L’édito du Vestiaire : Et Bîmes ?

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La liste noire du futur selectionneur se dessine petit à petit et Lassana Diarra soutient Domenech.

Ce matin, Richard Gasquet se pose des questions. Il s'est renseigné sur ce Wimbledon 2008 et se demande ce qui pourrait l'empêcher de le gagner, à part Federer ? Si même Gilles Simon n'est plus capable de le faire douter, nous nous posons la même question.

Le coaching de Lièvremont ouvre lui aussi de nombreuses perspectives à l'entraîneur de l'Union Marmande-Casteljaloux. Utiliser 1.223 joueurs différents pour prendre une branlée dans le Tournoi, avant de prendre une branlée en test match en refoutant des vieux qui n'avaient plus joué là depuis la Coupe du monde, tout en sachant très bien que les meilleurs sont restés pour courtiser Brennus ou l'infirmerie : c'est presque pire que du Domenech. C'est de l'argent foutu en l'air, mais c'est toujours moins que le salaire de ces pauvres Clermontois qui auraient mieux fait de partir en tournée ou au mariage de leur meilleur ami nantais.

Cet édito étant déjà assez long, nous ne vous parlerons pas de Longo, pourtant aussi en forme que Jalabert, Tyson Gay et Nicolas Vogondy réunis. A la place, nous terminerons sur le Festival Jeanpierre, auquel nous rendions hommage récemment. L'adorable Christian nous a remercié hier soir en offrant un extraordinaire bouquet final : « Fabuleux », aurait pu titrer L'Equipe, si Séville 82 n'avait pas existé.

La résurrection du Christian

A la manière d'un bon journaliste, Christian est bien informé, il sait que la cérémonie de remise des récompenses sera différente : « Vous risquez d'apprécier la remise du trophée, qui donnera lieu à un beau spectacle. Vous verrez. » Larqué, visiblement aussi excedé qu'Eric Hannezo dans l'oreillette, le coupe et suggère : « Oui, alors on va laisser la surprise ! »

Christian aime l'art et en plus il a du goût. Alors qu'un bien vilain trophée a été remis aux Espagnols : « Quel beau lifting, je trouve que c'est très réussi. » Et Larqué, au bord de l'asphixie, de lui suggérer : « Je pense que les Espagnols n'en ont rien à foutre. »

Christian a bien suivi l'Euro. Alors que de colossales fautes d'arbitrages ont quasiment été commises à chaque match, il s'extasie : « Un Euro sans scandale d'arbitrage. »

Christian commente le match et sait qu'un journaliste doit être précis. Alors que Podolski monte à gauche, il s'écrie : « Lahm, Lahm ! »

Christian est emballé, il croit déceler que Ballack ne fait pas un gros match, ce que Larqué et Wenger répètent depuis le début. Alors il se lance : « Le capitanat donne-t-il une immunité à Ballack ? » Non, lui dit Arsène. Mis en confiance par cette première bâche, il se sent autorisé à donner son avis d'entraîneur : « Mais vous le sortiriez ? » Il est alors adoubé par l'Arsène en question : « Non. »

Enfin, Christian sait que l'Espagne est championne d'Europe et nous le rappelle: « Ils sont sur le toit du monde. »

Pendant ce temps-là, Asloum nous rappelle à quel point sa grosse tête n'était pas un accident.

Football, Euro 2008 : Le petit suisse à 0%

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Avant même la finale entre les deux seuls cadors à tenir leur rang, l'Euro 2008 est officiellement l'un des pires de l'Histoire. Pour les outsiders, c'est l'année ou jamais : même Fabrice David a eu sa chance, avec une chemise à carreaux.

L'Espagne a surclassé la Russie en demi-finale et Franck Leboeuf s'en étonne. Il avait fait de Yachine et des siens ses favoris pour le titre suprême. Rien de surprenant : voir la Turquie en demi-finale ne lui avait même pas arraché un sourire. Mais voilà, un Euro se gagne avec solidité et efficacité.

Kazim Kazim et co ont, il est vrai, multiplié les miracles. Non pas égaliser dix fois dans les arrêts de jeu, ça arrive. Mais faire passer Fatih Terim pour l'entraîneur du siècle, moins contester Rustü que Coupet en France, c'est fort comme un Turc. Même Lyon n'a plus peur d'affronter Galatasaray ou Fenerbahce en Ligue des Champions ; 16 Turcs sur 23 évoluent au pays, il fallait y voir un signe. C'est ce qu'avait fait Le Vestiaire, qui avait refusé d'allumer les encens russe, turc et hollandais.

Star night

Cet Euro, c'est surtout un grand charnier de stars. Cristiano Ronaldo n'avait qu'à aller en demi-finale pour s'assurer le Ballon d'or, il n'a récolté qu'un Ballack de fer. Lequel Ballack a réussi à se hisser en finale en ayant moins couru que Yohann Diniz. Gloire aussi aux Hollandais, à l'ambition tellement démesurée qu'ils ont reconnu la supériorité russe. L'Espagne serait donc la meilleure équipe de l'Histoire pour leur avoir mis 4-1 et 3-0. Ribéry, Benzema et Henry ont semé de belles promesses pour l'avenir en accrochant la redoutable Roumanie, à qui Moldovan et Hagi manquent décidément beaucoup. Pendant ce temps, Pierluigi Casiraghi se demande s'il y a déjà eu pire Italie. Lampard et Gerrard ont préféré ne pas venir, et Jermaine Defoe leur en veut éternellement. Lui aussi, il aurait pu être champion d'Europe.

Pourtant, Christian Jeanpierre est sûr d'épater Jean-Claude Dassier, en ajoutant à son CV une ligne « commentateur principal de l'Euro le plus spectaculaire de l'Histoire ». Lens aussi faisait le spectacle en L1.

Le manque de star est si criant qu'Archavine est à deux doigts de coûter quinze millions d'euros au Barça, Ballon d'or oblige. Alors même que Xavi n'a pas attendu la reprise de l'entraînement pour montrer qu'un marquage individuel lui donnait moins d'aura que Mostovoi à Strasbourg.

Athlétisme : Annecy fond fond fond

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Une compétition internationale par équipes, une prestigieuse ville de ski et l'absence de Patrick Knaaf : les conditions étaient réunies le week-end dernier pour bâtir une des plus belles rencontres de l'Histoire de l'athlétisme.

Patrick Montel ne s'y est pas trompé. Comme chaque année, accompagné du Dorlis blanc Bernard Faure et du Cédric Pioline du tartan, Stéphane Diagana, il s'est enthousiasmé durant deux jours devant des performances qui auraient fait palir de honte Vincent Clarico s'il était encore parmi nous. Pas toutes heureusement, et c'est bien ça la nouveauté. Au milieu de la ferveur provoquée par la quarantième place française, et ce n'est que l'Europe, Le Vestiaire vous révèle aujourd'hui le véritable état des lieux de nos meilleures chances avant Villeneuve-d'Ascq ce vendredi.

Hors concours

Medhi Baala : Hicham El Gerrouj ne répond plus à ses textos depuis trois ans, le mangeur de choucroute se demande pourquoi. Il n'a peut-être pas encore visionné ses deux derniers championnats du monde.

Yves Niaré : Connaît son pic de forme, août est encore loin.

Les condamnés

Christine Arron : Toujours détentrice du record du monde du 100 m, elle semble en mesure de pouvoir finir sa carrière sans titre majeur. Un des plus beaux exploits de tous les temps.

Ladji Doucouré : Largement distancé par ses adversaires dopés, il semble beaucoup apprécier le parcours médical de Jo-Wilfried Tsonga. Après 2007, le doublé est à sa portée.

Eunice Barber : Pourrait sortir de sa retraite cet été pour trois sauts. Et si Marie Collonvillé faisait du triple ?

Leslie Djhone : Dans sa forme actuelle, il ne pourra même pas espérer de finale à Pékin. Qu'il se console, Raquil est encore plus nul.

Manuela Montebrun : Il reste un meuble dans le camion.

Les médaillés

Bob Tahri : Prétentieux comme un champion, il a donc acquis la seule qualité qui lui manquait pour le devenir. Sera sur le podium olympique ou ne sera jamais.

Teresa Nzola Meso : La grosse cote des JO.

Colomba Fofana : Définitivement une valeur sûre. Un bon saut, ça peut être de la chance, deux bons sauts, ça devient vraiment suspect. Seule inconnue, la capacité à supporter la pression des Jeux pour ce jeune athlète de 29 ans à peine.

Les retardés

Muriel Hurtis : 22″75 c'est moyen à ce moment de la saison, mais c'est plutôt bien face à un manque flagrant de concurrence. Un temps sous les 22″50 est rapidement souhaitable car les nouvelles merveilles génétiques ne vont pas l'attendre. Capable de revenir à son meilleur niveau, il va maintenant falloir qu'elle bosse son foncier pour enchaîner les courses. Et comme elle le rappelle, un psy ne lui ferait pas de mal.

Romain Mesnil : Le favori olympique de la perche montre qu'il n'a pas forcément besoin d'un badge pour être ridicule.

L'ovni

Mahiedine Mekhissi-Benabbad : En évoquant un podium sur le steeple, il a profondément choqué son DTN qui pensait qu'ambition était un gros mot. Du coup sa sélection n'est plus si certaine.

Août à la plage

Mustapha Raifak : Avec 2m24, il peut aller chercher une médaille chez les filles.

Martial Mbandjock : Le 100 m devrait être supprimé en France.

Eddy de Lepine : No comment.

Les épreuves marginales, telles que la marche ou le marathon, ou aléatoires, comme le relais, et Ronald Pognon ne sont pas pris en compte dans ce classement.

Bruit de Vestiaire

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Football. NIKE est aussi actif depuis le début de l’Euro que la Berrichonne sur le marché des transferts. Après ses stages Larqué du Swoosh et son Facebook sportif, le sponsor officiel du XV de France et de l’USJA Carquefou continue d’investir le ouèbe. Sa FOOTBALL TV diffuse un peu partout du contenu vidéo – dont la nouvelle campagne pub « Take it to the next level » – via un widget (colonne de droite) que vous avez pu découvrir en exclusivité sur nos pages. Si vous pouviez cliquer dessus maintenant.

Bruits de Vestiaire

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Roselyne Bachelot va épouser Bernard Laporte, Pat Cash et Greg Rusedski se séparent et Soufiane Sankhon enchaîne les mariages.

Rugby. Elle forme avec Gavin Henson le couple le plus glamour du pays de Galles. La chanteuse Charlotte Church, qui n’a rien d’une Sainte, ni d’une Madonna, donnera bientôt à la starlette des Ospreys un deuxième enfant, conçu au lendemain du dernier Tournoi des VI nations. Les Beckham gallois ont annoncé vouloir un gosse à chaque Grand Chelem du XV du Poireau. Ca ne devrait pas suffire à monter une équipe

Rugby (bis). Une vente aux enchères était organisée cette semaine à Roquefort en faveur des familles de victimes des intempéries ayant frappé la commune au début du mois. Francis Cabrel (photo), à son initiative, a cédé sa toute première guitare, mais il a surtout réussi à convaincre le SU Agen et Philippe Sella, manageur de l’équipe de France des moins de 20 ans, de faire don d’équipements. Combien le maillot du boucher de Swansea ?

Omnisports. Des tatouages olympiques sur tout le corps et une chevelure en forme de cinq anneaux : un tireur de pousse-pousse chinois ne craint pas le ridicule. Sun Dingguo le bien nommé exhibe désormais, comme Benoît Z., 36 tatouages sur l’ensemble du corps, le tout dernier venant d’être gravé sur son estomac : « One world, one dream. » Romain Mesnil penserait depuis à se faire tatouer son badge sur le mollet.

Athlétisme / Cyclisme. Stéphane Diagana et Richard Virenque ont fait ce mois-ci leurs premiers pas dans l’univers de la bande dessinée. Le vrai recordman du monde du 400 m haies apparaît dans le premier tome des Zathlètes comme coach de l’US Acouphène, un club se préparant pour les Jeux. Virenque prend dans Vélomaniacs (Tome 4) la destinée des membres du Guidon’s club, auxquels il fait partager ses secrets de préparation. A l’insu de leur plein gré.

Médias. Les distinctions pleuvent sur Le Vestiaire, qui finira le mois de juin avec plus de 100.000 visiteurs uniques, un record depuis sa création, il y a un peu plus d’un an. Le site Buzz Abeille en a fait récemment le meilleur blog de sportif de France et les publicitaires se le Salim Arrache avec autant d’ambition qu’en affiche son nouveau directeur marketing.

Tennis, Wimbledon : Fish and cheaps

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Richard Gasquet confirme son statut d'autiste. Il a oublié qu'il était en pleine dépression pour revenir au top. Et s'il oubliait qu'il était plus fort que Grosjean d'ici demain ?

L'Equipe a encore écrit une grosse connerie. Mardy Fish n'a jamais été un piège pour personne, même pour Benneteau. Même si Patrice Dominguez croit toujours que les JO sont un Grand Chelem, Fish n'a pas osé dire à ses parents qu'il avait été médaillé d'argent en 2004. En or, c'était Massu. Qui s'en souvient, à part Dominguez ?

Toujours prêt à briser l'omerta, Le Vestiaire pose aujourd'hui la question interdite : y a-t-il eu dans l'Histoire pire joueur américain que Mardy Fish ? Selon nos informations, Spadea aurait sa petite idée. La Fédération américaine aussi qui, après s'être aperçue qu'au moins quatre Français étaient classés devant lui, a regretté officiellement que Fish n'ait pas de jumeau pour se lancer dans le double, oubliant que les frères Bryan, eux, n'avaient jamais osé commencer en simple.

Nattila Dechy

Quant à Gasquet, pour prouver à son DTN que les JO il s'en fout, il a commencé son tournoi en se fatiguant autant que le jeune Santoro, qui poursuit son jubilé de branlées. Le premier vrai match difficile sera donc contre Nadal ou Federer mais rien d'autre. Sur herbe, Gasquet est un Top 3. Il est donc aussi le meilleur français, ce qui sur la surface est en général un gage de forme, sauf cette année à Wimbledon. Hormis le prodige intermittent, on retrouve les habituelles performances : Mathieu file gracieusement le premier set avant de démonter l'Espagnol Hernandez. Simon, qui est tête de série et va en profiter deux ou trois tours. Razzano, qui est tête de série et qui ne le supporte pas. Mahut, qui est spécialiste d'herbe et qui ne le supporte pas. Marc Gicquel, qui connaît la meilleure période de sa carrière avec l'abandon de Nishikori. Ca n'effacera pas sa défaite en finale de Lyon 2007. C'était contre Grosjean.

Dulko de leche

Aravane Rezai s'est trouvée une bête noire : Gisela Dulko. Elle l'avait déjà privée d'une belle histoire de Fès, et cette fois Goven n'y est pour rien avant une nouvelle défaite sur un score qui l'honore (6/1, 0/6, 2/6). Pauline Parmentier, elle, n'a pas résisté à l'hommage contre Dellacqua (6/1, 2/6, 3/6). Et Nathalie Dechy a ajouté une ligne à sa légende, qui n'est pas son palmarès. En dévaluant le Yuan, hier, elle s'est offert les regrets de sa vie contre Ivanovic : deux balles de matches gâchées dans le second set et une défaite 10-8 dans le troisième. C'était écrit, comme le destin de Séverine Brémond, qui avait atteint les quarts de finale en 2006. Qui s'en souvient, à part Dominguez ?

Pendant ce temps-là, le fils de Pierre Aubame a été prêté au Dijon Football Côte d'Or. Ca laisse de l'espoir au fils à Chamou. Mais lequel ?

Football, Médias : Christian Jean-Pierre tombale

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Le Vestiaire inaugure aujourd'hui une série consacrée aux commentateurs et consultants qui occupent tant bien que mal notre quotidien.

Le 25 mars, Thierry Gilardi nous quittait. Dans les couloirs de TF1, Christian Jean-Pierre sortait un mouchoir pour sécher ses larmes de joie.

On ne l'appelait pas Titi Gilardi. Pourtant, outre ses qualités journalistiques, il savait à la fois combler le supporter exigeant type Franck Leboeuf ou Thierry Roland, mais aussi le spectateur de TF1 lambda, chauffeur de taxi. Il n'omettait pas non plus de s'occuper de madame qui, en faisant la vaisselle, fantasmait sur ses beaux yeux verts et son éternel chat dans la gorge. Un héritage difficile à assumer pour Christian, dont le sourire n’a jamais convaincu belle maman, qui l’appelait toujours Jean-Paul et le jugeait au mieux faux-cul, au pire simplet.

Période décès

L’ex-victime de Vincent Hardy, qui n’hésitait pas à l’enfermer dans le placard à balai avec Pascal Praud et son haleine de prof de physique-chimie prognathe, n’a pas exactement le profil du gendre idéal, un peu trop lisse avec sa tête de « Monsieur suit » comme l'appelait sa prof de droit. Alors, il a essayé de se montrer professionnel à défaut d’être charismatique. Pour préparer le match de l’équipe de France suivant le décès du titulaire des commentateurs de TF1, il a profité de l’émotion ambiante et des nombreux reportages d’archives consacrés à Thierry Gilardi pour potasser à fond son match. Il ne fallait en effet pas louper sa chance. Car Vincent Hardy, désormais technicien de surface, c’est Romain Del Bello qui lui verse du laxatif dans son chocolat au lait en attendant de lui piquer sa place.

Alors, abandonné par un Jean-Michel Larqué en larmes, il a assuré. Des trémolos dans la voix après avoir passé la nuit dehors dans l’espoir d’avoir le timbre de Gilardi, tout le monde a cru à de l’émotion alors qu’il commençait juste à être aphone et surtout qu’il se pissait dessus de stress et de joie. C'est une première victoire pour Christian qui se retrouve, enfin, au premier plan. Pour préparer ses débuts dans une grande compétition en tant que chef de file, il travaille d’arrache-pied. Comme il ne peut plus copier le présentateur de Téléfoot puisque c’est lui, il observe la concurrence. Son salaire de stagiaire ne lui permet pas de s’abonner à Canal +. Le pauvre s’en remet donc au savoir de Denis Balbir. Le résultat est terrible.

Thierry Jean-Pierre

L’Euro débute et, terrible nouvelle pour lui, deux des trois matches de l’équipe de France sont pour la chaîne qui monte et Thierry Rolland, qui lui a filé ses premières tartes sous la douche. Encore une fois, il se cantonne à des matches de seconde zone. Mais peu importe, seul le statut compte. Sauf que s’il a oublié rapidement Thierry Gilardi, les téléspectateurs, eux, ne l’ont pas oublié. Si à cause de ses cheveux entre Souchon et David Darrault il ne peut pas se gominer à la Balbir, il emprunte le râle du néo-commentateur du Wap Orange, s’enthousiasmant sur des ballons dans le rond central et en faisant des tonnes sur le malheur des pauvres vaincus tel « ce grand Pieter Chierch, ce gardien que j’aime tant ». On reconnaît le style de Thierry Roland mais, comme tout ce que fait l’homme aux trois prénoms, c’est approximatif. Même ses anecdotes, trop préparées à l’avance, sont bidons. La mayonnaise ne prend pas, Larqué, largué, a jeté l’éponge en attendant qu’on lui fournisse un troisième Thierry, mais il ne reste qu'une Estelle et elle appartient à M6. Avant de débaucher Gilardi, TF1 avait pensé à Josse pour lui trouver finalement une place dans un placard de TPS. Et la jurisprudence Balbir a montré que la solution ne se trouvait pas toujours sur Canal+. Heureusement, l'Euro est terminé depuis plusieurs jours.

Pendant ce temps-là, Europe 1 a eu la bonne idée de débaucher Clopeau, l'autre papa du défunt France 2 foot avec Bilalian, qui lui a eu celle de mettre Chamoulaud à la place de Holtz à Stade 2 avant qu'on mette quelqu'un d'autre à sa propre place. Où se cache la compétence ?

Formule 1, GP de France : Le lot Ferrari

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Le nouveau Senna ne joue pas avec Robert Pires. Il n'a jamais gagné non plus le Rallye Cœur de France.

De notre envoyé spécial en région Centre

Bernie l’éclectique espérait une deux fois six voies depuis Gonesse, trois demi-douzaines d’hôtels étapes et le double de masseuses dans son mobil-home du Salixcamp. Il a subi tout l’aprem les passages avides de la patrouille de France, les rouflaquettes de Guy Montagny et les courbures abusives de l’attachée de presse de la FFSA.

Jamais le Grand Prix de France n’avait autant mérité d’être rayé du calendrier Pirelli : Ferrari a pris trois tours à tout le monde et Nakajima s’est retenu de faire sortir la voiture de sécurité. Massa n’a eu qu’à ménager la sienne pendant que le sort s’acharnait sur Raikkonen comme la FIA sur McLaren. Hamilton a les défauts de ses qualités, c’est sûr, mais il ne méritait pas autant d’attention.

L’attente accule

Kubica n’a plus rien à espérer cette saison. Il a laissé à Trulli le soin de rappeler à Kovalainen qu’un nom finlandais ne faisait pas tout et repris une position d’attente que les copines de Max se plaisent à maintenir. Heidfeld s’y cantonne avec un peu trop de conviction depuis quelques courses. Son volant chez BM est en sursis, comme Nigel Stepney.

Le même sort attend Junior à la fin de la saison. Ses premiers points n’y changeront rien, même Bourdais en a ramené. Le Français a terminé à domicile son deuxième Grand Prix consécutif. Il a suivi Raikkonen pendant deux tours, entretenu le gazon nivernais et fait vibrer d’un seul élan tous les caleçons du service sport de TF1. Pour une fois, Le Vestiaire s’était trompé : Jacques Laffite est encore plus chiant que Martin Brundle.

Bruits de Vestiaire

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Pantxi Siriex et Benjamin Genton ont décroché le diplôme du mur de leur chambre, Groquick n’est toujours pas rentré de vacances et Jean-Michel Larqué devrait saisir sous peu le conseil de la concurrence. Avec son BOOTCAMP, Nike marche sur les plates-bandes basques de l’ancien faire-valoir de Thierry Gilardi. L’interactivité en plus. Comme Rio Ferdinand, il n’y aura bientôt plus besoin de se bouger pour jouer au foot : les plans d’entraînement arrivent par sms et Jan Huntelaar s’invite avec Iniesta dans ton salon. On aurait préféré Mia Hamm. Elle mange moins de pizza.

Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, le service marketing de la virgule a pondu avant l’Euro un réseau social pour ceux qui ne perdent déjà pas assez de temps sur Facebook. PLAYMAKER – in English only – propose aux footeux de se trouver 21 potes avec qui taper la balle. Le puncheur Patrick Vieira n'est toujours pas inscrit.

Athlétisme, Jeux Olympiques : Péquins express

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La montée en puissance avant les JO se poursuit. Sans finales B, combien les Français y courront-ils de courses ?

Le calice jusqu'Hanany

Ladji Doucouré est impressionné. Se blesser en début de saison, reprendre trop tôt, faire une compétition en tapant toutes les haies, il pensait avoir tout fait. Mais il a trouvé son maître : Mickaël Hanany. Le sauteur en hauteur réalise un bond à 2,32m : il décroche simultanément les minima et trois semaines à l'hosto. Il devrait revenir à temps. Mais s'il franchit les qualifs aux JO, il risque de finir en fauteuil.

Resdirilience

Salim Sdiri a retrouvé la foi(e). Les organisateurs du meeting de Rome, où Sarah Pitkowski l'avait harponné l'an passé, l'ont convié un an après. Il veut y aller, pour oublier. « On ne commencera le saut qu'une fois que le dernier lanceur aura terminé. Ca me fera peut-être plus de bien que de mal. Même si j'ai tourné la page, je vais peut-être mettre un point final à tout ça. » Boris Cyrulnik l'accompagnera-t-il aussi à Pékin ?

Vraiment Arron

Une fois n'est pas coutume, la reine Christine se soigne. Alors qu'elle avait retrouvé le sommeil, c'est la tuile : ses rhumatismes la reprennent. « Ce sont toujours des douleurs dans le bas du dos, du côté des ischios-jambiers et des adducteurs. Ce n'est rien de grave. C'est pénible car on n'arrive pas à trouver ce que c'est. » Le DTN Franck Chevallier, déjà très serein pour le cas Doucouré il y a un an, sait le titre olympique en poche. « Stéphane (Caristan, son entraîneur), me dit qu'elle va très vite à l'entraînement, quand elle capable de courir sans problèmes. » C'était à la fin des années 90.

CoDovi

Lueyi Dovi peut souffler. Cette satanée ampoule d'Humatrope (hormones de croissance) reste introuvable, elle ne le conduira ni en taule, ni à des éditos pour le Courrier de l'Ouest de Niort pendant les JO. La fédération l'a suspendu trois mois avec sursis : il pourrait en théorie aller à Pékin. Mais il aurait déjà renoncé : sa soeur a refusé de venir le voir courir. Elle en a marre de porter le thermos.

Bruits de Vestiaire

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Lafuma va enterrer Jean-Claude Killy, Estelle Denis file son portable à toute la L1 et Michel Desjoyeaux a fait pire que Kersauson.

Rugby. Les joueurs du XV de la Rose n’ont pas fait le déplacement pour rien en Nouvelle-Zélande. Deux d’entre eux auraient eu des rapports sexuels consentants avec une jeune femme de 18 ans, sous les yeux de deux de leurs coéquipiers. Aucune plainte n’a encore été officiellement déposée alors que les Anglais ont perdu ce matin (44-12) leur deuxième test match contre les Blacks. De là à dire qu’ils enchaînent les branlées.

Rugby (bis). Même le plein du Hummer de Mourad Boudjellal n’a pas augmenté autant. Avec des tarifs en hausse de 40 à 110%, le RC Toulon sera la saison prochaine le club français qui pratique les abonnements les plus onéreux. Le principal groupe de supporters a décidé de ne pas participer à la campagne alors que l’encadrement justifie ces prix par l’arrivée de stars comme Jerry Collins. Il y a des fausses blondes plus abordables.

Formule 1. Voilà trois ans maintenant que le Grand Prix de France se dispute pour la dernière fois de son histoire à Magny-Cours, mais cette fois, c’est sûr, Bernie n’aura plus à planter sa tente dans la campagne nivernaise. Disneyland Paris, Le Mans, les jardins du château de Versailles et la Zone Industrielle de Brumath ont été évoqués pour 2009, mais Rouen semble tenir la corde. L’Aloha Club de Saint-Eustache-la-Forêt a su séduire la FIA.

Football. Il n’y a pas qu’en Turquie que l’Euro fait des victimes. L’international polonais Adam Ledwon a été retrouvé pendu chez lui cette semaine par un de ses coéquipiers de l’Austria Carinthie (1re div. autrichienne). Le milieu de terrain, sélectionné à 18 reprises sous le maillot polonais, n’avait pas été retenu par Leo Beenhakker pour la compétition. Il va falloir surveiller Landreau et Benarfa.

Omnisports. Le débat sur la mixité et la laïcité s’est invité cette semaine dans la sphère sportive après qu’un tournoi de basket inter mosquées a été annulé dans l’Essonne et que l’instauration de créneaux horaires réservés aux femmes a fait polémique dans une piscine de l’Isère. Une affaire similaire avait secoué Lille en 2004, mais les lignes d’eau ont depuis été rouvertes aux hommes. La séparation des sexes dans les piscines ne ferait pourtant pas de mal à Laure Manaudou (photo).

Automobile, 24 Heures du Mans : Pesca prolo

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De notre envoyé spécial dans les paddocks du Mans

Le grand gagnant des 24 Heures s'appelle Henri Pescarolo. Depuis 1972, il n'a pas changé, Double face non plus. Pourtant, il ne court plus, et Batman n'y est pour rien.

Red Bull ne s'y est pas trompé. Dès l'annonce par l'ACO, l'organisateur des 24 Heures, de brider les Audi et Peugeot à l'avenir, la marque de boisson énergétique est devenue sponsor d'Henri Pescarolo. Pourvu qu'il n'en foute pas dans le réservoir. Le quadruple vainqueur – c'était quand il conduisait – pourrait donc arrêter de compter sur les réservoirs percés des Peugeot pour faire des podiums. La course 2008 a pourtant failli foutre en l'air la bonne nouvelle. A 6 heures, l'une des deux Logan de chez Pescarolo rentrait aux stands, mais n'en ressortait pas. La seconde a rallié l'arrivée devant des mécaniciens sereins, les sourires de soulagement remplis de rognures d'ongles.

Pesca d'or

Après trois podiums consécutifs, le bilan 2008 paraît nul à chier. Il l'est, mais pourtant une seule voiture à l'arrivée, même dernière, aurait suffit pour assurer l'avenir de papy Riton. Car à force de l'ouvrir bien grande pour gueuler, même si on ne comprend pas toujours très bien, il faut prouver sa valeur. « La fierté, c'est d'être les premiers de la catégorie essence. Même si elle n'existe pas. » Il reste des lits disponibles à l'hospice de Mulsanne.

Heureusement donc que les tanks Audi et Peugeot vont ralentir. Si on ne les arrêtait pas, ils feraient 48 heures avec Pedro Diniz au volant, sans ravitaillement et sur les jantes. Pescarolo vient de comprendre : ce n'est pas parce que David Halliday fait 306 tours que 362 suffisent pour gagner. En virant Ayari il y a deux ans, coupable de conduire du mauvais côté des vibreurs, Pesca pensait pourtant avoir fait le plus dur.

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Les people et les politiques se réjouissent déjà du regain de Pesca : s'afficher aux côtés d'Henri sur les photos, c'est l'assurance d'être vu, puisque plus personne ne le reconnaît. Pendant ce temps-là, les mains de Luc Alphand osent un rallye raide sur les fesses de cheerleaders Tropicana, qui ne sont pas d'accord.

Football, France-Italie : L’épilogue du Domenech show

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Le Vestiaire l'avait dit, le dernier épisode du Domenech show s'annonçait palpitant. Du sang, des rires, du cul : l'INA risque de le mettre vite en tête de gondole, devant l'introuvable Boetsch-Kulti.

Contrairement à ses collègues Aziz et Kenza, Raymond avait bien préparé sa sortie. Il savait qu'il devait être à la hauteur. Le foutage de gueule ultime pour le match ultime. Dès la feuille de match, il prend la mesure de l'événement. Virer des vieux : un déni de tout ce qu'il avait fait et dit jusque-là, mais aussi une réalisation tardive de ce qu'il voulait dès le début. Une cohérence troublante. Et surprise, Vieira, d'une naïveté confondante, est réservé pour les quarts. Domenech est fier de son canular : depuis deux semaines il a fait croire au grand Pat' qu'il est médecin. Résultat, c'est Evra qui a pris, Boumsong a enfin été utile en les séparant. Videur, son meilleur poste.  Mais la plus grande fierté de Raymond restera la gestion des cas Thuthu et Marcel Sagnol. Hésitant sur la forme, il choisit l'humiliation : les Pays-Bas seront leur dernier match. 98 et 2006 liquidés, il peut partir le coeur léger.

Conseils de discipline

Benzema aussi a eu droit à son entretien préalable. Domenech lui avoue qu'il l'a puni sans raison, et qu'il sera titulaire. Il ajoute comme pour se faire pardonner qu'Henry a déjà négocié des bonnes notes dans L'Equipe. L'heure du match approche, le dernier générique et il faudra retourner à la vie anonyme. Il profite de chaque instant. Mais très vite, les choses se corsent : la France entame bien le match. Coupet se met en danger dès la 3ème minute. Domenech commence même à envisager de sortir Ribéry. Il n'aura pas besoin, le sort vient à son secours, la star germanique se pète mystérieusement la cheville dès la 9e minute et doit sortir.

Raymond, apaisé, se retourne vers son banc. Gomis lui sourit, le sélectionneur aussi. « Samir, tu rentres. » Mais Domenech se met soudainement à suer. Il s'est laissé avoir par les chaussures bleu blanc rouges de Nasri. Et si ce choix était logique, voire payant ? Il doit réagir. Pour gagner le loft, il faut aussi de la chance. Elle arrive quinze minutes plus tard. Abidal a assez de lucidité pour tacler Toni par-derrière en pleine surface. Penalty, carton rouge: Nasri a terminé son Euro. Domenech se retourne alors un nouvelle fois vers son banc, Gomis lui sourit encore, le sélectionneur aussi, Thuram enlève son survêtement. « Jean-Alain, tu rentres. » Tout rentre dans l'ordre. L'Italie se créé une occasion à chaque offensive, la France ne fait plus rien. A la mi-temps, il n'y a déjà plus aucune chance.

Conseils de classe

La seconde période lui permet de répéter son speech final. Quasiment aucun centre, aucun jeu latéral, pas de quoi s'inquiéter. Les joueurs sont au diapason : Coupet tente un plongeon pour éviter un six mètres. Inutile, Henry dévie le ballon dans le but. Il faut enfoncer le clou, Domenech sort Govou, mauvais mais seul ailier, pour Anelka, repositionné entre Makélélé, Toulalan, Benzema et Henry, plein axe. Il touchera treize ballons. Domenech encourage l'arbitre, pressé d'entendre les trois coups de sifflet. La France a réalisé le pire match de son Histoire, le France-Danemark de 2002 n'est plus qu'un bon souvenir.

Pendant que Coupet demande un autographe à Buffon, Domenech blague avec l'arbitre. Il faut évacuer la pression, le grand moment se rapproche. Il doit être grand, il sera énorme. « Je suis fier, j'ai vu une belle équipe de France. » L'audience frémit, difficile de faire mieux. Il le peut et le fait : « J'aurais dû dire qu'on préparait 2010 ». C'est au moment le plus émouvant de sa carrière qu'il passe le bonjour à Ibrahim Ba : « Je n'ai qu'un seul projet : c'est d'épouser Estelle. C'est aujourd'hui que je lui demande vraiment ». Un grand restaurant, une banderole à un avion, pour demander en mariage, c'est du déjà vu. Autant prendre en otage des millions de téléspectateurs médusés. Sa promise lui fait les yeux noirs. Quelques instants plus tard, tout sourire, il réitère sa demande, la main non pas sur le coeur mais sur la cuisse de Nathalie Renoux.

Le 3 juillet, le Domenech show sera officiellement terminé. Même s'il a fait moins bien qu'Houiller, il a fait mieux que Lemerre ou Santini et semble irremplaçable pour Jacquet. Pourtant, il a bien quitté le loft et lors de sa sortie hier, les conneries étaient les mêmes que durant quatre ans. Et si ça n'était pas un acteur ?

Automobile, Rallye de Turquie, Sébastien Loeb : Balai masque

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Sébastien Loeb continue sa tournée d'adieux. Il a un mois et demi pour aller chez le coiffeur.

La communauté urbaine de Strasbourg lui a assuré la direction de son service propreté à la fin de l'automne. Sébastien Loeb balaye mieux que Pierre Robin et Conchita Martinez, les routes turques n’ont jamais été aussi propres. L’Alsacien a mordu la poussière tout le week-end, la bouche aussi pleine que les copines de Max dans les sous-sols de Chelsea. Il en a gardé sous la pédale et réussi à refiler la première place du championnat à Hirvonen.

Comme Cristobal Huet, Loeb avance masqué. Il veut gagner son cinquième titre mondial avec panache, au bout du dernier rallye, pour battre enfin Federer au classement L’Equipe des champions des champions des champions mondiaux de l’année. Il n’y a que Quenelles finalement pour regretter la nouvelle réglementation : son pilote sait très bien s’en accommoder quand les Finlandais sont devants.

Galli pète

Ford et Citroën ont fait tout ce qu’ils ont pu pour ne pas gagner, à tel point qu’Aava et Galli ont tapé à eux deux plus de scratches que n'en ont les U Raptor de Geox. Les Norvégiens ont été encore plus en retrait que Sordo. Deux Solberg, ça fait un de trop. Peter s’est poliment effacé.

Pendant ce temps-là, Audi a rappelé à Peugeot et Panis que les 24 Heures du Mans, c’est quand même autre chose que la Coupe Bibendum.

Football, Euro, France-Pays-Bas : Domenech redacteur en chef du Vestiaire

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La branlée de l'équipe de France a mis en évidence la supériorité et le talent d'une autre équipe, celle du Vestiaire.

David Astorga en avait les larmes aux yeux. Pour la première fois depuis que Vincent n'est plus Hardy, Raymond Domenech a abandonné son froncement de sourcils. Cette fois, il n'a pas vu « l'équipe de France que j'aime, solide, qui maîtrise ». A force de le répéter, la France avait fini par croire qu'elle était solide derrière. Pourtant, nous l'avions écrit dès l'annonce de la liste de Domenech, ça ne pouvait pas marcher. Pas seulement parce qu'elle n'avait pas rencontré d'équipe valable depuis deux ans, mais surtout parce trois joueurs sur cinq n'auraient pas eu leur place en PH à part Thuram au PSG visiblement. Le Vestiaire avait été le seul à dénoncer la catastrophe annoncée des anciens.

Nous avions prévenu Coupet qu'il aurait dû décliner l'invitation. Il ne sort pas, il ne couvre pas ses angles, il ne sauve pas et il rigole avec Van Nistelrooy quand celui-ci manque de le ridiculiser. Nous avions invité Thuram à prendre ses responsabilités. La France découvre horrifiée qu'il n'a pas mis en pratique son principe du « si je peux plus, je m'en vais ». Quelle surprise. Desailly est si fier de lui. La jurisprudence Desailly est donc caduque, puisque Thuram va faire trois matches. Le seul patron de défense de nationalité française, Philippe Mexès, se serait vengé sur la messagerie d'Estelle Denis. Nous n'en rajouterons pas sur Sagnol qui a eu droit à son tour de déshonneur. Van Basten, qui a été pris de court en début de match, a sauté sur l'occasion de faire rentrer Robben à la mi-temps. Surprise, le carnage a bien eu lieu. Pourtant en face, la défense hollandaise ne valait pas mieux, elle etait même pire.

Feu-attaque de feu

Nous l'avions écrit, pour compenser la faiblesse de notre défense, il faudra avoir une attaque à la hauteur. Rendez-vous compte, ce soir, même Govou et Malouda auraient pu marquer, mais hélas ça n'était que Govou et Malouda. Ce dernier a au moins fait des heureux : les supporters castelroussins, qui revoient enfin le « Flo »de Gaston-Petit. Bancarel et Madar n'ont jamais suffi pour gagner. Où était Benzema ? Domenech a fait n'importe quoi. Il a pris le parti des vieux, il s'est vautré. Il prendront leur retraite ensemble.

Le mot de la fin reviendra à Domenech. Nous l'avions dit, il devait se remettre en cause et changer l'équipe en alignant les meilleurs pour s'imposer. Il ne l'a pas fait. Nous lui avions laissé une chance. Il a fait jouer ce pauvre Gomis qui a sans aucun doute mis un terme à sa carrière internationale comme Ouedec et Maurice en leur temps. Des contrôles de trois mètres, ça passe encore contre l'Equateur, mais plus maintenant. Ca aussi, nous l'avions écrit. Cissé s'est pendu en prenant conscience que c'est ce gros nul qui lui avait pris sa place.

Si les Pays-Bas veulent aller loin tranquillement, ils ont l'occasion de se débarrasser de deux gros en perdant contre la Roumanie. Domenech n'aura donc jamais rien gagné avec ou sans Zidane, ça n'est pas un hasard. Il est nul. Et ça non plus nous ne l'avons jamais caché.

Bruits de Vestiaire

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Kaka est papa, Bastareaud le pistonné passe en commission et Mini Mathy participera dimanche à une course caritative à l’hippodrome de Vincennes. Sur un poney ?

Natation. Ca ne lui suffira sûrement pas pour aller chercher une médaille, mais Christophe Lebon aura un adversaire de moins à Pékin sur le 200 m pap. Le Comité olympique australien a exclu Nick D’Arcy de la sélection pour s’être battu avec son compatriote Simon Cowley dans une boîte de nuit. Un autre athlète prétend depuis avoir été lui aussi victime des excès de colère du nageur australien. Eloigné des bassins, il devrait peut-être essayer la boxe.

Omnisports. Plus de 4.000 Chinois ont été appelés « Olympique » par leurs parents à en croire un recensement publié par la police et relayé par des médias nationaux aussi indépendants que Marion Bartoli et le Tibet. 92,5% seraient des hommes, nés pour la plupart en 1992 et 2001, dates d’attribution des JO. Combien de petits « Euro » comptera-t-on en Autriche ?

Equitation. Jean Teulère et le concours complet des JO ont perdu leur seul intérêt avec la décision de Zara Philips (photo) de ne pas s’aligner à l’épreuve. La championne du monde 2006, petite fille de la reine d’Angleterre, déplore la blessure de son cheval fétiche, Toytown, touché à l’entraînement. « Je suis très déçue de ne pas avoir la chance de monter aux Jeux », a regretté la cavalière. Elle pourra toujours se rattraper avec Mike.

Tennis. Plusieurs milliers de ses compatriotes ont accueilli la Serbe Ana Ivanovic à son retour au pays, mardi à Belgrade. La nouvelle numéro un mondiale a déclaré à la foule, rassemblée devant l’Hôtel de ville de la capitale, vivre « comme dans un rêve » depuis sa victoire à Roland-Garros. « Ana, on t’aime », ont répondu ses supporters. Le Vestiaire aussi, et pas seulement pour son coup droit.

Football. Tony Cascarino a visiblement apprécié la performance de l’équipe de France contre la Roumanie. Le faux Irlandais a proposé dans sa chronique du Times un nouveau verbe aux éditeurs du Petit Robert : « Malouder », traîner sur un terrain sans dessein ni précipitation. En voilà un autre : « Cascariner », se croire supérieur pour avoir terminé meilleur buteur de D2 en se piquant.

Voile. Marc Thiercelin a mis à l’eau le bateau sur lequel il participera au Vendée Globe, le tour du monde sans escale et sans assistance, qui partira comme d’habitude des Sables-d’Olonne, le 9 novembre, sans Philippe Jeantot. « Si vous voulez faire un portrait robot, disons que DCNS, c’est la coque de Generali, le pont de Hugo Boss, le mât de Foncia, la quille de DCNS » et le skipper d’Intermarché. Ca fait beaucoup de pièces détachées.

Moto. Valentino Rossi se dit prêt à courir jusqu’à 35 ans. Dani Pedrosa sera alors majeur.

Les questions interdites du Vestiaire : La France peut-elle gagner sans Zidane et Platini ?

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Le Vestiaire l’avait dit, de France-Roumanie à France-Roumanie, une boucle se bouclait. La réalité du terrain a été plus cruelle encore : la génération Zidane se fait enterrer, sans même inviter son créateur à la fête. Comme un symbole, c’est l’homme qui l’a fait débuter chez les Espoirs qui a permis ce petit miracle.

Si la fin est digne du palmarès d’Yvon Madiot, l’histoire est pourtant belle. Raymond Domenech, entraîneur naguère champion de France de Division 2, avait choisi d’aligner la même équipe qu’en 2006, celles qui fut finaliste de la Coupe du monde. A trois détails près : Vieira, Henry et surtout Zidane. Le résultat fut étonnament catastrophique, heureusement, Hagi avait pris sa retraite.

Pour se rassurer ou pas, on évoque 2006. Pourtant, et pas grand monde n’en parle, la situation actuelle est radicalement différente. Depuis 1996, la France évoluait avec le meilleur joueur du monde dans ses rangs. Un joueur qui éclairait le jeu et qui devint le patron. Comme Maradona (deux finales mondiales consécutives), ou Platini (deux demies et un Euro gagné), en plus de son propre talent, il rendait tout plus facile et ses partenaires meilleurs. C’est simple, et Jacquet l’avait compris avant tout le monde, avec Zidane, on pouvait faire n’importe quoi, on perdait difficilement et si les vieux faisaient leur job on ne perdait jamais. Le bilan parle de lui-même : champions en 98 et 2000, invaincus en 96 et 2006, il n’y a qu’en 2002, sans le maître, et en 2004, avec Desailly et Liza, finis que le terme de défaite n’a pas été proscrit.

Secret story

Ce que l’entraîneur aux zéros victoires en Espoirs n’a pas compris, c’est que son fameux système de jeu, dans lequel il pouvait se permettre de faire entrer n’importe qui n’importe où sans problème, n’était pas viable sans Zizou, et qu’il fallait apprendre à jouer sans pour préparer l’après. Pourtant, ce n’était pas un secret, Zidane s’en irait un jour, il était même déjà parti. Pour Domenech, ça l’était encore moins, comprenant qu’il n’arriverait à rien sans lui, il avait demandé à Vieira, Henry et Thuram de le faire revenir, et du même coup Makélélé en avait profité pour lancer sa carrière internationale à 54 ans. Et puis Zizou est parti.

Même si l’équipe de France ne sera plus jamais aussi forte qu’avant, ce n’était pas une raison pour ne rien expérimenter et continuer à jouer comme si Zidane était encore là. Il aurait pu chercher un successeur ou rôder un système de jeu par exemple, ou au moins construire une génération de transition capable d’anticiper l’agonie inévitable des anciens. Il préféra jouer avec le fantôme d’une équipe qui n’avait plus de raison d’être sans son magicien et qui vieillissait. Il fallait un électrochoc, il est arrivé lundi sans doute trop tard. Sans Vieira, ni Henry, le terrain devenait trop glissant, la situation presque insurmontable même face à la plus faible des équipes au monde. La meilleure équipe de France, capable de jouer, n’était pas sur le terrain. Les Tricolores ont pris l’eau mais ont limité la casse. Maintenant, l’équipe de France n’est plus au-dessus, il faut faire comme les autres sélections : mettre les meilleurs à leur poste. C’est ça la transition de génération.

Désormais, le dernier défi de Domenech sera de bâtir dans l’urgence d’ici demain cette génération transit. Celle qui assurera la mise sur orbite de la génération Ribery-Benzema. Le sauvetage contre les Pays-Bas passera par une refonte de l’équipe, puisqu’il y est contraint. Mais cela ne suffira évidemment pas, même si le retour d’Henry ou Vieira peut sauver sa tête.

Si Domenech ne se remet pas en cause, il en sera fini de l’Euro. Et la génération Benzema aura deux ans pour se construire sur rien. Hélas, il ne possède pas la clé et l’après Euro sera le début d’une nouvelle grande période de disette en attendant le nouveau nouveau Platini.

Cyclisme : Prudhomme aux prud’hommes ?

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Jean-Marie Leblanc a refilé son appart à Prudhomme. Il a fait l'état des lieux dans le noir. Depuis, il a rallumé la lumière.

L'ancien présentateur de Stade 2 se dit de plus en plus qu'il aurait dû y rester. D'une part, car Holtz, bien aidé par l'équipe Bilalian, qui vit ses derniers jours, est en train de flinguer l'émission historique, mais surtout parce que son père Jean-Marie lui un filé un héritage fécal. Il le savait, mais il pensait bien réussir à endormir tout le monde. Alors qu'il s'attèle à faire du Tour 2008 le plus propre de l'Histoire, on lui met des bâtons dans les roues, qui ne tournent pas à 45 km/h dans l'Alpe d'Huez comme celles d'Andy Schleck cet été. Tout avait pourtant bien commencé, en virant Astana, même s'il aime beaucoup Contador.

Tour donneur

Prudhomme, qui ne prend personne pour des cons, venait d'éradiquer le dopage et les soupçons au terme d'une lutte acharnée face à l'irréprochable UCI. Mais voilà que Boonen se chargerait lui aussi et pas que le porte-bagage. Problème, pour Bjarne, Tom ne court pas chez Astana. Espérons que le Belge soit, au choix: « un cas isolé », « le mouton noir » ou bien « la brebis galeuse » du vélo. Ce sera à n'en pas douter « une très mauvaise nouvelle pour le cyclisme » mais « cela prouve que la lutte avance et que c'est de plus en plus difficile pour les tricheurs ». Mieux, et si « c'était un problème personnel qui n'avait rien à voir avec le dopage »? Rappelons que Boonen c'est un maillot vert et deux victoires d'étapes en 2007 et Paris Roubaix cette année (dont nous avions évoqué ici le séduisant podium). C'est certain, le Tour 2008 sera celui du renouveau, la preuve, Valverde y sera.

Pour sauver ce qu'il restera d'apparences, le salut du Tour, d'ASO et du cyclisme passera par une énorme perf française en juillet. Car il est bien trop tard pour autre chose, trop tard pour annuler, trop tard pour ne pas inviter 80% du peloton mondial aux méthodes anciennes, trop tard pour sauver le vélo. Et si ASO revendait le monstrueux bébé, ça serait sans doute pire.

Football, L’instant Le Vestiaire : Vilipendé, pendez Willy

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C'est comme si Pâques était tombé un 1er novembre. Willy Sagnol était entré dans le temps additionnel de sa carrière, il a voulu enchaîner un tour d'honneur avant la fin du match. Il est privé de prolongation.

France-Roumanie a apporté la preuve que perdre son niveau prend peu de temps. Dans un stade aussi champêtre que sa coupe de cheveux, Willy Sagnol a réuni, le temps d'un match, un peu de chaque cadre de 2002 : le rythme de Zidane, l'accélération de Wiltord, la prétention de Leboeuf et l'efficacité de Trezeguet. Un vrai plateau de jubilé, il manquait juste le sex appeal de l'autre Franck, Rabarivony.

Tout avait pourtant bien commencé. Une Marseillaise sans accroc, tout ressemblait au passé. Mais le présent l'a vite rattrapé, en l'occurrence Mutu qui est réputé pour ne pas courir vite. On a hâte de voir Ronaldo ou Sneijder face à lui. A l'expérience, Sagnol compensa par son placement : systématiquement entre deux joueurs, ses interventions étaient à chaque fois remarquées par l'homme en noir, qui hélas n'était pas Thuram. Certains choisissent de ponctuer leur jubilé par un but, Sagnol a choisi la sobriété et un carton jaune. Makélélé aurait longuement milité pour son expulsion si Thuram n'était pas encore plus vieux que Sagnol.

Déjà en 2006, sa capacité à accélérer rendait sceptiques jusqu'aux femmes de joueurs. Mais « Vili » est aujourd'hui incapable de centrer correctement. Ribéry a tellement attendu un dédoublement à droite qu'il a fini par se charger de la passe et de l'appel tout seul. Ca a un peu énervé Willy, qui a voulu casser du Roumain sur certaines actions en fin de match. Le champion a du caractère. Et comme son sélectionneur semble encore aimer les champions de sa trempe, un nouveau jubilé s'annonce vendredi.

Formule 1, GP du Canada, Kubica : Le grand Robert

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Ferrari ne vaut pas mieux que Toyota et BM. Et si Catherine Pic prenait les commandes du 20 heures ? 

Le Québec libre lui a enfin pardonné d’avoir poussé Jacques Villeneuve vers la chanson. Ses manœuvres aériennes n’y sont cette fois pour rien. Le Vestiaire en rêvait, Kubica l’a fait : le Polonais est bien le meilleur pilote du plateau. Comme nous l’avions annoncé ici et , bien avant que la presse ne s’intéresse à son physique ingrat, il a marché à Montréal sur les traces de Jean Alesi. Elles ne mènent pas forcément au DTM.

Le grand Robert a surtout le nez, la régularité et l’intelligence de course d’Alain Prost. Il tire depuis le début de la saison le meilleur parti de sa BM pendant qu’Heidfeld traîne sa barbe derrière les Red Bull. Le voilà en tête d’un championnat aussi difficile à lire que les encyclopédies de Pierre Ménard. On n’ose lui promettre le titre. Hamilton ne montera pas Raikkonen tous les week-ends.

Spa sorcier

L’Anglais devra repasser le code de la route avant Magny-Cours, où la FIA lui a réservé une tente sur le parking est. A l’aise dans le désert (Bahreïn et Turquie), Massa devrait s’y consoler après avoir fait pour rien le plus beau dépassement de la F1 depuis Hakkinen sur Schumacher, en 2000 à Spa.

Sutil n’avait alors comme Di Meglio qu’une tondeuse débridée pour aller au collège. Il n’a eu besoin de personne, hier, pour sortir d’une piste qui n’en était pas vraiment une. Sylvain Mirouf n’aurait pas mieux brouillé les cartes que la voiture de sécurité : Brundle a cru au doublé Toyota, Barrichello s’est longtemps demandé pourquoi on avait repeint sa voiture en blanc et Bourdais a regardé la course de l’arrière. C’est toujours mieux que les stands.

Football, Euro, France-Roumanie : French price

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Douze ans après, Christophe Dugarry n'est plus là, Pedros est smicard et Thuram est sélectionneur. France-Roumanie va de nouveau ouvrir l'Euro des Bleus. Qui ratera le tir au but synonyme des Tchèques ?

Le début de compétition internationale, après trois semaines d'isolement, est toujours chargé de mystère. En 2006, peu nombreux sont ceux qui auraient pu deviner que la meilleure occasion de France-Suisse serait pour Dhorasoo. Il s'en est fait tout un film. A la veille de rentrer en compétition, cette équipe est potentiellement encore plus complète qu'en 2006.

Les forces

Arsenal offensif sans Hervé Arsène. Ils font un buzz depuis les matches amicaux alors qu'on n'a pas vu le quart des possibilités de leur association. Benzema, Henry, Anelka et Ribéry savent tout faire : passer, dribbler, marquer, commander une interview par jour dans L'Equipe. S'ils apprennent à centrer à Malouda, ils mériteront un ballon d'or d'honneur. Sur le papier, le Brésil de 2006 passerait pour une équipe de beach-soccer, avec Sébastien Perez. La panoplie offensive des Bleus est plus complète que le dressing de Djibril Cissé.

Maké forza. Entraîneur à Chelsea, il empêchera Toulalan de lui piquer sa place – le vrai poste du Lyonnais – tant qu'il sera là. L'inverse de Lassana Diarra : il sait faire la faute utile sans prendre de carton. Indispensable, le régulateur, il donne le tempo du match. Son seul défaut : ne pas être champion du monde 98.

High level et hardi. L'équipe de France en est l'exemple type. Contrairement à la Roumanie, elle a déjà trois des quatre éléments fondamentaux : le talent, l'expérience, la force athlétique (sauf les vieux) contrairement à 2002 . Le quatrième, c'est le leader incontesté sur le terrain. Ce sera Ribéry ou Benzema, ou les deux, pour un ticket jamais vu dans aucune équipe, même Rizzetto-Pavon à Montpellier. Ou personne.

Les faiblesses

Pas les meilleures hospices. Snober la jurisprudence Desailly pourrait se payer cher. Si Thuram, qui est au top de sa forme, est encore titulaire en 1/4 de finale, deux possibilités : soit l'équipe de France le fait jouer dans un fauteuil, c'est-à-dire en l'empêchant de courir, soit il ne reste plus que Boumsong et Squilacci de valide pour jouer dans l'axe. Sagnol risque aussi de rejouer la fin de Lizarazu, qui aurait pu choquer Shakespeare. Coupet, en plus de n'avoir rien prouvé en compétition internationale, a des genoux qui répondent moins que Wiltord aux médias. Mais si la France se fait éliminer, il ira quand même blaguer avec le gardien adverse.

Trop d'entraîneurs, tue le selectionneur. Domenech est un piètre entraîneur, un des plus mauvais. Son long passage chez les espoirs, catastrophique, l'a montré. Dans la mesure où les vrais selectionneurs tiennent la baraque, c'est pas grave. En 2006, Zidane, le président du club était encore là. Mais cette année, il faudra que Vieira, Henry, Thuram voire Makélélé s'entendent sans leur chef de toujours. Sinon, c'est Domenech qui tranchera. Ca promet. 

Carton Pat'. Vieira, c'est autre chose. A 52 ans, il reste indiscutable en équipe de France car personne n'a son profil. Etre privé de lui, c'est comme jouer à 5 contre 11. Domenech a beau essayer de transformer Toulalan en milieu droit ou numéro 10, il n'y a guère qu'Angel Marcos à y avoir déjà cru.

La vie sans Zidane. Impossible de l'occulter, même si Nasri a un autographe il n'est plus là. Etre privé de lui, c'est comme jouer à 5 sur une seule jambe. Une compétition majeure sans le meilleur joueur du monde, c'est une première pour la France depuis l'Euro 92. Guivarc'h, alias James van der Beek, lui doit un statut de champion du monde malgré l'anonymat de Tregunc. A qui Clerc pourrait devoir celui de champion d'Europe ?

Trois membres sur cinq de la défense feraient peur en District. Les attaquants porteront donc presque seuls la responsabilité de la fin de la génération Thuram et du début de celle de Benzema.

Tennis, RG : Les va et vient de Chamouloth

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A l'époque de sa folle jeunesse, la femme à Chamou voyait Noah partout. Depuis hier, elle n'est plus seule.

Après le footing de Nadal, vint le tour de Monfils. Depuis longtemps, Lauclair et Jean-René Godard sont au placard. On a gardé les meilleurs pour la plus grande journée du tennis français depuis le mythique Chardy-Almagro. Premier set perdu rapidement, Chamoulaud croit que sa mauvaise étoile rôde toujours. Boetsch aussi quand Nelson aborde papa Monfils. « Juste un petit message », prévient-il avec un air besogneux. Le héros de Malmö est déjà loin quand Rufin termine sa phrase par un énième « Kembé raide, pour les Antillais » qui casse les couilles. Mais le match se rééquilibre, Monfils réalise une somptueuse fin de 2e set. Tout est permis, même de balancer des conseils à la place de Champion. Après tout, les Chamoulaud et le tennis, c'est une histoire d'amour.

Chauvinisme à la Noah

Mais bientôt, ébahis par le spectacle, les deux veinards se lâchent. « Allez Gaël, tu sais que tu peux le faire », lâche Chamoulaud, cette fois sans ses enfants. « Ca sent le 5e set », enchaîne Boetsch à 3-3 dans le 4e set, 15-40 pour Monfils. Quatre points plus tard, Federer mène 4-3. Il a gagné la majorité des points décisifs. « Il est prenable, Federer, pas à l'aise » certifie le consultant, qui a tout compris au haut niveau. A 4-4, étrangement, Federer passe toutes ses premières. L'honneur de la patrie est en jeu, un peu de mauvaise foi chauvine ne fera pas de mal. Chamoulaud, pas effrayé par ce jeune Suisse qu'il connaît peu, enfonce le clou : « Il commet des fautes inhabituelles. »

En transe après les deux balles de match sauvées par Monfils, il se permet d'associer Amélie Mauresmo et tout le tennis français à la fête : « C'est vrai que c'est un sacré avantage de pouvoir jouer un Grand Chelem devant son public. » Mais finalement Noah ne rééditera pas l'exploit, 25 ans après son premier titre. Mais Monfort en est sûr, comme il l'était avec Grosjean, Mathieu, Tsonga, Clément, Devilder, Chardy, Fleurian et Mauresmo : « Un jour, vous gagnerez Roland Garros. »

Le plus heureux est bien entendu Patrice Dominguez. « Un Français demi-finaliste à Wimbledon, finaliste en Australie et en demies à Roland, c'est formidable. Et en plus, ce n'est jamais le même ! » Le tennis français est au plus mal.

Automobile : Bibendum is watching you

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Hirvonen et Latvala ont abîmé tout le week-end dernier leurs Pirelli sur les routes grecques. Pierre Dupasquier repassera-t-il par le stand Minardi ?

Les retraités de la F1 côtoient ceux qui n’y mettront jamais les pieds, Nicolas Minassian apprend le Catalan et Soleil Ayari a abandonné sa 406 sur un trottoir de la Zac du Moulin aux Moines. « Le Mans Series », c’est un peu comme les 24 Heures, mais en plus long. Et partout en Europe.

Barcelone, Monza, Spa, Nurburgring, Silverstone : la liste fait saliver Lamy Pedro comme Bourdais devant le palmarès d'Olivier Panis. Et si son aileron arrière ne vaut pas celui de Margot Laffite, Vanina a convaincu le Bibendum de s’associer à l’épreuve via le « Michelin Energy Endurance Challenge » récompensant les écuries plus économes que Pescarolo.

McNish fiscal

Le manufacturier clermontois a poussé encore plus loin son partenariat en ouvrant la semaine dernière une plate-forme Internet sur l’endurance auto. Une vidéo aussi décalée que les trajectoires d’Allan McNish accompagne son lancement, finement orchestré par le Philippe Bugalski de la publicité.

Arthur Schlovsky avait déjà mené campagne pour le droit aux rasages extravagants. Il assure désormais la com de Michelin, à qui il doit trouver cinq reporters capables de suivre les étapes du LMS et des 24 heures du Mans. Il y a quand même des moyens plus simples pour recruter.

 

Tennis, RG : les va et vient de Chamouloth

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« Il se fait démolir. » A la grande déception de Thierry Clopeau, Brabo ne parlait pas de Luyat dans les bras de Monfils père, mais de Djokof contre Nadal.

Ca devait être la grande journée pour France Télévisions, plus belle que le Décastar 96 avec Galfione. Dans les tribunes, Bîmes expliquait à Roselyne Bachelot qu'oenologie et tennis sont finalement assez complémentaires. Fred Godard se régalait de plans sur les people néophytes venus apprécier les joueurs de tennis : Raphael, Mauresmo, Boris Diaw. Brabo espérait voir une demi-finale de rêve, il n'a vu qu'un Djokovic du pauvre amuser Nadal.

Qui domine Guez ?

« C'est terrible, ça fait rire Mansour Bahrami. » Il avait eu la décence de laisser à son collègue à la mèche dorée le match de la quinzaine, il a dû le regretter. Pas les téléspectateurs, car il n'est jamais aussi mauvais que quand il faut meubler. 6/4, 5/1 pour Nadal, mais 30-0 sur son service Djokovic. Et une grosse faute de l'Espagnol. 40-0, le suspense est relancé. « Hey… » hurle-t-il de la cabine commentateur, sûr comme jamais. Sans « s » dans la phrase, il ne peut pas zozoter.

Malheureusement le Serbe, malgré ses 40% de premier service, ne reviendra jamais. « Pourtant, il tente Novak, il tente. » Dominguez met fin à sa souffrance de consultant. « Oui, mais il tente mal. » Après vingt fautes directes consécutives, Djokovic passe enfin un coup droit gagnant. « Bravo ! », s'exclame Brabo. C'est l'exploit du jour : le DTN, malgré un CV plus fourni en radios qu'Elkabbach, est KO.

A suivre, le délice de Chamalo…

Bruits de Vestiaire

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Joe Calzaghe supporte l’Italie, Boris Chakline et Régis ne verront pas le sacre olympique de Cassy Vericel et Dominika Huzvarova est mieux coiffée que Petr Cech.

Pentathlon moderne. La piscine Ferenc-Puskas de Budapest s’est vidée de son eau avant que ne soit disputée l’épreuve de natation des championnats du monde. Les organisateurs ont été contraints d’avancer l’équitation en attendant que les pompiers colmatent la fuite. Amélie Cazé a tout de même conservé son titre. En courant au fond du bassin ?

Tennis. Steffi Graf a fait officiellement son entrée au panthéon du sport allemand. Retenue par Agassi, l’ancienne numéro un mondiale n’a pas pu recevoir sa pyramide d’or, mais elle a notamment rejoint au hall of frame germanique Willi Daume, Beckenbauer, Heiner Brand, et sa moustache. Schumacher, Ullrich et Marita Koch ont été lâchement oublié.

Omnisports. Les organisateurs des Jeux paralympiques ont décidé de retirer de la circulation un manuel d’information considéré comme choquant pour les personnes handicapées. Le guide devait permette aux bénévoles de mieux cibler les attentes de chacun, mais certains termes employés, comme « isolés, asociaux ou introvertis » ont provoqué une vague de protestation. Medhi Baala se serait senti visé.

Formule 1. La tristement célèbre Natascha Kampusch, qui avait été séquestrée pendant plus de huit ans dans une cave, a fait ses débuts à la télévision sur une chaîne privée autrichienne. Après avoir vécu l’enfer dans sa cellule souterraine, la jeune femme de 20 ans a dû affronter pendant 40 minutes le visage de Niki Lauda. Ce n’est pas un cadeau.

Natation. Philippe Lucas a fait cette semaine un premier passage devant la justice. L’ex-entraîneur, logeur et proxénète de Laure Manaudou était dans le viseur de nos con frères de L’Equipe après avoir dévoilé les penchants sexuels de ses journalistes : « Ces mecs-là, non seulement ils sucent, mais en plus ils avalent. » Qu’en pense Bob Tahri ?

Football. Déjà interné deux semaines en février, Paul Gascoigne a de nouveau été envoyé à l’hôpital psychiatrique après avoir été appréhendé dans un « état agité ». L’ancien génie du football anglais n’a jamais réglé les problèmes d’alcool qui ont plombé une carrière aussi prometteuse que la poitrine de sa belle-fille Bianca.

Athlétisme : Le dernier spectacle d’Amsalem et Chevallier

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Le nouveau contrôle positif de Bolt en 9″72, ramène Naman Keita à une cruelle réalité. Il n'a plus de nouvelles de Fouad Chouki et nous non plus. L'Allemagne est-elle sur la route de Pékin?

Demain se déroulera le meeting d'Oslo, deuxième étape de la Golden league, l'épreuve qui permet chaque année à Maria Mutola de changer ses testicules. La saison est lancée, la carrière de Jérôme Clavier pas encore. Revue des effectifs:

Les enfants de Ben Johnson

S’il est de plus en plus difficile de se soigner en France, le monde semble être assez grand pour permettre de continuer à s'entraîner en altitude. Les Alpes mexicaines de la Jamaïque et du Ghana sont par exemple de très beaux lieux de villégiature. Tyson Gay est à la recherche du sien, pourquoi pas chez Tim Montgomery ? Dwain Chambers, plus propre que Renaud dans Germinal, vient d’effectuer sa rentrée en 10 sec 25. L'autre grand suspense concernera le 400m. Qui ne sera pas dopé cette année? Raquil et Djhone attendent la réponse.

Combien de brêloques?

Le plus beau spectacle de l'année durera environ 13 secondes, et ce n'est pas un 100m de Kankarafou mais bien le duel Doucouré/Xiang. Liu, à domicile, préparé comme jamais à l’image de l’ensemble de sa délégation devrait être intouchable. Sauf si Doucouré veut bien retrouver son vrai niveau, celui qui lui permet d'enlever son cul de l’étagère des éternels espoirs one shot, d'où Tsonga contemple Monfils. Le phénomène Doucouré est asssez rare, au moins autant que le sourire de Diniz, il fait partie de ces Français à être tellement forts, qu’ils peuvent rivaliser voire battre n'importe quel athlète génétiquement modifié. Il y a par exemple eu Pérec, Diagana et Djaté. Il y a aussi Frédéric Krantz et Arron (sauf en compétition). L'ex de Dan Philibert devrait d'ailleurs pouvoir s’offrir une ou deux nouvelles finales à Pékin et plus si Thierry Champion veut bien d'elle. Medhi Baala, le maître des séries, n’aura d’adversaire en demi-finale que lui-même, en dépit des habituels nouveaux Qatari ou anciens Kényans. Le saut à 17m34 de Prosper Fofana est un signe fort envoyé à Pierre Camara et Serge Hélan les deux burnes bleues à avoir déjà brillé une fois dans la discipline. Une quatrième place lui est promise à Pékin, sinon c'est le titre, que n'aura pas eu Bangué en longueur à Atlanta, pas Fred, qui n'a jamais rien gagné non plus.

Raconte-moi un espoir

Les lancers n'ont d'intérêt que lorsque des tricolores peuvent y briller.  Cette année on est servi, puisque qu'Yves Niaré sera évidemment champion olympique, à moins qu’il soit vraiment Français. Hurtis aussi, mais seulement en meeting car elle ne gagnera plus jamais rien, la faute à une condition physique de merde qui l'empeche d'enchainer les 200 en championnat. Mesnil suivra ses camarades s'il veut bien passer les qualifs, puisque désormais le niveau plafonne à 5m90. Tout ça sans compter les révélations ou les surprises ce que ne sera pas le titre de Tahri. Avec une dizaine de médailles, il faudra au moins tomber sur des partouzes à thèmes pour virer Chevallier. Finalement, la seule incertitude concernera l'organisation des pics de forme. Doucouré avait choisi de ne pas en avoir l'année dernière. Où est Bernard Montebrun ?

La plus grande athlète de l'Histoire sort son autobiographie. Ca ne veut pas forcément dire qu'elle sait écrire.

Tennis, Roland Garros : Tu seras un homme Monfils

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Gaël Monfils n'est pas que le seul Français à avoir gagné un set en 8e à Roland : il a aussi gagné son match. Le Vestiaire avait senti qu'il était le moins autiste du moment. L'effet Cibulkova ?

Il écoute toujours du rap, fait la mobylette sur ses balles de match pour faire honte à Thierry Champion et n'en fait qu'à sa tête quand il veut jouer avec sa meuf après cinq sets en simple. La petite Cibulkova, qu'il n'a pas trouvée dans une boîte roumaine, l'éminent Marcel Rufo la présenterait comme le facteur équilibrant du joueur. Comme d'habitude, ça serait une belle connerie. Deux facteurs expliquent ce retour en forme : d'abord la Monf' a muri car contrairement à Gasquet, il ne semble pas atteint du syndrome de Peter Pan. Ensuite, il bénéficie d'un tableau de numéro 1 mondial (Clément au premier tour), ce que Julien Jeanpierre n'est plus. Depuis 3 ans, le nouveau Tsonga après Chardy la semaine dernière accède au moins au 3e tour de Roland. Le retrouver là n'est donc pas une surprise. C'est même un peu tard vu ses capacités d'endurance, de puissance et son service.

Raide loque

Rufin, son père, lui a montré la voie en se débarrassant de Boetsch : le fils de Monfils a compris que pour gagner un match, il faut lutter. Les parents Gasquet ne l'ont encore jamais dit à leur fils, mais c'est aussi ça le talent. Sur ce Roland Garros, Monfils n'est pas le plus impressionnant, même si Cibulkova jure le contraire. Pour bien préparer son poulain à la balle Rouge, Thierry Champion a défini un thème : interdiction d'attaquer, il doit jouer dix mètres derrière sa ligne, prendre la balle en phase descendante et courir. Sans perdre sa concentration à se demander s'il a reçu un texto cochon, quel est le prochain tube du rappeur Mosey ou quand Arsenal va-t-il arrêter de courtiser Nasri. C'était son plus gros problème avec ses vilaines dreadlocks qu'il a abandonné après une conférence de presse traumatisante.

Du coup, il a réduit le nombre de coups droits dans le public de la tribune opposée. Et en jouant vers l'avant, il a même réussi plus de volées que Tsonga dans tout le tournoi. S'il apprend à doser ses attaques sans amuser Federer, il deviendra irrésistible vu qu'il a le coup droit à plat le plus puissant du circuit. Sa défaite contre Nalbandian l'an passé n'est qu'un lointain souvenir, il n'aurait pas perdu ce match aujourd'hui. Melzer et Ljubicic ont terminé sur les rotules. Une heure après le départ de l'Autrichien en ambulance, Monfils servait encore à 250 km/h sur le court n°3, dans la gueule à Dechy. Cibulkova a adoré et le public a fait la ola.

Après avoir battu Ferrer, il ne lui restera plus qu'un bon Wimbledon pour qu'il devienne le vrai Tsonga, en tout cas le premier à confirmer, il n'est jamais trop tard pour rêver.

Football, Ligue 1 : Les escroqueries de l’année

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Ils sont souvent payés cher, régulièrement cités en exemple par l’entraîneur, sûrs de leur force, très surcôtés et toujours sur le départ. Les meilleurs d’entre eux sont même inconnus des supporters. Du plus mauvais club au meilleur, tout le monde a le sien. Le Vestiaire vous en révèle aujourd’hui le classement en exclusivité.

2. Piquionne (Monaco). Un habitué des lieux. Il a juré que l’ASM n’était pas un club de mercenaires, même s’il aime aujourd’hui le PSG autant qu’il avait aimé Monaco quand il était à Saint-Etienne. Boulard, grande gueule, insultes à ses partenaires, il a tout le panel de l’escroc. Avait promis une réaction d’orgueil avant Caen-Monaco (4-1).

3. Belhadj (Lyon, Lens). Transfuge de Sedan à Lyon en juin, puis à Lens en janvier, il a amplement justifié son salaire d’escroc. Il n’est responsable de rien à Lyon, si ce n’est d’avoir gueulé au bout de trois mois. Réfléchi comme un rapport de Poulat, il n’est pas le moins responsable de la descente de Lens. Aujourd’hui, il veut partir, boulard oblige. Un destin à la Déhu ?

4. Kluivert (Lille). Un seul footing avec lui a suffi à Fauvergue pour décrocher les posters du grand Patrick époque Ajax.

5. Keita (Lyon). Le véritable escroc gagne quelque chose sans y participer vraiment. Il réussit ses meilleurs dribbles quand il rate ce qu’il veut faire. Son hold up à 18 millions d’euros pourrait bientôt être adapté au cinéma.

6. Ziani (Marseille). Sa saison est un modèle. Mauvais du début à la fin, sauf qu’à la fin il ne joue plus puisqu’il s’est battu avec son entraîneur pour célébrer le pire match de la saison du club (Carquefou). Il paraît que c’est un bon joueur, est-ce qu’on confond avec le nouvel entraîneur de Libourne ?

7. Wiltord (Rennes). Chacun loue son professionnalisme à l’entraînement, puisqu’il ne joue pas. Pour garder leur femme ?

8. Rémy (Lyon, Lens). Une clause libératoire à 9 millions d’euros pour un joueur de CFA, c’est du jamais vu. Ses consternantes prestations de fin de saison aussi. Il a même réussi à énerver Maoulida, qui en a lâché ses vilaines bandelettes. On n’ose pas croire que Leclercq avait bu avant de l’aligner.

9. Berthod (Monaco). L’un des fleurons de la formation lyonnaise. Douze matches : un titulaire indiscutable. C’est ce qu’il voulait.

10. Gignac (Toulouse). Il a commencé sa carrière d’escroc l’été dernier, et Le Vestiaire l’avait présenté dès juin 2007 comme un futur tocard. 35 matches, 3 buts, dont celui de la qualification pour la phase de poules de l’UEFA. Comme la gloire se refuse à lui, tout le monde a répété que cette vilaine Coupe d’Europe avait failli faire descendre le club.

11. Frau (PSG, Lille). Il aime à croire que les supporters parisiens se demandent encore pourquoi il ne jouait pas, et pourquoi Le Guen l’a vendu. Les Lillois, eux, savent.

12. Ceara (PSG). On peut en vouloir à Bernard Mendy pour beaucoup de choses. Mais mettre Ceara à sa place, c’est du suicide. A son crédit, un gros travail pour servir Florentin (Caen).

13. Chapuis (Metz). Il voulait absolument retrouver l’élite après un an à Grenoble. L’élite ne l’a jamais retrouvé.

14. Yebda (Le Mans). Il a éclaté cette saison. Comme il a le sens de la reconnaissance, il part du Mans sans laisser d’indemnité de transfert au club qui l’a sauvé des championnats amateurs. Une coupe peroxydée qui rappelle Ibrahim Ba.

15. Rothen (PSG). Il joue comme il parle, avec ses moyens. Pas le plus mauvais parisien, mais le profil du casse-couilles qui met la merde dans un vestiaire. A trois journées de la fin, il annonce son départ du PSG en cas de descente. Aujourd’hui, il s’est auto-promu conseiller du président, pour ne pas avoir à jouer avec des mauvais l’an prochain. Et si lui aussi en faisait partie ?

Vous l’aurez sans doute remarqué, il manque le numéro 1. Il cumule les trophées, à la fois escroc de l’année, mais aussi escroc du siècle de Ligue 1. Une légende lui sera très bientôt consacrée.

Tennis, RG : Les va et vient de Chamouloth

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En neuf sets, trois sont déjà à la porte d'Auteuil. Mais Bîmes s'en fout, il est ivre de bonheur, et cette fois ça ne coûte rien à la Fédé. Cinq Français étaient en 8e de finale après avoir terrassé le Top 5 mondial : Soderling, Melzer, Bolelli, Hillary Schwank et Tursunov.

C'était en 2006. Pas prêt, le public de Roland Garros assistait impuissant à la qualification de Julien Benneteau pour les quarts de finale. Cette fois, il n'a pas raté l'autre événement de la journée avec le grand match de Sagnol. Benneteau a épaté son monde, en pratiquant un tennis qui aurait même fait rêver Santoro. Deux balles de set sauvées dans un tie break remporté, puis 6/0 6/1, il s'est pris pour un autre. Pour la seconde fois de l'Histoire, un stade a scandé le prénom « Julien ». La première, c'était pour réveiller un Closefield dans les vapes à la fin du premier round au gymnase Japy, mais personne n'avait la télé couleur pour voir son arcade pisser le sang.

Allez Luyat

Dominguez boit du petit lait, et pas que celui de la femme à Chamou. Grisé par la vue de Llodra en 8e, il invente le seul reproche que personne n'a jamais fait au tennis tricolore. « On dit toujours que les joueurs français ne tiennent jamais la distance physiquement. » Il va bientôt confondre nos nombreux numéros 1 mondiaux juniors avec les numéros 1 à l'ATP. Luyat préfère entendre ces conneries plutôt que ses blagues sur Nieminen, « le fin landais ». Lionel Chamoulaud en a même perdu son letton. Gulbis, il l'appelle Guilbousse.

Le plus heureux, c'est Mathieu Larteau. Chardy-Tursunov, 4-4 dans le 3e set, service au Russe. 0-15, point gagnant de Chardy. « Et c'est fait », hurle-t-il. Fred Godard, le car régie et Tursunov ne s'en remettront pas. Le plus grand exploit du sport français : Lartaud pourra dire « j'y étais » après avoir relu deux ou trois points de règlement.

Pendant la balle de match de Benneteau, Boetsch était parti soulager sa prostate, cette fois sans l'aide de la femme à Chamou.