Natation, JO, Alain Bernard : L’attaque éthique du gendarme

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La génération Speedo a accouché de ses premiers spécimens. Ce n'est pas toujours beau à voir.

C’est un peu comme si, avec une politesse accessoire, l’ensemble de la natation mondiale avait convenu d’ouvrir à Phelps les portes de l’Histoire. Bernard a montré cette nuit qu’il était bien le plus fort, même à la bagarre. Comment a-t-il donc pu céder aux Américains les honneurs du 4×100 m ?

Manaudou aurait annoncé sa retraite pour moins que ça, Bernard aura au moins montré que les Français pouvaient avoir de l’amour propre. Et pas que sous la douche. Il n’y a pas grand-chose à redire de son 100 m. Un départ correct, une culbute efficace et un emballage solide : ça en serait presque passé trop vite.

Le silence perplexe des commentateurs de la BBC en disait long, en revanche. Bernard nageait autour des 50 secondes à son arrivée à Antibes. La barre des 47 n’est plus loin désormais. Alors, bien sûr, la Ventoline et Speedo font des miracles, les méthodes d’entraînement ont évolué et le Water Cube de Pékin est, comme après chaque nouvelle sortie internationale, le bassin le plus rapide de tous les temps. Sauf pour les Françaises.

Le domaine Duboscq

L’effet Manaudou marche aussi dans l’autre sens. Ses copines se sont mises au diapason. Le relais 4×200 m et Aurore Mongel valaient mieux que leurs cinq et sixièmes places respectives, Metella a compris que la vie continuait sans Inge De Bruijn et Laure Stasiulis commence aujourd’hui son jubilé sur 200 m dos.

Heureusement, Duboscq est là, à sa place, la troisième. Il aura bientôt coulé autant de bronze que Michael Phelps de records du monde. On espère pour la natation que l’Américain saura passer entre l’émail défilé. Ca ferait sinon beaucoup de médailles à redistribuer.

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