Les placards du Vestiaire : Josse bassine, l’empoisonnement

Le Vestiaire reprend aujourd’hui sa longue série consacrée aux commentateurs sportifs. Dans ce volet, le ski alpin n’aurait jamais dû avoir sa place. Et pourtant.

Charles Bietry voulait l’adopter, pas Bernard Thévenet. En découvrant « son » Jour de Foot 2008-2009, Pépé Charly a classé les papiers dans la garage. Certes, Canal+ n’avait pas les moyens de conserver Alexandre Ruiz et ses « informations de la soirée ». Ouvrir après une virgule de pub sur Cassis-Carnoux : Bompard éprouverait déjà des regrets, si le rendez-vous d’avant porno de la concurrence n’était pas si rassérénant.

Itinéraire d’un enfant gâteux

Christophe Josse, c’était prometteur. L’IUT de Bordeaux et Edith Remond lui avaient offert ses lettres de noblesse dans le journalisme, celles que lui auraient sans doute refusé Robert Escarpit, sa fille, même s’il était devenu sous commandant, voire sa petite fille. Canal+ lui donna ensuite la chance de devenir Thierry Gilardi, il s’y attela jour et nuit, mais eut la bonne idée de partir sur France Télé quand Gilardi préféra TF1. Josse récupéra alors deux-trois matches de Coupe de la Ligue et fréquenta Patrick Knaaf quand Gilardi se contentait de Téléfoot, la Coupe du monde, Charles Villeneuve dans un restaurant de la rue François 1er et le Domenech Show. Mauvaise pioche. Pourtant, mathématiquement, Josse avait une nouvelle occasion de devenir M. Foot (pas le salaud, l’autre). En 2004, lorsqu’il rejoint le groupe TF1, le landerneau bruisse de la fin prochaine de Thierry Roland. Josse est l’heureux élu. Sauf qu’une fois dans les locaux de Boulogne-Billancourt, il dort dans un placard dont il n’a même pas la clé. Il ne veut jamais porter ses lunettes à l’antenne, il aurait peut-être dû, TF1 c’était TPS. Mauvaise pioche.

Entre temps, il avait occupé le fauteuil le plus médiatique, celui du Tour de France. Une idée séduisante sur le papier, mais le vélo c’est pas du foot. Adam n’y connaît rien, mais c’est un passionné, pas Josse. Après tant d’efforts pour devenir quelqu’un, il passe sur la TNT et la fidélité paye enfin, il est repris par Canal.

Mathoux va bien

Grâce à Josse, la chaîne cryptée fait le pari d’une présentation dynamique. Sa voix ferait vibrer une assistance au séminaire jésuite. Il le savait : un an sur M6 pour commenter la coupe Intertoto au Vélodrome avec Delpérier, ça lui a suffisamment coûté. Son truc, c’est le vrai rythme, celui des grands talk, quand l’animateur s’efface au profit des invités. Mathoux n’avait pas dit qu’il les gardait tous, ni qu’il y placerait ses maîtresses. Il ne lui avait pas dit non plus qu’à partir de septembre, Jour de Téléfoot ce serait le dimanche. Mathoux, il fait ce qu’il veut, c’est le maître de la portée, malgré ses années Marianne Mako.

Du coup, Josse est seul le samedi, avec son oreillette, et même pas dans un motel miteux. Un incident, un résumé qui ne part pas et l’animateur fait parler sa science du direct. Les déraillements vocaux, les rires nerveux, les bafouillements font leur effet. Ruquier n’en est que plus heureux. Josse peut-être aussi, qui sait : ça lui rappelle Salt Lake City. Seuls les intimes se souviennent de l’épopée Montillet-Vidal.

Lionel Rosso n’avait rien contre lui, du temps des directs de L1. Mais piétiner ses plates bandes, c’en était trop : il a pris son coton et s’est barré chez Loto.

Les questions interdites : Gilles Simon peut-il devenir n°1 mondial ?

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Après Clément, Grosjean, Paulo, Gasquet, Monfils et dernièrement Tsonga, Gilles Simon est, à 23 ans, le nouveau Noah. Mais à l’instar des stars sus-nommées, est-il une nouvelle escroquerie ?

Le nouveau Noah n’est pas philosophe, ne se prédestine pas à une carrière de coach mental ou de chanteur de reggae. Au mieux, il pourra jouer dans des feuilletons de seconde zone sous les traits de Nathan (photo) dans Plus Belle la Vie. Avec un visage de Monsieur tout le monde, un physique de latéral droit d’équipe de foot corpo et deux prénoms sans histoire, Gilles Simon ne part pas avec toutes les cartes en main. Peut-être que ce manque de charisme permettra au Niçois de ne pas se raconter de salades et de ne pas céder à la pression dans les grands rendez-vous. Et si c’était lui le grand bénéficiaire du si récent effet Tsonga ?

Simon sans Garfunkel

Le Vestiaire vous avait prévenu, le nouveau champion ne pouvait pas venir des quatres mousquetaires : chacun son pet au casque, ça ne pouvait pas coller. C’est donc du côté d’Albert qu’il fallait chercher. Contrairement au syndrôme Mathieu, Gilles Simon a montré la semaine dernière qu’il était capable non seulement d’exister lors d’un match de haut niveau, mais aussi, et c’est là une surprise, de gagner. Mieux, sa victoire sur Nadal en demi-finale à Madrid n’est déjà pas un exploit isolé. Il s’est tapé un Federer au fond du sac, mais ça reste Federer, puis le toro espagnol. Seul Djokovic et Murray en ont été capables. Simon fait-il déjà parti du Top5 ?

Si on le compare à ses illustres foireux prédécesseurs, on a bien un Gasquet qui bat Federer à Monte-Carlo, un Tsonga désormais mythique à Melbourne et d’autres parodies pas aussi drôles. Simon est donc déjà un cran au-dessus, l’étagère des Noah de substitution. Ils s’appellent Leconte, Forget, Pioline et Grosjean. Ironie du sort, le mal nommé a déjà tapé la carrière de son entraîneur de Coupe Davis, qui va peut-être cesser de l’ignorer, comme il n’ignorerait même pas ses coups d’un soir, s’il n’est pas trop rancunier bien-sûr. Gilles est encore loin des autres par son sous-régime en Grand Chelem. Mais il a autant de titres que Grosjean et a failli le rejoindre en Masters Series. Failli seulement. En terme de régularité, sa progression est fabuleuse, sa constance exceptionnelle.

Saint-Simon

Santoro n’a rien à lui apprendre, si ce n’est la gestion de son sélectionneur. La puissance ne sera jamais son arme, mais il n’a pas eu besoin d’un coup droit à deux mains pour se faire remarquer. Son sens tactique est largement au-dessus de la moyenne. Son intelligence aussi, dont le mental fait désormais partie : sa semaine madrilène, et son premier tour contre Monaco hier soir font frémir la DTN. Des balles de match sauvées avant de gagner, des prises de risque, Dominguez va virer Tulasne. Et dire que tout allait bien, il y a encore deux semaines : aux premières rumeurs de Masters, il avait enchaîné deux sorties au premier tour. Federer a trouvé un petit frère moins mauvais que Georges Bastl : en son temps, il avait remporté l’US Open après sa mise à la retraite. Gasquet serait jaloux s’il savait ce que ça fait. Doté d’un physique passe partout, Simon résiste aux brutes, quand Di Pasquale avait préféré l’oeil au genou, à l’épaule et au dos. Longtemps réputé pour son jeu défensif – une manière polie de dire « technique parfaite » – il s’est découvert un coup droit qui rappelle Grosjean. Son jeu de contre pourrait aussi rappeler Clément, mais ses résultats l’interdisent.

S’il est donc encore assez loin du Top3, une finale de Masters Séries pour un Français, ça inquiète quand même. Ses compatriotes, sûrement pas jaloux, commencent à balancer sur son boulard. Comme si se faire appeler le Roi Richard était une preuve de modestie. D’aucuns lui prêtent d’ailleurs une liaison avec une autre marginale du tennis français, Bartoli – pas Jenifer, Marion. Mais au moins, de par son nom, aucun doute n’est possible, Gilles Simon ne peut être que Français. Même ses premiers tours en trois sets, le disent. Revers de la médaille qu’il n’a pas encore à la différence du Dip, Benabar pourrait avoir des soucis physiques. Les Top3 aussi terminent sur les rotules mais eux passent leur saison à enchaîner les finales.  Son nom pourrait être malgré tout son plus grand handicap. Car Gilles Simon, c’est comme Christian Jean-Pierre, ça ne fait pas rêver. Et puis, après Tsonga, le public n’est peut-être plus prêt à croire encore à un grand champion français, tout comme il ne veut pas croire qu’Yvane, le Georges-Alain Jones du pauvre (qui lui a trois prénoms qui en jettent), fera carrière dans la chanson.

Pendant ce temps-là, le Steaua, Marseille et Cluj quittent la Ligue des Champions. Le football roumain va décidément bien mal.

Ligue des Champions : French Cris

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Lyon et sa défense ont fait leur part du boulot pour perdre 3-0 hier soir. Mais le Steaua était vraiment le plus fort.

Peut-être était-ce un complexe d’infériorité, le maillot du Steaua ressemblait à s’y méprendre à celui du Barca, voire de Caen. Malgré cela, Lyon est finalement parvenu hier à se qualifier pour l’UEFA au cours d’un des matches les plus faibles de l’Histoire. « Que c’est bon la Ligue des Champions. » Grégoire Margotton a la candeur des VRP transis. Benzema, non. En voyant Ederson la gueule dans le gazon à chaque accélération, il a songé au pré-contrat du Real. Contrôles du menton de Keita, dégagements de 30 centimètres des milieux Roumains, sprints de Grosso, tout y est passé, jusqu’au meilleur.

Comme ces deux buts encaissés dans les dix premières minutes : sur le premier, Réveillère et Cris sifflotent encore l’hymne de la Ligue des Champions quand Arthuro s’élève pour marquer sur son seul geste réussi du match. Ensuite, Goian rappelle à Boumsong et Puel que Constanza, ça ne date que de deux semaines et quelques kilomètres. Il ressemble tellement à Kallström avec un gros nez (photo) que c’en est visiblement troublant. Au quart d’heure, Benzema n’en croit pas ses yeux. Il prend alors le poste de Juninho, qui se fait soigner les poumons sur la touche.

Grosso lè mio

Puel va alors voir ce petit signe qui peut faire basculer une saison. Ceux des matches fondateurs. C’eut été une erreur. Car le vrai signe, c’est Keita qui marque sur une volée en pleine lucarne au milieu d’un champ de ruines offensives. La pleine lune, ça fait le même effet. De 2-1 on passe vite à 2-2 grâce à Benzema et Goian, qui dans un élan coporatiste, choisit de ne pas laisser Boumsong et Cris assumer seuls les éloges.

Mais Dame Coupe de France est décidément farceuse jusqu’au 5e tour d’octobre. Le Steaua marque un nouveau but, sur corner. Domenech est bien le guide : être menés 3-2 à la mi-temps, quel sabotage, quel hommage. Mais Puel n’est pas encore le maître : Domenech avait laissé filer deux points contre les meilleurs Roumains, Puel ne laissera rien contre la sélection régionale de Bucarest. Fred rentre et égalise sur une passe décisive de Toulalan, tout est dit. Ce n’est pas n’importe quel Steaua en face. Benzema, sur le quatrième but lyonnais, comprend pourquoi Cluj lui donne du fil à retordre dans son groupe de DH.

Fred marquera un 5e but sur une passe de Mounier pendant que le Policier fait la circulation derrière. Il était temps. Lyon a assuré sa troisième place, au moins en Ligue 1 ,et encore, mais c’est déjà pas mal avec une telle équipe, un exploit est toujours possible. La France n’aura pas la cuillère de bois.

Ligue des Champions : Tocards de finale

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La Ligue des Champions, c’est déjà fini. Les trois clubs français disputent cette semaine le tour préliminaire des 16e de finale de l’UEFA. Lyon pourrait aligner Caveglia.

Il y en a un qui doit être soulagé. Fred n’a jamais vraiment aimé le haut niveau et c’est réciproque. Alors, les deux rendez-vous du Steaua, c’est un peu son heure qui sonne. Puel l’a d’ailleurs préparé en conséquence : titulaire contre Lille, il a démontré qu’il n’avait rien perdu de ses qualités. Le futur patron des Bleus, Adil Rami, s’est bien gardé de ne pas sauter sur corner parce que Francis Perrin le marquait et Lloris pensait que les seuls idiots qui se baissent pour ne pas contrer une frappe étaient les binoclards de 4e techno et les rouquins de 3e A. « Après la Fiorentina, je comprenais, mais les sifflets des supporters deviennent intolérables. » Son euphorie irradie les rangs lyonnais. L’axe brésilien en premier : Cris découvre que Boumsong peut être un concurrent, même après une semaine internationale. Juninho, lui, entrera dans la légende : il disputera l’un de ses derniers matches européens, atteint comme Eric Poulat par la limite d’âge. Ses derniers coups francs, c’est à ne pas rater sur TF1 ce soir.

L’OM de la situation

Marseille et Bordeaux aussi auront les honneurs de la télé, à Eindhoven et Cluj. Thirirez peut se réjouir, les caméras françaises auront sûrement l’exclusivité. Le rendez-vous de demain est capital. Non pas pour la qualification, Aulas fait trop bien son boulot. Mais pour savoir : contre des adversaires de niveau équivalent, le football français va s’étalonner. Blanc n’en revient pas : il pensait faire signer une licence amateur à Micoud pour faire souffler Gourcuff à Cluj, il ne pourra pas le faire. Après une taule à Chelsea et une horreur de jeunesse contre Rome, les Girondins ont encore moins d’excuse que de point. Pour l’OM, c’est pareil : Liverpool avec Zubar, c’était un cran au-dessus, mais l’Atletico Madrid avec Sinama Pongolle, c’est un concurrent pour la C3. Attention toutefois : Eindhoven a préféré Bréchet à Coupet, c’est pas si mal.

Pendant ce temps-là, Direct 8 diffusera le PSG jeudi. Ce n’est pas de la L2.

GP de Chine : Une valse Hamilton

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Lewis Hamilton est aussi apprécié par ses pairs que Schumacher en son temps. Il n’y aura bientôt plus que six titres mondiaux pour les séparer.

Winnie l’Ourson et ses amis ne dormiront plus jamais seuls au théâtre des fantaisies. Prof veut y planter son cirque : les autres nains étaient allez Troyes dans la forêt. Il arrivera bientôt à nous faire prendre des V6 pour des lanternes, les manuts de Seine-et-Marne en oublieraient presque Coline Serreau. On limitera donc la réduction des coûts aux moteurs. Comme les autres pays émergents, la France aura un circuit tout neuf en 2010.

Obama sera d’ici-là président de la Caroline du Sud et double champion du monde, Massa aura attaqué Rogaine en justice et Button donné un petit-fils à Bernie. Car à moins d’un sacrifice de Nakajima, Hamilton deviendra, d’un coup d’un seul, l’héritier de Mohamed Ali, Tiger Woods et Roger Bambuck. Ferrari a réussi à lui refiler le titre, ça n’a pas été simple. A croire que l’Anglais n’en voulait pas. On ose l’imaginer assez intelligent pour assurer une 5e place au Brésil. L’histoire ne se répète pas toujours en F1. Demandez à Panis.

Massa ne suffit plus

La Scuderia n’a sans doute jamais eu deux pilotes aussi faibles. Massa a la carrure de Bernat-Salles et personne n’a encore dit à Raikkonen que la saison commençait au printemps. La mère Schumacher doit se retourner dans sa tombe : même Ralf aurait pu être champion du monde avec une voiture pareille. Si les ingénieurs de BMW consentent enfin à faire progresser la leur, l’avènement de quatre écuries de pointe en 2009 fera autant pour le spectacle que toutes les règles pondues depuis dix ans par la FIA.

Seb la Bourde ne sera peut-être plus là pour le voir. La malchance l’a encore frappé ce week-end. Quand bien même les commissaires l’ignorent, il faut que des pilotes freinent devant lui. La F1 est cruelle, que faisait donc Trulli dans le premier virage, en plein sur la trajectoire du Français ? Le taurillon a donné à ses patrons, s’ils hésitaient encore, une raison de plus pour ne pas le garder. Berger lui a pourtant fait croire qu’il était « en haut de la liste ». Il n’a pas dit ce qu’il y avait dessus.

L’Hommage du Vestiaire : Faut-il remplacer la Formule 1 par du triathlon ?

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La Coupe d’Europe de rugby a repris ses droits. Qui s’en soucie à part notre chroniqueur ? Il y a aussi plein d’autres sports qui existent, mais avons-nous vraiment la place pour en parler ?

Frédéric Moncassin n’est plus très sûr de vouloir faire le Tour, du coup, Lance Armstrong non plus. Il s’est rendu compte que son image est très mauvaise et que, cerise sur le gâteau, il est détesté par tout le monde. Alors, il s’alignera peut-être sur le Giro. Le Tour est sans doute devenu trop difficile. Le Texan à réaction n’a pas tort. Monter sur le podium et y rester de 2 jours à 6 mois est devenu assez périlleux. A l’image du jeune Ricco, brillant deuxième du Giro, incapable de terminer la Grande boucle. Ou même de Contador, qui gagne en Italie, mais n’est pas invité en France.

Les temps sont durs pour les champions. Tsonga s’en est rendu compte, finaliste du récent Open d’Australie, il a confirmé aussitôt lors du très coté tournoi de Bangkok avant que le vétéran Federer ne lui mette une volée à Madrid. Une régularité entre les blessures qui n’a d’égal que le parcours de Gilles Simon (photo) en Grand Chelem. Pour le monde médiatique, c’est un peu comme si Christophe Agnolutto avait remporté le Tour de Suisse et pourtant ça n’a rien à voir. Le Vestiaire posera bientôt la question interdite. Et pour ceux qui voudrait avoir des nouvelles de la Ligue 1, il suffit de relire les papiers de notre spécialiste qui vous avait tout dit avant même que Pierre Ménès n’imagine que Lyon aurait 30 points d’avance à la fin du championnat et que faire match nul avec la Roumanie est un bon résultat. Et si journaliste, c’était un métier (photo) ? Escalettes s’interroge de la même façon à propos de lui-même, il aura la réponse dans le quatrième épisode du Domenech show cette semaine.

Pendant ce temps-là, le Ballon d’Or a révélé ses finalistes. George-Alain Jones échappe pour une fois aux nominations, pas Archavine, qui n’est pourtant pas beaucoup plus mauvais. Et Zidane marqua encore. Platini ?

Ligue 1 : La roue de l’importune

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La baisse du pouvoir d'achat est terrible : 110.000 spectateurs de moins se sont déplacés dans les stades en ce début de saison, et les clubs corses ne sont même pas remontés. Pourtant, Anthony Mounier fait ce qu'il peut.

Frédéric Thiriez est un génie. En se faisant réélire à la tête du football professionnel, il est entré dans la légende du sport français, au-dessus de l'épave de Romanée-Conti de Simonet. Son coup de force l'a grisé : il vend encore mieux aujourd'hui un football hexagonal dont la forme a rarement été si étincelante. Pour bien vendre, il faut occuper le terrain, tous les VRP vous le diront, éditions Prolongations en tête. En Ligue 1, rares sont les occasions de crâner, alors il faut sauter dessus, quitte à passer pour un connaisseur. Le risque n'est pas trop grand, Marco Simone est consultant.

Visiblement, le lobbying, ça marche. Le multirécidiviste Christian Jeanpierre n'attendait que l'entrée en jeu d'Anthony Mounier à Munich pour le propulser meilleur joueur de L1. Il n'avait pas autant célébré l'entrée d'un remplaçant depuis Bafé Gomis à l'Euro. Larqué, entre deux pipes, a transformé Benzema en roi du café-crème. C'est bien? mais ça fait 0 but.

Kita déprimer, entraînons les arbitres

Malheureusement, Lyon a déjà de l'avance. Le moustachu prévoierait déjà une conférence de presse pour expliquer que Lyon n'a jamais eu une équipe aussi forte. Mais Aulas n'a même pas osé le dire cette saison, par peur de rouler une Puel à la femme de Fred. La Ligue 1 serait donc un championnat faible, où Lens serait européen avec la même équipe qu'en L2 ? Toulouse, qui joue en L2 depuis mai, est déjà 2e en ayant perdu son meilleur élément (Elmander, arraché par Bolton au nez et à la barbe des plus grands). Ca explique Grenoble. Par contre, rien n'explique Nantes. C'est ça aussi la Ligue 1.

Mais le grand spectacle, cette année, se passe en dehors des terrains. Les arbitres ont beau être de remarquables communicants, la médiatisation dont ils jouissent ferait pâlir n'importe quel ancien de Nice People. Thiriez n'hésite plus à les féliciter en public, ce qui n'est jamais bon signe. Les acteurs sont tellement bons que la mise en scène devient indispensable, doivent penser Jean-Charles Cailleux et son assistant. Depuis Lyon-Nice, Robert Wurtz est jaloux, Intervilles c'est devenu ringard. Ah bon ?

Bruits de Vestiaire

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Il aura phallus un maillot voluptueux pour qu’Albert Falette fasse parler lui. Et dire qu’il aurait pu épouser un mannequin.

Football. Fabio Capello a trouvé tout seul pourquoi l’Angleterre ne s’était pas qualifiée pour l’Euro. Ce n’était ni la faute de ses deux gardiens manchots, ni celle de l’incisive droite de McLaren, mais bien à cause des femmes de joueurs, les WAGs (wifes and girlfriends), comme on dit dans le jargon tabloïd. « C’était devenu un vrai cirque », a reconnu Ferdinand, incapable de trouver le sommeil la veille des matches avec Mesdames Cole, Crouch ou Gerrard à l’hôtel.

Tennis. On avait fini par croire, et les lecteurs de cette rubrique avec, que les joueuses de tennis, d’Ivanovic à Harkleroad, n’avaient rien à envier aux femmes de footballeurs. Une seule sortie à Hawaï a suffi cette semaine à Serena Williams pour faire tomber le mythe. Et on ne parle pas de sa position sur la planche. Que Kassia MeadorCrystal Dzigas et leurs copines lui pardonnent.

Patinage. Nous ne nous étendrons pas davantage sur les problèmes de patins de Brian Joubert, qui n’a toujours pas trouvé, depuis deux semaines, le moyen d’affûter ses lames. Tonny de Jong mérite en revanche un peu d’attention, elle dont plusieurs sites ont mystérieusement ressorti ces dernières semaines les photos d’une vieille édition hollandaise de Playboy. Ca en serait presque aussi vibrant que la musique du RPV.

Formule 1. Puisqu’il n’a visiblement rien de mieux à faire en ce moment, Lewis Hamilton s’est déjà mis aux préparatifs de son réveillon du nouvel an. Le pilote anglais et la chanteuse des Pussycat Dolls Nicole Scherzinger auraient jeté leur dévolu sur une petite maison de ville de 3 millions de livres, à Londres, avec assez de chambres pour chacune des membres du groupe (photo). Max Mosley va se régaler.

Boxe. Vitali Klitschko s’adonne après ses combats à un étrange cérémonial : il enroule ses poings dans les couches mouillées de son fils de trois ans. « L’urine de bébé est pure et ne contient pas de toxines », a révélé, sans rire, le poids lourd ukrainien après avoir décroché le titre mondial WBC. Ca faciliterait selon lui la récupération. Il faudrait juste dire à Brahim Asloum de ne pas le faire avant de monter sur le ring.

Rugby. Il avait déjà montré sa barbe aux soirées poker de Clara Morgane et prêté sa voix à un yéti de dessin animé. Sébastien Chabal, c’est la suite logique, va faire, comme Manaudou, ses débuts au cinéma dans un film réalisé par l’ancien président du FC Lourdes Christian Gion. L’histoire empruntera à la fois au rugby et à la Seconde guerre mondiale. Ca ne pourra de toute façon pas être pire que l’Allez France ! de Robert Dhéry.

Madrid : Masters mind

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La course aux Masters crée un nouvel effet Tsonga pour le tennis français. Avec un peu de chance, il y aura même un représentant à Shanghaï. Les psy sont dépassés.

Paul-Henri Mathieu est de retour. Il lui a suffit de prendre un pseudonyme pour accéder aux Masters. Il s’appelle maintenant Gilles, fréquente un ami de M. Hilditch et joue presque aussi bien que contre Youznhy durant deux sets et demi. Pour autant, parviendra-t-il vivant à Shanghaï ?  La course aux Masters a bien failli le tuer. Si la surprise était tombée sur Gasquet au dernier moment l’an passé, lui a eu le temps d’être prévenu. Et d’enchaîner Mahut à Metz et Schwank à Vienne. Un énorme Schwank contre un Simon éreinté après une longue saison, a rectifié la presse. Schwank n’avait jamais entendu parler de ce mot. Rien de mental, que du physique, Simon a tout confirmé. Andreev et Blake craignent d’avoir une mononucléose.

Simon papa taré

Mickaël Llodra n’avait pas le même problème. On lui avait laissé entendre qu’il n’avait aucune chance d’aller aux Masters. Du coup, il a fait des trucs sans intérêt. Comme perdre au premier tour contre Istomin ou Ginepri. Ce n’est pas une blague. Julien Benneteau, lui, n’affrontera pas Djokovic. Ne cherchez surtout pas l’intérêt d’une telle information, c’est la presse sportive du moment. C’est à se demander pourquoi Le Vestiaire a doublé son nombre de visites. Julien aurait même écrit à Söderling pour lui demander s’il n’avait pas envoyé un sosie à Roland Garros.

Pauline Parmentier pourrait ne pas aller aux Masters. Emue aux larmes par Julie Coin à l’US Open, elle a du coup décidé d’offrir la même histoire à Ryoko Fuda au palmarès flatteur. Beau geste.

L’étroit mousquetaire

Dans l’attente du champion français, Monfils, Tsonga et Gasquet ont décidé de jouer quand même. Comme si Alexandre Sidorenko tardait à éclore. Fortuitement, Tsonga pourrait même aller aux Masters. Il a mangé un Granola sans bien jouer. Gasquet a été tellement curieux de voir ce que ça fait qu’il a perdu le premier set avant de gagner. Si ça lui a plu, Nadal va comprendre qui est le Petit As. Pour Tsonga, ça sera Federer. Pour avoir d’autres souvenirs de carrière que des stétoscopes et des infirmières peu culotées, il serait bien inspiré de prendre un prontalgine. Monfils, lui, a le temps pour les souvenirs et les Masters. C’est dommage, c’est le seul à pouvoir battre tout le monde la même semaine. En plus, l’Asie, ça lui file la pêche.

Pendant ce temps-là, Dominguez ne sait plus où donner de la tête. Peut-être du côté de Bartoli, qui voit arriver le Masters avec horreur. Coup de chance, elle n’ira pas.

Formule 1, GP du Japon, Renault : Losange et des monts

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« Vous avez bien fait de vous lever ! » a crié pendant deux heures l’héritier de Pierre van Vliet. Chuck Norris et Marc Minardi n’avaient pas mis de réveil.

Ca va mieux chez Renault. Les ouvriers de Sandouville seront contents de l’apprendre. Le seul salaire annuel d’Alonso suffirait, en passant, à payer pendant deux ans les mille smicards remerciés. Mais on n’est pas là pour parler politique, après tout, Seb la Bourde fait ça beaucoup mieux. Tokyo ? Ca lui a rappelé les Etats-Unis, « mais avec plein de Japonais ». Et la région autour du circuit, c’est un peu l’Autriche, « mais avec plein de Japonais ». Il va bientôt écrire qu’il y a trop de Chinois à Shanghai. Que fait Jorg Haider ?

On pense ce qu’on veut de sa première saison en F1 et de ses trois tours en leader virtuel, il faut reconnaître que le Français ne méritait pas plus sa pénalité de 25 secondes que les drive through infligés à Hamilton et Massa. C’était déjà dur pour Piquette de doubler en F1, ça devient impossible maintenant que la FIA refait passer par les stands tous ceux qui s'éloignent un peu trop de la trajectoire idéale. Les instances dirigeantes comprennent tellement leur sport que le GP du Canada va sauter la saison prochaine. C’était l’un des plus beaux du plateau.

Tout avait pourtant bien commencé pour Nakajima, auteur dès le premier virage d’un éperonnage dont il partage le secret avec Sato. Son public a apprécié. Quelques mètres devant, Hamilton montrait combien il avait retenu les leçons de la saison dernière. Il n’était plus le chien fou immature qui perd le titre sous la pression. Il ne tenterait plus de manœuvres désespérées et laisserait Nicole à ses occupations les week-ends de course.

Légitime défiance 

Heureusement, une fois encore, Ferrari a fait de son mieux pour lui offrir le titre. Ses mécanos ne craignent plus pour leurs genoux depuis le retour de l’homme-sucette, mais son duo de pilotes a confirmé qu’il n’était pas à la hauteur de l’héritage cabré. Massa a récupéré deux points aussi précieux qu’un autographe de Bertrand Baguette, mais Ross Brawn se demande encore comment la Scuderia peut être en mesure de tout perdre avec une voiture aussi supérieure ?

Jamais championnat n’aura couronné un pilote aussi peu légitime, qui que ce soit. Kubica ne va quand même pas profiter tous les dimanches de la faiblesse de ses adversaires. Il a déjà montré ce qu’il valait. « Si BMW avait apporté autant d’améliorations à leur voiture que nous l’avons fait cette année, le Polonais serait champion du monde », murmure-t-on chez Renault.

Ca va mieux pour le Losange et Le Vestiaire est content de l’apprendre, lui qui avait refusé en début de saison d’enterrer trop vite Alonso (2e commentaire). « Sa marge de progression est importante », écrivions-nous alors, conscients que l’Espagnol n’avait pas battu deux fois Schumacher pour rien. Pour la première fois depuis le printemps, les deux meilleurs pilotes ont fini aux deux premières places. Pas forcément dans le bon ordre.

Domenech show, saison 5, épisode 3, Roumanie-France, : Domenech a eu show

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Il lui fallait 5 points en trois matches, il en a 4. Il a perdu contre le Kazakhstan et fait match nul contre le Lichtenstein. Même Escalettes n’en veut plus. Il faut pourtant conserver le Domenech show à l’antenne. Mode d’emploi.

Jamais une émission de real-tv n’était allée assez aussi loin dans le trash. Domenech le sait, il vient réaliser un truc énorme. Placer deux de ses trois derniers matches à la tête des Bleus dans le Flop 5 des pires rencontres tricolores hors phases finales : la marque des géants. Et en plus, ça passe comme une lettre à La Poste. Mieux, il en ressort grandit. Le père Noël a été le premier à dégainer samedi soir. Le Graët a bien fait comprendre qu’il n’y a aucune raison de supprimer le sélectionneur après une telle prestation. Plus c’est gros, plus ça passe. C’est la règle d’or du Domenech show depuis plus de 4 ans. Noël a bien raison, Olivier Sauton n’aurait pas dit mieux. 2-0 au bout de 20 minutes, même Henri Michel ne s’était pas permis ça face à Chypre pour son dernier récital d’Octobre. Terminer par un match nul, Domenech a prouvé qu’il était au moins de la même trempe. Houiller a revu son bilan à la hausse, lui au moins il menait face à Israël et la Bulgarie avant de conclure son petit Chelem d’automne. D’accord, la fin est plus désastreuse que celles de ses collègues, mais était-ce vraiment l’Azerbaïdjan en face ?

Il n’y a que la presse, avec une éthique qui l’honore, qui n’a pas remarqué ce que Domenech a vu tout de suite : la Roumanie de samedi valait largement le dernier but de Papin en équipe de France ou un doublé de Leboeuf. Le journal L’Equipe a aimé, tant mieux, c’est son rôle, la presse à scandale aime aussi Secret Story. Voici le troisième épisode de la cinquième saison du Domenech show.

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Bruits de Vestiaire

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Non, Poulmaire n'a pas mis Manaudou avec Gourcuff ni Dati en cloques. Alexandra Paressant lui aurait par contre confié sa défense.

Formule 1. La fille de Jacques Laffite, Margot, avait déjà assuré il y a quelques mois le succès de cette rubrique. On ne se demande pas pourquoi. Celle de Bernie Ecclestone, Tamara, 24 ans, n'a pas grand-chose à lui envier. Elle a récemment posé nue pour une campagne anti-fourrure. « Je pense juste que c'est horrible de torturer des animaux vivants au nom de la vanité », s'est émue la jeune femme, également opposée au Sida, à la guerre et au GP de Magny-Cours. Une chose est sûre : elle et sa petite soeur Petra ne tiennent vraiment pas de leur père.

Football. Il pointe à l'ANPE, porte des cravates de cuir et n'a pas plus de cheveux que Rooney et Beckham réunis. Freddie Ljungberg a beau avoir assuré la promotion d'une marque de slips kangourou, il fait un dragueur aussi maladroit que Wilhelmsson devant le but. Viré par West Ham, le Suédois noie depuis sa peine dans les bars de Londres, où la chanteuse australienne Natalie Imbruglia, ça tombe bien, se remet, elle, de son divorce. Tombé sous le charme, Freddie lui a fait porter une bouteille de champagne. Sans bouger de son siège. La classe.

Free fight. Jeff Lamour avait refusé son introduction en France au motif que « la violence et les actes barbares et sauvages commis au nom du sport sont dénués de valeur sociale dans une société civilisée qui respecte les Droits de l'Homme ». Pourquoi Cyril Rool est-il toujours en L1 ? Le combat libre n'a donc pas droit de cité dans notre pays. C'est bien dommage, on aurait aimé voir Kyra Gracie en action ou pouvoir acheter la figurine à l'effigie du poids moyen britannique Michael Bisping. A quand une Barbie Asloum ?

Médias. Sarah Palin n'a pas abusé toute sa vie de ses pouvoirs. Avant d'être une 'hockey mum', la colistière de McCain a même exercé un des métiers les plus nobles au monde et aux Etats-Unis après Miss Alaska (photo) : journaliste sportive. On la voit sur cette vidéo sans ses lunettes, mais avec un strabisme naissant qui n'enlèverait rien à son charme si la chaîne avait pu s'offrir un coiffeur. Entre deux résultats de courses de traineau, la candidate à la vice-présidente américaine montre une fois plus que le journalisme sportif mène à tout. Notre marraine visera-t-elle Matignon ?

Rugby. Semaine contrastée pour Danny Cipriani, le Golden Boy du rugby anglais. L'ouvreur des Wasps a d'abord pris dans les dents, à l'entraînement, un crochet de son coéquipier Josh Lewsey. Pire, nous rapporte la presse britannique, il a été obligé de prendre un taxi après que son 4×4 de luxe a été immobilisé par la police. Heureusement pour lui, la nouvelle blessure de Wilkinson lui assure de jouer le Tournoi et son mannequin de girlfriend, Kelly Brook, qui pose pour des calendriers autrement plus intéressants que ceux de Max Guazzi, vient de se faire livrer un lit 'king size'.

Athlétisme. Un chercheur de l'université de Brunel – aucun lien – a montré que la musique rock aidait à courir plus vite. Haile Gebreselassie lui-même s'entraînerait au son du légendaire Scatman et un semi-marathon a été organisé le week-end dernier à Londres, où dix-sept groupes de musique avaient pris place le long du parcours. L'étude prétend que le niveau d'endurance peut augmenter de 15 % grâce au S Club 7. Mehdi Baala en a effacé le Best of Claude Barzotti de son iPod.

Patinage artistique, Masters, Brian Joubert : L’affûtage dégueule

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Comme Stojko, Yagudin et Plushenko avant lui, Jeffrey Buttle a pris sa retraite cette semaine. Alain Calmat a le champ libre.

Il fallait bien un jour reparler patinage artistique. Ce n’est pas de gaieté de cœur, croyez-nous. On aurait préféré passer du cricket. Mais Le Vestiaire ne pouvait laisser à www.passion-patinage.com le monopole d’écœure : les Masters de Brian Joubert valaient bien une Metz. Alors, même s’il ne connaît pas plus la glace qu’Izabella Miko, nous avons mis à l’essai un nouveau chroniqueur patinage, spécialiste de Karaté, qui s’est rendu sur place et a essayé de comprendre comment un ancien champion du monde pouvait perdre les régionaux de Poitou-Charentes.

Dans tous les autres sports, des Masters, ça veut dire quelque chose. Pas en patinage, le public ne s’y est pas trompé. Tout seul devant les bénévoles de la Fédé, venus faire le nombre, Joubert, après son programme court, avait quand même trouvé à la compétition une mince raison d’être : « Voir les choses qu’il reste à améliorer. » Il n’en a pas dormi de la nuit. Son truc en plumes et ses bonnes manières n’ont berné personne le lendemain : Marie-Reine Le Gougne avait un rendez-vous d’affaires.

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Le Poitevin a tellement ramé que le responsable de la sono a laissé courir Massacre en canoë pendant dix minutes. Il a raté son premier saut avec autant d’aplomb que les suivants. Ses collants en sèchent encore. « Je n’avais qu’une envie : que tout ça s’arrête », s’est excusé le vainqueur du Trophée Alain-Bompard 2006 dans un entretien exclusif au Vestiaire« Je n’ai pris aucun plaisir. » Seule Laetitia Bléger savait en donner : il lui a collé un procès. Son intendant n’a qu’à bien se tenir, car si Brian s’est fait taper par Préaubert, c’est à cause de ses patins : « Je vais les changer, j’ai un problème avec l’affûtage de mes lames. » On nous prend vraiment pour des cons.

Heureusement, il n’y avait pas que Joubert aux Masters. Il avait amené des copines : Vincianne Fortin, les sœurs Didier, qui ne le sont pas, et Maé-Bérénice Meité, l’héritière de Surya Bonaly, qui ne fait pourtant pas de saltos. C’est interdit au collège. Les couples, eux, ont compris qu’ils ne gagneraient jamais rien à écouter Annick Dumont. Canac et Coia sont partis au Québec, Péchalat (photo) et Bourzat en Russie. Yannick Bonheur, lui, a trouvé le sien sur Meetic : elle est Canadienne. Il ne manquerait plus qu’ils gagnent une médaille.

Cyclisme, Bilan : Personne n’est Malabry

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Thierry Bisounours n’a pu se rendre à Paris-Bourges, car ça n’intéressait personne et parce que le vélo c’est pas vraiment son truc. Ca ne l’a pas empêché de répondre à nos questions sur la saison écoulée. Comme d’habitude, il n’a pas pris de gants, comme on dit dans le jargon.

Thierry, on vous dit très affecté par les derniers cas positifs. Vous ne vous en doutiez pas ?

Ecoutez, avec Lance Armstrong, Piotr Ugrumov et Frédéric Bessy, j’avais été habitué aux extraterrestres propres, comme on dit dans le jargon. Et puis, en général, je me trompe rarement dans mes jugements.

Vinokourov, Rasmussen, Mayo, Piepoli, Ricco… On ne peut pas dire que vous en soyez à votre coup d’essai ?

Si vous voulez dire que je n’y connais rien…

On ne dit pas ça…

Si, et tout le monde le dit. Même ma femme pense que je suis un gros naïf. Mais c’est pas vrai, Bilou, mon patron, dit juste que je n’ai pas eu la même croissance que les autres. C’est son critère de recrutement.

Chamoulaud, Clopeau, Godart, vous en êtes certain ? Que pensez-vous de la Coupe de France ?

Si vous évoquez celle de foot, j’en ai déjà commenté certains matches.

C’était pas plutôt la Coupe de la Ligue ?

Ah, si. Mais si on parle vélo, alors j’ai rien à dire dessus, j’ai pas suivi.

Vous n’êtes pas le spécialiste télé de la discipline, par hasard ?

Spécialiste est un bien grand mot, qu’il ne faut pas galvauder. Philippe Lafon, par exemple, est spécialiste. Moi je suis un amateur et c’est pareil avec les femmes des collègues. Même si j’essaie de me rendre sur le Tour chaque année.

Vous êtes commentateur du Tour quand même !

C’est vous qui le dites.

Chavanel a couru sa dernière course chez Cofidis. Quel avenir lui promettez-vous ?

Une blague circule en ce moment au Balto (c’est là que Thierry lit son Onze Mondial tous les jours, ndlr). On dit que c’était sa dernière course propre. C’est amusant, non ?

Pourquoi ?

Ben, parce qu’à son âge, ça fait longtemps qu’il ne pisse plus à la culotte.

En effet. L’UCI a félicité l’AFLD. Une réaction ?

Les anagrames, c’est pas mon truc.

Ce sont des acronymes. Jerôme Pineau est-il le meilleur coureur français actuel ?

Actuel n’a jamais monté d’équipe, mais tout le monde a le droit de se tromper. Quant à Pineau, vous ne devriez pas être si moqueur. On ne peut pas réduire quelqu’un à son classement UCI Pro tour (Pineau est 140e, ndlr). Mais chez Quickstep, ça va huiler la machine, comme on dit dans le jargon.

Que retiendrez-vous de cette saison ?

Sans aucun doute, la mise à l’écart de Patrice Clerc, la fin du Pro Tour et du cyclisme propre.

Le dopage a progressé ?

J’ai entendu Prudhomme cette semaine, il a réussi à parler de Piepoli et Schumacher, mais n’a pas dit un mot sur Armstrong ou le départ de Patrice. C’est pas très classe.

De ne pas avoir salué Armstrong ou d’être pris en flagrant délit d’hypocrisie, comme Leblanc à son époque ?

Thierry n’aura pas le temps de répondre, c’est le soir de Desperate Housewives (il vient d’être abonné à Canal pour pouvoir suivre le Tour de France, ndlr).

Football, Domenech show : Trappe de fin

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Thiriez ne parle plus, Escalettes est introuvable, même la buvette du FC Port-Feugarolles n’a plus de nouvelles. Le feuilleton le plus médiatisé de l'histoire du PAF pourrait bientôt une nouvelle fois prendre fin, la faute à une cinquième saison un peu faiblarde. La production ne sait plus quoi inventer. L'acteur principal non plus.

On imagine déjà Christophe Rocancourt ému sur un plateau en voyant son idole, face à un Christian Jeanpierre qui n’en a rien à foutre, comme de Gilardi et Albaladejo. La soirée d’adieux à Raymond Domenech est déjà dans les cartons. Mais les réjouissances seront pour plus tard. La fin de cycle avait été baclée par Roger Lemerre : courser les journalistes sans fusil, c’est une faute de goût. Santini était définitivement une erreur de casting. Avec Domenech, le foot français retrouve son lustre d’antan : Houiller attend de remettre son survet' dédicacé par Kostadinov depuis 15 ans déjà, l'encre n'a pourtant pas encore fini de sécher.

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Carte blanche, Athlétisme : Energies renouvelables ?

Le Vestiaire vous propose aujourd'hui une nouvelle Carte Blanche. Cette fois, c'est une ancienne championne d'athlétisme venue tout droit des pays de l'Est qui nous a écrit. Voici la lettre de Petra consacrée au plus grand meeting français.

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Après 16 ans de politique active de parrainage, Gaz de France, « un acteur majeur de l’énergie en France », a coupé les gaz.

Par Petra Dimitrova

Arrivederci Paris et son mythique meeting, qui a mis en scène les Sergueï Bubka, Hicham El Guerrouj, Carl Lewis et Marion Jones… Non, pardon, Tim Montgomery et Justin Gatlin, ah mince, ça ne va pas non plus, disons Christine Arron et Medhi Baala, si si, là ça colle… Car jamais les Français n’ont autant brillé que dans la soucoupe du Stade de France. On se tord les mains, on s’arrache les cheveux bien sûr, c’est toute la capitale qui s’effondre sous le coup de grisou du partenaire historique. Mais quid de ces jolies petites bourgades de province qui ont révélé la perche à Clermont-Ferrand ou la marche à Mondeville ? Le trou de mémoire est presque aussi gros que le coup de grisou, car en se retirant, Gaz de France fait imploser la planète athlétisme. Quid des meetings de Liévin et Clermont-Ferrand donc ? Quid de Bugeat, Hérouville, et Saint-Malo, tous dûment estampillés Gaz ? Sans compter tous les autres, les Strasbourg, Castres ou Lille, qui vont devoir se trouver un autre historique pour finir de boucler leurs budgets, d’où disparait la ligne « Gaz ».

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Rugby, Exclusivité Le Vestiaire : Le cas Camou

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Pierre Camou est pour Lapasset « le prochain président d’une équipe de France championne du monde ». Il faudrait qu'il arrête de fumer.

Il arpente depuis plusieurs mois la France du rugby, d’Hendaye à Vic-en-Bigorre, prêchant à qui veut l’entendre sa légitimité et son manque d’ambition. Si l’élection fédérale de décembre n’était pas jouée d’avance, on pourrait croire que Pierre Camou est en campagne. Mais l’homme n’aime pas plus la politique que les projets. Ce qu’il veut, c’est un axe de travail. La nuance est de taille. Bernard Lapasset a déblayé le terrain à son intérimaire de bras droit avant de partir sauver le monde, ses actions Dexia et les pubs de Dublin. Personne, à la Fédé, n’irait remettre en cause sa dernière volonté. Alors, on fait avec. Avec cet homme sans envergure, qui sera dans les mois à venir le visage d’un rugby français incapable de se remettre en question.

Le consensus l’habite

Pierre Camou, dans un entretien exclusif au Vestiaire, se décrit comme « un homme de dialogue, éventuellement de consensus ». Il entretient avec la Ligue et son futur-ancien président des relations amicales, mais estime qu’elle devrait « penser un peu au-delà de ses intérêts à courts termes ». Camou, c’est un peu l’esprit de Raffarin dans le corps de Raymond Barre : il aime parler pour ne rien dire et veut tout décentraliser. « Parce que le Pays Basque n’est pas la Bretagne », que la France contée n’est pas l’enfer du Nord et que Juan Martin Hernandez n’est pas l’Italie, même s’ils parlent la même langue.

L’Escot barre

Il a gardé de ses années de banquier le goût des costumes à rayures et la condescendance des hommes de droite. Il veut « casser les habitudes, refonder les pouvoirs, remodeler les structures » sans toucher aux valeurs de son sport. Une rupture tranquille, en quelque sorte. Bientôt il se frottera à l’exercice d’un pouvoir qu’il a longtemps caressé, tapi dans l’ombre. Camou est un célibataire endurci. Tant mieux, ça rend sourd aux critiques. Il devra partir sous peu, comme les pompiers, vendre son nouveau calendrier de Laporte en porte. Il lui faudra faire vite, Monsieur rugby Richard Escot ne le voit pas parti pour rester (dernier commentaire). Ca doit être vrai : L’Equipe ne l’a pas écrit.

Rallye, Moto, Formule 1 : Le bon, la brute et le truand

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Le Vestiaire poursuit cette semaine son printemps du cinéma. Le buffle mayennais, du pop corn plein la barbe, rigole encore de Ben Stiffler.

Le bon. Le monde, dit-on, se divise en deux catégories : il y a ceux qui tiennent à leur volant et ceux qui creusent. Lui, il creuse. Il n’y avait pas besoin d’être inscrit sur un forum de tuning pour voir au soir du premier rallye de la saison qu’une fois encore Sébastien Loeb aurait pour seule concurrence Dimitri Karbanenko et la gendarmerie monégasque. A part en Turquie, où les Ford s’étaient garées pour le laisser balayer, l’Alsacien a gagné toutes les courses qu’il a terminées. Ca fait déjà neuf : plus que Bernard Darniche en vingt ans de carrière. Latvala n’a pas fait illusion bien longtemps, les copains de Sordo le renient et les consignes d’équipe ne suffiront pas à Hirvonen pour faire la couverture de Men’s Health. Loeb va bientôt pouvoir se casser un bras en VTT.

La brute. Il porte des blousons de cuir et sa casquette de travers. Mike Di Meglio, c’est la terreur du plateau 125. Il se rase déjà, à 20 ans, et sa mobylette rouge force le respect des plus grands. Pierre-Henri Potherat lui-même se couche à chaque passage de ce monstre de puissance, un monocylindre de 80kg qui propulse le Toulousain à des vitesses folles les jours de grand vent. Arnaud Vincent a demandé hier aux Editions Sodis de brûler leur stock d'invendus : Di Meglio a battu de 8 ans son record de précocité.

Le truand. Il a réussi à faire croire au monde et aux modérateurs de son forum qu’il avait sa place en Formule 1. C’est fort. Sébastien Bourdais a offert à Claire, d’Istanbul à Singapour, la lune de miel dont elle rêvait. Il peut partir tranquille, elle verra encore le Japon, la Chine et le Brésil. Toro Rosso a déjà mis à l’essai la moitié de la GP2. Il n’y avait bien que Paul Newman pour croire qu’on ne cherchait qu'à remplacer Vettel. Bruno Senna, Sébastien Buemi, Salvator Duran, Takuma Sato : parmi ces noms se cache le successeur de Bourdais. Que fait Romain Grosjean ?

Pendant ce temps-là, Yvan Muller a le droit à une brève dans le JT de Pernault. Mieux vaut faire du tourisme que du ski de fond.

Football, Cinéma : Trafic d’incompétence

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Durant près de 4 ans, ils ont infiltré les coulisses du Domenech Show. Aujourd'hui, alors que s'ouvre le procès du football français, ils choisissent de parler. Bientôt dans les salles.

La France n'a plus d'équipe nationale, plus de clubs, plus que Ribery et Benzema, mais ils jouent dans des équipes pourries. Comment a-t-on pu en arriver là ? Un élément de réponse, cher à David Pujadas, a été livré cette semaine, comme d'habitude par deux types que tout oppose. Danny Glover et Mel Gibson, Eddy Murphy et Nick Nolte, Belle et Sébastien, Adisson et Forgues n'ont qu'à bien se tenir. 

L'un, dit « le muet », est une petite frappe marseillaise, taiseux et violent, mais surdoué. L'autre, « le crâneur », est un Stéphanois Lyonnais peu charismatique, beau gosse et grande gueule, assez médiocre. Ensemble, ils ont donc infiltré une des plus terribles mafias encore en activité : le foot français.

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Bruits de Vestiaire

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Laslandes veut faire du hand, Srichaphan de la moto et Mauresmo du tennis. C'est le monde à Anvers.

Cyclisme. Il était roux, malingre et mal dans sa peau. Parce qu’il n’était pas passé à la télé après ses trois breloques athéniennes, Bradley Wiggins avait sombré dans une dépression destructrice. Sa consommation d’alcool lui aurait alors suffi à monter trois fois Joux-Plane sur le grand plateau. Il a préféré la piste, comme Chris Hoy, qui mériterait selon lui d’être anobli par la reine. Et pourquoi pas la Légion d'Honneur au pharmacien de Millar ?

Football (?). Sa girlfriend épicée avait reconnu il y a quelques années n'avoir jamais ouvert un livre de sa vie. Ceux que David Beckham publiera à partir de l'été 2009 devraient lui être abordables : ils s'adresseront aux 7-10 ans. Le pré-retraité n'écrira pas lui-même la série de bouquins, inspirée par « les heures de courts, l'entraînement et les situations » de son académie de football. Si la jeunesse britannique ne se remet pas à la lecture avec ça.

Golf / Baseball. On reste de l'autre côté de la Manche, où la presse sportive sait donner un peu d'intérêt à des disciplines qui n'en ont pas forcément. Le golf, d'abord, qui peine à exister dans nos colonnes en dehors de la famille Woods. Avec son site Beautiful Performance, le Sun redonne ses lettres de noblesse à l'art du putting. Et que dire des joueuses de la Major League ? Sinon qu'on aimerait les voir catcher comme Kelly Kelly et Candice Michelle.

Sumo. Il n'a pas le glamour des sportives suce-citées, mais Soslan Gagloev, plus connu dans le milieu sous le nom de Wakanoho, va tout déballer. Le sumotori russe, 20 ans, s'est dit prêt à témoigner devant la justice des scandales agitant son sport. Corruption, violence, drogue, il veut balancer « toutes les saletés » auxquelles il a dû faire face. C'est un peu l'hôpital qui se fout de la charité : l'ami Soslan a été exclu à vie pour possession de cannabis.

Rugby. Evander Holyfield a fait jurisprudence : Gareth Jones, un rugbyman amateur gallois, passera un an à l'ombre pour avoir mordu l'oreille d'un adversaire, lui arrachant le lobe, finalement remis en place par 20 points de suture. L'Irlandais Trevor Brennan, suspendu trois ans pour avoir frappé un supporter sur un match de H-Cup, pourrait quant à lui bientôt faire son retour. Pourquoi pas au Stade français ? La Blanche de Castille lui irait si bien.

Natation. Dépêche AFP – Alain Bernard : « On ira encore plus loin ». Les progrès de la science n'ont pas de limites.

Football, Ligue des Champions : La tête dans le Cluj

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Le Vestiaire ne voulait pas avoir raison, une fois de plus, il en est pour son expertise, à regret. Vincent Laban, lui, est rentré dans l’histoire.

N’allez pas stupidement croire que les groupes étaient trop faciles. Certes, il y avait la Fiorentina, probable futur champion d’Europe, un jour peut-être. Certes, il y avait Chelsea, accroché par le grand Cluj. Certes, il y avait Rome, qui pourrait bien être la révélation de l’Intertoto la saison prochaine. Certes, il y avait l’Atletico, Torres joue à Liverpool. Le constat est évident, même Pierre Menès pourrait le faire : la France, après deux matches, a les clubs champions les plus nuls d’Europe. L’OM y ajoute Hilton, Erbate et Zubar pour faire le malin, comme d’habitude. Ca va finir par énerver Givet.

Les poteaux étaient carrés

Evidemment, conteste Thiriez, les Français ne sont pas ridicules dans le jeu, excepté Lyon, au niveau si catastrophique qu’Aulas verrait bien l’avenir en Blanc. Bordeaux et même Marseille (hors défense) ont été largement au-dessus de leurs adversaires du soir. Le french kiss a fait des français d’incorrigibles romantiques : on s’approche de l’exploit, mais on ne conclue qu’une fois par décade. L’exploit en question a bien eu lieu, il est triple, même Cibulkova n’a pas connu ça avec Monfils :  un nul contre des Allemands précis comme un penalty de Sauzée, une bonne mi-temps contre un club italien et donner moins de deux buts par match à son adversaire. Hélas, c’est un cliché plus connu encore que la femme de Fred, le haut niveau, c’est surtout dans la tête, même si on se fait voler de temps en temps. Là par contre, Lyon se démarque.

On pourra toujours regretter que Blanc ait pu aligner Henrique, preuve qu’il y a encore des champions qui ne lisent pas Le Vestiaire, à part ça, le futur sélectionneur pourra quitter Bordeaux l’esprit tranquille. Ce qu’on pourra surtout regretter, c’est que Bordeaux ne sache toujours pas composer avec un environnement nuisible. Chalmé et Jurietti ont tellement passé de temps à jouer à Cyril Rool qu’ils n’ont probablement pas vu les deuxième et troisième buts romains. L’injustice est incontestablen mais c’était déjà arrivé, et ça conduit toujours à la défaite. Sauf pour Lyon ,qui ferait bien d’organiser des séminaires sur la question. Blanc a dû apprécier l’orgueil de ses joueurs : son expulsion avait-elle empêché Leboeuf de jouer France-Brésil ? Dans ces cas là, mieux valait garder l’ambition à la maison. Et si Ricardo revenait au mercato ?

Pendant ce temps-là, Nancy doit se choisir un sport. Comme Steve Marlet.

Football, Ligue des Champions : Un point qui fait bien ch…

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Le FC Hollywood a fait son grand retour hier à l'Allianz Arena. Lyon y a récolté un nul et tout le monde est content : Thiriez a fait un sacré boulot. L'Equipe peut se laisser aller. 

Le Vestiaire mettait en doute les chances lyonnaises de figurer en 8e de finale cette saison en Ligue des Champions. C'était sans compter sur le tirage au sort. L'OL figure dans la poule la moins relevée depuis ses débuts chez les grands, ou depuis Maribor et Bernard Lacombe pour les puristes. Pourtant, avec deux points, le champion de France est loin d'être encore qualifié et le déplacement à Bucarest fait trembler jusqu'à Domenech. On le comprend : les Roumains ont obtenu le 0-0 à Florence et restent sur un titre en C1 en 1986. Heureusement, Duckadam n'est plus là.

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