Football, Euro, France-Roumanie : French price

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Douze ans après, Christophe Dugarry n'est plus là, Pedros est smicard et Thuram est sélectionneur. France-Roumanie va de nouveau ouvrir l'Euro des Bleus. Qui ratera le tir au but synonyme des Tchèques ?

Le début de compétition internationale, après trois semaines d'isolement, est toujours chargé de mystère. En 2006, peu nombreux sont ceux qui auraient pu deviner que la meilleure occasion de France-Suisse serait pour Dhorasoo. Il s'en est fait tout un film. A la veille de rentrer en compétition, cette équipe est potentiellement encore plus complète qu'en 2006.

Les forces

Arsenal offensif sans Hervé Arsène. Ils font un buzz depuis les matches amicaux alors qu'on n'a pas vu le quart des possibilités de leur association. Benzema, Henry, Anelka et Ribéry savent tout faire : passer, dribbler, marquer, commander une interview par jour dans L'Equipe. S'ils apprennent à centrer à Malouda, ils mériteront un ballon d'or d'honneur. Sur le papier, le Brésil de 2006 passerait pour une équipe de beach-soccer, avec Sébastien Perez. La panoplie offensive des Bleus est plus complète que le dressing de Djibril Cissé.

Maké forza. Entraîneur à Chelsea, il empêchera Toulalan de lui piquer sa place – le vrai poste du Lyonnais – tant qu'il sera là. L'inverse de Lassana Diarra : il sait faire la faute utile sans prendre de carton. Indispensable, le régulateur, il donne le tempo du match. Son seul défaut : ne pas être champion du monde 98.

High level et hardi. L'équipe de France en est l'exemple type. Contrairement à la Roumanie, elle a déjà trois des quatre éléments fondamentaux : le talent, l'expérience, la force athlétique (sauf les vieux) contrairement à 2002 . Le quatrième, c'est le leader incontesté sur le terrain. Ce sera Ribéry ou Benzema, ou les deux, pour un ticket jamais vu dans aucune équipe, même Rizzetto-Pavon à Montpellier. Ou personne.

Les faiblesses

Pas les meilleures hospices. Snober la jurisprudence Desailly pourrait se payer cher. Si Thuram, qui est au top de sa forme, est encore titulaire en 1/4 de finale, deux possibilités : soit l'équipe de France le fait jouer dans un fauteuil, c'est-à-dire en l'empêchant de courir, soit il ne reste plus que Boumsong et Squilacci de valide pour jouer dans l'axe. Sagnol risque aussi de rejouer la fin de Lizarazu, qui aurait pu choquer Shakespeare. Coupet, en plus de n'avoir rien prouvé en compétition internationale, a des genoux qui répondent moins que Wiltord aux médias. Mais si la France se fait éliminer, il ira quand même blaguer avec le gardien adverse.

Trop d'entraîneurs, tue le selectionneur. Domenech est un piètre entraîneur, un des plus mauvais. Son long passage chez les espoirs, catastrophique, l'a montré. Dans la mesure où les vrais selectionneurs tiennent la baraque, c'est pas grave. En 2006, Zidane, le président du club était encore là. Mais cette année, il faudra que Vieira, Henry, Thuram voire Makélélé s'entendent sans leur chef de toujours. Sinon, c'est Domenech qui tranchera. Ca promet. 

Carton Pat'. Vieira, c'est autre chose. A 52 ans, il reste indiscutable en équipe de France car personne n'a son profil. Etre privé de lui, c'est comme jouer à 5 contre 11. Domenech a beau essayer de transformer Toulalan en milieu droit ou numéro 10, il n'y a guère qu'Angel Marcos à y avoir déjà cru.

La vie sans Zidane. Impossible de l'occulter, même si Nasri a un autographe il n'est plus là. Etre privé de lui, c'est comme jouer à 5 sur une seule jambe. Une compétition majeure sans le meilleur joueur du monde, c'est une première pour la France depuis l'Euro 92. Guivarc'h, alias James van der Beek, lui doit un statut de champion du monde malgré l'anonymat de Tregunc. A qui Clerc pourrait devoir celui de champion d'Europe ?

Trois membres sur cinq de la défense feraient peur en District. Les attaquants porteront donc presque seuls la responsabilité de la fin de la génération Thuram et du début de celle de Benzema.

Une réflexion au sujet de « Football, Euro, France-Roumanie : French price »

  1. Une fois rentré au vestiaire, BiBi est surpris de voir que les aveugles n’ont rien vu. Il lui faut parler alors du flanc gauche, délaisser un peu Ribéry-Sagnol pour se pencher sur ce côté (gauche) tout aussi maladroit. BiBi veut parler de la paire qui font bien peu la paire – sauf au rythme pépaire – Malouda/Abidal, deux joueurs signifiants de la Stratégie hautement infantile de Sieur Domenech le Rebelle. Pas un débordement, une portée de balle qui revient inexorablement vers les arrières ( comme si Coupet était le Gardien à battre), un désert d’initiatives ( où sont nos Bossis d’antan ?), une calamité renouvelée à chaque prestation.
    BiBi s’échauffe sur la touche et faudrait pas trop le pousser pour qu’il rentre… et aller de l’avant

    BiBi
    [http://www.pensezbibi.com]

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