La presse est unanime

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Samedi soir, l’équipe du Vestiaire s’est endormie le coeur léger. L’équipe de France de foot est de retour.

Tout était bien mal parti. Un sélectionneur nul, une Fédération pas meilleure et logiquement une équipe au diapason. Cerise sur le gâteau, c’est la grande Roumanie qui se présentait, pas celle de Hagi, Raducioiu, Moldovan, Popescu, Belodedici, Prodan, Prunea, Dumitrescu, Mihali, Stelea, ou Petrescu, quart de finaliste de la World cup 94, mais l’autre, celle qui a pris 3-0 par la Lituanie. En plus, il fallait gagner. Pour que Domenech sauve sa tête, ramasse 5 points sur 9 et que la France garde des chances d’aller en Afrique du Sud. L’histoire était écrite, elle allait repartir de zéro lors du prochain Conseil fédéral.

La revanche d’une blonde

Et puis, miracle, la France a livré un grand match lui permettant d’accrocher la légendaire formation des Carpathes. 2-2, une performance extraordinaire pour les finalistes de la Coupe du monde 2006, et même un exploit. Il aura donc fallu 90 minutes à l’ensemble de l’univers pour se rendre compte que finalement Domenech peut emmener la France en Afrique du Sud. Joueurs, presse, dirigeants, tout le monde est d’accord. Pour la première fois, Le Vestiaire va se joindre au refrain national et s’écrier « Vive Domenech ! » Nous avons été trop longtemps aveugles : les défaites à répétition, le coaching désastreux, l’Euro 2008, la communication foutage de gueule, le rejet national nous avaient bêtement laissé penser qu’il n’avait plus sa place. Stupidement, nous avions fantasmé un bordel, une pseudo crise déclenchée ces dernières semaines par les incompréhensions liées au choix d’Escalette. Chacun a pu retrouver la raison. 4 points sur 9 possibles, une victoire en 3 matches face à des adversaires de renom : le football français est sur la bonne voie. Et si, en réalité, la France avait gagné ce fameux match ?

Pendant ce temps-là, Michel, Houiller, Platini, Lemerre et Santini deviennent des légendes.

Une réflexion au sujet de « La presse est unanime »

  1. c’était bien la pire chose qui pouvait arriver : avec ce match nul contre la formidable roumanie, qui suit la victoire acquise haut la main face à la grande serbie, on va reprendre du raymond pour un bon bout de temps! Et puis on se demandera s’il n’eut pas été plus intelligent de le changer après la prochaine branlée lituanienne. Malheureusement nous ne sommes pas tombés dans le groupe 1 ou 4 ou 5 ou 6 ou 9… qui nous auraientt ouverts les yeux tout de suite. Au fait, on avait pas dit 5 points pour garder le benêt ?

  2. Personnellement, j’ai fortuitement allumé la télé après 20 minutes de jeu en première période, et j’ai vu l’équipe de France gagner son match par 2-0.
    Comme le disent les commentateurs, une équipe est née, le groupe va capitaliser sur cette expérience unique et humainement forte. L’émotion est proche et ce bloc n’est pas sans rappeler son illustre et glorieux passé des années 92-93.

  3. Jérôme, tu me fais peur. Rien qu’en lisant « Comme le disent les commentateurs », je sais que je ne peux accorder aucun crédit à la suite.

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