Football, Ligue 1, RC Lens : Requiem for a druide

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Martel voulait depuis des années retrouver une équipe qui fasse le spectacle. Samedi, l'onctueux Gervais va être exaucé.

Il a fallu trois entraîneurs aussi talentueux les uns que les autres pour parvenir au chef d'oeuvre : Guy Roux a fait venir Mangane, Papin ne comprend pas le manuel pour débutants édité par l'Unecatef de Joël Muller, et Daniel Leclercq a de la bouteille. Une seule victoire volée depuis la 24e journée : une descente aux enfers qui rappelle Guillermo Fayed en haut du Hahnenkamm de Kitzbuhel. Les Lensois ont joué de malchance, ils n'ont rencontré que des grandes équipes.

25e journée, Lens-Nice (0-0) : Bon résultat. Face au grand Nice, c'est pas toujours facile. Et Nice, c'est connu, c'est le roi du match sans but. Cinquième match sans défaite malgré Echouafni en face.

26e journée, Nancy-Lens (2-1) : Rien à dire. Equipe de feu, terrible pression offensive : face au grand Nancy, on peut pas faire grand chose.

27e journée, Lens-Toulouse (1-1) : Après une qualification au Mans dans un match digne de la PH (4-5), Papin retrouve la sérénité : son équipe a passé un cap dans la maîtrise du match et sa défense est enfin solide. Le grand Toulouse, l'équipe en forme du moment (sept matches sans victoire), met fin à près de 300 minutes sans marquer.

28e journée, Auxerre-Lens (0-0) : Que faire face à la défense du grand Auxerre et son Sammy Traoré ? 0-0, c'est du solide, surtout que l'attaque de Jean Fernandez rappelle Cristiano Ronaldo (25 buts en 25 matches).

19e journée (en retard), Lens-Lille (1-2) : JPP le sait, Lille, c'est la meilleure équipe de la fin de championnat, mais là c'est pas la fin du championnat. Le grand Lille restait sur trois buts en six matches, la relégation n'était pas loin. Mais 1-2, c'est pas si mal avec Razak Boukari en attaque.

29e journée, Lens-Marseille (3-3) : Rémy et Maoulida buteurs le même jour, c'est rare mais ça suffit pas. Face au grand Marseille cyclothimique comme jamais, Lens retrouve sa solidité en se faisant rejoindre à la 90e minute sur un but de Cissé devant un Coulibaly grabataire.

30e journée, Rennes-Lens (3-1) : Lens est mauvais quand il revient par bonheur à 1-1. Rennes n'est pas très bon quand il marque un second puis un troisième but, ce qui n'était jamais arrivé. Mais face au grand Rennes de l'international Bruno Cheyrou, Lens ne pouvait pas faire grand chose.

32e journée, Lens-Metz (1-1) : Une semaine après la finale des losers contre Paris (1-2), Lens reçoit le grand Metz pour le match le plus abouti depuis le retour du druide. Metz est déjà en L2, Lens ne les a pas encore rejoint. A 1-0 pour les plaques et or, un petit miracle se produit : Metz domine et Pjanic égalise à la 91e. Du jamais vu. A la fin, Runje énonce un vieux dicton croate : « Quand on est nuls, on descend. » Et pourquoi pas ?

31e journée (en retard), Saint-Etienne-Lens (2-0) : Les matches en retard, ça fait chier. Trois jours plus tard, il y a Lorient. Alors, Lens fait l'impasse, sans doute une idée du druide. Gomis marque deux fois en deux minutes, il reste 75 minutes à jouer. Un bon footing pour récupérer et décrasser la chevelure du druide.

33e journée, Lorient-Lens (1-0) : Le pari est amplement réussi. Lens domine, pour une fois, et prend un but en fin de match. Aruna et Monnet-Paquet ont tout raté : le coaching est à la hauteur de l'événement. Le grand Lorient, tremble mais ne rompt pas.

34e journée, Lens-Sochaux (3-2) : JPP est content. A force de pester contre le mauvais sort et les défaites imméritées, le vent tourne. 17 tirs sochaliens, 10 cadrés, 3 poteaux, un Runje aussi chanceux qu'il est mauvais d'habitude. Lens tient son hold-up et se donne de l'air. Le grand Sochaux n'est plus.

35e journée, Le Mans-Lens (3-2) : Face au grand Le Mans, toujours mené, Lens reste constant à l'extérieur. Des buts cadeaux, des occasions foirées, Martel qui grille ses deux cartouches de Gitanes dans l'échafaudage VIP de Bollée. Il survit par miracle.

36e journée, Lens-Monaco (0-0) : Le grand Monaco, celui de Ricardo, déboule à Lens. Pas de quoi avoir peur de la charnière Bolivar-Monsoreau et pourtant, le 0-0 est à l'arrivée. Et Aruna se liquide les croisés. Ca donne soif à Leclercq et ça commence à sentir bon.

37e journée, Lille-Lens (2-1) : Daniel Leclercq avait pourtant mis son maillot ou oublié d'enlever son pyjama et dit à JPP de mettre Rémy seul en pointe. Le prêté lyonnais, qui vaut 9 millions d'euros, a encore été le plus mauvais. Au meilleur moment, Lens plonge dans la charette. Le druide s'en pourlèche la barbe jaune pleine de pisse : le rhum charette, c'est bon.

Il s'était dit rassuré par le 0-0 contre Monaco. Il ne l'a pas senti venir. Daniel Leclercq assiste interloqué au naufrage. Mais puisque les consignes au portable, la fronde anti-journalistes, les chicots et le maillot actuel ne suffisent plus, il va trouver une dernière potion dégueulasse. Aligner le duo Tiehi-Boli devant ?

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