Athlétisme, JO : Doucouré de plus en plus vite

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L’heure du premier bilan a sonné. Au milieu de l’habituel fiasco, la délégation française s’est découvert un consultant muet : Philippe Delerm.

Le Vestiaire n’a pas pour habitude de ménager les athlètes, des meilleurs aux moins bons, tricheurs ou non. Il n’a pas non plus pour habitude de ne pas reconnaître l’excellence des champions. En début de saison, nous vous avions parlé du fabuleux duel de la saison entre Xiang et Doucouré. Le duel aura bien lieu, mais Robles a succédé à Liu. Nous vous avions aussi parlé de la particularité du champion du monde 2005, qui était un des rares athlètes français à pouvoir rivaliser avec les monstres génétiques. Il ne manquait qu’une seule pièce pour compléter le puzzle légendaire : un retour au plus haut niveau après une saison 2007 digne de la carrière de Manuela Montebrun. Il aura suffi d’une olympiade exceptionnelle pour qu’il redevienne le meilleur lui-même. Et le meilleur tout court.

Faut pas pousser mémé dans les Hurtis

Ce qu’Hurtis n’a pas fait et ne fera jamais, comme nous l’avions annoncé. Ce qu’Arron n’a jamais réussi à faire. Et ce que Baala ne pourra jamais faire non plus. Il n’est pas à blâmer, il a juste été survendu parce qu’un jour à Paris, il fut aspiré par El Guerrouj et son public. Que la comparaison est douloureuse. Car Doucouré, malgré une préparation difficile, une montée en puissance dramatique et des performances d’un niveau Coco-Viloinesque, est en finale olympique. Il ne fait guère de doute qu’il ne va pas courir pour un podium, mais pour l’or. Et il peut le faire. Quoiqu’il arrive, même si le fantôme de Vincent Clarico apparaît sur la piste pour une huitième place ou s’il tape une haie, il restera comme un immense champion. Son compatriote Leslie Djhone ne le rejoindra jamais comme numéro 1, on sait pourquoi. En revanche, sa compétition pékinoise montre qu’il est lui aussi un champion et la finale sera l’occasion de descendre son record pour taquiner le bronze. Lui aussi, en forme optimale, en est capable.

La sélection de Chevallier avait été pour une fois assez logique à quelques exceptions. Doit-il pour autant sauver sa tête devant la faillite mentale des athlètes qui avaient les performances pour briller dans les concours ? On ne les énumérera pas une nouvelle fois. Tamgho et Lechanga auront peut-être un jour l’occasion de montrer autre chose. Diagana sera-t-il aligné sur le 4×400 m ? Ca fera des vacances à Montel, il en a besoin.

Pendant ce temps-là, Romain Mesnil comme nous le craignions, a retrouvé la mémoire et s’est souvenu comment ne pas passer les qualifs. Clavier et son vilain niveau sont toujours là. Pour un remake de la Soif de l’Or ?

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