Bruits de Vestiaire

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Miss Wales supporte le Munster, Petr Cech porte des lentilles, Aleksejs Saramotins gagne le Tour d'Estonie, Mesnil durcit son mouvement et Le Vestiaire alimente Alexis Vastine et les colonnes de 20minutes.fr.

Omnisports. L’affaire de la sex tape de l’Insep, dont a été victime une ancienne nageuse pas assez douée pour sortir du Bois de Vincennes, a déjà fait couler beaucoup d’encre ici et . Le Parisien affirme que les deux sportifs impliqués, un boxeur et un karatéka, sont qualifiés pour les JO. Le karaté n’est pas encore discipline olympique, bonjour le recoupement d'info. Un des neufs membres de l'équipe de France de boxe pourrait par contre être impliqué. Jérôme Thomas est hors de cause : il serait toujours vierge.

Rugby. Meilleur marqueur d’essais du dernier Tournoi et de l’histoire du rugby gallois, élu joueur gallois de l’année par ses pairs, Shane Williams collectionne les honneurs comme Ashley Cole les relations extraconjugales. L’ailier du XV du Poireau fait également ses débuts au cinéma dans un film du directeur gallois – et non pas ecossais – Karl Francis, Hope Eternal. On le verra notamment disperser les cendres d’un médecin sur la pelouse du Millennium, avec celles de Pelous.

Football. Doublé par Jacques Villeneuve pour la présidence du PSG, David Ginola s’est consolé à Londres en remportant une médaille d’argent au prestigieux concours de l’International Wine Challenge. Son rosé Costade Brulade a été récompensé pour son « parfum de fraise » aussi doux que l'Elseve Progress de L’Oréal. Contacté par Le Vestiaire, Gérard Houiller a répondu qu’il ne mettait jamais de vinaigrette sur ses frisées.

Athlétisme. Coupable de deux faux départs lors d’une compétition test pré-olympique la semaine dernière, Liu Xiang craint d’être pénalisé à Pékin par la lenteur des officiels chinois à tirer les coups d’envoi. « Les starters des courses internationales et les starters chinois ne donnent pas le départ de la même manière », a déclaré l’entraîneur du recordman du monde du 110 m haies. Des Chinois trop lents sur la gâchette : les temps changent, décidément.

Sumo. Le lutteur bulgare Kotooshu est devenu le premier Européen à remporter un tournoi de sumo en dominant sur leurs terres, à Tokyo, les plus gros spécialistes de la discipline. Plutôt fin (155 kg), Kalovan Mahlyanov, de son vrai nom, a quitté la lutte européenne pour le Japon, où son torse velu a fait de lui une icône. Jacques Chirac lui-même compte au rang des fans de la « cithare d’Europe », connu sur l’archipel comme le « David Beckham du sumo ». Il a même sa Victoria.

Tennis, Médias : Les va et vient de Chamouloth

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Dans les allées de la loge VIP de France télé, les rumeurs et les scoops défilent comme les revers en bas de filet de Clément. Le public et Brabo ne s'y trompent pas : les premiers jours, c'est la fête aux Français.

De notre envoyé spécial

C'est malheureux d'en arriver là, mais c'est un constat : n'est pas Llodra qui veut. Le désormais breveté « effet bouteille », est le sanctuaire des leaders français. Cela n'empêche pas France 2 de tutoyer le génie pour égayer nos après-midi. Notamment en choisissant les deux chocs du premier tour : Llodra-Patience et Clément-Monfils. Clément, pour son crépuscule, a même participé au show en contestant la balle de match pendant qu'un des nouveaux Noah l'attendait au filet, vingt minutes après l'échauffement. Le service public, c'est comme à la radio, il y a un quota de daubes françaises à respecter.

Lauclair de l'allume

Evidemment, Patience l'a encore perdue. Il a même manqué d'expédier un coup droit dans Lauclair, le micro accroché à ses basques avant qu'il serre la main de Llodra. L'expérience aidant, il s'est retenu. En revanche, Lauclair cherche la petite bête, qui n'est pas la femme d'un collègue, quand il assène à Malou Devilder : « Au prochain tour, un jeune que vous avez déjà battu, Rafael Nadal. Non, je rigole. » Le charisme à la Fontang de sa victime le prémunit de toute réaction. Lauclair faisait pareil avec Bazire.

Quelques mètres plus haut, et avant même de tenter de se farcir Mary Pierce, Brabo accueille l'entrée de Mauresmo dans le tournoi avec verve. Au détour d'un plan sur Courteau : « Amélie à Roland, y a de quoi prendre 20 ans. » Après un échange stoppé car Maumau a vu la balle faute : « Bien joué Amélie ! » L'enthousiasme est là, il présentera même Ascione comme un solide joueur français. Et Coria mené deux sets à un par Robredo en futur vainqueur. « Il est juste incroyable. » Il menait 4-2, il perdra 6-4.

Mais le vrai maudit, c'est Lionel Chamalo. On lui avait promis un Gasquet-Serra, il a hérité de Giraldo. Il a tout essayé. S'extasier sur la puissance d'un coup droit du Colombien qui aurait pu être un amorti un peu long. Harceler Boetsch pour savoir si changer d'adversaire était un problème, en se faisant rembarrer à chaque fois. Il a fini sur les rotules : « Ce serait justice à 27 ans pour Serra de disputer un 3e tour. »

Pendant ce temps-là, Jean-René Godard écume les courts annexes pour commenter en différé des balles de match. Il y croise souvent Montel. Pioline, toujours au placard, est responsable (du haut niveau). Mais pas coupable ?

Football, Euro, Equipe de France, Domenech : Les sept mercenaires

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Christian Karembeu prépare son jubilé. Pascal Vahirua n'aurait jamais songé y participer ; Eric Loussouarn, pas invité, est désemparé. C'est un peu pareil pour Gomis et Landreau. On n'en saura pas plus. La conférence de presse de Domenech a été aussi utile que sa liste des 30.

Les gardiens : Landreau s'attendait à ne pas y être. C'était il y a trois mois.

Coupet. Trop vieux, il n'a plus le niveau, même s'il est capable de fulgurances rappelant qu'il a été un bien meilleur gardien que Lama. Souhaitons qu'il se limite à une seule bourde durant la compétition et que celle-ci ne soit pas trop décisive. Un choix par défaut.

Frey. Met fin à la jurisprudence Letizi et c'est tant mieux. Ne devrait pas entrer en jeu, en tout cas c'est tout ce qu'on lui souhaite (parce que Letizi quand même).

Mandanda. Indiscutablement le meilleur gardien au monde, n'a rien prouvé au niveau international. Mais s'il supporte aussi bien la pression que Daniel Leclercq, ça devrait couler tout seul. Un seul mauvais match cette saison, a eu du mal à suppléer sa défense de merde. Et s'il joue, il aura Thuram devant, ça promet. Il sera numéro 2 bis, mais il ne faut jamais croire Domenech.

La défense : des vieux tauliers et des Lyonnais. Mieux valait prendre des gendres idéaux pour ne pas brusquer les papys.

Sagnol. Titulaire en puissance par le passé, il vieillit et malgré son énorme circonférence de crâne, il sort d'une saison blanche. Les prétendants sont nombreux. Il vient pour être titulaire ou foutre la merde, Hitzfeld pourra prévenir Domenech.

Thuram. L'inévitable erreur de casting. Le sélectionneur a donc choisi de jouer. Si, contrairement à 2006, la France opte pour dominer ses adversaires, et il le faut, il finira comme Desailly. Finira-t-il par payer son but contre son camp à Barthez ? Souhaitons que Sagnol ne soit pas Lizarazu.

Gallas. Intouchable.

Clerc. Pure logique, pure escroquerie. Pas meilleur que Mater ou Fanni, mais très gentil. L'ultime arme de Domenech pour rendre Sagnol intouchable ?

Evra. Impressionnant, le meilleur, mais Abidal, futur adjoint du sélectionneur, lui laissera-t-il sa place ?

Abidal. Une mauvaise saison, d'un niveau inférieur au Mancunien, il devrait être le titulaire grâce à sa Coupe du monde 2006 pourtant pas top.

Squillaci. Zéro plus zéro égal la tête à Toto. Bonne saison, mais loin d'un Mexès ou d'un Abidal dans l'axe. Un gentil lyonnais.

Boumsong. Il a bien fait de signer à Lyon.

Les milieux de terrain : Nasri conserve son boulard in extremis, Benarfa ira traîner le sien à la plage.

Makélélé. Frais et dispo, esperons qu'il puisse reposer ses 50 ans lors du troisième match.

Lassana Diarra. Une belle saison, remplaçant à la hauteur, surtout Alou.

Vieira. Sans blessure, il jouera toute la compétition et sera comme d'habitude le meilleur. Sa dernière compétition au top. Le plus à même de remplacer Zidane dans le rôle du grand frère. Celui qui rassure, pas celui de TF1 qui casse les couilles.

Toulalan. Un nouveau taulier, prépare la succession. Il a déjà les cheveux blancs de Deschamps.

Nasri. Arsène Wenger vient de le faire signer. Entre lui et Benarfa pour jouer sur un côté, il n'y a pas photo, il est moins indiqué. A moins qu'il ne soit le successeur de Zidane ?

Malouda. Un retour en forme est souhaitable. Intouchable car 2006.

Ribéry. Première saison au Bayern, sans un mot d'Allemand, sans baston avec Kahn, il a beaucoup joué et s'est réservé en fin de saison. Il a tout pour être un leader, sauf l'orthographe. C'est le taulier des nouveaux.

Les attaquants : Gomis a volé la sélection à Cissé. Tout le monde s'en réjouit.

Henry. Une saison parfaite pour le sélectionneur adjoint quand Thuram a ses rhumatismes. Il marquera au moins trois buts si son lumbago ne l'embête pas.

Benzema. Joker de luxe, s'est beaucoup dépensé cette saison. Il pourrait même être titulaire car c'est la nouvelle star.

Anelka. Enfin une compétition qu'il aborde comme indiscutable. Il l'est. Enfin il l'était.

Govou. Le réalisateur de Substitute 2.

Gomis. La surprise de la liste. Un grand talent quand c'est l'Equateur en face. Costaud, imposant, il devra quand même faire attention à Thuram à l'entraînement.

Les Djetou 2008 : ils peuvent proposer leurs services au plus offrant. Naturalisé autrichien en deux semaines, ça doit bien pouvoir se faire.

Landreau. N'avait rien à faire là. Paye sa saison.

Mexes. Devait se tenir prêt au cas où l'entraîneur décidait de prendre sa retraite en cours de match, parce qu'il est déjà meilleur. Ne reviendra sûrement pas tant que Domenech sera l'intendant. Une absence dommageable.

Escudé. Fréquemment appelé, des petites blessures et finalement doublé par les Lyonnais. Dure fin de saison.

Flamini. Très bon, mais n'était pas là ni en 2006, ni en 98, il faut croire que ça joue. On a essayé Toulalan milieu droit mais lui relayeur, non.

Alou Diarra. Paye son match moyen d'hier. Superbe saison, c'est con, le chouchou c'est Lassana.

Ben Arfa. Il devait être 2e joker de luxe, tout le monde le voyait dynamiter les fins de match. Hyper frais. L'autre absence dommageable avec le suppléant de Sagnol.

Cissé. Trop irrégulier même si c'est une force mentale. Pas eu besoin de se casser le pied.

Rugby, Coupe d’Europe, Toulouse-Munster : Broutage de Pelous

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Mourad Boudjellal a réussi son pari. Le rugby français est aussi solide que le tibia gauche de Poitrenaud.

De notre envoyé spécial permanent à Cardiff

Il avait déjà réussi à faire perdre la droite aux municipales et la patience de son rhumatologue. Les responsabilités du fiasco mondial étaient davantage partagées, mais Pelous n’a eu besoin de personne, cette fois, pour priver Toulouse de la Heineken Cup.

Le Vestiaire l’avait pourtant prévenu. Il n’en a fait qu’à sa tête, accroché au haut niveau comme Pierre Raschi au comptoir du club-house de Bourgoin depuis son licenciement. Tout a déjà été dit sur ces pages, on n'y reviendra pas plus longuement que ne le méritent les drops ratés d'Elissalde et les rouflaquettes de Médard. Le cœur et l’expérience ne suffisent pas toujours à combler des lacunes physiques que les exigences du rugby professionnel ne pardonnent plus.

La ville (en) rose

Plus ridicule encore que les chemises roses de Laurent Benezech, Pelous, sur trois fautes indignes de ses trente ans de carrière, a coûté neuf points et le titre européen à son équipe. Son coup de pied vengeur n’est même pas arrivé au cul de son destinataire et le Stade a marqué son seul essai du match pendant qu’il purgeait sa suspension. Simple coïncidence.

Trop seul avec Jauzion, Heymans n’a pas suffi à faire taire 60.000 supporters irlandais chauffés au Magners dans les pubs de la capitale galloise, dévastée ce week-end après le passage de la Red Army (photos ci-dessous). Munster a un vrai public et des joueurs capables de tenir un ballon depuis que Stringer est laissé sur le banc. Novès aurait dû réserver depuis longtemps le même sort à Pelous. Il l'a fait prolonger d’un an. Pour border Michalak ?

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Tennis, Roland Garros : Ménisque et périls

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Entre Grand-Père qui profite de la vie et Grand Corps Malade, il n'y a qu'un pas. Pourtant, seul le premier a gagné le droit de se faire rouster au premier tour. L'autre promène sa dépression sur le court n°2 à envier Josselin Ouanna. Il ne peut pas dire qu'on ne l'avait pas prévenu.

Tout le monde a cru qu'opposer Mathieu et Guga était un cadeau pour le Brésilien. Guy le bronzé et Roselyne Bachelor vont être aux anges : pour sauver le tennis français, une expérience inédite a été testée sur Paulo. Le non Français le plus populaire depuis Julio Iglesias et Johnny qui plonge le local dans l'anonymat, un Chamoulaud au diapason qui ne fait plus cocoric et bien sûr, un niveau d'authentique centenaire pour le néo-retraité. Même sur la Wii, on ne peut pas créer de meilleures conditions pour que Mathieu gagne en trois sets. Depuis la sortie de Chang contre Santoro, de 7 cm son aîné, on n'avait pas pris un tel pied.

Razzia no

La première semaine de Roland-Garros sera toujours faite par les Français, et la seconde les exclut aussi souvent que les videurs du Fouquet's le font avec Bîmes une fois le ménage nocturne fini. Notons donc la perf de Chardy contre Frederico Gil, le bourreau de Mahut, pourtant en pleine émulation à Estoril. Eysseric a potentiellement battu Murray, puisqu'il menait deux sets à un. Gasquet ne lui a pas expliqué, il a marqué deux jeux dans les deux derniers sets. Ce n'était pas de la récup. La nouvelle favorite de Chamou, Alizée Cornet, sauf si Mauresmo passe son premier tour en deux sets, a assumé son statut de tête de série. Razzano ne l'a pas supporté. On a eu un doute sur la nationalité de Fedossova mais avec un 0/6, 7/6, 1/6, elle a rendez-vous à la préfecture mardi. Johansson a battu Camille Pin dans le choc de la journée et Nathalie Dechy a gagné un match. Les premières journées sont toujours palpitantes.

L'effet Tonga

Notre grand sondage a rendu son verdict : 35% d'entre vous ont choisi délibérément de prendre un gros risque en jouant la victoire de Nadal. Plus surprenant encore les 22% recueillis par Federer. Par contre, et c'est regrettable, mais 12% sont tombés dans le piège que nous avions malicieusement tendu : si Joakim Noah est bel et bien connu, ce n'est pas en tant que joueur de tennis qu'il s'illustre mais plutôt comme fils de son père . En revanche vous prouvez que n'êtes pas si cons, car évidemment Djokovic (3% des suffrages) n'a aucune chance de l'emporter. Enfin, et c'est assez inattendu, mais vous êtes nombreux à penser que Serra, Hanescu, Andreev, Gonzales, Roger et Davidov seront capables de stopper l'ouragan Gasquet avant la grande finale quand 9% des votants imaginent le contraire. Le Vestiaire est de ceux-là, surtout après les derniers propos du prodige. Pas ceux de vendredi où il disait que même lui ne parierait pas sur lui, mais plutôt ceux d'hier où il évoquait son jeu avec le manche de sa raquette.

Chang (6%), Recouderc (8%) et Gomez (3%) sont bien-sûr retraités.

Le Vestiaire avait aussi annoncé le fabuleux tiercé de Casablanca. Pour cette quinzaine, le Docteur Dhrey prend du repos et laisse sa place aux Infidélités de Chamouloth, notre super consultant. C'est bien légitime.

Formule 1, GP de Monaco : Le festival de pannes

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Barrichello a relancé sa carrière sur le Rocher. Et si l’héritier de Senna n’était pas son neveu ?

La dernière fois qu’il avait plu à Monaco, Jérémy Menez avait dû ressortir du grenier la capote de sa Smart Cabriolet, Daniel Ducruet n’avait pas eu besoin de Fili Houteman pour mouiller son pantalon et Olivier Panis avait terminé une course. Il n’y a pas eu de miracle cette fois-ci, du moins pas pour la gagne.

Lewis Hamilton a confirmé ses progrès turques grâce à une touchette dans les premiers tours l’obligeant à décaler sa stratégie. L’erreur paye parfois, Timo Glock ne doit pas désespérer. L’Anglais a laissé passer l’orage Ferrari pour reprendre les McLaren du championnat. Il a pris soin de remercier sa mère, la Fédération Française de l’Acier et le Pape après avoir baisé les pieds de Son Altesse Sérénissime.

Le Vestiaire appelait de ses vœux une victoire de Kubica au soir même de son abandon en Australie. Il aurait pu être exaucé ce week-end si la pluie ne s’était pas arrêtée de tomber au milieu de la course. Le pilote BMW était clairement le meilleur dans des conditions glissantes que les deux Ferrari ont apprécié : l’une a filé large, l’autre dans le train arrière d’une Force India. Le pauvre Sutil ne sait toujours pas comment il a fait pour se retrouver quatrième à moins de dix minutes de la fin. Raikkonen non plus, il ne l’a pas supporté.

Gaule volant

Junior a prié très fort Sainte Dévote pour éviter la glissière. Il n’aurait pas dû lâcher le volant, c’était peut-être une des dernières fois qu’il avait l’occasion d’en toucher un dans une F1. L’apprenti de chez Renault s’est quand même senti moins seul en Principauté : Hamilton, Raikkonen, Massa, Alonso, Glock, Button, Fisichella et Rosberg sont tous partis à la faute pendant que Kovalainen réussissait enfin un dépassement propre. Sur la voiture de sécurité.

Bourdais n’a pas encore vu grand-chose dans tout ça, au propre comme au figuré. Pourtant nantie de la nouvelle évolution de sa charrette, dont il s'était chargé de retarder lui-même le développement, la honte du sport mécanique français n’a pas eu le temps d’essuyer la buée sur ses lunettes. Il a enfourché Coulthard comme Karen Minier ne l’a jamais fait : par derrière.

La première bougie, le lifting et le quizz anniversaire

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Le style était encore balbutiant, mais la prose déjà acerbe et le verbe haut quand Le Vestiaire s'est allumé dans la nuit du 22 au 23 mai 2007. L'Histoire retiendra que Charles N'Zogbia fut le premier à y rentrer. Beaucoup d'autres l'ont suivi, pour ne jamais en ressortir.

Après un an d'existence, le bilan est tout simplement exceptionnel : la barre des deux millions de visiteurs uniques sera franchie avant que Gasquet ne se fasse sortir de Roland-Garros. Ses 200.000 connexions mensuelles font aujourd'hui du Vestiaire l'un des blogs sportifs les plus influents d'Europe occidentale en plus d'en être le plus fiable. Son équipe de spécialistes a compilé en moins de douze mois 854 prévisions exactes contre une seule mauvaise, enchaînant scoops et enquêtes, interview exclusives et polémiques.

Le Vestiaire avait ainsi promis entre autres, dès le mois d'août dernier, le titre de meilleur buteur du championnat à Benzema. Il en a aussi été le meilleur joueur. Le fiasco du rugby français a été annoncé avec autant de justesse que la fin de carrière de Mauresmo, le blocage Gasquet, la descente de Lens, le problème Manaudou ou les éclosions de Grange et Kubica.

www.le-vestiaire.net est devenu peu de temps après son lancement une adresse de référence dans la blogosphère sportive. Les grands de ce monde se bousculent à son standard, souvent pour se plaindre, parfois pour proposer une offre de rachat ou de partenariat, mais Le Vestiaire tient à conserver son indépendance éditoriale et financière. Il a profité de son premier anniversaire pour faire peau neuve, comme Niki Lauda à son époque, et dresser ses objectifs à court terme : le million de visiteurs mensuels d'ici la fin de l'année. Le Vestiaire s'orientera très vraisemblablement par la suite vers une structure élargie et la création d'un véritable site Internet, en association avec l'un des sites leader du monde du cinéma, Cinérama.

Tension complète

En attendant, pour remercier ses lecteurs de leur fidélité, l'équipe du Vestiaire a concocté un grand quizz seulement accessible aux plus fins spécialistes du sport. A la clé, pour celui qui réalisera un sans faute : un séjour à Pékin tout compris sauf la nourriture pour assister aux Jeux Olympiques. Deuxième prix (une seule erreur) : un abonnement d'un an dans le stade de son choix. Le troisième prix, sans condition, sera un album Panini de la saison 2007-08.

Certaines questions peuvent avoir plusieurs réponses, l'essentiel dans ce cas étant d'en apporter la justification. Merci d'envoyer vos réponses par courriel à notre huissier de justice : equipe.vestiaire@yahoo.fr. Une page spéciale sera très prochainement consacrée au quizz jusqu'à la remise des prix, le 21 juin. Vous pourrez y accéder en cliquant sur l'onglet en-dessous du bandeau.

QUIZZ SPORT LE VESTIAIRE

1. Quel était le salaire fixe mensuel net de Diarra en 2005 à l’OL ?
2. Avec qui Nadal détesterait-il jouer en double ?
3. Lors de quel match Diego Bustos a-t-il reçu la seule standing ovation de sa carrière au stade Louis Fonteneau ?
4. Quel nom d'entraîneur a été scandé par le public de Lescure le 27 août 94 ?
5. Qui se baladait en jaune à Labastide d'Armagnac en 1989 ?
6. Quel club de rugby gallois a battu la Nouvelle-Zélande ?

7. Dans quel sport s'est illustrée la soeur de Gaëtan Huard ?
8. Où Julien Escudé a-t-il eu son brevet ?
9. Quel sportif français a des plus gros serpents que Nicolas Manaudou ?
10. Combien de temps a-t-il exactement fallu à Oscar De la Hoya pour renvoyer Patrick Charpentier à Fleury-aux-Choux ?
11. Dans quel bar le capitaine des Cardiff Blues Xavier Rush passe-t-il ses dimanches soirs avec Robbie Fowler ?
12. Quelle était la diffusion de Rugby Hebdo pendant la Coupe du monde ?
13. Qu'est ce que Patrice Loko, Franck Gava, Reynald Pedros, Steve Marlet, Philippe Chanlot et Peggy Luyindula ont en commun ?
14. Comment Elliot Grandin se rendait-il à d'Ornano ?
15. Comment Michalak s'est-il vengé de Garbajosa, Bru et Jauzion après que ses trois coéquipiers ont déposé un tas de merde dans son sac de sport ?
16. Dans quelle prison est incarcérée Marion Jones ?
17. Qui accompagnait Mathieu Jouys et Daniel Sangouma lors de leur seul passage groupé à Casteljaloux ?
18. A quel événement sportif assistait Sergi Rodriguez le 6 février 2005 ?
19. A côté de quel ancien joueur marseillais Pape Diouf était-il assis lors du France-Croatie de l'Euro 2004 ?
20. Quelle est la principale difficulté de la Polynormande ?

L’édito du Vestiaire : Le titre olympique pour Niaré ?

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L'exploit d'Hernandez éliminant l'ancien nouveau Noah, les play-offs de cette magnifique Pro A et de cette pauvre NBA ne masqueront pas la vraie actu de la semaine : la présence d'Armel Le Cleac'h sur la transat anglaise.

Pour une fois, Aulas n'a pas parlé pour ne rien dire. Après avoir tout essayé pour garder Ben Arfa, il est disposé à s'en débarasser. Notre envoyé spécial lyonnais, toujours très bien informé, nous a confirmé l'information, mais nous a également révélé que le Boss n'avait pas changé d'avis par hasard. C'est le nouvel entraîneur du club, Karim Benzema en personne, qui a réclamé le départ de son bon camarade. Même s'il ne connaît pas grand chose au foot, Aulas sait bien que la perte serait immense, mais il ne peut pas se permettre de fâcher sa star. Pour autant, il ne laisse pas tomber et les discussions se pousuivent avec l'entourage des deux stars.

C1 nul

Que retenir de la finale du championnat anglais qui s'est curieusement déroulée hier soir à Moscou ? Qu'Anelka sera frais et dispo pour l'Euro ou que Makélélé est le meilleur joueur du monde ? En tout cas, la forme athlétique de Chelsea, à l'instar de celle de Stéphane Cali, n'aura pas suffi face au Ballon d'Or 2008. Et Malouda ?

La liste de Kinder

Comme une liste de 30 n'a aucune utilité, nous n'allons pas nous étendre dessus, comme déjà trop de monde sur la femme de Fred. Cependant il est intéressant de constater quelques absences :

Sagna : Le meilleur latéral droit d'Angleterre paye sa coupe de cheveux Taribo West. Cruel, il n'a pourtant pas de perles vertes.

Clichy : Très bon aussi, mais ne fait pas partie du groupe.

Saha : Clichy n'est pas dans l'équipe, pourquoi lui y serait-il ? Pour perdre des ballons à 30 m de ses buts et tout vendanger comme en 2006 ?

Trezeguet : Pas sélectionné, pure logique hélas, Le Vestiaire s'est longuement expliqué sur le sujet. Une indication sur la façon de jouer voulue par coach Thuram.

Rothen : C'est une blague ? Le train, ça coûte trop cher pour aller en Suisse.

Piquionne : Un choix de carrière payant.

Djetou : Impressionnant à l'entraînement, mais c'était en 98.

Kopa : Jugé trop vieux par le staff. Makélélé et Coupet seront pourtant bien là.

Zidane : Espérons que le choix de Domenech soit payant.

Pirès et Giuly : Proximité charnelle fatale

Micoud : ?

N'Zogbia : Laissé à la disposition des espoirs.

Letizi : Paye la jurisprudence Letizi. Pas Frey pour l'instant.

Higuain : L'escroc.

Pelé : Les déclarations de Maradona à son sujet ont probablement pesé sur la décision du sélectionneur.

Zebina, Diaby, Mavuba, Reveillère, Briand et Gourcuff ne seront pas là non plus. Pour l'instant, personne ne s'en est plaint. Etonnant ?

Pendant ce temps-là, Clerc fait toujours partie de l'équipe de France. Et s'il était bon ?

Rallye, Formule 1, Moto : Orage mécanique

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Le week-end a sonné la résurrection du sport mécanique français. Quand la course de côte fera-t-elle son entrée au programme olympique ?

Bernie Ecclestone et Franck Montagny avaient presque réussi à nous faire oublier que le sport mécanique français ne se résumait pas aux sorties de piste de Sébastien Bourdais. De Jean Brucy à Stéphane Chambon, la moto lui a même noirci ses lignes les plus prestigieuses et la littérature le lui rend bien.

« Rien n’est jamais écrit », aurait lancé le biographe d’Arnaud Vincent en traversant Lawrence d’Arabie. Il ne pensait alors pas que le plus beau bouc du plateau trouverait si vite chèvre à sa hauteur : 1,68 m, 55 kg et déjà cinq ans de BSR, Mike Di Meglio est bien l’héritier de l’héritier. Régis Laconi (photo) peut nager tranquille.

Le nouveau leader du championnat 125cc maîtrise les éléments comme le choix de ses pots Ninja. Il pleut tous les week-ends, mais il s’en fout : sa mobylette est waterproof. Ces cons de la FIM ont programmé les dernières courses en Australie, en Malaisie et en Espagne. Avec un peu de chance, ça sera la saison de la mousson.

Loeb frontal

L’effet Tsonga avait déjà frappé les nageurs français, il entraîne désormais tout le sport mécanique dans sa vague. De Puniet a revu le Top10, Seb Pourcel s’est rappelé aux bons souvenirs de Mickaël Pichon et Patrick Henry a gagné avec Magali Lombard la 24e édition du rallye des Vosges devant deux équipages 100% français.

Sébastien Loeb a aussi compris ce week-end en Sardaigne qu’il était peut-être temps d’arrêter les amabilités. Le plus grand pilote de l’Histoire du rallye a gagné toutes les courses qu’il a terminées cette saison. C’est quand même plus facile quand on ne lui rentre pas dedans pendant les liaisons.

De corvée de balayage, Loeb aura résisté jusqu’au bout au retour de Gigi Galli. Dani Sordo ferait presque regretter Philippe Bugalski et Hirvonen n’a de Grönholm que la nationalité et la voiture. Qu'en pense le Tunning club d'Arras ?

Tennis : Les ordonnances du Dr Dhrey

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Quatrième opus des secrets du Dr Dhrey. Roselyne Bachelot cherche des solutions pour sauver le tennis français à l'approche de Roland.

Emilie polie

Emilie Loit connaît la meilleure période de sa carrière. Après sept éliminations au premier tour et deux au deuxième, assorties d'un match emporté de haute lutte contre Katie O'Brien, la saison 2008 est enfin lancée : Emilie a eu l'incroyable surprise de recevoir un appel d'un journaliste de L'Equipe pour commenter la retraite de Justine Hénin. Le buzz ne s'est pas arrêté là, la télé s'en est emparée comme de Cindy Sander. Certainement sous le coup de l'émotion, elle s'est souvenue des interviews de Juju dans Tennis Mag pour répondre quelques conneries. La voie royale : Arnaud Di Pasquale, qui a la même petite moustache, a commencé pareil avant de devenir consultant.

Amélie mélo

Même si elle ne peut pas l'encadrer, Amélie Mauresmo s'est fendue d'un mot sur la retraite de Justine Henin. « La question que je me pose, c'est pourquoi elle ne fait pas un break. C'est vrai qu'avec son mode de fonctionnement – beaucoup d'investissement dans le jeu, mais aussi beaucoup de crispation et de peur -, on peut comprendre que la lassitude s'installe. » A entendre ça, Loïc Courteau aurait commandé des filles de joie pour fêter ça. Mais le lendemain, gueule de bois : la retraite c'est pour Hénin.

Premier de Cornet

Après Tsonga, le site de L'Equipe a lancé un buzz Cornet en la désignant dans un sondage comme la future star du tennis français. La prudence est enfin de mise. Son tableau de chasse 2008 (Szavay, Kuznetsova, Williams, Chakvetadze) aurait en tout cas permis à Amélie Mauresmo d'assurer le Masters. Elle a même épinglé Schiavone, la Buffy contre les vamps du tennis français. Celle-là même qui avait empêché Goven de fêter comme il se doigt une victoire de la France en Italie, en Fed cup. Qu'importe, il pourra désormais prendre en stage Cornet, qui a 18 ans, en toute légitimité.

Un mâle pour un rien

Comme Le Vestiaire l'appelait de ses voeux la semaine dernière, Deblicker a mis un terme à sa brillante carrière. Gasquet, en pleine préparation de son jubilé, lui a rendu hommage à sa façon : « Éric reste un ami et celui qui m'a aidé à entrer dans le Top 10. » Et à en sortir?

Casablanca bleu et rouge

9 bleus engagés, Tsonga et Monfils têtes de série 1 et 2. Y aura-t-il moins de 3 Français en demi-finale ?

Le match des relégables

Le redoutable Ace Ventura se souviendra longtemps de son voyage au Maroc. L'Espagnol, qui découvrait le tennis il y a à peine un mois, a effet réalisé hier, au premier tour de Casablanca un des plus grands exploits de l'histoire du tennis. A l'issue d'une bataille épique (7-6, 6-1), Lino s'est défait, contre toute attente, d'Arnaud Clément, pourtant récent finaliste de l'Open d'Australie (2001) .

Tati défoncée

Trop fatiguée, Golovin n'ira pas à Roland. Nasri est donc en forme, une bonne nouvelle pour la préparation de l'équipe de France.

Bruits de Vestiaire

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Les repris de justice américains et Franck Esposito sont autant de sources inépuisables. Allez savoir pourquoi, nos lecteurs leur préfèrent Kim Chambers et Sharapova.

Hockey sur glace. Philippe Bozon a été intronisé la semaine dernière au Panthéon de la gloire de la Fédération internationale en même temps qu’Igor Larionov et Mario Lemieux. Cherchez l’intrus. Il est le troisième joueur français à y faire son entrée après Louis Ligue Magnus et Jacques Lacarrière et a tellement marqué l’histoire de sa discipline qu’on lui a refilé lors de la cérémonie un maillot floqué « Bozen ». Ca la fout mal.

Natation. Dépouillé de son record de France du 100 m pap par le Alain Bernard du pauvre, Franck Esposito est maintenant obligé de vendre au rabais ses chemises roses et les pantacourts de Stéphan Perrot. L’Antibois écoule jusqu’à la fin du mois sa nouvelle collection sur le site BornForSports. Une constante : la fameuse salamandre que Luca Marin se plaisait à photographier.

Basket-Ball. Venu en aide aux sinistrés du tremblement de terre du Sichuan, Yao Ming a fait l’objet de vives critiques sur Internet pour un don de 45.000 euros jugé trop faible par ses compatriotes ingrats. Le pivot des Houston Rockets a encaissé plus de 55 millions de dollars en 2007, assez pour faire un geste un peu plus conséquent ou éponger une partie de la dette de Charles Barkley.

Rugby. Les Stereophonics célébreront la semaine prochaine le Grand Chelem du XV Gallois à l’occasion d’un grand concert gratuit au Millennium Stadium de Cardiff, théâtre deux jours plus tôt de la finale de la Heineken Cup entre Toulouse et le Munster. Les billets sont partis en quelques heures : l’apparition annoncée de Katherine Jenkins (photo) n'y est sûrement pas étrangère.

Badminton. L’entraîneur national chinois Li Yongbo a jugé que la domination exclusive de la Chine dans les compétitions internationales n’était pas une bonne chose pour la discipline. « Il est clair que nous devrions nous réjouir de la hausse de niveau de certains pays », a-t-il déclaré, sans forcément penser à Elodie Eymard et Simon Manauroy. La France a bien ses mercenaires, mais un palmarès international aussi rempli que la rubrique actu du site de Hongyan Pi.

Football. Dépêche AFP (16/05/2008) : Allemagne – Bayern Munich : « Ribéry et moi, on se ressemble », assure Luca Toni. Il faut bien regarder alors.

Football, Bilan, le grand Lyon : La décote du Rhône (3/3)

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Le Vestiaire publie le vrai bilan de Lyon, celui que les sept titres de champion de France et même une misérable Coupe de France ne masquent pas. L'OL se trompe d'ambition depuis des années. Et feint de s'étonner de cette vérité : Lyon n'est pas un club populaire et l'Europe oubliera cette génération. Dernière partie, la culture club.

La phrase date d'il y a à peine un mois. Avant de recevoir Caen pour un glorieux nul (2-2) à Gerland, Grégory Coupet, en bon gardien du temple protestant, a rameuté les troupes. Dans une absconse référence à rien, il a lancé un vibrant appel aux valeurs lyonnaises. De quoi parlait-il ?

Les versions ont divergé. Benarfa pensait aux Twingo sport offertes à chaque joueur de l'effectif. Coupet a songé à sa coupe de cheveux reproduite sur les têtes de jeunes gardiens dans les OL coiffure, avant que Cris ne l'en dissuade d'une vanne bien sentie. Juninho, à part ses coups francs, ne voit pas. Il a raison : faute de titres majeurs, faute d'exploit, faute de matches d'anthologie qui fondent l'histoire d'un club, faute d'un style de jeu unique, le football à la lyonnaise est, comme nous l'avons démontré, avant tout un modèle économique. « Et le premier titre, acquis contre Lens ? » pourrait rétorquer Olivier Blanc, directeur de la Pravda OL. Quand Jean-Guy Wallemme joue en face, ça ne compte pas.

Frustre ration

Les éliminations en coupe d'Europe sont particulièrement révélatrices. Passons les deuxièmes vies européennes en UEFA après un premier tour raté en Champion's League, où les ténors Denizlispor et Slovan Liberec étaient vraiment trop forts. Dans la grande C1, Lyon étrille notamment le Bayern, un exploit en guise de marche pied vers la gloire d'une élimination à Moscou le match suivant (2000-2001). Rebelote deux ans plus tard, souffle l'infâme Smaïn : après une victoire à l'extérieur contre l'Inter, Lyon peste contre l'arbitrage face à l'Ajax pour masquer le désastre de ne pas se qualifier dans un groupe facile (2002-2003). De progression, il n'y eut pas malgré les apparences en 2003-2004, où le quart de finale contre Porto fut aussi laborieux que la finale de Monaco. Lyon n'avait alors pas de quoi rivaliser, et certainement pas l'état d'esprit. L'année suivante, ils avaient de quoi rivaliser, mais toujours pas l'état d'esprit. Sauf si celui-ci consiste à déclarer après coup que le PSV n'était pas plus fort, que Nilmar aurait dû obtenir un penalty. A omettre de préciser qu'un vrai attaquant buteur n'aurait pas été de trop et que le 1-1 de l'aller à Gerland avait sanctionné une prestation aussi rythmée qu'un 100 m de Pascal Delhommeau. Milan l'année d'après, à San Siro, Rome à l'aller en 2007 et Manchester cette année ont été d'une constance toute lyonnaise : l'équipe se fait éliminer sans avoir su saisir sa chance. En France, contre les tocards, Lyon gagne sans forcer. Quand il faut tout lâcher, pousser parce qu'on est dos au mur, Lyon calcule, gère, et regrette systématiquement le match aller.

Bouton pression

Si les onze lyonnais avaient un maillot de Liverpool sur le dos, le public ne chanterait peut-être pas aussi longtemps « Who doesn't jump is not lyonnais, yeah ». L'OL a beau se targuer de son public, il est aussi enthousiaste que Valeri Lobanovski un jour de grêle. Le seul facteur qui peut changer le cours d'un match, dans ce grand OL, aura été les coup-francs de Juninho avant qu'il n'atteigne la quarantaine. Suffisant pour éliminer le Celtic Glasgow en jouant avec Berthod, mais pas pour un vrai exploit. Le public lyonnais aurait dû se révolter dès la saison dernière. Aulas a beau rappeler que le public est gâté et qu'il ne faut pas être trop exigent, c'est tout simplement la condition d'un grand club. La pression médiatique et populaire autour de Lyon est encore à des années lumières de celle de Marseille. Des supporters virulents, c'est une force et une faiblesse. Aulas préfère tout aseptiser. Résultat, Govou ne sait pas plus ce qu'est la pression qu'une offre de transfert.

Aulas, qui idolâtre certainement Mourinho, joue aussi le rôle de bouclier médiatique. Sauf que la situation n'a jamais profité au club jusque-là. Les joueurs ont tellement faim de titres qu'ils auraient fêté un 0-0 à Manchester au balcon de l'hôtel de ville place Bellecour. Il manie l'art de la provocation, il donne des leçons à la Ligue et titille la moustache du VRP Thiriez. Juste pour détourner l'attention ou écraser les autres. L'image qu'il renvoie de son club est aussi peu attrayante qu'une prestation de Zidane au poste de commentateur. Le président lyonnais est depuis longtemps démasqué. Il n'effraie plus quand il menace de ne pas jouer une demi-finale de Coupe, ne convainc plus quand il traite Abidal de Grosso merdo. Quant à sa réputation de négociateur dur : il a vendu cher mais gardé personne, et surtout pas Essien qui boudait.

Le système Aulas ne marche plus. Soit il part, soit il laisse la main sportive à un manager. Pas Gérard Houiller, cette fois un vrai, un compétent, un qui tient son groupe et qui ne se fait pas licencier par les joueurs. Lyon a une génération exceptionnelle qui émerge et une puissance financière qui met Fred en appétit. Reste à trouver un entraîneur, enfin. Et un successeur à Juninho.

Retrouvez les parties 1 et 2 de notre grande enquête

Communication Le Vestiaire : Bienvenue chiez les Ch’tis

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Le Druide a donc décidé d'embrasser la faucheuse sous le gui. Mais la leçon de ce samedi soir de foot est bien la confirmation de la mainmise du Vestiaire sur le monde du sport et de son analyse.

Le Vestiaire a comme d'habitude le triomphe modeste. L'intégralité de ses annonces sur la Ligue 1 s'est révélée exacte. Dès le15 janvier dernier, nous étions les premiers à dénoncer l'erreur de casting lensoise et nous annoncions déjà la relégation, propos sans cesse confirmé, malgré leur courte période correcte. Nous avions également donné le tiercé de tête dès le 18 février sans oublier bien-sûr que nous avions prévu que le titre se jouerait lors de la dernière journée contrairement à l'ensemble de la presse et même au delà. Nous pensons à notre ancien stagiaire, qui représente aujourd'hui ce qui se fait de pire sur la blogosphère. Rappelons tout de même qu'il voyait notamment Lens se maintenir et Saint-Etienne en L2. Difficile aujourd'hui d'assumer notre erreur de recrutement, comme il a été difficile de virer notre ancien spécialiste foot, qui n'avait pas anticipé les irrégularités marseillaises malgré sa quasi-perfection. Pour les quelques sceptiques, il est bon de préciser que nous avions offert le titre de meilleur buteur à Benzema dès le 6 aout, tout en prédisant le titre, mais aussi une équipe plus faible qu'avant, pour Lyon. Nous vous livrerons tout à l'heure le troisième volet du bilan des sept années de règne lyonnais. Il n'y a pas vraiment de quoi se réjouir.

Sans parler de l'énorme fin de saison de Henry, mais nous en reparlerons à la fin de l'Euro, félicitations à toute l'équipe du Vestiaire à la veille de fêter sa première année d'existence.

Tennis : Blanche-neige et set Hénin

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Le tennis français ressemble à un hôpital psychiatrique. Hénin y a largement sa place.

Notre quotidien préféré, quand il ne fait pas des sondages sans intérêt, fait sa Une en célébrant le départ d'une championne. Et quand L'Equipe est dithyrambique, il y a hélas toujours derrière un soupçon d'incompétence et une bonne dose de complaisance. Car si Hénin a gagné des titres, qu'elle est une des meilleures joueuses de l'Histoire, sa façon de prendre congé est évidemment tout sauf la marque d'une grande championne. En plus, elle a même pas donné de préavis à son entraîneur Carlos Rodriguez, qui a passé la conférence de presse à chialer son chômage soudain.

Pourquoi devrait-on se pâmer de voir partir définitivement une numéro 1 mondial de 25 ans avec sa carrière devant elle ?

1. Melon for Evert

Pas une seule raison respectable n'a été donnée par Hénin pour justifier son acte. Pour une fois qu'elle n'était pas blessée ou en dépression, elle a trouvé le moyen de se faire interner. Sa pseudo-délivrance, sa fausse sérénité sont des marques de prétention. Et ses antécédents de mauvaise joueuse sont connus : elle n'est pas la seule à avoir pensé abandonner à cause d'un match mal embarqué contre Mauresmo, mais elle est la seule à l'avoir fait. Trouver momentanément plus forte qu'elle lui a été aussi insupportable que de perdre contre Bartoli à Wimbledon. Et si Mauresmo avait arrêté fin 2006, est-ce qu'on l'aurait félicitée de partir tout en haut ?

2. Une blessure pas si Graff

Elle aurait 13 ans comme Gasquet, on dirait qu'elle réagit en enfant gâtée. Son autisme ne pardonne pas tout, ni son habitude de perdre prématurément ses proches. On ne peut pas prétendre aimer le sport et encenser ce comportement. Quand Zidane est parti au top, on lui a chié dessus à juste titre, il est revenu. Pour sauver son âme, elle n'a plus qu'à revenir et présenter ses excuses à ceux qui croyaient en elle. Une numéro un qui part à 25 ans, c'est bafouer un statut. Mais elle l'a répété souvent : « Je ne joue au tennis que pour moi. » Les rassemblements de Fed Cup devaient être festifs.

3. Seles tombée

Et puis, le très haut niveau, ce n'est pas que savoir gagner, c'est savoir se relever des périodes creuses aussi. Les grands champions, ceux qui marquent l'histoire sur le terrain, sont ceux qui confirment sans cesse et n'abandonnent pas. Elle l'avait fait jusque-là, mais son ultradomination inédite de 2007 l'a rendu inerte. « Sereine, soulagée » dirait-elle. Tsonga a rapidement et parfaitement assimilé qu'il fallait savoir perdre et il l'accepte jusqu'à en faire un principe immuable, pourquoi pas Justine la poisse ?

4. L'Effet Malisse

Si vraiment elle avait pensé arrêter en fin d'année dernière, elle n'aurait pas poursuivi pour voir si elle pouvait encore mettre des taules. Si elle avait battu Sharapov à Melbourne, ils auraient attendu un bail leur mère de substitution, les futurs Rochus. La Reine se fout du monde. Et elle ose parler de soulagement, de décision réfléchie. C'est sûr que se faire tauler toutes les semaines, ça fait réfléchir. Mais elle n'a pas 50 ans comme Mauresmo ou plus aucune chance comme Clijsters.

Justine Hénin fausse le palmarès, l'histoire et l'avenir du tennis avec une intégrité que n'aurait pas renié Lance Armstrong et ses successeurs transgéniques. Son ex-mari n'est pas en meilleur état.

Athlétisme, Jeux Olympiques : Péquins express

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Les athlètes français ont officiellement repris leur saison. Seront-ils aussi ridicules que Michalak ?

Pognon, la déflation

Ronald Pognon a fait sa rentrée sur 100 m en 10''29 avant d'enchaîner avec un 10″35 (2e de la finale C). « Il va finir par nous faire péter une médaille ! » s'est amusé l'ancien préparateur physique du CA Brive Corrèze . Kankarafou a fait 10″51.

Madame Proprette

Il n'est jamais trop tard pour mal faire. A seulement 27 ans, Reina Flor Okori a couru plus vite que Dan Philibert. Seules deux femmes avaient fait mieux en France auparavant. Ewanje Epée, qui avait vraiment du talent, et Patricia Girard lors de son accident américain. Que demander un peu plus de trois mois des Jeux Olympiques d'Athènes ? a demandé judicieusement L'Equipe.fr, toujours à la pointe de l'actu. Qu'elle n'imite pas trop sa glorieuse aînée ?

Le petit prince du Raifak

Avec 2m20 à la hauteur, Mustapha ne chante pas encore, mais devrait y penser.

Sdirinite

Ce week end, Sdiri a fait du 100m et du triple saut. Ou il a une mémoire de GEA, ou il est payé à rien foutre. Où est Pitkamaki ?

Doucouré pond pas encore

Pendant que Garfield Darien s'imposait en 13''47, Ladji faisait un saut sur le plateau de Fogiel après avoir sauté une miss France. Et les haies dans tout ça ?

Tennis, Justine Hénin : Qui veut la peau du sanglier des Hardenne ?

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Alors qu'on attendait la retraite de Gasquet, c'est Henin qui annonce la sienne. Explications.

Ces dernières semaines, notre spécialiste tennis ne savait plus où donner de la tête. Devait-il suivre Tsonga dans sa tentative de suicide ? Mauresmo dans sa tournée d'adieux ? Hénin dans son année creuse comme un an sur deux ? Gasquet qui s'apprête à reprendre ses études ? Ou les tennismen français en pleine émulation ?

Finalement, il a enquêté, a multiplié les entretiens et nous a livré des papiers d'une qualité et d'une vérité exceptionnelles. Pris par la tournure des événements, il nous offre aujourd'hui la première partie du fruit de son travail. Voici l'insoupçonnable réalité du tennis de haut niveau et de ses dépressifs chroniques.

Pourquoi les Français ne brillent pas sur terre battue ?

Les Français ne brillent nulle part. Nous l'avons expliqué à plusieurs reprises, la France ne possède que très peu de bons joueurs. Seuls Mathieu, Monfils, Gasquet et Tsonga auraient pu espérer faire carrière au regard de leurs qualités naturelles, nous y reviendrons. Les autres sont d'authentiques buses de second plan, qui n'appartenaient même pas à la Cascadia Academie. Ce n'est pas nouveau, ça a toujours existé. Dans l'histoire, les bons joueurs français se comptent sur les doigts d'une main, les très bons n'ont jamais existé. Noah, Leconte, Forget, Pioline, Grosjean, c'était bon, pas mieux. La solution pourrait être de mieux encadrer, de mieux préparer psychologiquement ou d'éviter de refiler le fighting spirit de Deblicker au plus prometteur. La vérité est plus cruelle, il faut tout simplement mieux détecter des champions avec un mental de champion. On naît champion, on ne le devient pas. Le reste, c'est du travail, un poil de chance et un physique à la hauteur.

Où en est Mauresmo ?

Nous avons tout écrit sur le sujet. Elle est finie pour le tennis de haut niveau. Elle aura marqué l'histoire du tennis français sans difficulté, moins celui du tennis mondial. Elle est dans le Top 20, pas mieux.

Et Hénin ?

Après avoir trop gagné, il lui a suffi d'une défaite pour se démoraliser. A la différence de Federer qui n'était pas invincible, elle, gagnait tout. Depuis que Sharapova lui a mis une bulle en Australie, après un match épique au Masters, elle a perdu contre Schiavone, qui jadis ne s'offrait que des Françaises. Surtout, elle est une poissarde dépressive de première. Trop de problèmes personnels viennent colorer sa carrière. Son irrégularité maladive l'empêchera de surpasser Steffi Graf alors qu'elle le pouvait et le devait. Seles est passée par là, pas Hingis. Comme elle ne peut plus être numéro 1, elle préfère éteindre la flamme toute seule au lieu de lutter. Un come back n'est déjà pas à exclure, avant un départ définitif. Avec ou sans came ?

Quid des quatre mousquetaires ?

PHM, notre chouchou, ne s'est jamais remis de décembre 2002. Dommage. Il pourrait en claquer une d'ici sa fin de carrière, mais le temps presse.

Tsonga, trop fragile, il ne fera pas mieux qu'être un bon joueur, le meilleur parfois comme en Australie. Il a démontré que mentalement, c'était plus Mutis que Cissé. Et physiquement, c'est plus Lazare Ponticelli que Nadal.

Monfils reste la grosse inconnue. N'ayant pas encore envisagé de reconversion, même si le rap lui tendra les bras comme il l'a fait pour Eddy Capron, il ne peut encore quitter le tennis. Son coup droit aurait pu l'envoyer au paradis, sa nonchalance en enfer. Si un jour il comprend que le haut niveau, c'est pas jouer avec des maillots de foot, il arrêtera d'arroser les bâches et de faire marrer Federer. Il sera alors le meilleur des 4. Dès Roland-Garros?

Gasquet, le benêt du tennis français. Son problème n'est pas qu'il est immature, mais qu'il le restera. Il n'est pas un champion, il n'est pas très malin, il pense que faire un break de dix jours avant Roland Garros n'empêche pas une bonne surprise. Et pourtant, il est le plus doué de tous. Arrêtera prochainement le tennis, peut-être sur ses meilleures vannes.

Football, Ligue 1 : M6 recrute

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A priori, Marc Planus ne vaut pas 20 millions d'euros. Le marché de Bordeaux ne sera pas une partie de Shopping Folies.

Les Assedic préparaient le dossier d'Alain Perrin quand la nouvelle est tombée. Jemmali et Micoud ont resquillé, ils sont passés devant. La nouvelle est plutôt bonne : alors que Le Guen n'a pas osé dire en deux ans à Luyindula que Uiseaux serait un bon tremplin pour lui, Laurent Blanc a déjà expédié deux dossiers lourds. L'autocritique n'est pas finie. Combien peuvent prétendre avoir le niveau ? Qui a prétendu le premier qu'Obertan ressemblait à Henry ? Sacco enverra-t-il Eric Guérit en équipe de France ?

Parmi les indiscutables, ceux qui pourront profiter de l'alcôve VIP aussi le mardi et le mercredi après les matches, ils sont six. Planus, Jurietti, Diarra, Fernando, Wendel et Cavenaghi. Ca ne permettra pas de gagner la Ligue des Champions, mais ça évitera d'être aussi ridicule que Toulouse en UEFA cette année.

Menzo giorno

Il y a aussi les cadres en plastique. Ulrich Ramé, toujours surnommé le petit Letizi à Clairefontaine, n'est pas encore de trop, mais l'ombre de Gilbert Bodart rôde dangereusement autour du Haillan. Souleymane Diawara est solide en fin de saison, mais personne n'a oublié qu'il a pris la soupe à Anderlecht. Presque aussi rédhibitoire qu'un tennis ballon avec Michel Pavon. Pas inutile non plus, Marouane Chamakh. C'est une exclu Le Vestiaire : il n'est plus nul. Didier Tholot aurait encore plusieurs trucs à lui apprendre devant le but, mais il a offert quelques buts à Cavenaghi. Et puis Bellion. Ses quatre premiers mois le feront entrer dans le turnover offensif. Les quatre derniers le mettent en contact avec Valenciennes. Ces hommes-là ne sont assurés de rien, même si les finances bordelaises plaident pour leur titularisation.

199192bell.jpg Bell et Sébastien

Il y a aussi les seconds couteaux officiels de Blanc. Obertan est le plus proche du onze type, Tremoulinas n'est pas loin. Ils doivent confirmer dès cette année sous peine de rejoindre Juan Pablo Francia qui ramasse des agrumes en Argentine. Marange a le profil du titulaire en Coupe de la Ligue. Blanc a beaucoup plus confiance en Ducasse, qui pourrait aussi figurer sur quelques feuilles de match en L1 et même être titulaire contre Grenoble. Chalmé pourrait aussi rejoindre cette caste si précieuse. Son passé de roux dans la cour d'école assure à Blanc un bon caractère de remplaçant.

Jemmali et Micoud ne seront sûrement pas seuls à connaître un Blanc dans le bureau de l'entraîneur. Henrique a le profil du partant certain au mercato. Il pourrait prendre les devants. Mais comme il prend à chaque fois un carton dans les dix premières minutes, sa sagacité ne donne pas tous les gages de sûreté. Alonso est sympa, mais en C1, c'est pas Jean-Pascal Mignot qui joue arrière gauche.

Recrues décentes

Côté recrutement, deux chantiers attendent Blanc. Le premier, c'est le remplacement des postes vacants. Un arrière latéral, un axial et un milieu offensif. Le Président a déjà confirmé que M6 comptait faire de gros efforts pour conserver tous les joueurs, surtout les tocards. Il y aura de l'argent pour des bons français ou des seconds couteaux à l'étranger. Mickaël Sylvestre ferait volontiers une saison Blanc après une saison blanche. Autre rumeur, Jérémy Ménez, qui a rejoint la longue liste des écoeurés de Piquionne. Enfin, Jocelyn Gourcuff, le Gourvennec du jeune. Après tout, Gourvennec a joué une demi-finale de Ligue des champions avant de finir à Angers. Le second chantier, le plus dur, c'est la plus value. Sans gros chèque, Blanc va devoir activer ses réseaux pour attirer une ou deux valeurs sûres (un gardien et un attaquant avec Cavenaghi) susceptibles de renforcer l'équipe. A moins qu'il remette Marius Trésor au footing.

Laurent Blanc est officiellement le meilleur entraîneur en France, tout le monde l'a vu et Le Vestiaire l'avait dit en premier. Micoud n'aurait donc pas dû être déçu ni surpris.

Football, Ligue 1, RC Lens : Requiem for a druide

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Martel voulait depuis des années retrouver une équipe qui fasse le spectacle. Samedi, l'onctueux Gervais va être exaucé.

Il a fallu trois entraîneurs aussi talentueux les uns que les autres pour parvenir au chef d'oeuvre : Guy Roux a fait venir Mangane, Papin ne comprend pas le manuel pour débutants édité par l'Unecatef de Joël Muller, et Daniel Leclercq a de la bouteille. Une seule victoire volée depuis la 24e journée : une descente aux enfers qui rappelle Guillermo Fayed en haut du Hahnenkamm de Kitzbuhel. Les Lensois ont joué de malchance, ils n'ont rencontré que des grandes équipes.

25e journée, Lens-Nice (0-0) : Bon résultat. Face au grand Nice, c'est pas toujours facile. Et Nice, c'est connu, c'est le roi du match sans but. Cinquième match sans défaite malgré Echouafni en face.

26e journée, Nancy-Lens (2-1) : Rien à dire. Equipe de feu, terrible pression offensive : face au grand Nancy, on peut pas faire grand chose.

27e journée, Lens-Toulouse (1-1) : Après une qualification au Mans dans un match digne de la PH (4-5), Papin retrouve la sérénité : son équipe a passé un cap dans la maîtrise du match et sa défense est enfin solide. Le grand Toulouse, l'équipe en forme du moment (sept matches sans victoire), met fin à près de 300 minutes sans marquer.

28e journée, Auxerre-Lens (0-0) : Que faire face à la défense du grand Auxerre et son Sammy Traoré ? 0-0, c'est du solide, surtout que l'attaque de Jean Fernandez rappelle Cristiano Ronaldo (25 buts en 25 matches).

19e journée (en retard), Lens-Lille (1-2) : JPP le sait, Lille, c'est la meilleure équipe de la fin de championnat, mais là c'est pas la fin du championnat. Le grand Lille restait sur trois buts en six matches, la relégation n'était pas loin. Mais 1-2, c'est pas si mal avec Razak Boukari en attaque.

29e journée, Lens-Marseille (3-3) : Rémy et Maoulida buteurs le même jour, c'est rare mais ça suffit pas. Face au grand Marseille cyclothimique comme jamais, Lens retrouve sa solidité en se faisant rejoindre à la 90e minute sur un but de Cissé devant un Coulibaly grabataire.

30e journée, Rennes-Lens (3-1) : Lens est mauvais quand il revient par bonheur à 1-1. Rennes n'est pas très bon quand il marque un second puis un troisième but, ce qui n'était jamais arrivé. Mais face au grand Rennes de l'international Bruno Cheyrou, Lens ne pouvait pas faire grand chose.

32e journée, Lens-Metz (1-1) : Une semaine après la finale des losers contre Paris (1-2), Lens reçoit le grand Metz pour le match le plus abouti depuis le retour du druide. Metz est déjà en L2, Lens ne les a pas encore rejoint. A 1-0 pour les plaques et or, un petit miracle se produit : Metz domine et Pjanic égalise à la 91e. Du jamais vu. A la fin, Runje énonce un vieux dicton croate : « Quand on est nuls, on descend. » Et pourquoi pas ?

31e journée (en retard), Saint-Etienne-Lens (2-0) : Les matches en retard, ça fait chier. Trois jours plus tard, il y a Lorient. Alors, Lens fait l'impasse, sans doute une idée du druide. Gomis marque deux fois en deux minutes, il reste 75 minutes à jouer. Un bon footing pour récupérer et décrasser la chevelure du druide.

33e journée, Lorient-Lens (1-0) : Le pari est amplement réussi. Lens domine, pour une fois, et prend un but en fin de match. Aruna et Monnet-Paquet ont tout raté : le coaching est à la hauteur de l'événement. Le grand Lorient, tremble mais ne rompt pas.

34e journée, Lens-Sochaux (3-2) : JPP est content. A force de pester contre le mauvais sort et les défaites imméritées, le vent tourne. 17 tirs sochaliens, 10 cadrés, 3 poteaux, un Runje aussi chanceux qu'il est mauvais d'habitude. Lens tient son hold-up et se donne de l'air. Le grand Sochaux n'est plus.

35e journée, Le Mans-Lens (3-2) : Face au grand Le Mans, toujours mené, Lens reste constant à l'extérieur. Des buts cadeaux, des occasions foirées, Martel qui grille ses deux cartouches de Gitanes dans l'échafaudage VIP de Bollée. Il survit par miracle.

36e journée, Lens-Monaco (0-0) : Le grand Monaco, celui de Ricardo, déboule à Lens. Pas de quoi avoir peur de la charnière Bolivar-Monsoreau et pourtant, le 0-0 est à l'arrivée. Et Aruna se liquide les croisés. Ca donne soif à Leclercq et ça commence à sentir bon.

37e journée, Lille-Lens (2-1) : Daniel Leclercq avait pourtant mis son maillot ou oublié d'enlever son pyjama et dit à JPP de mettre Rémy seul en pointe. Le prêté lyonnais, qui vaut 9 millions d'euros, a encore été le plus mauvais. Au meilleur moment, Lens plonge dans la charette. Le druide s'en pourlèche la barbe jaune pleine de pisse : le rhum charette, c'est bon.

Il s'était dit rassuré par le 0-0 contre Monaco. Il ne l'a pas senti venir. Daniel Leclercq assiste interloqué au naufrage. Mais puisque les consignes au portable, la fronde anti-journalistes, les chicots et le maillot actuel ne suffisent plus, il va trouver une dernière potion dégueulasse. Aligner le duo Tiehi-Boli devant ?

Formule 1, GP de Turquie : McLaren de France

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Grosjean a écrasé le week-end de GP2. Le nouveau Bourdais n’avait même pas de raquette. Et bientôt plus de Grand Prix.

Curieusement, personne n’aura remarqué l’absence des Super Aguri en Turquie. Sauf Sébastien Bourdais : il n’avait plus grand monde derrière lui sur la grille. Le circuit Henri stambouliote n’a pas plus souri au Français que Raikkonen sur le podium. Il termine dans le sable avec la même régularité que Jean-Louis Schlesser. A ce rythme-là, Gerhard Berger va finir par séquestrer sa fille dans le sous-sol de sa villa suisse.

Maigre consolation, Bourdais parle mieux Anglais que David Coulthard et Felipe Massa, qui se sent si bien à Istanbul qu’il va se faire naturaliser. Il n’a de toute façon plus aucune chance de devenir le Brésilien le plus expérimenté de la F1.

Max Mosley n’a pas remis le couvert ni sa cravache en cuir, mais la presse spécialisée va retrouver du grain à moudre : l’écart entre Ferrari et McLaren s’est resserré, il a juste fallu que l’écurie anglaise siphonne ses réservoirs. Il suffisait d’y penser.

Montez Giancarlo

Comment Martin Brundle a-t-il pu croire une seconde qu’Hamilton allait gagner la course ? Le frère de Nicolas aura tout juste évité un nouveau doublé Ferrari. Raikkonen choisit ses courses comme Button ses paires de Ray Ban et Kovalainen s’est encore chargé de l’animation, sans même sortir en hélico.

Les deux BMW ont fini dans les points une fois de plus, bien à leur place. Elles ont accentué leur avance sur McLaren au classement constructeur et attendent de Kubica un exploit à Monaco. Pendant ce temps-là, Junior continue ses heures de conduite. Est-ce que Renault va attendre la fin de la saison pour s’en débarrasser ?

La Légende, Tir à l’arc : Sébastien, l’homme qui a dit flute !

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3 août 1992, une chaleur moite a envahi la chambre de Sergi Rodriguez, qui fait cloison commune avec la fameuse auberge de Pere Tarres. Tranquillement, le jeune garçon se pignole au souvenir de ce coup franc de Koeman qui a offert la C1 au Barka, trois mois plus tôt. Il ne sait pas et ne saura jamais qu'au même instant, à l'autre bout de la ville, la France accouche de son premier champion olympique de tir à l'arc, le dernier. A l'image du précoce Sergi, Sébastien Flute, 20 ans, bandera tellement ce jour-là qu'il ne s'en remettra pas. L'un finira au Camp Nou (une ville dans la ville), l'autre à l'arsenal de Brest après une pas si jolie 8e place à Sydney.

Tennis : La terre des battus

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Gilles Simon et Nicolas Mahut ont passé un tour de plus à Rome qu'à Monte-Carlo. A trois semaines de Roland Garros, les demi-finales ne leur font plus peur.

Une fois n'est pas coutume, la semaine du tennis français recelle de bonnes nouvelles. Amelie Mauresmo assume enfin ses plus grandes peurs : elle a préféré abandonner plutôt que d'affronter Rezai. Selon Chamou, elle arrivera même enfin apaisée et sereine à Auteuil. Mais surtout, les Français ont entamé une montée en puissance que rien ne semble pouvoir arrêter. Nicolas Mahut a été le premier à retrouver la grande forme : il a expédié le redoutable italien Fabbiano, pourtant porté par tout un peuple (6/7, 6/4, 7/5). Face à Tommy Robredo ensuite, il lui a manqué un troisième set pour inverser le cours du match (7/5, 7/6). Il ne faut pas être consultant sur France 2, pour être certain qu'à Roland, ça serait passé.

Le Bleu le plus en forme du moment paraît néanmoins être Gilles Simon. Dans un premier tour haletant, aux allures de finale, il a écarté trois balles de match pour terrasser Jo-Wilfried Tsonga. Une victoire de prestige face au meilleur joueur du monde du mois de janvier, de la semaine prochaine ou celle d'après ou de la suivante ou peut-être de l'année prochaine ou bien de 2012, mais une victoire ternie par l'organisation italienne. En le faisant jouer dès le lendemain, elle a saboté une victoire finale qui ne faisait plus l'ombre d'un doute. De son côté, Tsonga a fait taire tous ses détracteurs : en s'inclinant au premier tour avec la manière, il va pouvoir se reposer après 2 mois sans jouer. Une vraie bonne nouvelle en vue des 15 jours, porte d'Auteuil. Le favori ?

Number won

Enfin, il y a bien-sûr quelques déceptions chez les éliminés du premier tour. On pense évidemment à Olivier Patience. Sur sa surface favorite, il a joué de malchance sur quelques points importants contre Bolelli (6/0, 6/3). Et puis gardons un oeil sur le petit prodige français Richard Gasquet : face à cet apôtre de la terre battue qu'est Luis Horna,  jeune espoir du tennis péruvien, il est passé à quelques points d'une grosse sensation (4/6, 1/6). Horna a enquillé Acasuso au 2e tour : il est incontestablement le futur numéro 1 mondial. La confirmation est venue de celui que l'on attendait plus à pareille fête.  Avec un parcours à la Riton 92 à une wild card près, il est presque de retour: c'est Arnaud Clément. Chahuté au premier tour des qualifs contre Azzaro (4/6, 6/2, 6/3), il réalise son exploit au tour suivant contre Cuevas (3/6, 3/6). Le tableau final n'était plus si loin.

Pendant ce temps-là, Marion Bartoli a retrouvé ses raquettes. Tatiana Golovin, elle, n' a trouvé qu'un copain, qui n'est pas Richard Gasquet, ni Georges Goven.

Bruits de Vestiaire

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Stoichkov se fait un photographe, Ronaldo tombe dans une partouze homo, Rodman tabasse sa copine dans un bordel et Mike Tindall ramène sa Jaguar à Cheltenham avec trois grammes dans chaque bras. Heureusement, Alain Bernard est gendarme à Montargis.

Formule 1. Il avait déjà prêté sa voix à l’une des voitures animées de Cars avant de faire une apparition dans le dernier Asterix aux Jeux Olympiques. Michael Schumacher, aussi à l’aise à moto que Mike Di Meglio sur sa mobylette, pourrait bientôt embrasser Corinna et une carrière à Hollywood. Le plus grand pilote de l’Histoire devrait faire l’objet d’un film dont il serait lui-même l’acteur principal. Ca ne pourra pas être pire que ses premières prestations capillaires.

Patinage artistique. La patineuse russe Oksana Grishuk (photo) a fait l’objet d’une tentative d’empoisonnement au GHB, la « drogue du viol ». La double championne olympique participait à une rencontre d’affaires aux Etats-Unis lorsqu’elle a remarqué un résidu de cachet dans un verre de vin qu’elle avait déjà en partie consommé. Vladimir Poutine, Tim Montgomery et Stephane Bernadis ne seraient pas impliqués.

Lutte. Un ancien champion de lutte gréco-romaine a été récemment assassiné en pleine rue, à Monterau. Abdeljalil Boumehdi, membre de l’équipe nationale du Maroc dans les années 90, devait être naturalisé et sélectionné pour la France aux JO de Sydney, mais la démarche a été avortée, l’ancien champion d’Afrique ayant entre temps été mis en examen pour complicité d’assassinat. Le sien a été particulièrement violent : trois balles dans la tête et trois autres dans l’abdomen. C’est plus efficace que le GHB.

Rugby. Bourreau du XV de France lors du dernier Tournoi, dont il a terminé meilleur marqueur, Shane Williams fêtera son jubilé le 17 mai prochain sous le toit du Millennium Stadium de Cardiff. Les héros du Grand Chelem 2008 y affronteront une sélection des meilleurs joueurs du monde conduite par le demi de mêlée des Ospreys Justin Marshall. Barcella et Fulgence n’ont pas été contactés.

Football. Nous étions les premiers, dimanche, à vous faire état de l'improbable rumeur annonçant Zidane à la tête des Queens Park Texas Rangers la saison prochaine. Flavio Briatore, qui ne sait plus quoi faire depuis le départ de Naomi, avait annoncé « l’aube d’une ère nouvelle » aux supporters du club. Ils n'ont eu le droit qu'à un nouveau logo et une vilaine défaite contre West-Brom (2-0). Ca aura au moins permis au Vestiaire d'être repris ici et , par les sportifs de 20minutes.

Hockey sur Glace, Mondiaux : Vanina s’en rappelle pas

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Après quatre longues années d'absence, l'équipe de France de Dave Henderson fait son grand retour dans le groupe mondial au Canada. Elle ne manquait pas au haut niveau. Après tout, Henderson c'est presque Anderson, mais pas tout à fait quand même.

Il fut un temps où France-Suisse était le match à gagner pour se maintenir. Les choses ont bien changé. Le Mondial canadien débute à peine qu'il est déjà fini. Pourtant, depuis quatre ans, la France a tout tenté : nantie d'une magnifique ligue Magnus, elle a donné dans le Suédois à la bannière étoilée. Elle a viré Heikki Leime, parce qu'être Finlandais ne fait pas tout : actuellement, il confirme d'ailleurs son ambition aux Ducs d'Angers. Les dirigeants français du sport à glace ont choisi un parfum original : la merde. Toujours très inspirés, ils ont décidé de passer à l'anglophonie. Dave Henderson est arrivé avec de sacrées références : outre une prometteuse nationalité française, ultime outrage pour un hockeyeur canadien, et une expérience d'entraîneur à Amiens, il est né à Winnipeg. Et miracle, cette politique ambitieuse a porté ses fruits, la traversée du désert s'est terminée en 2007 : le Canada est devenu champion du monde. Et quoiqu'on en dise, Dave, c'est un peu le Canada, le problème c'est que c'est un peu la Hollande aussi.

Caca Huet

C'est avec de sages ambitions de maintien que les Français ont débarqué au mondial sur la terre des certains ancêtres de Dave, celle que ce dernier a choisi pour son ultime tour de chant, le chant du cygne. Des crosses Kipsta flambant neuves, des casques en polystyrène et des patinoires dix fois plus grandes que les leurs. Sauf Bercy, pour la finale de la Coupe de France : car même si la date est passée, il est toujours temps de vendre des places. Le premier match contre la Suisse s'est révélé une formalité : 48 tirs à 26, une défaite 4-1. Comme Avion contre le PSG 94, ils pourront se souvenir qu'ils ont marqué.

Cela n'a pas empêché Henderson d'affirmer jouer la Suède le lendemain pour gagner. Le bluff, l'apanage des plus grands : il s'est privé du vieux Cristobal Huet (32 ans), le seul vrai joueur de l'équipe, pour ressortir du cagibi le Jean-Louis Garcia du hockey, Fabrice Lhenry (36 ans presque 49), qui ne fut pas formé à Sochaux. 0-9 à l'arrivée, 32 minutes de pénalité contre 14 pour leurs adversaires jouant pourtant sans patins. 16 tirs contre 51 aux Suédois : même Serge Poudrier, pourtant pas avare de dégagements interdits, aurait pu en rire.

Il reste normalement trois matches prenables pour la France : le Belarus, qui va bien s'amuser, et l'Italie, pour un maintien au meilleur des trois manches, deux suffiront sans doute. Wayne Gretzky a déjà revendu ses billets au marché noir pour la troisième. Il en a tiré 1 euro.

Football, Ligue 1 : Le scalpulaire du Lyon

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Lyon et Benarfa sont tellement au top que même Saccomano n'est plus sûr qu'ils seront champions. Alain Perrin peut-il être mis sous curatelle à deux journées de la fin ?

Laurent Blanc n'a pas besoin de hausser le niveau de sa voix pour se faire entendre. Alors que son équipe gâchait une occasion en or de revenir à deux points, que Ramé venait de sortir avec la promptitude d'un Ronaldinho pour offrir le 1-0 à Niang, il a donné les clefs d'une somptueuse deuxième mi-temps à son équipe. Et même réussi un petit exploit : donner un tempérament de gagneur à Bordeaux, avec quasiment le même effectif qu'avait Ricardo. Dix mètres plus haut, face à des Marseillais solides comme le genou de Tsonga, Bordeaux a affiché une maîtrise et une circulation de balle qui en font la meilleure équipe de la fin de championnat, juste au-dessus de Metz. Lyon devra faire un match nul et une victoire pour être assuré du titre. Vu leur niveau de jeu actuel, il faudra que les autres (Nancy puis Auxerre) soient plus mauvais pour que le voeu se réalise. Aulas prie pour que Pedretti retrouve son niveau lyonnais lors de la dernière journée.

De guerre (au)lasse

Alors, que va-t-il se passer cette semaine dans les vestiaires de Tola Vologe, à part quelques feintes de corps de la femme à Fred ? Aulas va jouer son va-tout. Déjà inventif avec l'histoire de la demi-finale trois jours avant Nancy, il va devoir créer un nouveau tollé. Avant et après la demi-finale contre Sedan, que Lyon va sûrement remporter, il va taper sur la Ligue, la Fédé, les médias, peut-être chambrer Bordeaux ou inventer des contacts avec la moitié de l'effectif bordelais. Le Lyon victime n'aura jamais été aussi présent, car depuis 2001 Lyon n'aura jamais été aussi menacé, inquiet et inquiétant.

A Nice, les meilleures occasions ont été pour Toulalan, l'homme au un but en 154 matches de L1 (Strasbourg-Nantes 2005) et Juninho sur coup-franc, les seules actions pour lesquelles il se déplace encore. Le meilleur joueur a encore été Benarfa, qui n'est pas entré en jeu. Alain Perrin ne changera pas de ligne de conduite : le foutage de gueule public va se poursuivre. Lui qui prétextait devoir choisir entre Fred et Benarfa pour ne pas menacer l'équilibre de l'équipe, s'est privé des deux à Nice. Le Saïd Taghmaoui du foot est donc bien l'outil de la discorde entre son entraîneur (adjoint, pas Juninho) et le président.

Pour faire entrer Benarfa, et donc se donner une plus grande chance d'être champion sur des exploits individuels, Aulas n'a que deux solutions : soit il vire Perrin à dix jours de la fin du championnat, soit il le met en Garde.

Football, Zidane aux QPR : passage à caniveau

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Les Queen Park Rangers vont frapper un gros coup ce dimanche. Chuck Norris et Trivette n'y sont pour rien.

De notre envoyé spécial permanent au Royaume-Uni

La presse de caniveau britannique, honteusement relayée par ce qu'il se fait de pire dans la blogoshpère sportive française, avait fait de Newcastle la prochaine destination de Thierry Henry. C'est aussi probable que de voir Dwayne Chambers au Stade français. La lecture des tabloïds dominicaux donnera davantage de grain à moudre à Didier Roustan.

Mohamed Al Fayed aurait ainsi promis caviar, viagra et photos dédicacées de Diana en cas de victoire de Steed Malbranque contre Birmingham ; des agents du FBI étaient ce week-end en mission secrète dans les tribunes d'Old Trafford pour assurer la sécurité des Red Devils et Bacary Sagna va toucher une augmentation sans même avoir fait grève.

Mais un article énigmatique sur le site des Queens Park Rangers a réussi à lui seul à faire mouiller les caleçons de Fleet Street plus rapidement que Madame Crouch. On y annonce « l'aube d'une ère nouvelle » et les promesses d'un « dimanche que tous les fans du club se rappelleront à vie ». Suffisant pour que l'intraitable People on Sunday fasse de Zinédine Zidane le futur entraîneur du club. Et pourquoi pas Schumacher en défense centrale ?

Le meilleur joueur de la dernière décennie a de quoi nourrir Enzo sans se fourvoyer dans l'anonymat du Coca-Cola Championship. Briatore et Ecclestone devraient se contenter de ce qu'ils savent faire : jouer avec Mosley sans ses déguisements.

Football, Bilan, le grand Lyon : la décote du Rhone (2/3)

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Le Vestiaire publie le vrai bilan de Lyon, celui que les six, voire sept, titres de champion de France ne masquent pas. L’OL se trompe d’ambition depuis des années. Et feint de s’étonner de cette vérité : Lyon n’est pas un club populaire et l’Europe oubliera cette génération. Deuxième partie, le recrutement.

« Qui ne saute pas est Lyonnais. » C’est en somme ce que l’on pourrait constater au regard des années d’errements, qui n’ont pourtant pas modifié le système de recrutement à la lyonnaise. Jean-Michel  Aux as a revendu très chers quelques stars amassées dans la Ligue 1 (Essien, Malouda). Il a même breveté une utilisation révolutionnaire des centres de formation : sortir des jeunes estampillés « OL », les faire passer pour des espoirs (ce qu’il n’avait pu faire avec Bardon) et les survendre à des clubs gogo. Bergougnoux, Berthod, Clément, Loïc Rémy ont ainsi signé des contrats pros que leurs parents n’auraient pu imaginer à l’époque de l’équipe C en pupilles à 7. François Clerc, lui, a poussé l’escroquerie jusqu’à l’équipe de France. Florian Maurice, déguisé en Papin par Aulas, c’était il y a onze ans déjà. Tout ce système OL est économiquement génial, mais pour le palmarès, c’est une catastrophe industrielle. Car Lyon n’a jamais élargi son ambition. Ca lui a coûté la Coupe d’Europe dans un cycle hyper favorable. Une simple preuve : la plus grande star qui ait signé à Lyon est Sonny Anderson. Et il n’était une star que pour les Français, après avoir laissé le même souvenir de lui à Barcelone que Dugarry au Milan AC. Le niveau mondial l’affublerait simplement du doux surnom de tocard.

Franco folies

A l’origine, Aulas veut dominer la France. Timidement d’abord, alors qu’aucun club n’est le numéro 1 incontournable. Caveglia, Grassi, Cocard, Dhorasoo arrivent à la fin des années 90. Le gros coup, qui change l’image de Lyon, c’est l’arrivée d’Anderson depuis le Barça en 1999, en même temps que Laigle et Vairelles. Ce dernier illustre le début d’une nouvelle ère : Lyon recrute pour affaiblir ses rivaux. En attirant Papin pour le mettre au placard, le Milan AC aussi le faisait. Mais à l’échelle européenne. Riche et attractif comme Wiltord, rien ne lui résiste désormais dans l’Hexa-gone : Carrière (joueur clé du Nantes champion de France en titre), Luyindula et Née en 2001, Dhorasoo qui redevenait bon en 2002, Malouda et Essien alors convoités par toutes les grosses écuries en 2003 – même si Drogba snobe la surenchère de l’OL visant à humilier Marseille -, Abidal et Frau en 2004, avant le criant exemple de Pedretti en 2005, qui n’était d’aucune utilité pour l’OL, Kallström, Alou Diarra et Toulalan en 2006 puis Bodmer, Keita et Belhadj l’été dernier. Au passage, quelques fins de carrières sont accélérées au nom de la gloire : Caveglia, qui vola la Coupe de France à Calais, Née, qui connut le syndrôme Ouedec de retour à Bastia, Luyindula l' »escroc » ultime de Ligue 1 puisqu’il a arnaqué Marseille et Paris. Et Pedretti, mais que pouvait-on faire pour lui ?

Les joueurs de L1 constituent encore le fonds de commerce lyonnais. Jean-Michel Aulas a beau déclarer, quand il recrute des Lillois, qu’il promeut le championnat français en gardant ses meilleurs éléments, ceux-ci ne sont pas plus forts que ce que l’OL a déjà. Donc Lyon ne progresse pas. L’autre partie du recrutement est étranger, et notamment la filière brésilienne que Saint-Etienne a tant falsifié. Soyons clairs : Cris, Juninho, voire Edmilson et Cacapa, c’est fort. Mais ça l’est devenu à Lyon, ils ne sont pas arrivés comme des valeurs confirmées. Voilà ce qui empêche Lyon d’avancer : depuis l’opportunité Anderson, qui ne jouait de toute façon plus à Barcelone, jamais JMA n’a cassé sa tirelire pour faire venir une star. Il a bien tenté de nous le faire croire, mais Elber n’avait plus que le bouc de sa grande époque bavaroise (qui sont deux termes antinomiques), Baros n’a jamais été bon, à y regarder de plus près, et John Carew n’a jamais remplacé Tore Andre Flo dans les coeurs norvégiens. Certes, Lyon a approché Trezeguet, Mancini ou Joaquin, mais sans jamais dépasser le contact par Foot Transferts interposés.

Fred à se taire

Ce manque d’ambition a été criminel à l’époque où Lyon avait réussi l’essentiel : en 2005-2006, Lyon attaque la saison avec un vrai groupe. Essien est parti, Tiago est arrivé et Lyon sait très vite qu’il n’a pas perdu au change sur ce poste-là. L’instant du crime se produit à l’été 2005. Le précédent John Carew n’est pas assez vieux pour prendre conscience de la plus grosse erreur de l’histoire du recrutement lyonnais. A part sa tronche d’acteur français sur le retour, Fred a tout pour donner le change : il est Brésilien, il a une feuille de stats à faire pâlir Christophe Sanchez (mais pas Anderson), il est costaud, contrairement à Nilmar, et Wiltord s’invite souvent chez lui, preuve d’une bonne entente dans le vestiaire. La terreur va frapper, la nuit du 4 avril 2006. Gérard Houiller n’utilise plus le terme de criminel, pourtant la performance de Fred est ginolesque : il donne le ballon à un Milan inexistant pour l’ouverture du score d’Inzaghi. Lyon revient à 1-1, et Fred vendange une occasion sur un centre de Juninho. Au final, Milan marquera deux fois entre la 88e et la 93e, avec la complicité de Clerc et d’Abidal. Pour honorer la mémoire d’avoir été le plus mauvais, il fait encore pire onze mois plus tard, jour pour jour, contre la Roma à Gerland. Une performance héroïque, faite de fautes, de contrôles ratés, de non occasions cette fois et pour finir il pète le nez de Chivu. Contre Manchester, il dépasse avec maestria son époque milanaise. Rentré à la place de Benzema pour défendre le 1-0, il offre de multiples coup-francs à un Manchester au plus mal. Et sur un ultime centre de Nani, notre sosie de Francis Perrin surgit au deuxième poteau pour remettre le ballon à Tevez qui égalise. L’illusion Fred n’a que trop duré mais il est toujours à Lyon, l’éclosion de Benzema n’ayant rien précipité. Il a largement participé à l’ambiance pourrie du vestiaire, et a montré toute l’étendue de son art cet hiver, en demandant un salaire astronomique aux clubs de seconde zone légèrement intéressés. Lyon n’a jamais voulu s’en débarrasser. Aulas serait-il foutu de le prolonger ? Lacombe serait-il un conseiller de merde ?

Si Fred est un gros mauvais, il n’est pas non plus la seule erreur de gestion lyonnaise. On passera sur le départ en catimini de Kanouté ou Malbranque en Angleterre. Après tout, face à Anderson, Vairelles et Caveglia, ils n’étaient que des daubes, leurs carrières l’ont prouvé. Ensuite, Jean-Michel Aulas a voulu faire croire qu’il ne pouvait pas garder Essien, Dhorasoo puis Diarra contre leur volonté. Comme nous le répétons depuis des mois, un vrai recrutement digne de ce nom aurait tout changé : faites venir Trezeguet en pointe, assumez les ambitions de victoire en Ligue des champions et Diarra, Essien et compagnie restent. Seulement pour cela, il faut faire de gros chèques, aligner de très gros salaires, ce que Lyon peut faire, mais ne veut pas. Et puis, il y a tous ces nuls recrutés pour faire le nombre. Dans les écoles de management de football, apprendrait-on aux grands clubs à prendre Chanelet ou Grosso pour remplacer le titulaire, ou à signer un joueur plus fort que ce que l’on a en stock ? Cleber Anderson, Milan Baros, Patrick Müller voire Belhadj ont ainsi pu découvrir le saucisson lyonnais à moindre frais.

Bernard Catacombe

Gouverner, c’est prévoir et Aulas ne prévoit que les montants des salaires. Le diagnostic est pourtant simple à voir : s’il ne le voit pas, il est aussi bon président que Govou capitaine. S’il le voit, alors c’est de la mauvaise volonté et Perrin a un bon maître. Dans les deux cas, ça sent le départ de Benzema dans les deux ans. Sauf si, comme il le réclame à mots ouverts, le portefeuille s’ouvre en grand. Et encore, pas sûr que ça suffise. Car c’est toute la génération Juninho encore au club qu’il aurait fallu remplacer après 2006. Tous n’ont pas connu, comme Govou, les heures lancinantes à attendre en vain une offre d’un club étranger autre que Middlesbrough. Le sort du barbu Juninho devrait déjà être scellé vu qu’il termine chaque match avec une bouteille d’oxygène dans le dos, et ce depuis deux saisons. Mais la vie sans Juni n’est même pas en préparation. A moins qu’Ederson ne soit LE successeur, mais par égard pour les quelques joueurs lyonnais toujours ambitieux, mieux vaut le tenir encore secret.

Et puis, comment passer sous silence la caste des entraîneurs lyonnais ? Domenech, Tigana, Stéphan, Lacombe, Santini, Le Guen, Houiller et enfin Perrin. Ne cherchez pas de progression, il n’y en a pas. Le lien entre tous ces entraîneurs n’est pas la capacité à faire gagner des titres à l’équipe, comme un Capello. Ceux qui ont gagné avec Lyon portaient les ballons et découvraient le nom des recrues d’Aulas puis de Lacombe – une fois qu’il ne fut plus entraîneur – dans Le Progrès. Comme Canal+, Lyon a recruté des générations de potiches pour les mettre devant les caméras. Des entraîneurs qui font tourner la boutique et mettent bien en place les ateliers dans la semaine. Puis mettent sur la feuille de match ceux qui doivent jouer le week-end, ne gueulent pas contre le recrutement. Bref, des coaches dociles. L’adjoint Le Guen a laissé Juninho choisir son système, le triangle du milieu. Houiller s’est évertué à maintenir une bonne ambiance dans le vestiaire en prenant chaque joueur par la taille pour se raconter des souvenirs d’enfance. De toute façon, les joueurs savaient déjà jouer ensemble avant lui. Il n’a pas réussi jusqu’au bout et s’est barré. Puis, Perrin est arrivé avec sa seule ambition, sans rien comprendre au fonctionnement lyonnais. Il veut tout décider dans le domaine sportif, et donc évincer Aulas du terrain. C’est ce qu’il faut à l’OL pour franchir un palier, sauf que c’est une brêle. Après deux matches en 4-4-2, Juninho lui a poliment rappelé qu’un petit nouveau n’allait quand même pas lui apprendre à entraîner.

A son époque, Tapie osait davantage dans le recrutement. Il n’avait pas peur de mettre des valises pleines, du champagne et des filles pour renouveler la garde robe de l’OM ou prendre un entraîneur de renom. Financièrement, c’est risqué mais pour Lyon, la Ligue des Champions est désormais à ce prix. Si Aulas n’y consent pas, autant prendre la porte avec Fred dès cet été.

Retrouvez les parties 1 et 3 de notre grande enquête

Bilan, le grand Lyon : La décote du Rhône (1/3)

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Le Vestiaire publie le vrai bilan de Lyon, celui que les six, voire sept, titres de champion de France ne masquent pas. L’OL se trompe d’ambition depuis des années. Et feint de s’étonner de cette vérité : Lyon n’est toujours pas un club populaire, et l’Europe ne se souviendra pas de cette génération. Première partie, le bilan sportif.

Six titres d’affilée, des larges victoires contre des équipes moins fortes, un pillage systématique des meilleurs joueurs des autres clubs français : l’hégémonie lyonnaise est incontestable. Son impopularité aussi, mais qui n’a rien à voir avec la jalousie théorisée en d’autres circonstances par « Sigmund » Fred. Le développement lyonnais est aussi rapide à résumer que le passage de Perrin : Lyon est un club qui calcule tout et qui finit par décevoir, inlassablement. Le grand calcul a débuté dans les années 90, après une remonté en D1 en 1989. Aulas a une stratégie simple et logique : se renforcer économiquement pour dominer la France. Après plusieurs saisons aussi vilaines qu’un passement de jambe de Bruno N’Gotty, entrecoupées d’une qualification européenne liquidée par le grand Trabzonspor, les résultats arrivent (2e en 1995) et le club se stabilise dans la première partie de tableau. Le centre de formation porte aussi ses fruits (Maurice, Giuly, N’Gotty, Laville), malgré Maxence Flachez. Toutes les composantes du club progressent, Lyon devient un modèle de stabilité.

A l’approche des années 2000, le club devient incontournable. Depuis 1998, Lyon termine sur le podium de L1 chaque saison. Premier titre en 2002, retour fabuleux sur Monaco en 2004, 15 points d’avance en 2006 : les supporters lyonnais n’ont plus à avoir honte. L’OL est un épouvantail, a le meilleur effectif en France et pour cause (à lire dans la deuxième partie).

Problème, à partir du 5e titre, ça coince. Lyon ne sort plus que du D’Artigny abricot pour fêter le titre. La faute au syndrôme Wiltord : pour de nouvelles sensations, il a besoin d’aller voir ailleurs. Et là, Lyon déçoit. En restant toujours à la porte quand il y a la place de passer, en faisant de grandes erreurs de gestion. Ce que la Juve, Manchester, le Bayern, le Barça ne font pas deux fois de suite. Dominer la France du foot, faire le doublé, c’est très bien. Mais quand on a l’équipe pour rentrer dans la légende sans y parvenir, ça ne suffit plus.

L’exploit : pas d’exploit

Aulas le sait bien : avec l’effectif qu’il a eu, Lyon aurait dû atteindre une, voire deux, finales de Ligue des Champions dans les quatre années passées. Ne jamais avoir dépassé les quarts de finales est un scandale, digne du palmarès de Domenech avec ses générations Espoirs. En 2005, Lyon se fait éliminer par un PSV Eindhoven de Cocu, malgré une équipe bien meilleure. La fin de cycle, c’est 2006, l’année référence de l’OL, avec le milieu de terrain le plus fort d’Europe donc du monde (Diarra, Juninho, Tiago). Se faire éliminer par le Milan AC a été aussi regrettable que la venue de Fred (nous y reviendrons). Le Vestiaire pensait déjà à l’époque que la seule équipe capable de battre le grand Barça de cette saison-là était Lyon. Pour rentrer dans la légende, Lyon doit faire un exploit. C’est-à-dire éliminer un club de plus grand statut que lui, et non pas battre le Real ou faire marquer Govou contre le Bayern. Il ne l’a toujours pas fait, donc il reste au rang qu’occupent La Corogne, Schalke 04 ou la Roma : des clubs régulièrement en C1, toujours placés, jamais gagnants.

Comparé à l’histoire européenne des clubs français, le paradoxe lyonnais jaillit avec plus de force que la femme de Fred n’en a jamais rêvé. Lyon a peut-être été l’équipe française la plus forte de l’Histoire, dominatrice en Ligue 1 comme Marseille ou Saint-Etienne des grandes époques. Pourtant, l’OL n’a jamais fait mieux que quart de finaliste. Une performance à des années lumières de l’OM ou de l’ASSE.

Même d’autres clubs se sont aussi davantage transcendés que les Gones. A une époque où chaque coupe était relevée, valorisée, et où tout le monde attendait le jeudi avec autant de passion pour matter la C3, qu’on en a pour la C1 aujourd’hui ou que la défunte C2 hier. Le PSG, brillant en UEFA (1/2 finale), brillant en Coupe des Coupes (1/2 finale, finale et victoire) et même en Ligue des Champions, n’avait pas autant de talents, même si c’était un PSG sans N’Gog, sans Bernard Mendy et surtout sans Rothen. Monaco, finaliste glorieux de la Coupe des Coupes, 1/2 finaliste de la Ligue des Champions. Auxerre, 1/2 finaliste vraiment héroïque et malheureux de l’UEFA (avec un tir au but de Mahé qui lui valut d’être fusillé), avant un quart de finale de Ligue des Champions toujours contre Dortmund et toujours aussi héroïque et malheureux. Même Bordeaux, avec sa finale UEFA, ou le Nantes 96 emmené par Franck Renou, entrent dans ce gotha.

Un beau et triste coucher d’OL

Cette période s’arrêta en 96 par trois performances ahurissantes, l’année même où Jacquet découvrit la meilleure sélection de l’histoire. En 97, Auxerre bloqua en quart et le PSG en finale. Densité et constance que l’on ne retrouva plus par la suite avec des exploits le plus souvent isolés avec Monaco – comme Metz, Toulouse ou Bastia en leur temps – ou couplée (Monaco et Marseille en 2004). Ou encore inexistants, avec Lyon. Pourtant, concernant l’OL, la faute n’est pas à mettre sur le niveau de la Ligue 1 qui aurait baissé, nous y reviendrons également.

Pour l’OL, l’étoile filante est donc passée en 2006. Le Lyon des saisons suivantes a été moins fort. L’an passé, Houiller a eu beau clamer que Toulalan était plus fort que Mahamadou Diarra, seul Barth d’OLTV a pu y croire. Avisé, il a eu un doute quand Aulas a triomphalement estimé Grosso meilleur qu’Abidal. Le déclin était amorcé. Le terrible hiver 54 fut moins contrariant que celui de 2006, quand Juninho et ses amis brésiliens s’en allèrent au Brésil sans penser à mal (contrairement à Wiltord bien des fois). Au retour, des engueulades, plusieurs belles défaites y compris à Troyes, un derby contre un mauvais Saint-Etienne en trompe-l’oeil avant d’affronter la Roma. Et patatra. Lyon affiche un complexe de supériorité aussi déplacé que les prétendus gestes d’un autre âge de son entraîneur actuel envers quelques femmes de ménage méridionales. La défaite est cruelle ,mais Lyon ne s’était menti que trop longtemps.

Cette défaite n’a pas tué Lyon, puisqu’il était déjà mort. Pour n’avoir pas changé complètement de cycle, l’OL 2008 reste un zombie que Benzema, Toulalan et Benarfa soutiennent au-dessus du cimetière L1.

Retrouvez les parties 2 et 3 de notre grande enquête

Football, Ligue des Champions : Henry, le buzz l’éclaire

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Les BB Brunes et leur horrible « Dis moi Houna » sont détrônés. Le buzz de la semaine, c'est Thierry Henry. Mais Samuel Eto'o s'en fout, il lit que La Vanguardia et Le Messager.

L'Equipe, On refait le match de Sacco et Vanzetti, même Christian Jeanpierre, qui avait bien lu la presse spécialisée, comme on lui a appris. Henry a dû activer tous ses réseaux médiatiques pour faire pression sur son club. Il a même relégué au rang d'ersatz son interview quotidienne à L'Equipe, qui en a fait des caisses : Henry titulaire dans l'axe, le Barça jouerait soudainement pour lui. Et accessoirement, le Barça devenait ainsi favori pour se qualifier à Old Trafford. Le buzz n'y a rien fait : Eto'o a joué, divinement mal malgré ses stats « henryesques » en championnat, Henry est resté sur le banc avant de rentrer à gauche comme d'habitude, Barcelone est éliminé par un Man U qui avait beaucoup de marge. Du très prévisible. Sauf que ce chauvinisme de merde est une honte de plus pour le journalisme.

Délit star

Transformer ces vilains papiers de présentation en éditos eut été sage. Car le fond du problème est réel : Henry sur le banc ou à gauche est un scandale. Quand un club achète Henry, il prend un des trois meilleurs joueurs du monde actuels et le meilleur des dix dernières avec Zidane. C'est donc lui qui décide où il joue. Et s'il faut aligner les quatre fantastiques, on le fait. Si au bout de trois mois, il n'a rien montré, c’est qu’il est fini et il se fait virer au mercato. Mais depuis son arrivée en Catalogne, il est traité comme un vulgaire Giuly. Iniesta, Bojan et, donc, même Eto'o, lui sont systématiquement préférés. Pas étonnant qu'il contribue à l'explosion du vestiaire barcelonais : une star fait des caprices, et c'est pas parce qu'il est Français qu'il accepte mieux sa situation ou qu'il va rester une deuxième année à jouer à gauche.

Objectivement, pas un seul des trois n'a le talent, la carrière et le statut d'Henry pour lui passer devant d'office. Depuis que Ronaldinho a déclaré forfait pour le sport de haut niveau, un seul peut lui disputer la légitimité : Messi, qui est le big buzz justifié depuis des mois. Samuel Eto'o n'est pas une star. Il est un buteur très efficace, manque le penalty au Soudan qui coûte la Coupe du Monde 2006 au Cameroun, gagne des titres : mais ça ne suffit pas pour dépasser Henry. Et depuis sa blessure, il se fait prendre de vitesse par Rio Ferdinand. Pour garder l'axe malgré ses performances actuelles, ou dire à Bojan de dégager de l'axe quand il veut, Eto'o doit avoir un stock de vidéos d'un gang bang mêlant dirigeants et entraîneurs du Barça.

Henry est une star qui a quasiment tout gagné en club et en équipe nationale, souvent grâce à lui-même, qui est toujours au top et qui a le boulard de l'emploi. Mais il ne joue pas. Pour ne pas s'en être aperçu, Rijkaard a tué le Barça et hypothéqué ses chances contre Manchester (0 but en 2 matches). A l'époque du Real, quand Zidane ne jouait pas à sa place, il avait à coté de lui Raul, Ronaldo, Figo, Beckham. Et il jouait.

Pendant ce temps-là, la rumeur de caniveau, Newcastle, enfle. Rassurez-vous, jamais Henry n’irait dans un club aussi merdique. La preuve, quand il joue à PES avec Drogba, ils ne font jamais de Newcastle-Guingamp depuis les retraites de Shearer et Coco Michel. Ou alors c'est qu'il arrête le foot. Son statut lui interdit. Même Desailly a fini à Chelsea et Thuram à Barcelone. On se fout de la gueule du monde.