Football, Ligue 1, Lens : Un druide qui serpe à rien

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Le grand blond a passé l'âge de mettre des joggings, même si Papin a du mal à faire ses lacets. Le Vestiaire l'avait annoncé il y a bien longtemps, c'est confirmé : Lens n'a toujours pas sorti son pied de la L2 et préfère y mettre quatre orteils supplémentaires.

Vous qui pensiez que druide, c'était préparer des potions magiques, c'est des conneries. Et Gervais Martel en a fait une belle. Car le sorcier blond multiséculaire de Lens a inventé en trois mois une nouvelle recette. Faire venir ses recrues, diriger les séances d'entraînement, s'asseoir sur le banc et laisser Papin assumer un bazar digne de Lugdunum face à la presse. Notamment ces soirs de défaites que Lens a pris l'habitude de fréquenter autant que ses supporters la saucisse-frites et 120 litres de bière dégueulasse. « Ca forge le moral du petit », doit-il assurer avec son calme antique à un Charles Martel qui ressemble de plus en plus au Louis Nicollin en phase terminale, celui de l'époque Rui Pataca, le dernier enfant battu de la Mosson. « Lens va rester en L1 ! Pourquoi en suis-je si certain ? J'ai, chaque jour, l’habitude d’allumer un cierge. » Et si le druide le bouffait son cierge ? Mais quelque part, ça marche : malgré la cervoise indigeste, Papin n'a toujours pas claqué la porte de la taverne.

Ca barde

Mais ces derniers temps, le druide s'est égaré dans sa propre forêt. Dix matches sans victoire, la courte embellie de janvier a viré à l'embolie. Sans gui (Wallemme), il a perdu son calme. « Le milieu du football a changé et celui du journalisme aussi. J'ai toujours joué dans la reconnaissance mais je vais désormais tabler sur la rancune. Si nous ne pouvons pas compter sur les journalistes, nous ne compterons donc que sur nous-mêmes.«  Jamais en mal d'innovation, il comptait donc sur les journalistes pour que Lens s'en sorte. Jamais telle potion n'avait été imaginée, même par les druides les mieux payés du championnat. Si c'est ça être druide, tout le monde peut le faire. Jules Césaire aurait dû s'en débarrasser, maintenant c'est trop tard.

Pendant ce temps-là, fidèle à nos conseils, Saint-Etienne n'a pas appelé Jacques Santini pour former l'hideuse tête bicéphale avec Roussey. Malgré le scepticisme des plus éminents spécialistes football qui leur prédisaient la relégation, Sainté est 5e et se lèche les doigts.

Une réflexion au sujet de « Football, Ligue 1, Lens : Un druide qui serpe à rien »

  1. Génial votre jeu de mots. je l’adore ! Continuez comme ça. Merci pour tant de bonheur ! Allè lensôôa, allè, allè lensôôa allè !

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