Hockey sur Glace, Mondiaux : Vanina s’en rappelle pas

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Après quatre longues années d'absence, l'équipe de France de Dave Henderson fait son grand retour dans le groupe mondial au Canada. Elle ne manquait pas au haut niveau. Après tout, Henderson c'est presque Anderson, mais pas tout à fait quand même.

Il fut un temps où France-Suisse était le match à gagner pour se maintenir. Les choses ont bien changé. Le Mondial canadien débute à peine qu'il est déjà fini. Pourtant, depuis quatre ans, la France a tout tenté : nantie d'une magnifique ligue Magnus, elle a donné dans le Suédois à la bannière étoilée. Elle a viré Heikki Leime, parce qu'être Finlandais ne fait pas tout : actuellement, il confirme d'ailleurs son ambition aux Ducs d'Angers. Les dirigeants français du sport à glace ont choisi un parfum original : la merde. Toujours très inspirés, ils ont décidé de passer à l'anglophonie. Dave Henderson est arrivé avec de sacrées références : outre une prometteuse nationalité française, ultime outrage pour un hockeyeur canadien, et une expérience d'entraîneur à Amiens, il est né à Winnipeg. Et miracle, cette politique ambitieuse a porté ses fruits, la traversée du désert s'est terminée en 2007 : le Canada est devenu champion du monde. Et quoiqu'on en dise, Dave, c'est un peu le Canada, le problème c'est que c'est un peu la Hollande aussi.

Caca Huet

C'est avec de sages ambitions de maintien que les Français ont débarqué au mondial sur la terre des certains ancêtres de Dave, celle que ce dernier a choisi pour son ultime tour de chant, le chant du cygne. Des crosses Kipsta flambant neuves, des casques en polystyrène et des patinoires dix fois plus grandes que les leurs. Sauf Bercy, pour la finale de la Coupe de France : car même si la date est passée, il est toujours temps de vendre des places. Le premier match contre la Suisse s'est révélé une formalité : 48 tirs à 26, une défaite 4-1. Comme Avion contre le PSG 94, ils pourront se souvenir qu'ils ont marqué.

Cela n'a pas empêché Henderson d'affirmer jouer la Suède le lendemain pour gagner. Le bluff, l'apanage des plus grands : il s'est privé du vieux Cristobal Huet (32 ans), le seul vrai joueur de l'équipe, pour ressortir du cagibi le Jean-Louis Garcia du hockey, Fabrice Lhenry (36 ans presque 49), qui ne fut pas formé à Sochaux. 0-9 à l'arrivée, 32 minutes de pénalité contre 14 pour leurs adversaires jouant pourtant sans patins. 16 tirs contre 51 aux Suédois : même Serge Poudrier, pourtant pas avare de dégagements interdits, aurait pu en rire.

Il reste normalement trois matches prenables pour la France : le Belarus, qui va bien s'amuser, et l'Italie, pour un maintien au meilleur des trois manches, deux suffiront sans doute. Wayne Gretzky a déjà revendu ses billets au marché noir pour la troisième. Il en a tiré 1 euro.

Une réflexion au sujet de « Hockey sur Glace, Mondiaux : Vanina s’en rappelle pas »

  1. Je pense qu’en mettant Frabrice Lhenry dans les cages, Dave Henderson a surtout voulu préserver Cristobal Huet pour le match contre le Bélarus. En cas de victoire, nous serons sur d’etr maintenu parmi l’élite du hockey mondial. C’est un choix, une stratégie … un pari qu’a pris le sélectionneur national.

    N’oublions pas qu’après 29 minutes de jeu (sur les 60 qui composent un match) , le score entre la France et la Suède était de 0-0. Les Bleus ont tenu la moitié du match, mais les nombreuses pénalités ont eu raison de nous. Dès que le score a été de 2-0 pour les nordiques, les français ont laissé le match à la Suède et conserver des forces pour jouer le Bélarus avec le plus d’énergie possible.

    Heikki Leime est un bon entraineur. Habitant à Angers, je vois quasiment tous les matchs des Ducs angevins. Mais Dave Henderson n’est pas une truffe. Il bosse pour maintenir son équipe dans le meilleur championnat mondial, avec des garçons qui jouent pour la plupart à l’étranger. Les automatises ne sont pas facile à trouver.

    En tous cas, merci de parler du hockey français, ily a tant à dire sur la fédé depuis des décennies…

    Par contre, petite rectification, les pationoires nord-américaines sont plus petites que les patinoires européennes (peut être pour qu’il y ait plus de contacts …)

  2. Votre avis est très interessant, mais vous êtes un peu trop Français dans votre conception stratégique. Effectivement, c’est bien de se reposer pour le match suivant mais ça fait pas forcemment gagner. Santoro laissa un jour filer un set pour battre Safin au 5ème et ça l’a pas empeché de faire une carrière de merde symbolisée par son doublé historique Doha/Dubaï. L’ambition, c’est pas de limiter la casse, mais de vouloir gagner. A votre décharge, même Aulas l’a pas compris.
    Peut-être que si Huet n’était pas si seul, vous auriez une autre vision de la compétition.

    Pour les patinoires, nous parlions du public car si comme notre correspondante lesbienne, vous êtes déjà allé sur place vous avez pu constater que la ferveur n’est pas la même.

    Merci pour votre participation. Nous voulions voir si le hockey pouvait plaire dans nos colonnes, le test est apparement concluant. Nous allons donc doubler la paye de notre spécialiste, vous aurez au moins fait une heureuse.

    A bientôt

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