Tennis, US Open : La bannière étiolée

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Tout le monde rêve de la finale des Reines : Amélie Mauresmo contre Justine Hénin. Encore faudrait-il qu'elles fassent du tennis.

Le retour au plus haut niveau de Mauresmo est à prendre au sérieux. Les meilleures sont là, en pleine forme et Amélie est toujours en lice. Après avoir sorti deux outsiders (Dechy et Kanepi), son troisième tour face à la numéro 1 mondiale sera un vrai test. Si elle passe, la voie des quarts de finale sera grande ouverte pour la première fois en Grand Chelem depuis l'US Open, déjà, c'était il y a un siècle, en 2006. Une performance qui fera enfin fermer sa gueule au Vestiaire. C'était une blague, les numéros 1 et 3 mondiales ne sont déjà plus là et Amélie pourrait bien annoncer sa retraite si elle ne réussit pas à passer le terrible obstacle Julie Coin, qui ne devrait en principe pas prendre la tête du classement WTA lundi prochain.

Sinon, dans le haut du tableau, il reste aussi des joueuses de tennis : Safina et Cornet. Cette dernière ne pourra plus se cacher longtemps, elle devra s'expliquer sur sa véritable nationalité. Une Française qui confirme à 18 ans, les asiles vont fermer. Il ne manquerait plus qu'elle se fasse un quart ou une demie. Demie qu'a déjà connu son alter égo en dérangement, son aînée Marion Bartoli. Elle a le niveau pour aller au bout, elle emmerde tout le monde sauf son père, même Goven ne la fait pas sauter sur ses genoux. C'est la Rezaï du riche. Son seul défaut : son manque de maîtrise des petits-déjeuners que nous vous expliquions lors du dernier Wimbledon. En clair, si sa petite cuillère conserve son inclinaison à 63°, son tournoi devrait débuter face à Dementieva juste avant la finale.

Davis Crocket

Chez les hommes, la situation est tout aussi critique. Le Vestiaire ne peut s'empêcher de se souvenir de ce France-Roumanie de Coupe Davis, où nous avions été les seuls à percevoir le second degré dans la présentation de la meilleure équipe de France de Coupe Davis de l'histoire. Pour ceux qui confondraient Paul-Henri Mathieu avec Sébastien Grosjean, cette paire de simples était Gasquet-Tsonga. Si le nom du premier ne vous dit pas grand chose, son compère joue encore au tennis. Mieux, il est même présent à Flushing. A cet instant, vous pensez qu'on se fout de votre gueule, que ce Tsonga était une star au lendemain de Melbourne, qu'il devait tout gagner derrière et qu'on ne va pas vous refaire le coup. Ce sentiment de cocu est légitime, la presse sait encenser, plus difficilement analyser et se projeter. Nous vous l'avons dit depuis longtemps. Tsonga a le potentiel du champion, pas le physique. Son talent lui permettra d'avoir de courtes, mais très bonnes périodes, sa fragilité de se reposer pendant six mois de l'année ou pour le reste de sa vie s'il joue trop au con. C'est pourquoi, on nous vendra bientôt assez chère la paire Simon-Monfils qui le mérite davantage.

Souhaitons que Yannick Noah ne s'etouffe pas.

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