur Kaurismaki,

    J’espère que vous avez plus d’ambition pour vous que vous n’en avez pour le fils Clavier.
    Si je vous dis Jean Galfione,5m80 ça vous évoque quelque chose? C’était en 1991 il avait 20 ans (à 21 c’était 5m90).
    Si je vous dis Romain Mesnil, 5m80 ça vous parle plus? Il avait 21 ans (à 22 c’était 5m93).
    En effet, 5m75 (ou 5m80 record personnel) c’est pas vilain du tout à 25 ans à peine. Il est même très en avance le bougre.

  9. Cher Cidre de Corneille,

    Puisque vous aimez avoir tort, et que vous avez apprécié notre démonstration on reprend:

    Première connerie : Les stats en l’occurence parlent d’elles mêmes et sont au contraire très intéressantes. Car Manchester, c’est pas le catennacio, ni Lyon d’ailleurs contre bordeaux. Or quand deux équipes font jeu égal, ou que l’une domine, c’est qu’elle domine, que vous le vouliez ou non. Mieux, quand elle réduisent l’écart et que la pression se poursuit c’est bien qu’il y a danger et ça c’est un constat. Lyon a évidemment semblé en mesure de battre Manchester malgré leur équipe inférieure. Ils auraient juste dû un tout petit peu se bouger le cul. Le but n’est dû qu’à une erreur individuelle (qui fait certes la différence à ce niveau) et donc pas à une faiblesse collective (si on veut bien mettre le manque d’ambition de côté). Bordeaux a largement inquiété Lyon, ce qui a fait que tout le monde croyait à chaque but girondin qu’ils allaient revenir. Pourtant à 2-0 on dit c’est plié, à 2-1 tout est relancé, même Josse l’a compris, pourquoi pas vous ?

    Deuxième connerie : Vous citez l’exemple de Marseille, or ils n’ont eu qu’un passage à vide d’une saison, pas un déclin qui aurait existé si cela avait persisté. Lyon ça fait deux saisons, et ça n’est pas allé en s’améliorant, c’est là encore un simple constat.

    Troisième connerie, la plus belle : Vous nous donnez raison sur la fin de Lyon en avouant vous-même que l’équipe va changer. Or quand pendant quasiment 2 ans et demi on domine le monde, et que les deux années qui suivent on ne domine plus que la France, il y a bien eu à un moment un décès à constater. Si l’année prochaine, ils sont fort, ce sera une nouvelle génération et peut-être une nouvelle grande génération. Sinon, on pourrait dire qu’entre le Monaco 1/2 finaliste ligue des champions et celui qui fait finale, c’est le même grand Monaco. Ce serait absurde comme vos propos. Il y a une rupture, une mort que le vestiaire avait décelé l’année dernière, et cette année nous a donné raison. Elle aurait pu nous donner tort, mais non étrangement, ils ne verront pas plus loin que les huitièmes. Un hasard sans doute.

    Quatrième connerie : On vous a cité Rijkaard par ironie mais vous ne l’avez pas saisi. Le coaching n’a rien à voir, même si pour le coup c’est plutot bien vu de sa part. Ronaldinho est fini, il n’est plus capable d’être régulier au haut niveau. Il est encore capable de coups de génie (mais alors très rarement) mais n’apporte plus rien à son équipe. Pas de passe, peu de buts, plein de ballons perdus, il est fini. Notre connaissance du sport, même si aucun cas un parcours n’est la copie d’un autre, nous permet d’affirmer qu’il ne reviendra jamais au top. Mais ça on le verra plus tard. Quant à Vieira, il sera à son niveau à l’Euro, sauf blessure. Il aura 32 ans en juin, Makélélé en avait 33 en Allemagne, cela ne l’a pas empêché de bouffer le milieu brésilien. Et comme relayeur, trouve-t-on mieux que Vieira en France aujourd’hui ? Evidemment non.

    Et nous l’avons écrit, nous aurions aimé voir Lyon gagner, qu’il nous démente. Le grand Lyon, si puissant, nous faisait rêver. Mais quelques erreurs de gestion que nous vous conterons n’ont pas permis à ce fabuleux club de remporter une sinon deux coupes d’Europe.

    L’équipe du Vestiaire

  10. Merci d’avoir pris le temps de répondre. Votre discours est enfin cohérent ou disons plus explicites.

    Simplement notre divergence d’opinion s’exprime clairement sur 2 points :

    _ Bordeaux n’a marqué que sur des coups de pied arrêtés et en effet Josse s’est montré aussi perspicace dans ses commentaires que lors de son unique et mémorable Tour de France. A 2-2 le match aurait été relancé, à 2-1 seule la dynamique de Bordeaux semblait grimper tel Wiltord mais Lyon n’a jamais paru baisser de forme moralement. D’ailleurs dès le retour des vestiaires, portée par le discours de Lacombe dicté par Perrin, l’équipe a tout de suite démontré qu’il n’y avait pas de match. Là où je vous rejoins c’est que les bordelais auraient pu profiter de la fatigue physique de l’OL à 3-2. Mais personnellement je n’y ai jamais cru désolé je ne dois pas être le seul…

    L’autre énormité : _ Vous comparez Vieira à Makelele je suis déjà plié. Non sérieux, l’un connais blessures à répétition l’autre pas ou très peu et revient très vite à son niveau. De + il est ménagé et joue les matchs importants alors que l’autre veut se presser et jouer tous les matchs. Je vous fais un schéma où vous comprenez qui est qui ? Encore un taboo + énorme que les chevilles du roi Henry. Quant au possible successeur de Vieira c’est bien là le problème c’est pour ça qu’il joue. Pour Domenech et son schéma de jeu c’est vite fait, il reste les Diarra. Moi je pense qu’Alou est le + apte à jouer, Lassana est polyvalent et + régulier mais son registre est difficile à cerner. Sinon il y a Bodmer. Le problème est surtout dans ce système à 2 récupérateurs qui coupe les milieux des attaquants. Seul un Vieira et un Malouda au top de leur forme permettrait d’être confiant avec le même type d’organisation. En attendant on peut être sceptique comme la fosse de Guy Carlier.
    Conclusion: Lyon pourrait s’inspirer d’Arsenal par exemple. Rappelons-le, une finale il y a 2 ans en Ligue des Champions, saison difficile l’an dernier à tout point de vue (celle défaillante de Ljungberg) sûrement trop tôt cette année, mais une équipe en totale reconstruction avec des jeunes intégrés lentement et une cellule de recrutement au talent indéniable.

    PS: en parlant de talent, soulignons le retour de Thierry Adam sur nos antennes tv. Ca sent le printemps c’est frais, on aurait bien envie de tailler le superflu. Sacré titi ! On attend qu’il confonde Bettini avec Escartin.

    Amitiés, Loïc, toujours près à vous raisonner

  11. Dépliez-vous cher Mère Loïc,

    Petite précision tout d’abord, nous avons bien reçu votre commentaire en trois exemplaires, nous attendions que notre chargé de rubrique foot ait payé sa dette à la société pour qu’il vous adresse sa réponse, la voici:

    Une question : est-ce que les blessures à répétition dont vous faites mention ont empêché Vieira de disputer une compétition internationale ? Est-ce que vouloir se presser, de ne pas se ménager est la raison de son retour en ce moment dans le onze titulaire à l’Inter ? Vous n’êtes pas le premier à critiquer Vieira et à vouloir le foutre au placard. Et vous n’êtes pas le premier à faire fausse route. Avant la coupe du Monde 2006, Vieira jouait à droite, n’était pas bon, tout le monde voulait s’en débarrasser. Il a été le seul bon Français du premier tour,puis a brillé devant l’Espagne, le Brésil, le Portugal et l’Italie. S’il ne s’était pas blessé en finale, remplacé par Diarra, pas sûr que Jules rimerait avec Italie.

    Autre connerie : mettez Alou Diarra ou Lassana à son poste, et l’équipe de France ne sera plus aussi forte. Si les Bleus ont pu jouer avec une seule pointe en 2006 et rester dangereux, c’est en grande partie grâce à Vieira. Sans Zidane, contre le Togo, il est sur les deux buts. En équipe de France, Vieira défend et attaque. Comme à Arsenal par le passé. Des Diarra, un Toulalan, même le cyclothymique Bodmer, poseraient problème dans ce système à 2 récupérateurs dont vous parlez. Pas Vieira. Avec Makélélé à côté, il est encore plus fort.

    Merci encore pour votre participation, et à bientôt

  12. Oui, sauf que pour ne pas mentir à vos bloggeurs, Vieira a été plus que limite sur les 2 premiers matchs face à la Suisse et la Corée. Contre le Portugal c’était très moyen aussi. C machiavélique de le faire passer pour le seul bon joueur du 1er tour. Faisons preuve de mémoire. Vieira est devenu un maillon irrégulier de l’EDF. Il varie les bonnes voire énormes et contre-performance. Pourquoi ne pas jouer à 1 seul récupérateur avec les joueurs que vous avez cité soit excentrés soit en triangle avec Makelele ? Si l’on ne pose pas les bonnes questions Domenech restera sur ses positions. On parle du problème Henry (celui-ci aligne souvent 3 pions dans les grosses compétitions), voire Thuram (de lui-même il partira s’il n’est pas au niveau, en plus il est préservé par Rijkaard…). Mais le cas Vieira pourrait être le plus complexe à traiter et donc résoudre. Et puis comme vous le dites il s’était blessé en finale, ça c vraiment une garantie de sa fiabilité !

    Amitiés, Loïc Patience

  13. Cher Loïc Remy,

    Face à la Suisse et à la Corée, Patrick Vieira a retrouvé son poste de milieu axial, et son niveau. Visionnez à nouveau ces deux matches, il brille autant que Wiltord s’éteint. Il marque même contre la Corée un but refusé, et quand Vieira marque, c’est qu’il va bien. D’ailleurs, il n’aura pas échappé à votre curiosité, à défaut de connaissance, que Vieira a marqué hier pour l’Inter, un but fort précieux, et qu’il a été à deux doigts de doubler la mise. Comme par hasard, son match a été unanimement saluée comme le retour du bon Vieira. Le Vestiaire ajoute que se blesser à 30 minutes de la fin d’une finale de coupe du Monde n’est pas le signe d’une fragilité hors norme quand on a fait la totalité de la compétition.
    D’autre part, ne vous faites pas plus bête que vous n’êtes. Lilian Thuram ne s’en ira pas de son propre chef s’il juge qu’il n’est pas apte. Il a dit ça pour faire plaisir aux vieilles dames (quel âge avez-vous ?). S’il veut jouer l’Euro, il jouera, car Domenech n’a pas le pouvoir d’évincer un champion du monde. Rappelez vous le précédent Desailly, écarté à juste raison en plein Euro 2004. L’ambiance n’avait jamais été aussi mauvaise chez les Bleus depuis une transversale de Ginola un soir de novembre 1993.

    L’équipe du Vestiaire

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