Football, Ligue 1, Nantes : La république de Waldemar

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Nantes fait un retour remarqué parmi l'élite. Jean-Claude Suaudeau se moquait pourtant souvent des cravates de Pascal Praud.

C'est du jamais vu. Non, pas la prestation d'une telle équipe en Ligue 1, puisque Metz n'a pas souhaité déclarer forfait l'an dernier. Le véritable inédit, c'est Waldemar Kita. A son arrivée, il avait déclaré que remonter en L1 en une saison serait un exploit. Il n'avait pourtant pas encore évalué le niveau de son entraîneur. Aujourd'hui tiraillé par la promesse de garder Der Zakarian en cas de montée, il peste encore plus de n'avoir pas évalué celui de la L2.

La prolongation de contrat signée en fin de saison dernière, d'un an, était assortie de conditions : obtenir des bons résultats, faire jouer les recrues payées à prix d'or même si elles justifieraient en un mois d'acheter Moussilou comme joker, éviter de remettre en cause les décisions du patron y compris sur l'utilité des motos-taxis jaune et vert et le tournoi au Maroc. Le tajine, après les deux défaites, était certainement le repas du condamné. Troisième condition, implanter le futur entraîneur rapidement, Der Zak n'ayant même pas à le former puisqu'il est en stage. Henri Michel (photo, avec Usain Bolt) a mis quelques bières à comprendre que ça sentait le traquenard.

Un jeu Abdounminable

Faute de gens intéressés par ce management révolutionnaire, Kita a revu ses plans. Bien conseillé par Pascal Praud, il s'approche de son objectif d'août : démontrer que son entraîneur a eu son DEPF avec moins de points que Papin, futur ex successeur de Derzak. La chasse à la médiocrité. Visiblement, c'est contagieux puisque Heurtebis, Douglao, Gravgaard, Moullec, Mareval, De Freitas, Faty, N'Daw, Keseru, Klasnic, Abdoun et Capoue ont rendu un vibrant hommage à leur entraîneur sursitaire dimanche. A tel point que Kita a décidé de réinventer en urgence le droit du travail. Le contrat signé en juin deviendrait caduque : il a promis une prolongation, il n'a pas menti, les entraîneurs ont promis des résultats, ils ont menti. Combien demandera Kita pour réparer le préjudice ?

Pendant ce temps-là, Praud continue à réciter de la poésie en feignant d'avoir l'accent polonais de tonton Kita. Der Zakarian, lui, prépare son discours à la tribune des Prud'hommes. Quant à Abdoun, il a pu vérifier que Bordeaux devenait une grande équipe.

Une réflexion au sujet de « Football, Ligue 1, Nantes : La république de Waldemar »

  1. Disons le tout net : Le départ comptable du club est une bénédiction pour Praud et ses copains. A quand une entrevue avec Tapie pour calmer ses ardeurs ?

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