Tennis, Monte-Carlo, Gasquet : Bouffe pas fraîche et ça l’agace trop

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Benjamin Balleret et Laurent Recouderc ont passé un tour de qualification : l'effet Tsonga bat son plein et continue de profiter à la natation.

Sale temps pour l'émulation. Le Vestiaire avait pourtant prévenu ces dernières semaines et depuis le début de l'année mais ça n'a pas suffi. Mahut, Santoro, Gicquel, Mathieu, Grosjean, Simon, Llodra : des défaites au premier tour à la pelle, largement de quoi conforter les ambitions nées à Rotterdam ou Marseille. Espérons qu'avec Monfils, on prendra des précautions. Perdre au 3e tour contre Federer avec des dreadlocks ne fait pas forcément de lui le nouveau Noah.

Le tsunami Tsonga, qui a surtout inondé quelques gogo-danseuses tziganes, se poursuit. S'il échappe à l'opération, il pourra se ruiner le peu de genou qui lui reste sur la terre de Roland. L'an passé, il avait préféré se préserver à Paris pour lancer sa carrière, sur herbe. Mais un people, ça joue Roland et ça nique au George-V.

Jeanpierre, le dernier mot

Gasquet, lui, n'est pas un people. Il suit juste le cours logique de son existence : après avoir appris à marcher, il entre en phase de rébellion. Avant Monte-Carlo, il a répondu à un journaliste le questionnant sur sa version de Winston Salem aussi sèchement que le Suaudeau des grandes années. Après, il a déclaré prendre des vacances pour laisser un peu le tennis de côté, « avec un certain plaisir ». Du Mauresmo dans le texte, à seulement 21 ans. Son tournoi a démontré une fois de plus le vrai visage de Richie : un premier match parfait, un premier set contre Querrey dans la lignée, et puis quelques coups à la Gicquel qui sèment un vilain doute. Et là, c'est fini, pas de réaction. Personne ne lui a expliqué comment réagir, donc il jette sa raquette, comme les grands. Mais contrairement à Julien Jeanpierre, tout espoir ne s'est pas envolé, loin de là : si un entraîneur parvient à lui expliquer qu'on peut aussi s'amuser en luttant – comme contre Roddick à Wimbledon – alors Gasquet peut briller et même gagner Roland. Qui s'y colle : Marcel Rufo ou Henri Dès sans sa moustache ?

Info Le Vestiaire : Maradona à Lens

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Le journal L'Equipe, cet ancien grand quotidien, ressemble de plus en plus à un vulgaire tabloïd, il en aura d'ailleurs bientôt le format.

L'info publiée ce matin en est un exemple criant. Marseille échangerait bien Nasri contre Ben-Arfa. Annonce très crédible, évidemment, corroborée par des arguments qui disent tout et donc évidemment leur contraire. On peut s'interroger sur l'intérêt de diffuser une telle ineptie, il n'en présente en tout cas aucun d'un point de vue journalistique. Si c'est pour servir de relais au plan com de l'OM pourquoi ne pas s'en tenir à une citation, sans tartiner dix lignes pour ne rien dire et se faire mousser. On pourrait imaginer aussi qu' Aulas envisage d'échanger Ben Arfa contre Cristiano Ronaldo, ou que Jean-Michel Moulin se verrait bien avec Chevtchenko à la place de Luyindula. D'ailleurs, dernièrement a bien courru l'idée saugrenue qu'Henry quitterait le Barça pour Tottenham cet été. Et pourquoi pas le Celtic ?

Si vous voulez éviter ce genre de rumeurs, lisez plutôt Le Vestiaire qui annonçait récemment le départ certain de Perrin.

Formule 1, GP d’Espagne, Ferrari : Lafitte en avant

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La premier Grand Prix européen de la saison a confirmé la tendance : Martin Brundle est encore plus chauvin que Jacques Laffite.

Raikkonen aurait pu profiter de son week-end pour ramener à Jenni (photo) un sac Vuitton de contrefaçon, déposer une gerbe au pied du mémorial Nicolas Ouédec ou descendre quelques San Miguel dans un bar à putes du sud des Ramblas. Il a choisi de sortir la voiture du garage et de s’offrir en famille une balade dominicale que même Sato et Nakajima n’ont pu contrarier. Comme au Bas-Rhin, jamais la Scuderia n’a haussé le ton à Barcelone. Rodé comme il est, le moteur Ferrari va pouvoir tenir toute la saison.

Celui d’Alonso aura au moins servi pendant les qualifs. A la surprise de ses lecteurs, Le Vestiaire avait refusé d’enterrer trop vite le double champion du monde. Une fois de plus, il ne s’était pas trompé. Renault a fait des progrès, c’est sûr. Pas Piquet Junior. C’est à se demander si le Brésilien fait ses reconnaissances sur Formula One 1998. Bourdais, qui a déjà bien du mal à regarder devant lui, ne l’a pas senti venir par derrière, tel Benazzi dans les douches agenaises. Dommage pour le Manc(h)eau, il aurait peut-être pu suivre la voiture de sécurité.

Dans Rubens Benz Benz

Douze millions de téléspectateurs français regrettent encore d’avoir raté la fin de Louis la Brocante pour un spectacle que les efforts de Kovalainen n’ont pas suffi à rehausser. La suppression des assistances au pilotage n’a rien changé : on se fait toujours autant chier à regarder la F1. Plutôt que d’imposer une nouvelle batterie de réglementations stériles, Bernie et la FIA devraient supprimer celle qui a honteusement empêché Heidfeld de jouer le podium pour avoir voulu éviter la panne sèche sous safety car.

Comme nous l’avions annoncé, BMW a été plus en retrait sur le circuit espagnol. Kubica n’a pu suivre Hamilton qu’à distance, la faute à une pointe de vitesse déficitaire qui aura une influence moindre sur les Grands Prix à venir, en Turquie, et surtout à Monaco. Barrichello sera alors devenu le pilote le plus expérimenté de l’histoire de la F1. Ca n’empêche pas de niquer son aileron dans les stands.

Natation, Championnats de France : Les faits Manaudou

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Dépossédée de son record du monde du 400 m, moins rapide que Balmy, Laure Manaudou est meilleure sur le dos. Marin et Stasiulis confirment.

Henri Sérandour a caressé Poirot toute la semaine. Si Brice Guyart continue de prendre sa bite pour une épée, la natation française ramènera de Pékin plus de médailles que l’escrime et Stéphanie Possamaï réunies. Jamais en tout cas des championnats de France n’avaient autant attiré la tension, même quand Marion Perrotin nageait en deux pièces.

Tous les consanguins de Dunkerque se demandent depuis deux jours comment Stéphan Caron a pu garder pendant vingt ans le record du France du 100 mètres. Bernard l’asthmatique a peut-être trouvé les bonnes vitamines, mais il est partageur, la Ventoline a tourné dans les cabines. Avec cinq nageurs sous les 49’’, le relais français est aussi dense que les compléments alimentaires australiens, mais l’Afrique du Sud devrait ressortir d’ici les Jeux deux ou trois recordmen du monde en puissance.

Malia Mettez-là et Franck Duboscq ont rejoint Leveaux, Muffat et Mongel au rayon des podiums olympiques potentiels ; Sébastien Bodet aura un strapontin sur China Airlines et Stasiulis a tapé Florent Manaudou en séries du 100 m NL. Sale temps pour Nimble.

La grande sœur a refait parler d’elle sans qu’aucune photo intime ne soit lâchée sur le net. Elle n’avait plus été battue sur 400 m depuis ses huit ans et demi et traîne maintenant à retardement les symptômes d’une crise d’adolescence que Le Vestiaire avait déjà relevé l’été dernier.

Grand leurre et des cadences

Il y a d’abord le rejet violent de Philippe Lucas, aussi paternel que Georges Goven avec les jeunes joueuses de Fed Cup, et un premier amour idéalisé suivi d’une fugue rebelle en Italie. Naïve, Laure Manaudou se fait larguer sans état d’âme. Le règlement de compte est puéril, le malaise psychologique grandissant pour une gamine laissée trop tôt à elle-même. Elle se console en famille, mais réalise vite que le frangin n’est pas plus intelligent qu’elle. Horter la récupère en loques à Mulhouse et lui fait nager du dos, il ne sait faire que ça.

La sportive préférée des Français croit pouvoir gagner le 400 m sur ses seules qualités, mais ça ne suffit plus, Coralie Balmy a appris à faire des culbutes. Vexée, elle abandonne la seule distance dont elle a encore le record du monde. Marie-Jo Pérec n’aurait pas fait mieux. Et si Manaudou n’allait pas plus loin que l’aéroport de Pékin ?

Football, Ligue 1 : Pour un immonde meilleur

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La tragicomédie entame un nouvel acte. Après avoir enterré l'un des grands-pères – le PSG – la Ligue 1 fonce vers le procès. Et il se fera à huis-clos, dans des stades désertés.

Jean-Paul Rouve ne nous a pas assez cassé les couilles, Nancy veut faire le casse du siècle. Mais cette fois, la cible, c'est la banque la moins fortunée d'Europe, la Ligue 1. C'est officiel, elle est aussi la plus ridicule. Non seulement Darcheville et Christanval n'osent même plus y évoluer, mais maintenant, les clubs préfèrent jouer leur saison devant la commission d'éthique. Aussi fameuses que les notes de frais de Simonet, les suites du Nantes-Toulouse 2006-2007 avaient fait dégueuler tous les amateurs de foot, pas seulement à cause de France 2 foot qui n'existait heureusement pas. Et à l'époque, Crosas ne jouait même pas en L1. Tout ça pour rien : Rennes et Bordeaux viennent d'être déboutés de leur appel.

O Porc tuniste

Mais aujourd'hui, Nancy réveille l'espoir de tous ses supporters : oui, l'ASNL peut être inventive et faire le spectacle. Lassés d'attendre une roulette de Biancalani, Parentin et Rousselot ont préféré concocter un chef-d'oeuvre de recours : récupérer les trois points de Bordeaux-Nancy sans même le rejouer. On retrouve là tout ce qu'il y a de plus con et de pervers chez les dirigeants actuels du foot français. Con, parce que jouer sur Tapie vert, c'est allonger la durée de vie du championnat au gré des recours. C'est demander aux spectateurs d'attendre dans la tribune jusqu'à la décision de la commission avant de fêter une victoire ou de pleurer une défaite. « Pourvu qu'on puisse faire monter des putes en attendant » doivent penser certains.

Conne mission d'éthique

C'est surtout pervers, parce que Nancy s'est glorifié les jours suivants de n'avoir pas envenimé les débats. Sans doute après avoir compris que Brison et N'Guemo ne rimaient pas avec Ligue des Champions. Mais entre temps, M. Poulat a avoué publiquement ses penchants les plus intimes : il est nul et il a tringlé Micoud. Entre temps encore, Marseille a perdu. Si bien qu'avec 21 petits points en 15 matches retour, Nancy est miraculeusement resté 3e. C'était trop tentant : pourquoi ne pas faire sauter la banque comme une vulgaire femme de Fred ? « Il y a eu tricherie, ce n'est pas comme une faute d'arbitrage. La commission pourrait juger au cas par cas », se défend Parentin. Consternant. Mieux vaut s'y faire : à force de recours, Thiriez remettra le trophée du meilleur joueur de L1 2007 à Clément Chantôme, en 2010.

Pendant ce temps-là, Aulas veut garder Fred et flippe de l'improbable retour de Bordeaux. Un grand président, la fin d'une époque. Nous reviendrons bientôt sur cette épopée, un des plus grands fiascos de l'Histoire.

Football, Ligue 1, OM : Nasri l’en-cas

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Samir Nasri a senti que Djibril Cissé était dans un grand soir contre Lille. Ambitieux, il a tout foiré pour se réserver seul les honneurs de la bronca.

Pape Diouf aura beau l'insulter tant qu'il peut, Samir Nasri est bien le meilleur joueur de l'OM. Seul problème, Nasri est aussi souvent irréprochable sur le terrain qu'Eric Gerets en Français. Du coup, l'OM est entraîné dans ses chutes. Longtemps handicapé par plusieurs blessures, une méningite et surtout les appels en profondeur de Djibril Cissé, il n'a pas retrouvé son niveau de la fin de saison dernière. Quelques buts importants, dont l'égalisation à Nancy et la frappe de la victoire à Metz, mais une constance au plus haut niveau qui rappelle Corentin Martins ou Romarin Billong.

La technique, Nasri l'a toujours. La vision de jeu aussi. Mais le boulard, c'est nouveau : depuis une fin de saison dernière en boulet de canon, il a cédé au syndrome Asloum qui a coûté à l'OM son début de saison, la Coupe de France, la Coupe UEFA et peut-être bientôt la 3e place. Quand une caméra approche, même les sourires confits de Philippe Bruet ne le perturbent plus : il fronce les sourcils pour se donner l'air d'un séducteur que ses vilains pics blonds ont longtemps empêché. Et quand la star des Link Up débarque dans le vestiaire pour mimer le corbeau avec Cissé, il commet l'erreur de rire. Les sketches de Bosso en famille sont bien loin.

Euro star en panne

Pour l'heure, Nasri n'a que 20 ans et rien n'indique que l'apogée de sa carrière sera La Corogne. Mais à l'heure où Benzema et Benarfa sont déjà au-dessus du niveau Ligue 1, Nasri doit être bon à chaque match. D'autant plus que l'équipe de France ne sera pas aussi indulgente que ses coéquipiers, même si Taiwo ne sait toujours pas ce qui différencie un bon d'un mauvais joueur. L'Euro se profile, et Samir Nasri n'a plus que quatre matches pour regagner sa place. Outre Ribéry, Malouda et probablement Govou, Nasri est en concurrence avec Benarfa pour les postes offensifs, hors attaquants. Vu que son niveau est inférieur à celui de Dalmat en ce moment, c'est pas gagné.

Il y a un an, il était partant certain pour l'Euro. Mais peut-être préfèrera-t-il  préparer sa reconversion avec Philippe Fragione cet été.

Révélations Le Vestiaire, PSG, Cayzac : De l’eau dans le vin

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Le PSG a gagné hier en CFA grâce à Yannick Boli. Une réunion de crise s'est déroulée au Camp des Loges. Dany Brillant est toujours chanteur.

Ce que tout le monde sait, c'est qu'Alain Cayzac n'est plus président du PSG. Ce que tout le monde ne sait pas, c'est qu'il n'a pas vraiment démissionné. Le Vestiaire, comme toujours très bien informé, est en mesure de vous révéler ce qu'il s'est vraiment passé hier. Le plan com, pas très maîtrisé, est dignement inspiré de la méthode Aulas.

Après un point sur l'excellent bilan de Paul Le Guen, les actionnaires du PSG ont fait le constat qui s'imposait : pour virer l'entraîneur, c'est bien trop tard. L'autre question a suivi, aussi logique qu'une titularisation de Pauleta : comment faire pour entretenir l'once d'espoir du club ?

La réponse a été évidente, cinglante et cruelle. Sébastien Bazin n'a pas eu besoin de l'expliquer longuement à son président, certainement le moins responsable de l'échec puisqu'il n'avait aucun pouvoir (ni recruter, ni virer). Et ce n'est pas lui non plus qui a colporté au sein du club et dans les médias la plus grosse connerie dite sur le PSG 2007-2008 : une équipe sans talent. Metz ou Valenciennes seraient bien heureux d'avoir Diané, Rothen, Pauleta, Luyindula et même Mendy ou Just Fontaine dans leur effectif.

Se battre contre un Moulin

En substance, Bazin a donc choisi de faire sauter le fusible Cayzac. Un choix contraint, désespéré mais pas si con. Comme il l'explique en substance : le faisceau médiatique va se déplacer sur le dirigeant légendaire et permettre aux joueurs de préparer la réception d'Auxerre, le match de la survie, dans les conditions les plus sereines possibles. Ensuite, l'opinion publique attend une décapitation, sinon le risque d'émeutes sera réel. Il faut un responsable, et virer Le Guen sera probablement plus dommageable encore. Cayzac, encore plus vieux que ses artères millénaires, a le choix. Partir à quatre pattes ou la queue entre les jambes. Ca se ressemble. Il prendra la deuxième solution, la moins cohérente bien sûr par rapport à ses déclarations récentes, y compris celles de samedi dernier.

Le désormais ex-président, qui a mangé cette saison plus que Christian Bîmes à un buffet campagnard du Fouquet's, prouve par sa sortie que son amour du PSG est aussi incommensurable que la méconnaissance du football de Colony Capital. Ancré au club depuis 1986, il est remplacé par Michel Moulin, un ancien du PSG tellement ancien qu'il n'y a jamais mis les pieds. Daniel Hechter en sent des dessous de bras.

Bruits de Vestiaire

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Le Vestiaire a fait son entrée parmi les blogs sportifs les plus influents du web francophone. Cassy Vericel est pourtant toujours célibataire.

Football. Impliqué bien malgré lui dans un imbroglio mafieux, Steven Gerrard s’est ému, par la voix de son père, de la peine de 14 ans de prison infligée pour vol à John Kinsella. Ce dernier avait chaudement conseillé à un de ses amis gangsters, connu comme « The Psycho » dans le milieu anglais, d’arrêter de terroriser le capitaine de Liverpool. « Mon fils n’a alors plus jamais reçu de menaces », a déclaré Paul Gerrard pendant le procès, dont Le Vestiaire vous fait écho en exclusivité.

Gymnastique. Vladimir Poutine a coupé court aux rumeurs faisant état de sa liaison avec l’ancienne championne de GRS Alina Kabaeva. La jeune femme, 25 ans, avait terminé sa carrière sur un titre olympique, à Athènes, après avoir purgé une suspension d’un an pour un contrôle positif à la furosemide. Entrée depuis à la Douma, elle s’est rapprochée de l’ancien président russe, qui a qualifié de « fantasmes érotiques » les révélations du Correspondant de Moscou. Ca lui aurait pourtant changé de Luidmilla.

Tennis. Elle aura éveillé elle aussi plus d’un fantasme érotique, les draps de Richard Gasquet s’en souviennent. Anna Kournikova a déclaré cette semaine au magazine People qu’elle ne comptait jamais se marier, malgré les appels du pied de son chanteur de boyfriend, Enrique Iglesias. Le hockeyeur Sergei Fedorov s’était pourtant vanté dans la presse d’avoir passé en 2001 la bague au doigt de l’ancienne joueuse russe, sur laquelle est montée la moitié de la NHL. Serge Poudrier s’en mord les moignons.

Athlétisme. Le livre Guinness des records a refusé d’homologuer la performance de Pierre-Jean « Buster » Martin (photo), devenu le week-end dernier à Londres le plus vieil homme à avoir bouclé un marathon, en un peu moins de dix heures. Né en France d’une grossesse illégitime avant d’être envoyé dans un orphelinat des Cornouailles, celui qui est toujours employé à mi-temps dans une entreprise de plomberie n’a pas d’acte de naissance pour justifier ses 101 ans. Ca n’a jamais dérangé Roger Milla et Abedi Pelé.

Basket-ball. Johan Petro va bientôt devoir faire ses valises. Aucun club NBA ne veut récupérer le pivot français, auteur d’une saison aussi plate qu’Alizée Cornet, mais ses Sonics déménageront la saison prochaine du côté d’Oklahoma City, à 3.000 km de Seattle, où la franchise était installée depuis 1967. Les fans apprécieront. Et si l’ASVEL allait jouer ses play-offs au gymnase Gaspard Malo de Dunkerque ?

Curling. Le Canada a conservé à Grand Forks (Etats-Unis) son titre de champion du monde en battant en finale l’Ecosse, championne d’Europe. L’équipe de France, cinquième, a quasiment assuré sa qualification pour les prochains Jeux Olympiques et son capitaine, Thomas Dufour, de Chamonix, a été élu meilleur joueur du tournoi par ses pairs. Il n’y a bien que la famille que ça intéresse.

Tennis : Les ordonnances du Dr Dhrey

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Troisième opus des secrets du Dr Dhrey. Cette semaine, Mauresmo voulait revenir en Fed Cup. Cibulkova ne l'a pas ratée.

Cornet tôt

Alizée Cornet va faire des jalouses. Une des égéries nasales de Peyo Greenslip est la Française la plus en forme en ce début de saison, et pas seulement parce que les autres sont nulles. Finale à Acapulco, demie à Amelia Island, elle continue sa danse à Charleston. Pour se hisser en quarts, Cornet a battu la Roumaine Cirstea dans un duel de « 18 ans ». De quoi donner des suées à Georges Goven.

Chipo lattat Simon

Gilles Simon est un grand seigneur. Non pas qu'il ait vécu au Moyen-Âge, ou fréquenté Jules Césaire. Mais après avoir en Coupe Davis généreusement laisser la vedette à Mickaël Llodra d'un talent équivalent, il a offert une des rares victoires de sa vie à l'Italien Francis Ford Cipolla (qui poursuit son invincibilité en interclubs, il a également battu Roger-Vasselin cette année). Mené 6/3 5/2, il sent poindre la peur de gagner chez son adversaire. Le French flair, sans doute. Il se dirige vers le filet et abandonne alors. La raison : un vilain blocage du dos, qui l'éloignera des terrains au moins deux jours, d'après les médecins. « De toute façon, je faisais un match pourri » a-t-il ajouté face aux sceptiques. Le Dr Dhrey lui rappelle que sa carrière et son niveau de jeu ressemblent de façon troublante à ce match.

Pas triste Dominguez

Entre deux chroniques radiophoniques, Patrice Dominguez s'est souvenu qu'il était aussi DTN de la FFT pour évoquer le cas Gasquet. Pour lui, pas de problème, Richard est un cas classique. « Il traverse une crise de croissance. J'ai toujours dit qu'il atteindrait son maximum à 23-24 ans, parce qu'il est encore en construction. » Dominguez prône une réorganisation : « De l'entraîneur, du préparateur physique, du kiné, du capitaine, il faut redéfinir le rôle de chacun. » Le kiné pourrait donc devenir intendant pendant que Forget ferait les repas. Et Monfils, masseur ? S'il pouvait également suggérer une bonne Assises à Christian Bîmes, cela lui permettrait, ainsi qu'au tennis français, de recouvrer la santé.

Compilascione

Thierry Ascione débute une nouvelle vie. Non pas parce qu'il a gagné un match (son premier en 2008), mais grâce à sa nouvelle raquette. « Je jouais depuis 10 ans avec une raquette longue, lourde et très tendue et là, j'en ai une courte, légère et pas très tendue ! Je sais même pas comment j'arrive à renvoyer la balle ! » Appelé « le beef » sur les courts, il le serait donc aussi en dehors. Il préfère en rire. « Tous les muscles, tendons et articulations de mon coude sont fatigués ! » A déjà 27 ans, il est toujours plus précoce qu'Olivier Delaître, qui mit un terme hâtif à sa jolie carrière en l'an 2000 à 33 ans à peine, et pour lui, les Reebok Pump (photo) existaient encore.

Football, Ligue 1, Lens : Un druide qui serpe à rien

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Le grand blond a passé l'âge de mettre des joggings, même si Papin a du mal à faire ses lacets. Le Vestiaire l'avait annoncé il y a bien longtemps, c'est confirmé : Lens n'a toujours pas sorti son pied de la L2 et préfère y mettre quatre orteils supplémentaires.

Vous qui pensiez que druide, c'était préparer des potions magiques, c'est des conneries. Et Gervais Martel en a fait une belle. Car le sorcier blond multiséculaire de Lens a inventé en trois mois une nouvelle recette. Faire venir ses recrues, diriger les séances d'entraînement, s'asseoir sur le banc et laisser Papin assumer un bazar digne de Lugdunum face à la presse. Notamment ces soirs de défaites que Lens a pris l'habitude de fréquenter autant que ses supporters la saucisse-frites et 120 litres de bière dégueulasse. « Ca forge le moral du petit », doit-il assurer avec son calme antique à un Charles Martel qui ressemble de plus en plus au Louis Nicollin en phase terminale, celui de l'époque Rui Pataca, le dernier enfant battu de la Mosson. « Lens va rester en L1 ! Pourquoi en suis-je si certain ? J'ai, chaque jour, l’habitude d’allumer un cierge. » Et si le druide le bouffait son cierge ? Mais quelque part, ça marche : malgré la cervoise indigeste, Papin n'a toujours pas claqué la porte de la taverne.

Ca barde

Mais ces derniers temps, le druide s'est égaré dans sa propre forêt. Dix matches sans victoire, la courte embellie de janvier a viré à l'embolie. Sans gui (Wallemme), il a perdu son calme. « Le milieu du football a changé et celui du journalisme aussi. J'ai toujours joué dans la reconnaissance mais je vais désormais tabler sur la rancune. Si nous ne pouvons pas compter sur les journalistes, nous ne compterons donc que sur nous-mêmes.«  Jamais en mal d'innovation, il comptait donc sur les journalistes pour que Lens s'en sorte. Jamais telle potion n'avait été imaginée, même par les druides les mieux payés du championnat. Si c'est ça être druide, tout le monde peut le faire. Jules Césaire aurait dû s'en débarrasser, maintenant c'est trop tard.

Pendant ce temps-là, fidèle à nos conseils, Saint-Etienne n'a pas appelé Jacques Santini pour former l'hideuse tête bicéphale avec Roussey. Malgré le scepticisme des plus éminents spécialistes football qui leur prédisaient la relégation, Sainté est 5e et se lèche les doigts.

Exclu Le Vestiaire, Alain Perrin débarqué : Tchao pantin

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De notre envoyé spécial à Lyon,

Le divorce est prononcé. Wiltord n'a rien à voir là-dedans : le cas d'Alain Perrin vient d'être réglé.

Selon nos informations exclusives, Jean-Michel Aulas a mis son ultime argument dans la balance pour tenter de retenir son joyau Hatem Benarfa : le limogeage de Perrin, qui ne le fait plus jouer. Une décision entérinée après de nombreux échanges intervenus entre le président, Benarfa et son entourage, dont le dernier date de quelques heures seulement. Le départ de Perrin sera probablement confirmé une fois le titre joué, mais la décision est actée. Benarfa en a déjà reçu les garanties.

Le silence troublant des deux parties ces dernières semaines masquait donc bien une intense activité en coulisses : Benarfa, qui veut être considéré comme titulaire indiscutable, ce qu'il n'a jamais été jusque-là à Lyon, entretient savamment des contacts avancés avec des clubs étrangers huppés (nous vous en reparlerons prochainement). Il attendait de Lyon un signe fort en sa direction : c'est fait. JMA a compris, Benarfa allait signer ailleurs, il fallait choisir entre Perrin et lui, et vite.

Une seule con… cession

Un choix qui, s'il est dicté par l'urgence, n'était ni hasardeux, ni cornélien. Alain Perrin paye ses choix tactiques, mais pas que ceux du terrain. En effet, malgré les sous-entendus insistants de son président et de Bernard Lacombe, il a persisté et n'aura finalement cédé qu'une fois aux consignes présidentielles, en titularisant Benarfa à Manchester. Faire autrement aurait mis sa vie en danger. Mais depuis, Alain Perrin a de nouveau contesté les incursions extérieures dans « son » domaine, le sportif, par des choix volontairement osés et visibles. Comme lors des dernières semaines de son passage à l'OM, il agit seul et s'oppose par principe, quitte à se mettre le vestiaire, le staff et les dirigeants à dos. Les déclarations d'Aulas à l'issue de Lyon-Rennes étaient déjà le signe que le patron de l'OL avait atteint le point de non-retour. Jamais il n'avait été aussi intelligible et direct, malgré son démenti quotidien. Les mauvais résultats et l'éventuel retour de Bordeaux ne feront que légitimer davantage la décision de se séparer de Perrin.

Benarfa, l'exemple

Aulas ne soutenait déjà plus son entraîneur depuis longtemps. Mais les choses se sont accélérées depuis que le coach et son joueur se sont brouillés. L'altercation Benarfa – Squillaci, l'un des joueurs préférés de Perrin dans le vestiaire lyonnais, a assombri un peu plus leurs rapports. Depuis, Benarfa est sorti de l'équipe. Son entrée fabuleuse à Marseille n'a rien changé : la sanction pseudo-disciplinaire a continué contre Rennes, Benarfa était sur le banc. Et Perrin l'arrogant de se gargariser : « Ben Arfa ? A Marseille, il a fait une bonne entrée. Cela ne m’a pas surpris après son travail de la semaine. »
C'était là l'erreur de trop pour Perrin, qui ne jouit pas de la liberté qu'il souhaite et sait que ça ne changera pas. L'erreur n'était peut-être pas involontaire.

Le travail d'Aulas n'est pas fini pour autant. Que peut-il encore offrir à Benarfa pour qu'il prolonge enfin? Benzema acceptera-t-il de cotoyer son ennemi de toujours une année de plus ?  Doit-il attendre une faute grave de Perrin ou le pousser à la démission pour éviter les indemnités ? L'OM avait bien réussi.

Football, Ligue 1 : La fosse au Lyon

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Depuis l'annonce de la succession d'Henri Sannier aux commentaires du Tour de France, on n'avait pas vécu tel suspense. Lyon-Bordeaux, pour le titre, et PSG-Lens, pour le maintien : tout est ouvert.

A tout loser, tout honneur. A cinq journées du terme, Lens et le PSG sont lancés dans une course éffrenée au médiocre. Les Artésiens ont été victimes d'un hold-up de Saïfi à Lorient et les Parisiens se sont fait Talal hara-kiri contre Nice. On ne sait qui l'emportera. Entre les deux finalistes de la Coupe de la Ligue, la ressemblance est frappante. Sauf avec le méchant druide, et les Parisiens peuvent s'en estimer heureux.

Paris et Lens sont dotés d'authentiques qualités de relégués en puissance : des bourrins devant, des boulettes derrière et un mental à redonner espoir à Mauresmo. Contre Nice, seul le président Cayzac, désormais âgé de 108 ans, a vu « deux exploits niçois » ruiner les efforts parisiens. La vérité, c'est que le PSG a sorti le grand jeu : laisser le ballon à Nice, reculer et compter sur Landreau. Le Guen en a poussé sa première gueulante sur le banc de sa vie. Et Papin sa 70e : son tandem avec papy Leclercq fonctionne toujours aussi bien. Avec le druide, qui met de la cervoise dans son vin après chaque défaite, Lens possède néanmoins un atout de maître pour retarder la crise le plus longtemps possible et ainsi descendre en toute quiétude. Mais Strasbourg, qui a le calendrier le plus difficile, est aussi à 35 points. Deux exploits et les Alsaciens libéreraient une seconde place dans la charette. Pas de jaloux ?

Blanc comme un linceul

Surprise, Laurent Blanc déclare que « tout est ouvert ». Contrairement aux apparences, il ne retourne pas sa veste : il constate juste que Lyon a largement le potentiel pour perdre deux des cinq derniers matches et préfère se terrer dans l'ombre comme depuis le début du championnat. Sans Toulalan, Benarfa (qui n'est pas blessé) et avec Coupet, Lyon peut s'inquiéter. L'OL s'est appuyé uniquement sur Cris et les coup-francs de Juninho contre une équipe de Rennes qui était aussi entreprenante que Gasquet dans une boîte roumaine, avec les rares strip teaseuses que Tsonga n'avait pas déjà ramassées.

Aujourd'hui, Aulas, Juninho, Benzema, Cris et Lacombe n'ont pas tous le même avis que la femme à Fred pour redresser la barre. Mais Alain Perrin n'a pas l'art de Houiller pour satisfaire les choix de tous les entraîneurs du club, sans doute parce qu'il pense être lui-même entraîneur de l'OL. Ce groupe menace d'imploser comme l'an dernier. Une défaite à Strasbourg et l'habile Laurent Blanc osera un « c'est du 50-50 », dernière marche avant la mise en bière du champion.

Si Bordeaux termine à neuf points, au moins restera l'évidence que le championnat a été serré. Pendant ce temps-là, les supporters lensois ne comprennent pas pourquoi, quitte à rappeler un mort, on n'a pas fait revenir Bachelet.

Tennis, Coupe Davis : Quatre marioles et un enterrement (2/2)

De Melbourne à Winston-Salem, Le Vestiaire vous propose de revivre en deux épisodes cet acte fondateur du renouveau du tennis français : une grosse arnaque.

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Heureusement, le nouveau Tsonga est arrivé. Il s'appelle, comme chaque année, Gaël Monfils. C'est le seul Français à avoir gagné en simple depuis vendredi. Encourageant.

Les Français ne valent pas mieux que les filles de Fed Cup : sans les leaders, impossible de voir les demi-finales. L'émulation a vécu aussi longtemps que la carrière ATP d'Olivier Patience. Alors, le « j'assume » de Guy Forget sonne comme une évidence. Il maîtrise son groupe avec l'aura d'un réalisateur de film pour adultes au moment de la scène finale. Ca part dans tous les sens. L'excuse de meilleurs résultats sans les forfaits de Gasquet et Tsonga, écartons-la comme les jambes de la femme à Chamou dans une loge France Télévisions. Pour les Français, comme par hasard, le jour J c'est forfait. En face, Roddick était là. Quand il le fallait, Agassi, Sampras et Malivai Washington l'étaient aussi. Les Français n'étaient pas là, et c'est un mal récurrent et incurable.

Forger ses défaites

Le problème, c'est que, même s'il n'aurait de toutes façons pas gagner, le sélectionneur a été aussi inspiré dans ses choix que Clément dans celui de ses lunettes. Comment Mathieu a-t-il pu jouer le 4e match? Vu son pic de fatigue, même Bernard Sainz n'aurait rien pu faire. Et une fois sur le court, on a senti que le capital confiance du Strasbourgeois avait autant fondu que le palmarès de Marion Jones. Le cap'tain a tellement donné confiance à son joueur qu'il paraissait encore plus déprimé que lui en conférence de presse. Mathieu cherchait vainement du regard un entraîneur dans les tribunes. Il n'en a pas vu. Que Forget soit fautif ou non, cela n'a aucune importance, il est responsable et le reconnaît bien volontiers. Forget n'a plus sa place, Le Vestiaire le savait, l'intégrité de Bîmes l'a emportée. Assumer, c'est normal quand on est capitaine. Sauf que là c'est une défaite, une de plus, une de trop. L'heure de la démission a de nouveau sonné.

Relisez donc nos papiers tennis. Vous y verrez, pour ceux qui ne le savent pas encore, que si Le Vestiaire, qui l'écrivait dès septembre 2007, avait été entendu, personne ne se serait enflammé, car il n'y avait vraiment pas de quoi. La France du tennis est toujours la même. Avec ses autistes, ses blessés chroniques, ses éternels espoirs, son encadrement incompétent, ses coups d'éclat ponctuels, sa quasi absence des gros tournois, son existence dans les petits, mais pas ses victoires. Un seul et unique leader, mais toujours inférieur aux leaders précédents et à lui-même. Même si le classement ATP est flatteur, les résultats sont comme d'habitude inexistants. La cuvée 2008 n'est toujours pas un meilleur cru que les autres, avec encore cet arrière-goût de merde. Et oui. Vivement la terre battue.

Tennis, Coupe Davis : Quatre marioles et un enterrement (1/2)

De Melbourne à Winston-Salem, Le Vestiaire vous propose de revivre en deux épisodes cet acte fondateur du renouveau du tennis français : une épopée.

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Seul Arnaud Clément a haussé son niveau de jeu habituel contre les Etats-Unis (1-4). Le tennis français va très mal.

Rappelez-vous, c'était début février, Gilles Simon existait encore, Tsonga aussi. La France éliminait la Roumanie au terme d'une rencontre de Coupe Davis comme le groupe II en recelle. A peine moins euphorique après le match qu'avant, Guy Forget rêvait à la victoire finale, avec ses deux pépites, Gasquet et Tsonga. Deux mois plus tard, la France est tombée. Seule sa longue tradition du double l'a empêchée de rentrer fanny ardent. Le Vestiaire n'a jamais été dupe quand les médias et la FFT ont foncé Bîmes en tête pour présenter la « meilleure équipe de France de l'histoire ». L'équipe de France de Coupe Davis est, au mieux, aussi faible que les années passées et ses défaites contre la Russie.

Richard caquette

Richard Gasquet commence à comprendre que son corps a changé et que l'adolescence est terminée. Enfin, pas complètement, puisqu'il a préféré améliorer son record à Snake 3 sur son Nokia, plutôt que de regarder le double. De toute façon, à la maison, il regarde jamais France 4. Tsonga, lui, aura été un pilier de l'équipe aussi fugace que Barcella. La faute à sa fragilité de nouveau vainqueur de Roland-Garros. Restait Mathieu, qui a joué à son niveau mais pas plus contre Blake. Ses deux balles de matches ratées ne vont pas réécrire l'Histoire, mais le fantôme de Youzhny continue de danser sur sa carrière. Dans la même veine, Llodra a confirmé que Rotterdam et le double étaient ses limites. Il peut faire chier Soderling ou Karlovic, mais service volée contre Roddick, c'est plus suffisant.

A suivre…

Bruits de Vestiaire

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Jan Ullrich va passer à table pour éviter la justice, Andy Goode ne ressemble toujours à rien et la Fédération Française des Artistes Prestidigitateurs menace de boycotter Pékin.

Formule 1. Lewis Hamilton a prolongé au-delà du Bahreïn sa traversée du désert. Transparent en Malaisie, mis à l’amende par la justice française pour excès de vitesse, le pilote britannique a subi cette semaine une nouvelle désillusion. Son autobiographie, My Story, ma vie, mon œuvre, est maintenant bradée à 99 pence (moins d’1,50 euro) dans les librairies de la chaîne Home Bargains. Alizée Cornet a renoncé devant cet échec à coucher sur papier et sous Georges Goven le récit de ses trois saisons sur le circuit juniors.

Natation. D’aucuns y verraient les vestiges d’une soirée arrosée, lui se défend d’avoir à subir une préparation exigeante avant les JO. Michael Phelps s’est endormi dans la chambre d’appel avant le départ des séries du 400 m au meeting de Columbus. « Fatigué », celui qui deviendra à Pékin le plus grand nageur de tous les temps a tout de même passé au révélateur Fred Bousquet et les limites internationales de l’ancien record de France du 100 m papillon de Frank Esposito. Il ne doit pas non plus connaître le Modafinil.

Tennis. Le week-end de Coupe Davis a rappelé Paul-Henri Matthieu à ses vieux démons russes. Mikhail Youzhny hante toujours les nuits du Strasbourgeois et depuis peu celles des milliers d’internautes qui se repassent la vidéo de sa tentative de suicide au tournoi de Miami. Frustré par un revers lâché dans le filet après un long échange contre Nicolas Almagro, il s’est tailladé le crâne de trois impacts secs avec sa raquette. Di Pasquale n’aurait pas fait mieux.

Cyclisme. Un garçon de 5 ans a trouvé la mort au début du mois, en Belgique, sur le parcours des Trois Jours de La Panne. L’enfant a soudainement traversé la route et a été fauché par un camion avant le passage des coureurs. C’était bien la peine d’annuler le Dakar.

Omnisports. Ce n’est facile à écrire, mais Le Vestiaire partage l’avis du député UMP Lionnel Luca quant à l’insignifiance du badge olympique proposé par les athlètes français. Le slogan « Pour un monde meilleur » ne pourra d'après lui que « conforter le régime communiste chinois car c’est celui de tous les régimes totalitaires ». Romain Mesnil aurait pu aussi demander à manger pour tous, l’effacement de la dette de Carole Merle et la légalisation du cannabis pour les rugbymen de ProD2.

Football. Après avoir passé en revue les tenues les plus ridicules de l’histoire du foot et ses pires bouchers, The Sun s’est attaqué à l’embonpoint de Ronaldo et de Tomas Brolin dans son classement des dix joueurs les plus gros. Le Brésilien y figure en tête devant une brochette de britanniques qui ne devaient pas descendre que des boissons énergétiques. Jean-Claude Darcheville (photo) a curieusement été oublié.

Football, Equipe de France : Titi fait le gros minet

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Dans son interview quotidienne donnée à L'Equipe, Thierry Henry a confirmé nos propos d'hier. Il n'y a aucune inquiétude à avoir. Aussi sincère qu'une poignée de main de Wiltord à Fred, il s'épanche sur sa « perte de repères dans l'axe », et le « problème » que cela pourrait poser à l'Euro. Le procédé est habile. Henry veut faire pression sur son club pour retrouver le poste d'avant-centre, et surtout obliger Rijkaard à enfin essayer Eto'o sur le banc. Peut-on imaginer que le meilleur attaquant français ait atteint le niveau d'Alioune Touré en 6 mois ? Si Le roi (pas le séduisant sélectionneur de l'Afrique) était vraiment mal, irait-il le crier sur les toits au risque de provoquer chez Craioveanu cette euphorie frénétique et dommageable pour le corps social qui a conduit certains à une utilisation excessive de papier toilette et au décès prématuré d'écolières trop aguicheuses à leur goût. Bryan Roy et Walter Zenga n'en pensent pas moins. Si tel était le cas, plutôt que de démissionner de son poste de sélectionneur à quelques semaines de l'Euro, il préfèrera la blessure. Au moins, ça laisse du temps libre pour tirer des putes après un beach-volley bien arrosé.

Qui parie que son adjoint froncera ses épais sourcils quand David Astorga lui demandera s'il y a un problème Henry ?

Football, Equipe de France : Henry benne Barca

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Ses dix passes décisives n'y changeront rien : Thierry Henry n'est encore que l'adjoint d'Eto'o.

Les journées se suivent mais pas les passes. Par respect pour le pauvre Abidal, il ne se plaint pas : même s'il fout rien, il est titulaire en ce moment. Positionné dans le couloir gauche, le système de jeu barcelonais l'attire autant que les frères Polikeviciute. A Schalke, lors du match aller des 1/4 de finale de Ligue des Champions, Henry était toujours tout seul dans son coin. Le but est venu de son côté, sur un de ses rares ballons. Pourtant, ses partenaires l'ont comme d'habitude systématiquement ignoré, avec un vice que Rebecca de Mornay n'aurait pas renié dans « La main sur le berceau ». Et quand Messi est là, c'est pire, pas qu'à cause de sa coiffure.

Henry cantonné

Mercredi, lors du match retour, il a moins animé son côté gauche qu'Olivier Quint en rééducation à Saint-Jean de Monts. Pourtant, on a plus cherché Henry : la défense a sauté le milieu telle la femme à Chamou à l'orée du mois de juin. Des ballons de la tête, il en raffole. Du coup, il a été aussi à l'aise qu'un roux dans un meeting du Ku Klux Klan. Très nerveux, il a failli empaler Tata Germaine Jones, qui est un homme. Il a fini le match en jouant essentiellement vers l'arrière. François Clerc va continuer à croire que le haut niveau, c'est centrer pour Coupet. Henry ne s'amuse pas, Henry ne cherche pas à combiner. Henry veut jouer dans l'axe, alors il boude. Il défend le minimum, reste hors-jeu pour faire chier Xavi et Iniesta et n'applaudit même plus les tentatives avortées de passes d'Eto'o. Ses appels en profondeur sont aussi nombreux que les membres du fan club de François Masson. Dans ce désert, il s'économise au moins pour l'équipe de France.

Alors que Daniel Moreira n'a toujours pas marqué en Ligue 1, ils étaient près d'un millier de divorcés à soutenir Thierry Henry samedi dernier, pour l'appuyer dans sa tentative de diversion. Il pourrait même être pris en flagrant délit de levrette sur la femme du chef qu'il resterait l'entraîneur des Bleus.

Tennis : les ordonnances du Dr Dhrey

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Second opus des secrets du Dr Dhrey. Aujourd'hui, George Goven s'émeut du formidable parcours d'Alizée Cornet. Pourvu qu'il n'en mette pas partout.

Onde de chocottes

Le QG de la FFT est en alerte. Alors même que le tirage au sort n'est pas effectué, la catastrophe approche. Jo-Wilfried Tsonga s'est blessé au genou (inflammation du ménisque) et comme toujours, l'effet Tsonga est dévastateur:
Les ampoules de Gasquet s'éclairent à nouveau (que sur les mains). Mathieu a rêvé que Monfils est au lit avec Youzhny. Seul Clément n'a rien, Jean-Philippe Fleurian non plus, il ne reste donc aucun joueur de tennis valide.

Paulo la cote

Paul-Henri Mathieu atteint le meilleur classement de sa carrière. 12e mondial, il devient n°2 français du moment, derrière Gasquet et devant Tsonga. Pur hasard, les résultats de Paulo sont nettement plus réguliers depuis que Thierry Champion l'a quitté – en tant qu'entraîneur – pour Gaël Monfils. Lequel reste quand même sur une perf sur le magnifique central de Portschach.

Dechy errement

Nathalie Dechy soigne ses stats. Déjà auteur d'une très vilaine saison en 2007 (17 victoires pour 19 défaites), elle surfe sur une dynamique de pongiste français. Avec 8 défaites en 13 matches, elle part sur des bases élevées. La fille de Pat Morita vient de lui administrer une leçon de tennis. Mais à 29 ans, on ne peut plus être Karaté Kid.

Marion brosse

Les semaines se suivent et on ne voit guère d'amélioration sur le bulletin de santé de Marion Bartoli. Son niveau contre Olga Govortsova (43e mondiale) ne lui aurait même pas permis de battre un Thierry Ascione des grands jours. Comment supportera-t-elle les questions de Brabo après son élimination sur le court numéro 14 ?

Rugby, Coupe d’Europe : Born Toulouse

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Un club anglais succédera à Montferrand au palmarès du Challenge européen. Montferrand a déjà gagné quelque-chose ?

De notre envoyé spécial permanent à Cardiff

Toulouse a sauvé contre Cardiff les meubles de René Bouscatel et l’honneur international du rugby français. Les faux-pas de Gloucester et des Ospreys lui ouvrent un boulevard dans la compétition, mais ses quarante pions n’ont impressionné que le stagiaire de sport24.com. L’arbre toulousain ne suffit pas à cacher Marie Laforêt. Les clubs français ont déjà été boutés hors de la Challenge Cup par les Anglais, la ProD2 balance entre violence et dopage et le Tournoi des Bleus n’a pas été plus fertile que Macha Méril. Qui s’en inquiétera ?

Deux essais tardifs ont permis à Toulouse de faire oublier la vilaine perf de Perpignan, la veille, chez les Irlandais de Londres. Le Top14 se porte au mieux. Son deuxième meilleur marqueur, Maxime Médard, n’a pas eu besoin d’une minute pour rassurer Pelous : les trois-quarts gallois ne courent pas plus vite que lui. Elissalde non plus, mais il a compilé contre Biarritz et Cardiff autant de drops (4) que l’équipe de France en deux Coupes du monde. Cherchez l’erreur. Le petit-fils de Laurent Bidart n’est finalement pas plus mal à l’ouverture. Sa réussite au pied lui a assuré à sa sortie du terrain les applaudissements du club house des Blues.

Albacete, Kelleher et Sowerby se sont également distingués sur le pré toulousain. L’avenir du rugby de clubs passe par l’étranger. La Guinness Premiership n’a pas attendu douze ans de professionnalisme pour s’en apercevoir. Pourtant mis au repos pendant le cirque parisien, les internationaux sont encore fatigués. Heymans était dimanche aussi fébrile que Guy Novès après son accident de vélo, Tom Shanklin le seul à avoir raté plus de ballons que Vincent Clerc.

Le pays de Galles n'aura pas de représentant en demi-finale. La dernière fois qu'il avait fait le Grand Chelem (2005), Toulouse avait gagné la H-Cup.

Formule 1, GP du Bahreïn : Ferrari bien qui rira le dernier

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L'Eminence Tuning Club du Bas-Rhin organise le 11 mai son show annuel sur le parking de la discothèque Le Komplex, à Brumath. Robert Kubica n'y amènera pas sa BM.

Raikkonen n’avait plus autant sourit sur un podium depuis Imola 2003 et la mort de la mère Schumacher. Le Finlandais a pris à Hamilton les commandes du championnat, mais il n’a pas plus digéré les falafels du cuisto Ferrari que la domination de son coéquipier. Felipe Massa a enfin passé la mi-course cette saison. Il s’était mis tellement de pression en arrivant à Bahreïn que les cheveux lui sont tombés. Ca tient moins chaud sous le casque. Le départ de Jean Todt a fait du bien à la Scuderia. Son doublé autoritaire a rappelé la parade des années Barrichello et les cerveaux de l’équipe ont fait date dans l’histoire des ravitaillements en remplaçant l’homme-sucette par un signal lumineux. Tant pis pour Karen Minier.

La saison de Ferrari est lancée pour de bon avant qu’Ecclestone ne revienne cracher sur les circuits européens. BMW devra y défendre sa première place du classement des constructeurs, la faute à un Robert Kubica de nouveau étincelant ce week-end. Le Vestiaire avait fait de lui le meilleur pilote de F1 après sa deuxième place en Malaisie. Il a accompagné sa première pole d’un nouveau podium, qui aurait pu être le troisième de rang si Nakajima ne lui avait roulé dessus en Australie. Longtemps dans le rythme de Raikkonen, dont il a finit sur l’étalon, le Polonais est bien le digne héritier d’Alain Prost. La pointe de vitesse inférieure des BMW devrait lui poser plus de difficultés à Barcelone, mais on connaîtra d’ici à la fin de la saison les accords de la Mazurka de Dabrowski.

So Piquet

Il y a autant de chances d’entendre la Marseillaise que de voir Jean-Marie Balestre remettre la coupe au vainqueur du Grand Prix de France. Bourdais a fini sa première course en F1 sans passer une seule fois à l’écran. Il faudra sûrement aller en tribunes pour le voir conduire. Alonso souffre du même anonymat. Comment Renault a pu régresser de la sorte en aussi de peu de temps ? Junior y est encore allé de son tête à queue avant de ramener la R28 au garage. Ses sorties font autant rire que l’hymne italien et son père se demande chaque jour pourquoi il lui a donné le même prénom.

Coulthard et Button ont rappelé à Gordon Brown que l’amitié anglo-ecossaise avait du plomb dans l’aileron. Hamilton, aussi tranchant au départ que le train arrière d’Alonso, a assisté à distance à l'une des courses les plus chiantes depuis la retraite de Mika Salo. Max Mosley a bien fait de ne pas venir.

Football, Ligue 1, OM-Lyon : Plus bel l’habit

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OM-Lyon, c'est chaque saison le choc qui fait regretter que Marseille ait été nul trop longtemps pour jouer le titre. Mais contrairement aux débordements de François Clerc, il y a quelques surprises à guetter.

Un OM d'honneur

Marseille, à la différence de Lyon, a encore quelque chose à jouer. Une place en Ligue des Champions, qui met une pression croissante sur eux. Comme ils n'ont pas les épaulettes de Doucouré et qu'ils aiment plus les matches à pression que ceux à gérer, ils vont rentrer dans la gueule des Lyonnais comme si c'était Julien Lorcy en face. Bon, Lyon c'est pas Bobo, mais ça devrait donner un bon match de foot. Et puis, sur sa valeur technique et physique, Marseille est la seule équipe du championnat avec Bordeaux à pouvoir battre Lyon à la régulière. A condition qu'Akalé centre du bon côté des buts.

Djibrill Crissé ?

Son niveau est aussi perfectible que le bulletin de notes de Ronald Pognon. La performance de Djibrill Cissé contre une bonne défense sera intéressante. Montrera-t-il son vrai visage face à Lyon : une technique précaire et un sens collectif loin d'être aussi aiguisé que les crampons de Deysperoux contre Maradona, mais un mental en acier et un physique hors normes. Ce soir, et surtout ce soir, il aura besoin de ses partenaires pour briller, même s'il n'oubliera évidemment pas de les ignorer. S'il doit se débrouiller seul, c'est Boumsong qui finira par lui montrer comment faire des ailes de pigeon. Et là, même Fauvergue serait un concurrent sérieux pour être le 5e attaquant à l'Euro.

Benarfa bulleux

Chaque semaine, Hatem Benarfa a de moins en moins de chances de débuter. Ses chances de rester à Lyon suivent la même tendance. Salif Keita lui est clairement préféré en ce moment, ce qui est une sanction bien pire qu'un rapport d'Eric Poulat. Qu'il soit moins performant, peut-être. Que Perrin lui reproche son comportement défensif, passe encore. Mais, alors que Lyon est champion, qu'Aulas veut construire une grande équipe pour la Ligue des Champions à l'avenir, Lyon pourra-t-il supporter l'absence du meilleur gaucher de L1 aussi longtemps que l'escroquerie Coupet ?

Faux duel, sans Raï

Voilà qui nous amène à l'autre point. Non, le duel Coupet-Mandanda de ce soir ne changera rien au gardien titulaire à l'Euro. Sauf si Taiwo a un coup-franc indirect dans la surface et qu'il expédie le ballon en visant l'endroit favori de la femme de Fred. Mandanda peut juste accumuler plus de preuves irréfutables de son talent pour faire tomber Landru.

Pour autant, le match de ce soir ne règlera pas tout. Alain Perrin ne connaît pas plus ses indemnités de départ que Samir Nasri le nom des clubs qui s'intéressent à lui. Et s'il n'y en avait pas, ni pour l'un, ni pour l'autre ?

Cyclisme, Sylvain Chavanel : Mimo ras l’élastique

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« On n'est pas du bétail » (Laurent Jalabert, 1998)

Evidemment, Le Vestiaire l'avait annoncé, et les faits n'ont pas tardé à lui donner raison. Il n'aura donc fallu qu'une seule course parmi les plus merdiques au monde à notre spécialiste cyclisme pour deviner que Chavanel bénéficierait de l'effet Tsonga. En moins de deux mois, le frère de Sébastien a donc plus gagné que l'ensemble des cyclistes français en dix ans de suivi longitudinal. On savait qu'il pouvait lui arriver de franchir une ligne d'arrivée en tête, il l'avait déjà fait plus souvent que Virenque, mais on ne savait pas qu'il pouvait le faire avec d'autres adversaires qu'Anthony Geslin. Gérard Holtz secoue déjà sa crinière plus poivre que sel, le gentil Mimo sera l'autre vedette du vélo club, avec le nutritionniste de la Phonak, s'il n'est pas viré avant. Car c'est vrai, Chavanel il a l'air gentil, tellement gentil qu'il n'est pas sans nous rappeler un jeune tennisman prix Nobel. Et si, hormis un avenir prometteur il y a 15 ans et un palmarès plus vierge encore que Cohen-Aloro, il n'avait rien à voir avec Ritchie ?

Monsieur Propre

Toujours est-il que comme d'habitude, en retard de plusieurs semaines, comme la femme à Chamou après un Roland-Garros bien arrosé, toute la presse est en train de se saisir du phénomène. Un Français saurait courir, gagner et apparemment ne fréquenterait pas Laurent Roux ou Pascal Hervé. Cela n'était plus arrivé depuis Charly Mottet et avant lui Roger Hassenforder, reconverti aujourd'hui en joueur de dentier. Certes, personne ne soupçonnait l'existence de la Flèche Brabançonne et d'A travers les Flandres avant la semaine dernière. Et si un loser chronique ne s'y était pas imposé, on s'en branlerait encore. Mais c'est fait. Et voilà que le double vainqueur est annoncé comme favori du Tour des Flandres, même par lui-même. C'est simple, le Tour des Flandres, c'est pas un podium propre depuis 1913. Un sacré défi.

Autant dire que s'il arrive à tenir plus de 200 km à un rythme plus soutenu qu'une Polynormande, non seulement il n'intégrera pas le vrai classement, qui commence en moyenne à partir de la 20e place, mais surtout ça lui ouvrira un boulevard pour le Tour de France. Car oui, depuis qu'il sait maintenant qu'une 91e place n'est pas toujours une bonne performance et qu'un coureur de classique doit faire preuve de sang frais dans les situations les plus chaudes, Sylvain pense au Tour de France. Reste plus qu'un bon stage dans les Alpes mexicaines et il sera fin prêt pour ne pas finir à Hautacam avec Thomas Voeckler. Il en est capable, nous glisse Cristian Moreni.

L'autre Christian, Prudhomme, devrait l'annoncer prochainement : attention, cette année, les Pyrénées seront limitées à 70.

Bruits de Vestiaire

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Hitchcock va entraîner les hockeyeurs canadiens, Damien Eloi joue toujours au ping pong et Cassy Véricel est à Clermont ce week-end. Ce n’est pas contagieux.

Tennis. Andy ‘Stifler’ Roddick a officialisé sur son site Internet ses fiançailles avec Brooklyn Decker, un top model de 21 ans. Le couple s’est rencontré l’année dernière à New York et prévoit de « profiter de cette période de fiançailles avant de décider d’une date pour le mariage ». On en ferait autant. La future madame Roddick s’est fait remarquer en apparaissant depuis 2006 dans le numéro annuel spécial maillots de bain du magazine Sports Illustrated. Aussi à l’aise à cheval que derrière un volant, elle est elle-même une sportive accomplie.

Football. Stuttgart est le dernier club allemand en date à avoir cédé son nom à une entreprise. Pour 30 ans et 20 millions d’euros, le Gottlieb-Daimler Stadion sera rebaptisé Mercedes-Benz Arena, l’été prochain, à l’occasion d’un match amical contre Arsenal, dont les supporters pleurent encore Highbury. Il faudra attendre 2010 pour voir la Ligue 1 suivre la tendance, du côté du Mans, où le vieux Léon laissera sa place à la MMArena. D’autres accords sont dans les cartons en France : le Tipiak Stadium à Rennes, le parc des sports Michelin à Clermont et l’ANPE Arena à Lens.

Formule 1. Flashé à 196 km/h sur l’autoroute A26 en décembre 2007, Lewis Hamilton a été condamné cette semaine à une amende de 578 euros par le tribunal de police de Laon. Un montant dérisoire pour le Britannique et bien en dessous des sanctions pourtant prévues par le code de la route. Y aurait-il jurisprudence pour les pilotes de F1 ? Hamilton s’était permis de traverser Chéry-les-Pouilly au volant d’un safety-car (Mercedes CLK 63 AMG) prêté par des amis allemands aussi généreux que les chiennes de garde de Max Mosley.

Athlétisme. La Fédération internationale a attribué du bout des doigts à Katherina Thanou la médaille d’argent du 100 mètres des Mondiaux d’Edmonton retirée à Marion Jones pour dopage. « Légalement, nous n’avons pas le choix », s’est excusé un porte-parole de l’IAAF. L’avocat de la Grecque, écartée des JO d’Athènes en 2004, s’est félicité de son côté de cette décision « honnête et juste » qui grandit la discipline et ses instances dirigeantes. Zhanna Pintusevich-Block garde lui sa médaille d’or (photo).

Cyclisme. Le Vestiaire s’était étonné en janvier, dans cette rubrique, du curieux attelage belgo-japono-estonien que Frank Vandenbroucke avait rejoint pour relancer sa carrière. Il en a déjà été écarté. Le Belge aurait acheté de la drogue pour son usage personnel, ont fait savoir plusieurs sources policières. Son ex-femme, Sara, l’avait récemment décrit comme un « accro à la cocaïne » dans la presse belge. Voilà qui rappelle le cyclisme aux bons souvenirs de Pantani.

Rugby. Le sélectionneur néo-zélandais du Japon a fait participer ses joueurs des première et deuxième lignes à une session de sumo de 90 minutes contre d'anciennes stars de la discipline. « Il y a beaucoup de choses que nous pouvons apprendre du sumo. Dans la mêlée, nous pouvons utiliser la technique consistant à pousser fortement en appuyant avec ses bras sur les côtés », s’est justifié John Kirwan. Barcella pourra toujours se reconvertir.

Tennis, Coupe Davis : Cap Carnaval

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Dix sept ans après, Forget retrouve les Etats-Unis. Pas sûr qu’il danse Saga Africa aux dépens de Stifler après le match.

Un autiste, un dépressif chronique et une victime de Benneteau sont sur le même bateau. Qui ne joue pas ? La sélection de Forget, si elle n’a rien à envier à celle de l’Inde 1993, n’en reste pas moins la meilleure du moment. Actuellement pas au niveau, les trois sélectionnés pour les simples devront sacrément hausser leur niveau de jeu, en même temps. La probabilité est aussi infime que celle de Mauresmo de revoir le Top 5. Gasquet, s’il se souvient qu’il est droitier à l’échauffement, peut pourtant battre Blake et Roddick. Tsonga passera un vrai test en Coupe Davis. Sa victoire sur Pavel n’avait séduit que Chamou et les femmes de joie de Bucarest. Mais contre des cogneurs US aussi fins stratèges que Medhi Baala, il jouera contre un miroir, et comme il se trouve beau, il peut aussi vouloir s'impressionner. Pour Mathieu, c’est la dernière chance de réaliser un exploit. Actuellement, il est le plus constant, mais l’effet Benneteau n’y est pas étranger. Trois pour deux places : et si on faisait jouer les trois ?

Double gras

Devant telle abondance, Forget n’a pu résister au petit plaisir que Bruno Clément, frère et coach, s’est toujours refusé. Il s’est débarrassé d’Arnaud, promu sparring partner. Pas bête. Gasquet avait dû jouer sans coup droit contre Hanescu après une semaine d’entraînement contre Tsonga, le bourreau de Pavel, où il ne marquait pas un point. Il n’avait pas ressenti telle difficulté depuis son apprentissage du vélo, six mois auparavant. Au moins, avec Clément au warm up, il remet les petites roulettes. Sans son pote, Llodra se sentira en tout cas bien seul pour le double. Il n’aura pas le loisir de terminer en slip, mais il n’aura pas non plus à jouer pour deux, comme le note sans jamais s’agacer le grand Brabo. Prime aux anciens oblige, Gasquet-Llodra part avec une « langueur » d’avance. Les frères Bryan tremblent déjà.

La Légende : Blessures de bon raille

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Alors que l'équipe de France de foot a plus de joueurs à l'infirmerie que Patrick Blondeau a pu en envoyer dans sa carrière, que Sylvain Marconnet a passé sa première étoile et que le Professeur Saillant pense faire euthanasier Ronaldo, Le Vestiaire revisite pour vous ces instants de génie.

Un filet de fumée s’échappe du bol de chicorée à moitié vide. L’air est moite et tendu. Le carrelage à peine plus chaud que la nuit montpelliéraine. Dans le salon, un vieux transistor crache le montant de la valise RTL. Jérôme Fernandez doit encore faire la sienne. Le torse couvert par le peignoir de sa femme, il a aussi bien dormi que Christine Arron avant une demi-finale de 100 m. Fichu Coca Vanille.

La grande aiguille de sa flick-flack rappelle le handballeur à ses obligations ; c’est l’heure de la douche. Pas Omeyer de sa forme, Jérôme grimpe dans la cabine les yeux mi-clos, aussi hésitant qu’un tir à la hanche de Didier Dinart. Le geste est confus, l’eau beaucoup trop chaude pour son mollet et sa main gauche. Bilan de l’opération : des brûlures au 3e degré et un forfait pour l’Euro 2000. Il ne retrouvera jamais le niveau qui faisait alors de lui l’un des meilleurs joueurs du monde.

Cornée déboule

Steve Marlet n’aura approché qu’à Tignes de tels sommets sportifs. Santini lui donne en 2004 un strapontin dans le bus des Bleus pour le Portugal. L’Europe entière se demande ce qu’il fait là avec Boumsong et Pedretti. Vexé de devoir montrer à chaque porte son accréditation aux grooms de l’hôtel, le Pithivérien se l’accroche autour du cou, en évidence, avant de se déchirer la cornée avec le coin du carton. Il n’avait pas besoin de ça.

Ana Kournikova n’aurait en revanche jamais réussi à battre Venus Williams si cette dernière ne s’était pas blessée au poignet en soulevant son sac avant d'entamer le tournoi de Rome 2002. Jim Bilba a attendu lui la fin d’un match contre l’Efes Pilsen, en 1997, pour s’arracher le pouce. Villeurbanne est à l’époque une vraie équipe de basket, capable de priver les Turques du Final Four européen. Les dernières minutes sont houleuses et la sortie du terrain se fait sous les projectiles du public. Bilba déboule tête baissée et passe par une porte-vitrée comme Jimmy Nébot à travers le match.

Contrôle consanguin

Les footeux ont presque à eux seuls le monopole d’écœure. Julien Escudé a réussi à se donner une entorse du genou en promenant son caniche ; Rio Ferdinand s’est étiré les tendons de la cheville en abusant des rediffs d’Eastenders sur le canapé du salon. L’anonyme Paolo Diogo a perdu deux phalanges dans un grillage, Santiago Canizares son tendon sous une bouteille de parfum. Coupet s’est coupé (L'Equipe®) avec la planche qui devait soutenir ses trophées et Letizi se remet encore d’une lombalgie chopée pendant une partie de scrabble avec les intellectuels du PSG. Combien de points pour consanguin ?