Rallye, Moto, Formule 1 : Le bon, la brute et le truand

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Le Vestiaire poursuit cette semaine son printemps du cinéma. Le buffle mayennais, du pop corn plein la barbe, rigole encore de Ben Stiffler.

Le bon. Le monde, dit-on, se divise en deux catégories : il y a ceux qui tiennent à leur volant et ceux qui creusent. Lui, il creuse. Il n’y avait pas besoin d’être inscrit sur un forum de tuning pour voir au soir du premier rallye de la saison qu’une fois encore Sébastien Loeb aurait pour seule concurrence Dimitri Karbanenko et la gendarmerie monégasque. A part en Turquie, où les Ford s’étaient garées pour le laisser balayer, l’Alsacien a gagné toutes les courses qu’il a terminées. Ca fait déjà neuf : plus que Bernard Darniche en vingt ans de carrière. Latvala n’a pas fait illusion bien longtemps, les copains de Sordo le renient et les consignes d’équipe ne suffiront pas à Hirvonen pour faire la couverture de Men’s Health. Loeb va bientôt pouvoir se casser un bras en VTT.

La brute. Il porte des blousons de cuir et sa casquette de travers. Mike Di Meglio, c’est la terreur du plateau 125. Il se rase déjà, à 20 ans, et sa mobylette rouge force le respect des plus grands. Pierre-Henri Potherat lui-même se couche à chaque passage de ce monstre de puissance, un monocylindre de 80kg qui propulse le Toulousain à des vitesses folles les jours de grand vent. Arnaud Vincent a demandé hier aux Editions Sodis de brûler leur stock d'invendus : Di Meglio a battu de 8 ans son record de précocité.

Le truand. Il a réussi à faire croire au monde et aux modérateurs de son forum qu’il avait sa place en Formule 1. C’est fort. Sébastien Bourdais a offert à Claire, d’Istanbul à Singapour, la lune de miel dont elle rêvait. Il peut partir tranquille, elle verra encore le Japon, la Chine et le Brésil. Toro Rosso a déjà mis à l’essai la moitié de la GP2. Il n’y avait bien que Paul Newman pour croire qu’on ne cherchait qu'à remplacer Vettel. Bruno Senna, Sébastien Buemi, Salvator Duran, Takuma Sato : parmi ces noms se cache le successeur de Bourdais. Que fait Romain Grosjean ?

Pendant ce temps-là, Yvan Muller a le droit à une brève dans le JT de Pernault. Mieux vaut faire du tourisme que du ski de fond.

6 réflexions au sujet de « Rallye, Moto, Formule 1 : Le bon, la brute et le truand »

  1. Bourdais a « juste » gagné toutes les formules de promotion, puis a gagné 4 titres en champ car avant d’aller en F1. Et pour ce faire il a encore du passer des tests concluants chez torro rosso avant d’être titularisé. On peut donc pas dire que les portes de la F1 aient été grandes ouvertes pour lui, il est certainement le pilote du plateau qui en a le plus chié pour trouver un volant. Donc désolé de contredire l’auteur de ce post, mais oui, Seb a sa place en F1. Il fait une saison honorable compte tenue de sa situation, mais bien entendu comme tout français qui ne gagne pas en F1, on lui tombe dessus (Jean si tu me lis…), et on le fait passer pour un looser… C’est assez triste de voir ça

  2. Ses performances en Champ Car méritaient en effet à Bourdais sa place en F1. Dommage qu’il n’ait pas su quoi en faire. Le Vestiaire a prévu de lui consacrer un bilan à la fin de sa saison, qui n’a vraiment rien eu d’honorable. Il a eu sa chance, il ne l’a tout simplement pas prise. Il ne lui reste plus que le 2cv cross.

  3. « Bilan qui n’a vraiment rien eu d’honorable » ca c’est TON point de vue, mais bon c’est un peu léger comme analyse….

    Il a été en difficulté une bonne partie de la saison, mais a su remonter la pente et se montrer très rapide. Il a certes peu marqué de points, mais n’importe quelle personne comprenant un minimum la F1 sait que sans toute cette malchance dont il a été victime, il aurait au moins triplé ses points : Melbourne, Monza, Fuji, ca fait au moins 10 points de perdus sans qu’il soit responsable. Et ca faudra bien penser à le mettre dans ton bilan, qui sera j’en suis sur, d’un très grand intérêt pour tous les spécialistes de la F1.

  4. La Toro Rosso a certes gagné en performance au cours de la saison, mais, jusqu’à ce week-end au Japon, où, nous le reconnaissons, il a fait sa première course honorable, Bourdais a toujours été moins rapide que son coéquipier, pourtant nettement moins expérimenté que lui. Il n’a jamais su trouver les bons réglages pour tirer quelque chose de sa charette et les incidents mécaniques ne sont pas toujours le fait du hasard. Vous le savez sans doute vous qui connaissez si bien la F1. Si Bourdais n’avait pas calé à Monza, qu’il voyait un peu mieux et que la FIA ne s’acharnait pas sur lui il serait sans doute déjà champion du monde. Et Berger aurait mis Magny-Cours en bouteille.

  5. Et si Vettel est plus rapide que Webber l’an prochain, il faudra également dégager l’Australien ??
    Ca n’a pas de sens ce genre de raisonnement… On a vu un paquet de très bon pilotes expérimentés se faire dominer par des petits jeunes, ça veut pas pour autant dire que c’était des merdes, ni qu’ils étaient bon pour la retraite…

    J’admets que c’est un blog et que tu n’est pas obligé d’avoir une quelconque objectivité dans les propos mais bon faire preuve de mauvaise foi comme sur les dernière ligne de ta réponse……… Bref sur ce, j’arrête d’écrire, les débats avec des Mr.Jairaison, j’ai assez donné.

    Bonne continuation quand même

  6. Le parallèle avec Webber est vraiment mal venu. L’Australien aurait déjà dû dégager depuis longtemps. Il ne fera au moins pas trop d’ombre à Vettel.

    Les pilotes expérimentés qui se font dominer par des jeunes ne sont évidemment pas des merdes, mais ils sont moins bons. Et être moins bon qu’un gamin de 19 ans, ce que Bourdais a été tout au long de la saison malgré ses quatre titres de Champ Car, il y a quand même des questions à se poser. Mais apparemment, il n’y a que Le Vestiaire et Toro Rosso pour le faire.

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