Bruits de Vestiaire

Robinho apprécie les transports en commun de Manchester, Salim Sdiri va bientôt éprouver son foie chez Lagardère et A-Rod ne passera pas ses vacances avec Madonna.

Football. Puisque les pérégrinations d’Ana Paula Oliveira intéressent visiblement nos confrères de la presse magazine, offrons-leur, à nouveau, de quoi alimenter leurs prochains numéros. Nos lecteurs du soir n’ont sûrement pas oublié la belle au sifflet, suspendue par sa Fédération pour avoir posé nue dans la version sud-américaine de Playboy, dont elle voulait seulement doper les ventes. Ils ne savent peut-être pas, en revanche, puisque Le-Vestiaire.net est le premier média francophone à s’en faire l’écho, que la Brésilienne, cantonnée à la ligne de touche depuis son retour sur les pelouses l’hiver dernier, a de nouveau officié comme arbitre centrale à l’occasion de la finale d’un tournoi de moins de 19 ans, à Porto Seguro (photo). Elle était jusqu’alors privée d’un tel honneur pour avoir échoué en août 2007 aux tests physiques organisés par sa Fédé. Les lecteurs de Playboy n’y avaient pourtant rien trouvé à redire.

Football (bis). Une actualité pareille méritait bien un doublon footballistique : les WAGs (Wives and Girlfriends, pour les nouveaux venus) ont encore fait parler d’elles outre-Manche. Nicola McLean, la partenaire du non moins célèbre international chypriote Tommy Williams (Peterborough United), a d’abord fêté comme il se doit le premier anniversaire de ses implants mammaires. Le mannequin Danielle Lloyd, ancienne miss Angleterre, a ensuite tiré la couverture à elle dans la chambre du rapeur hollandais Ryan Babel, auprès duquel elle s’est vengée de son DJ volage. Ce n’est jamais que son sixième footeux après Defoe, Bent, Sheringham, Gérard Piqué et l’improbable Armand Traoré. Comme quoi il n’a pas tout râté.

Tennis. Notre Kro-niqueur people n’aime pas se faire porteur de mauvaises nouvelles, mais ses lecteurs cinéphiles vont bien devoir attendre jusqu’au 13 janvier prochain la sortie de l’incontournable Balls Out: the Gary Houseman Story, dont Le-Vestiaire.net est partenaire. Son contenu explicite et son langage outrancier lui valent d’être directement gravé sur DVD, sans même passer par la case ciné. Il raconte les déboires d’un entraîneur de tennis avec une bande d’universitaires sédentaires et offre, surtout, le premier rôle au sosie d’Andy Roddick, Sean William Scott. Suffira-t-il à détrôner Ping Pong Playa ?

Omnisports. On reste dans l’univers cinématographique avec Hugh ‘Wolverine’ Jackman, récemment désigné par le magazine américain People comme l’homme vivant le plus sexy (l’interdiction des profanations laisse malheureusement hors concours ceux déjà passés à trépas). L’Australien devance Daniel ‘Bond’ Craig, Jon Hamm et Michael Phelps (8e), seul sportif à rentrer dans le Top 10. David Beckham, quinzième, est un peu plus loin, mais logiquement devant Lewis ‘Pussycat’ Hamilton et le fameux Andy Roddick. Franck Ribéry a curieusement été oublié.

Cyclisme. Lance Armstrong a eu une semaine éprouvante. Il a regardé Texas Tech vs Oklahoma dans son canapé, roulé 105 miles, emmené ses gosses à l’école, fait ses valises, déjeuné chez sa maman, attendu à l’aéroport de Dallas son avion pour Paris, rencontré Johan Bruyneel, accordé un entretien à un journaleux de l’International Herald Tribune et dîné avec ses vieux votes dans sa petite maison niçoise, crevé. Et il a quand même trouvé le temps de ‘Twitter’ toutes les vingt minutes. Entre deux injections ?

Pendant ce temps-là, Rebecca Adlington, mère Noël de l’Observer, devrait peut-être penser à passer elle aussi sur le billard si elle veut concurrencer Manaudou en dehors des bassins.

Pau-Orthez : La ProA facile

Nallet surtout pas croire que Le Vestiaire s’est trouvé un spécialiste basket. Mais après avoir commencé à disséquer la ProA par la tête, il lui fallait bien s’attaquer un jour, aussi, aux futurs adversaires de Boulazac.

On raconte dans les cuisines du Pilota Jaï-Laï que le Palais des Sports voisin abritait jadis une des meilleures équipes d’Europe, que l’axoa ne s’est pas toujours préparé au micro-onde et que le patron lui-même aurait déjà soulevé autre chose que des coupes à champagne. « C’est dans les vieux Pau qu’on fait les meilleures soupes », répond simplement Freddy Hufnagel à ses nouvelles serveuses. A quoi bon, après tout ? Il y a bien longtemps qu’on ne joue plus au basket par ici.

Echaudé par deux saisons anonymes, L’Elan béarnais avait pourtant décidé cet été de tourner la Page : « Fauthoux remettre au plat », avait même annoncé Didier Gadou, qui s’y connaît lui aussi en cuisine. Le logo des Houston Rockets, Samad Bahrami Nikkah et un Lacq l’aimant n’ont pas permis à Pau de retrouver son lustre passé. Le groupe de Tout panne a même atteint le premier quart du championnat derrière Vichy et Besançon, avec huit défaites consécutives. Dont huit en championnat.

Welcome to Mahinmi

Le Vestiaire, dont les recettes publicitaires ne lui permettent pas encore de s’abonner à Sport+, n’a pas trouvé non plus Limoges et l’ASVEL dans le haut du classement. Et où ont donc bien pu partir Foirest, Muresan, Evtimov et les frères Pietrus ? Le paysage du basket français a autant changé en dix ans que la garde-robe d’Eva Longoria. D’aucuns y voient un resserrement des valeurs. Les effectifs d’Orléans et Gravelines plaident plutôt pour un nivellement par le bas.

La ProA est aujourd’hui d’un niveau si faible que même les joueurs qui n’en ont pas la carrure s’empressent de partir en haine biais. Et on ne pense pas qu’à Mahinmi. Combien d’Ajinca pour un Parker ? Souvent, quand elle lui rend visite à Mirande, Cathy Melain rappelle à Alain Jardel que ça ne va pas beaucoup mieux chez les filles. Il fut un temps où Maxi-Basket se demandait qui de Bourges ou de Valenciennes allait gagner la Coupe d’Europe. Les Berruyères se déplacent maintenant à Brno avec autant d’assurance que Nancy et Le Mans en Euroligue.

Pendant ce temps-là, Mickaël J’ai la balle n’exclut pas un retour un Europe. Didier Gadou est preneur.

Ligue des Champions : Qu’a fait Nagui ?

Malgré la qualification pour les huitièmes, Le Vestiaire exige le départ immédiat de Laurent Blanc. Pour la deuxième fois en deux semaines, Bordeaux n’a pas battu Lyon.

Jean-Louis Triaud pourra tenter toutes les dissimulations. Lettre de licenciement de Jurietti, contrat à temps partiel de Cavenaghi, renouvellement de pilule à la femme de Fred, rien n’y fera : Blanc ne resignera plus rien après Chelsea. La joie coïtale d’Alou Diarra a beau ressembler à celle de Dugarry contre le Milan AC, on subodore une différence. Deux semaines après Lyon, un mois et demi après la Roma, sans oublier Paris ou Nancy, l’affront d’hier soir ne passe pas. Bordeaux n’a pas battu une équipe de Chelsea qui en a moins fait que Cluj. Et le malheur de Blanc a été total : au lieu de Praud et Ginola, il n’avait qu’Astorga. Et si seulement il avait eu Ginola sous la main.

Tholot de source

Pour Blanc, à moins qu’il estime vraiment que son équipe peut finir par conclure, il est temps de faire ses valises. Ses joueurs ont écrasé des Anglais pathétiques, mais Lyon ne fait pas match nul avec des Roumains. Pourtant, le niveau était là : la technique de Gourcuff a parfois mis au supplice la défense. Son double râteau sur Terry suffit pour signer où il veut en Angleterre l’an prochain. Mais ses défauts en ressortent plus forts que jamais. Chelsea avait fait un pari, certainement en compilant le début de saison bordelais : ne pas se fatiguer pour rien, donc ne pas jouer. Avec deux certitudes : Marouane Chamakh terminerait le match sans avoir foulé la surface de Cech et la rigueur bordelaise offrirait tôt ou tard soit une expulsion, soit un but. Le gagnant du jour est Jurietti, mais il ne pensait pas qu’Alou Diarra passerait l’éponge. Battre la pire Roma de ces dix dernières années offrira la qualification. Et si Bordeaux préférait l’UEFA ?

Pendant ce temps-là, David Astorga se prend à rêver du poste de commentateur. Il a fait ce qu’on lui a demandé : être chauvin. « Et Anelka y a été de son petit but. » Le FC Antilles a trouvé ses héros. Et la Ligue des Champions pourrait être rebaptisée Ligue 1.

Le retour du Boomesong

Lyon domine la Ligue 1 et s’est qualifié pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Comment expliquer la défaite du Parc des Princes ?

Lloris est ravi, il a du boulot. Puel aussi, il assiste au meilleur football que le monde ait porté depuis qu’il a signé à Lyon. Pour lui, la Fiorentina n’est pas une équipe minable qui défend encore plus mal que le Bayern. Des attaques à tout-va, des buts, c’est bien connu : le haut niveau fait la part belle aux attaquants et au spectacle. France 98 s’est d’ailleurs toujours appuyé sur Guivarch’.

En bon futur champion d’Europe, l’OL a compris la nécessité de faire briller ses adversaires. Bordeaux est ainsi apparu il y a quelque temps comme la meilleure équipe de France, au jeu qui rappelle la Hollande de Cruyff et son football total. Le PSG a trouvé son nouveau Weah, il est Réunionnais. Le Bayern est redevenu un monstre européen, chez qui prendre un point en marquant un but envoie au panthéon aux côtés de Philippe Tiboeuf. Bucarest confirme le renouveau de l’arsenal offensif roumain. C’est à croire que l’Europe est truffée de grandes équipes.

Mémoires d’outre-tombe

Hier, le Steaua jouait en violet et a bien failli prendre un point. Avec le trident Benzema-Juninho-Toulalan au sommet de sa forme, c’est deux buts et trois poteaux et les Italiens qui n’auraient pas dû exister. Ce fut effectivement le cas pendant 20 minutes, où Jean II Makoun eut même des airs d’Essien. Par contre, Keita ressemblera toujours plus à Govou qu’à Malouda. Par moments, on aurait même cru que Canal diffusait du TF1 sans les droits, à voir Brême enquiller dix centres en une minute sur la tête de Cris, avant le contre assassin.

A deux détails près : à l’époque, Cris ne prenait pas de petit pont sans mettre un coup de coude et Boumsong rêvait de Newcastle et de la Juve en Serie B. La légendaire maîtrise lyonnaise, faite de redoublements de passes et de feintes réussies de Juninho, a ressurgi d’outre-tombe.  Puis, Larqué s’est réveillé et Gilardino a réduit le score en s’amusant sur la tête de Mensah.

Pendant ce temps-là, Jean-Michel Aulas s’apprête à se repasser le DVD Milan-Lyon, comme chaque soir de match depuis deux ans et demi. Et la Ligue des Champions a toujours des allures de Ligue 1. Heureusement, Benzema poursuit sa route vers le Ballon d’Or.

L’Hommage : Ambition impossible

Le sport français se donne enfin des objectifs élevés. Dès ce soir à Florence pour les Lyonnais, qui viseront le nul, si Benzema le veut bien. L’ambition est de retour. Qu’en pense David Skrela ?

Bernard Laporte peut être satisfait. Sa menace de quitter le Stade de France pour regonfler le moral de la patrie a porté ses fruits. La Marseillaise n’a pas été sifflée par les Uruguayens de Saint-Denis et son XV de France a encore été piétiné par l’Angleterre, celle de l’hémisphère sud, cette fois. Lièvremont et Szarszewski y ont vu des signes encourageants. Et si on essayait les entraîneurs de Pro D2 pour voir ?

Du puits au grenier

A moins que ça ne soit la croisade Euro 2016 menée par Eric Besson. Colette est fière, Thiriez aussi, mais l’Abbé Deschamps est comme Saint-Thomas, il veut voir son ravalement de façade pour le croire. Toute la France est pourtant  tendue vers cette grande échéance. Voire obsédée : Puygrenier veut être le nouveau Savidan. Il n’est ni vieux, ni attaquant. Qu’est-ce que ça veut dire ? Côté club aussi, on se prépare un avenir doré. Lyon songe à Chimbonda. Domenech a encore ses entrées à Gerland, la première C1 depuis l’OM se rapproche

A moins que ça ne soit, finalement, encore l’effet Tsonga. Mauresmo y croit, de toute façon, l’effet Noah elle a déjà donné. Aujourd’hui, la star du tennis français veut gagner des tournois. Une saine ambition, mais le pari est élevé : il faudra redevenir intouchable contre Nathalie Dechy (photo) en 2009. Et la première victoire de Nancy en Euroligue. Dans quel sport déjà ?

Pendant ce temps-là, les buts d’anthologie de Ronaldinho demeurent toujours la propriété exclusive des cassettes VHS.

Ligue 1 : Caen dira-t-on

Rothen et Gallas sortent un livre, Savidan connaît sa première cape internationale. Il se passe quelque chose, Le Vestiaire a enquêté : tout nous ramène à un petit club de quartier, le Stade Mauvaises Herbes de Caen.

L’enquête débute dans un centre commercial de Ouistreham. A la maison de la presse, exactement. Un indic aurait reconnu un ancien haut gradé du club de Caen (page 4), la ville voisine. Un bruit court sur lui : il aurait frôlé les Bleus, mais pas l’hématome quand il se fit démolir les croisés à Nantes. Une telle découverte, ce serait gros. C’est ce qui s’appelle l’effet Jeandupeux, qui bénéficia à Montanier pour ne pas devenir le meilleur gardien français.

Mais après tout, Emmanuel Petit a bien attendu la fin de sa carrière pour balancer sur ses semblables, Gallas et Rothen non. Leurs profs de l’INF Clairefontaine n’auraient pu imaginer qu’ils écriraient un livre, leurs nègres non plus. Un autre ancien joueur parti vers l’Atlantique, pas littéraire pour un sou, en sourit, lui qui est assigné aux Prud’hommes pour avoir signé un pré-contrat sans savoir que Paris et PSG, c’était au même endroit. Ici à Caen, tout est possible.

Relent Dumas

La suite des investigations le confirmera vite. Une sourse proche du dossier passe aux aveux : Franck Dumas en est aujourd’hui l’entraîneur. Le défenseur que les Marseillais n’ont pas pu oublier aurait débuté et fini ici, fréquentant même Hippolyte du mythique RP1, avant d’être mis en costard sur la touche en intérim pour un match, en 2006. Au Vélodrome, justement, pour une victoire de Caen (3-2). L’intérim dure depuis ce temps-là, il a même réussi à vendre Grandin à l’OM, sous couvert d’insultes. Quand on se prénomme Eliott, ça passe bien. Les Américains appellent ça « subnormal », ils ne diraient pas autre chose en voyant la carrière bleu de Bernard Mendy : un grand pont et puis s’en va. Au stade d’Ornano, il se trame des choses louches. Et visiblement, depuis longtemps.

Une blague graveleuse

Une plongée dans les archives municipales s’impose. Tant de grands noms (Gorter, Olsen), tant de destins hors normes, tant de titres (champion de D2 en 1996). Le SM porte bien son nom. Sans surprise, on y apprend que l’homme aux quatorze club y a fait un tour, deux même : Xavier Gravelaine. Un nomade à la vie de forain, avide de télévision, qui s’était pourtant perdu dans la nature. Son signalement aurait été donné dans plusieurs grandes villes françaises (Marseille, Paris), mais aussi des très petites (Guingamp, Istres). Jamais au même endroit. On trouve trace de lui à Caen dès la saison 1991-92, puis la suivante. On nous parle d’un feu de Paille, qui aurait menacé de tout bruler sur son passage : des espoirs à Porto. Etrange. Le parcours de Mathieu Bodmer l’aurait-il rendu incontournable en équipe de France ?

Le Lièvre et la torture

Yvan Lebourgeois et Christophe Point ont tout connu de cette époque. Ils ont envié Stéphane Lièvre, le jour de son départ pour Nantes. Que croyaient-ils ? Que Fabien Cool aimait Auxerre au point de repousser des offres ? Qu’être remarqué dans un club dont la première star a été Fabrice Divert est si facile ? Ou que Calderon était passé par là au firmament de sa carrière ? Mostovoï oui, ça classe un joueur. La trace caennaise suivrait donc ses membres pendant de longues années. Benoît Cauet l’a compris en voyant Boghossian porter Zidane, qui portait la Coupe du Monde. C’est aussi après une Coupe du Monde que Kenneth Anderson aurait rejoint Caen. Amara Simba ne s’en souvient pas, il était déjà vieux. Michel Rio avait 29 ans lorsqu’il marqua le but le plus rapide de l’histoire de la première division. Qui ça ?

Aujourd’hui, Ronald Zubar achemine sa carrière pro vers les mêmes falaises normandes que ses prestigieux aïeux. Il se remémore souvent leurs exploits, les soirs de Ligue des Champions.

Bienvenue sur Le-Vestiaire.net

C’était aussi inévitable que la retraite de Mauresmo si elle avait gardé Loïc : Le Vestiaire a déménagé. Retrouvez-le désormais sur www.le-vestiaire.net.

Les plus avertis de nos lecteurs, et Dieuze sait s’ils sont nombreux, auront sûrement remarqué que Le Vestiaire avait commencé à faire ses cartons depuis quelques semaines. Il a enfin éteint les lumières, passé un coup de balai et bien refermé la porte derrière lui pour aller trouver sur www.le-vestiaire.net des installations plus conformes à son talent.

Copié, mais jamais égalé, Le Vestiaire, c’est, en un an et demi d’existence, près de 600 articles, autant de prévisions exactes et des centaines de milliers de visiteurs uniques. C’est surtout la référence de l’analyse sportive et le rendez-vous incontournable de tous ceux qui croient qu’un autre sport est encore possible.

Ceux-là ne manqueront pas de nous suivre sur www.le-vestiaire.net. Plus Clerc, plus soignée, comme on dit le jargon, cette nouvelle plateforme s’imposait au Vestiaire pour que son développement se poursuive. De nouvelles rubriques y feront leur apparition, mais l’équipe tâchera de conserver ce qui a toujours fait son succès : pertinence, style, créativité.

L’Histoire retiendra que, comme pour le journal de PPDA, jusqu’au dernier jour le succès du Vestiaire.unblog.fr ne fut jamais démenti.

Bilan Le-Vestiaire.net : Bourday after day

L’avenir de Sébastien Bourdais en Formule 1 s’écrit désormais en bas d’un chèque : 10 millions d’euros. Et s’il ne lui manquait pas que l’argent ?

Australie. Quatrième, sans avoir fait un dépassement, de son premier GP en F1, il est trahi par son moteur à deux tours de l’arrivée. La malchance le frappe déjà. Elle ne le lâchera plus. Les efforts conjugués de Piquette et Nakajima lui permettent quand même, avec deux points, de devancer les deux Ferrari au classement des pilotes.

Malaisie. Parti en fond de grille après avoir changé son moteur, il finit sa course dans le bac à sable du sixième virage. Mais cette fois encore, il a une bonne excuse : « Il y a des voitures partout, c’est vraiment très déstabilisant. »

Bahreïn. Son GP, c’est lui qui le dit, « n’a rien de très excitant ». Une course « sans histoire, mais sans grande excitation non plus ». C’est pareil à la maison avec Claire.

Espagne. En confiance après avoir détruit en essais privés, sur une erreur de pilotage « bête et méchante », l’évolution de sa charrette, il est victime au septième tour d’une tentative de dépassement de Piquette, qu’il n’a pas senti venir, par derrière. Le fourbe.

Turquie. Une casse mécanique au 26e tour l’empêche de voir l’arrivée. Le retrait des Super Aguri lui ouvrait pourtant un boulevard.

Monaco. La météo lui joue cette fois un bien vilain tour. De la buée plein les lunettes, il ne voit pas Coulthard, mal garé sur le côté de la route. Et là, c’est le drame : « Je me disais ça va, ça va. Et puis à un moment ça n’allait plus du tout. La voiture s’est dérobée en aquaplanage et je suis parti à la faute. »

Canada. Il commence enfin à réaliser que « la F1 n’est pas une Champ Car », que ça va un peu plus vite en ligne droite et qu’il n’y a pas vraiment sa place. « C’est mon pire week-end de pilote automobile depuis très longtemps. J’ai été un passager de ma propre voiture. » C’est joliment dit.

France. Il crédite son public d’une solide 17e place : « C’est bien de sentir que je ne suis pas complètement invisible malgré mes modestes résultats. »

Grande-Bretagne. La pluie l’empêche encore d’exploiter tout le potentiel d’une voiture qu’il n’arrive de toute façon pas à régler : « J’en bave, mais je vais continuer encore un peu à chercher une solution. » Partir en tête-à-queue n’en est peut-être pas une.

Allemagne. La série noire continue, et pas seulement pour Hamilton. Le Manceau est privé des deux séances d’essais libres, sa course n’est pas beaucoup plus excitante et Vettel prend définitivement l’ascendant.

Hongrie. « Encore un week-end à oublier. » Rétrogradé de cinq places sur la grille pour avoir bouchonné Heidfeld en qualifs, il s’enflamme à son premier arrêt au stand et finit avec trois tours de retard. C’est mieux que rien.

Europe. Les Toro Rosso, après trois semaines de trêve estivale, sont méconnaissables. Il en profite pour accrocher le top ten, mais dixième, ça ne suffit pas à marquer des points.

Belgique. Il passe en deux virages de la quatrième à la septième place. Le climat belge est aussi incertain que son pilotage sous la pluie. Il prend quand même deux points. Ses derniers de la saison.

Italie. Qualifié à une inhabituelle quatrième place, il rate complètement sa procédure de départ. Le moteur cale et c’est avec un tour de retard qu’il savoure la première victoire de son coéquipier de 19 ans. Sans ce fichu embrayage, « c’est la troisième place (qu’il) pouvait viser » pourtant.

Singapour. La nuit ne lui porte pas plus conseil que son ami Paul Newman, disparu dans la semaine. La Marseillaise résonne pour la première fois de la saison dans les paddocks. Elle n’est pas pour lui, mais il s’en fout, il n’a pas encaissé le décalotage horaire pour rien : « C’est beau des F1 la nuit. »

Japon. Leader virtuel pendant trois tours, il réalise sans doute la meilleure course de sa saison. Enfin tranchant, il est sorti des points après la course par une pénalité de 25 secondes injustifiée. Il ne s’en remettra pas.

Chine. « En haut de la liste » de Berger, il fait dans le premier virage les frais du train arrière de Trulli, qui a l’audace de freiner devant lui. L’inconscient. Une mésaventure de plus dans « l’une des saisons les plus pourries de (sa) carrière ».

Brésil. « Une course à l’image de beaucoup d’autres cette année. » Sans relief, loin de Vettel et encore ponctuée de malchance. Le sort s’acharne comme Trulli, qui tente un nouveau dépassement. Et lui qui croyait que c’était interdit en F1.

Bourdais, on le répète, n’est pas un mauvais pilote, mais le bilan de sa saison parle de lui-même : deux courses honnêtes (Australie et Japon) et une bonne séance de qualifs (Italie) au milieu du naufrage ne suffisent pas à plaider sa cause auprès de Toro Rosso. Il n’a jamais trouvé les bons réglages sur la STR2, retardé sur une faute de pilotage l’arrivée de la STR3 et gravement souffert la comparaison avec Vettel, pourtant beaucoup moins expérimenté. Le Français ne doit pas qu’à la seule malchance ou aux manœuvres audacieuses de ses adversaires le désaveu manifeste de son équipe, qui a quand même osé le mettre en concurrence avec Sato et Buemi. Ca veut tout dire. Ses chroniques lucides « Au cœur de la F1 », dont la majorité des citations de cet article sont extraites, manqueront autant à son sport que les campings sauvages de Magny-Cours. Laffite lui cèdera-t-il son fauteuil de consultant ?

Saison 5, épisode 5 : Céleste et bobards

Après 2002, l’Uruguay est décidément la bête noire de l’équipe de France, un peu comme la Roumanie, l’Autriche, les Pays-Bas, l’Italie, le Paraguay ou l’Espagne. Mais après tout, les Boliviens avaient été aussi rudoyés par cette même Celeste (2-2).

Même L’Equipe s’en est aperçu, il n’aura fallu qu’un seul match. Mieux, il n’aura fallu que 45 minutes pour que le monde entier comprenne, hypocrites inclus, que l’équipe de France est au moins aussi forte qu’à l’Euro. Constat assez étonnant après un remaniement de staff aussi important. « Mais bon sang, qu’est-ce qui cloche ? », se demande « Maître Courage » Escalettes. Hier soir, il n’y avait pourtant pas que onze nuls, il y en avait vingt-deux, mais l’équipe de France, transfigurée depuis deux matches, n’a pas réussi à développer son jeu, comme depuis deux ans. C’est quand même bête.

C’est Escalettes qui va être content. Son choix est payant. Le match d’hier ressemble à s’y méprendre aux 42 derniers de l’équipe de France. Anelka, Henry, Ribery, Benzema ou Gourcuff. Est-ce si faible que cela ? Quoiqu’il en soit, Domenech est maintenant assuré de conserver sa place jusqu’à l’élimination de la Coupe du Monde 2010. Ce n’est pas maintenant qu’il va réussir à faire ce qu’il n’a jamais su faire. En plus, Maître Courage avait vu juste au lendemain de France-Tunisie : la naissance d’une vraie équipe. Hier, c’est zéro but marqué, comme contre l’Italie ou la Roumanie. Les temps changent.

Les papinazes de Savidan

« Savidan, c’est notre nouveau JPP », lance Larqué entre deux coups de lèche de Christian. Savidan vient alors de tenter sa 32e reprise de volée. Cette fois, elle est passé à 20 mètres, ça va bien finir par rentrer. Ainsi, Papin avait 30 ans lorsqu’il a débuté en Bleu. Et il était aussi connu pour tenter des gestes ridicules sans en planter un. L’histoire se réécrit sans cesse.

Domenech n’avait pas attendu la première minute tricolore de Stèèèève pour le flinguer : « Pour Savidan, c’est ce soir… Ou jamais ». L’ancien adversaire de Ribery en National, comme inscrit sur les fiches de Christian, a compris le message : il va essayer de marquer sur chaque action. Son contrat pour le Domenech Show passe par là. Gomis en avait mis 2, comme la Ligue où il évolue désormais. Prometteur.

Défense de gagner

Les latéraux se sont mis derrière au niveau des centraux. Fanni, c’est normal : il n’a que 26 ans, jouer avec les adultes, c’était pas prévu. Pour Evra, ça va bientôt s’appeler une habitude. Et Anelka va se faire appeler David. C’est ça de réussir toutes ses occasions en club, les prestations en équipe de France se remarquent. Lancé coté gauche, il repique dans l’axe pour se remettre sur son pied droit, mais au moment de frapper, c’est la chute.

Christian, conquis : « Anelka ! A côté… C’est pas idiot, c’est vraiment pas idiot. » Astorga, en pleine émulation, a dû frapper fort. Entre trois questions condescendantes, il jette son pavé à la gueule de Vieira. Comme tout le monde, excepté Escalettes, il a bien compris que la qualification serait un chemin de croix qui conduirait à l’enterrement de la génération Benzema-Ribery. Alors, il refuse pour la première fois d’obtempérer aux consignes de sa production. Hannezo n’a pas fait le déplacement, David joue cartes sur tables : « Patrick, vous allez vous qualifier pour la Coupe du monde 2010 ? » La réponse ne serait donc pas si évidente que cela. Qu’en pense Maître Courage ?

Escalettes se souvient de l’histoire de ce club qui descendit de division avec le même effectif et le même entraîneur. Le fameux électrochoc ne vint jamais. Il y avait des joueurs, mais pas d’équipe. Il ne trouva jamais le coupable. De toutes façons, il s’en foutait, JPP était de retour.

Saison 5, épisode 4 : « Nous, on a aimé »

Qui l’eût cru ? Le troisième épisode du Domenech show a coûté sa place à l’ancien quotidien de référence du sport. Depuis, la presse a créé pire.

Le Vestiaire avait annoncé la couleur. Une équipe de France à la hauteur repose sur un numéro 10 et quand il s’appelle Platini ou Zidane, c’est encore mieux. Le succès des Feux de l’Amour a été basé sur les mariages et les manipulations de Victor Newman et de sa moustache. Celui du Domenech show repose sur les exploits de Raymond sans sa moustache. Les ingrédients sont les mêmes, plus les héros sont méchants, plus l’audience frémit. Comment Platini et Jacquet pouvaient-ils confier les Bleus à Houiller et son charisme de vendeur de chichis ?

Souvenez-vous, Domenech est en grand danger avant la Roumanie. La presse se déchaîne, sans raison évidente. Le bilan du sélectionneur ressemble à celui d’Henri Michel. Pas sa fin. Escalettes, en pleine découverte des valeurs de la témérité, prend des vacances, alors que tout le monde le croyait à la retraite depuis 15 ans. Mais Domenech n’est jamais meilleur que dans l’adversité. Contre les Libanais, il aligne son équipe habituelle, celle qui a gagné l’Euro 2008 sans Thuram.

Un 10 impensable

Dans l’équipe type, il ajoute aussi le fils d’un copain entraîneur, qui n’a jamais rien prouvé, ça se fait dans toutes les entreprises. Une humiliation de plus, ça embellit un bilan. Les 45 premières minutes renforcent encore Domenech à son poste. Il n’y a plus aucun doute sur l’issue de la future réunion du comité des fêtes. Mais 45 minutes plus tard, on s’est rendu compte que Zidane était revenu à Bordeaux. Gernot Rohr était dans le jardin en train de couper sa ciboulette pour cette délicieuse salade de tomates du dîner. Il est 21h55, ça en dit long sur sa lucidité. Domenech doit revoir ses plans. Le retour de l’homme Zidoine lui ouvre une fenêtre. Ca l’ennuie un peu : il n’y croyait plus et avait déjà prévu une sortie de secours à la mesure de l’homme de théâtre qu’il est : siffler lui-même l’hymne tunisien avec un masque de fantôme sur le visage. Il n’aura pas à le faire.

Escalettes show

Il s’appelle Jean-Pierre Escalettes. Sa notoriété, sa naissance au début du XXe siècle et son expérience du haut-niveau ont fait de lui un petit homme courageux. Convoqué par Sarkozy, après France-Tunisie, pour ses excès de bravoure au moment des hymnes, il se déclare écoeuré. Il le sera beaucoup moins quand Platini trouvera que l’idée d’évacuer un stade est stupide. Après tout, Platini a peut-être raison, comment savoir ? Peut-être dormait-il à l’instant fatidique, on approchait les 21 heures. Sa témérité se signale toujours dans les moments les plus durs. Alors qu’il envisage de virer définitivement Domenech, ce dernier est réélu triomphalement, non sans que Papy soit allé se cacher loin des caméras. Il a bien raison Maître Courage, président de Fédé, c’est tout sauf un boulot médiatique.

En plus, il n’est pas gâteux du tout. Alors que la France est quatrième de son groupe avec 4 points et sort d’un match nul face à la Birmanie, il déclare avoir vu la construction d’une véritable équipe, avant de prendre à témoin Gérard Houiller, un autre grand entraîneur. Ce n’est pas la moindre de ses qualités, car Maître Courage s’exprime plutôt bien pour un communiquant. Dénonçant avec justesse la communication de Domenech, il utilise la très charmante parabole du vinaigre sur une plaie. Alain Rey (photo) et ses amis linguistes devraient publier une étude du cas dans les prochains mois.

Escalettes chaud

Maître Courage est aussi un homme de conviction, fidèle à ses valeurs et à sa parole. En un mot, il est intègre. Après l’Euro et les palabres de son sélectionneur, il maintient Domenech en lui demandant 5 points et des déclarations sobres. Raymond a 4 points et parle d’odeur du sang et de guillotine, il est toujours là. Et si Maître Courage était bien à sa place ? En progrès, il s’entiche du cumul des mandats. Non content d’avoir ramené Kostadinov dans les couloirs de la DTN, il se permet un Euro 2008 remarquable, fait tourner son équipe Espoirs comme à l’époque de Domenech. En sus, il compte se représenter. Comment s’écrit retraite ? Si la valeur n’atteint pas le nombre des années, alors il est plus vieux qu’on ne le croit. En fin politicien, il sait calculer. Il voulait virer Domenech pour être reconduit, finalement il a changé d’avis dans un accès de patriotisme. Quant à la grève des joueurs, Maître Courage ne voulait pas en parler, fier comme Artaban, il a glissé que finalement ça ne lui disait pas trop. Le courage des opinions. Son plus bel héritage restera donc pour toujours le maintien du Domenech show.

Le rotor de Raymond

Notre héros shakespearien est donc renforcé, comme au bon vieux temps, il a les mains libres, les téléspectateurs ne vont pas le regretter. Pour sa première sélection post triomphe, ce soir, Raymond a décidé de la jouer sobre. Les attaquants tricolores cartonnent un peu partout en Europe, il n’a que l’embarras du choix : Nasri, Anelka, Benzema, Henry. Il peut aussi piocher Ben Arfa, et même Saha, même s’il ne joue plus à Metz depuis bien longtemps. La liste est sans doute trop courte. Ce n’est pas la première fois qu’il détecte un évident manque de réservoir en attaque. C’était déjà le cas en mai, il avait comblé le vide avec Gomis.

Cette fois, ses adjoints ont fait le boulot, ils lui proposent Pouget, Chapuis et même Marc Libbra, qu’ils ont aperçu un samedi aprem dans le Onze d’Europe, en plateau, pas sur le terrain, mais pour eux c’est pareil, ils ont bien raison. Domenech prend Briand. Mais la liste est encore trop courte, Le 10 sport le réclame à corps et cri, il faut essayer Hoarau. Domenech a lu quelque part qu’un jour Jacquet essaya Ouedec et comme tout le monde il ne lit pas les nouveaux torchons. Il prend Savidan. Si ce dernier avait eu l’âge d’Hoarau, lequel aurait-il pris ? Pagis ne pourra jamais en être sûr.

Boumsong-Lassana-Savidan : la colonne verte en branle

Au milieu, Vieira et Makélélé sont toujours les meilleurs, même s’ils ne jouent plus depuis deux ans. Domenech, qui est chanceux comme un cocu, et ça n’a rien à voir avec l’arrivée de Giuly à Paris, dispose en plus de Toulalan d’un sosie du Pat : Alou Diarra. Dès la coupe du Monde 2006, il avait vu la ressemblance. A l’époque, il n’était pourtant qu’une sentinelle violente du Lens pas champion de France. Aujourd’hui, il est incontournable, son retour en bleu se fait donc difficilement. Logique. C’est Lassana qui est titulaire dans les pattes de Toulalan. En vrai Praud, David Astorga a compris la subtilité : pas de question.

Enfin, coté défense, la provocation a assez duré. Domenech a gardé son poste en alignant Boumsong. Escalettes est humilié, les blagues les meilleures sont les plus courtes. Boumsong est ce qui fait de pire en Ligue 1, Raymond le sait, les abonnés de Canal aussi. Ces derniers ont eu tellement de piqûres de rappel qu’ils en sont devenus toxicos. Mais finalement, il le rappelle, en renfort. Les lois du destin sont parfois cruelles, celles du foutage de gueule impénétrables.

Anelka est redevenu le grand buteur qu’il aurait toujours dû être, comme Le Vestiaire l’y destinait. Domenech hésite encore : autour d’Henry, qui mettre : Savidan, Benzema ou Briand ?

PH aime HP

Le Vestiaire ne pouvait pas attendre Le-vestiaire.net pour reparler tennis : l’explosion de Paul-Henri Mathieu est confirmée pour 2009.

Souvenez-vous : Loïc Courteau, son palmarès, sa mauvaise humeur. De vrais compétences, qui auraient dû permettre de ne plus jamais entendre parler de lui. L’entraîneur au scalp de Mauresmo est pourtant aujourd’hui de retour, auprès de Paul-Henri Mathieu. Aucun autre joueur français ou étranger, à part peut-être Soderling, n’aurait eu l’idée de faire appel à Courteau. D’aucuns diraient choix douteux, perdu d’avance, et ils pourraient écrire dans L’Equipe (notre sondage). C’est tout le contraire : Paulo ne pouvait pas mieux choisir. Il a décidé de repartir vers les sommets plutôt qu’en ambulance.

Paulo accoste

Chez un sujet sain, sans aspérité, Courteau avait réussi à créer un charnier psychologique sans précédent. La carrière de Mauresmo s’est achevée en pleine gloire, à 27 ans. Après Melbourne et Wimbledon, il fallait être un grand psychologue pour perdre 23 places aussi vite. Y mettre la manière ne gache rien: crises de nerf et psychose Roland-Garros. Aujourd’hui, il voit plus haut et s’attaque avec appétit à un champ de ruines. Du pain béni : associez le pire psychologue de l’histoire à un maniaco-dépressif chronique et il se débloquera. Pour réciter tout l’alphabet d’un coup, Gasquet sait ce qui lui reste à faire. Forget prie pour qu’il prenne tout le bloc fédéral, Pioline se soulage. Voilà une juste récompense du travail de Courteau.

Pendant ce temps-là,  Mauresmo va enfin pouvoir rejouer, Fred pourrait resigner à Lyon et Eto’o aimerait continuer sa carrière à Marseille. Dans Plus belle la vie ?

Ligue 1 : ChampoLyon

Il y a trois ans, Lyon dominait ses adversaires comme Bordeaux l’a fait à Gerland. Mais il y a trois ans, Lyon ne perdait pas comme Bordeaux l’a fait à Gerland.

Manchester serait-il champion d’Europe si Lyon s’était comporté l’an dernier comme face à Bordeaux ? Jean-Michel Aulas a en tout cas de la suite dans les idées. Pour séduire Blanc et Gourcuff, il a demandé à son entraîneur Karim Benzema de mettre la meilleure équipe qu’il pouvait sur le terrain. Ederson et Keita n’étaient pas là. Puel aurait-il enfin compris qui décide ? Quant à Fred, il est simplement heureux. Ils ne sont pas tant que ça à bien s’entendre avec Benzema, et lui en fait partie. S’il pouvait encore, il lui présenterait sa femme pour le remercier.

Un Bordeaux sans bouteille

Le Vestiaire vous avait raconté cette belle histoire, qu’on se transmet encore de génération en génération sur les bords du Rhône. Lyon possédait la meilleure équipe du monde, c’était il y a un siècle, ça dura deux ans et demi. Après avoir gâché un premier titre européen tout fait, face à des Hollandais peu volants, le staff de l’OL avait compris que pour aller plus loin, il fallait un buteur, le buteur. Ils ont tout misé sur Fred. Milan sauta sur l’occasion. Lorsque Benzema débarqua, il était trop tard, deux titres s’étaient envolés. Aujourd’hui, Bordeaux a remplacé Lyon dans le niveau de jeu, l’un des meilleurs d’Europe, et dans l’absence de grand buteur malgré Caniggia, Batistuta, Palermo, Tevez, Lopez, Messi, Milito, Crespo, Cavenaghi. La comparaison s’arrête là, les marines et blanc n’ont jamais remporté un match important, ni contre Rome, ni contre Chelsea, ni contre Lyon. Perdre la Ligue 1 et ne pas passer en huitièmes ne seront que les récompenses logiques d’une équipe qui ne veut ou ne sait pas marquer. Lyon sait tout ça et sait aussi que même la Grêce remporta l’Euro.

Le beau, le but et le truand

Lyon est aujourd’hui le Milan français. A défaut de jambes et de niveau, il a encore l’expérience des vieilles équipes titrées. Accélérer, Juni ne peut plus, mais tirer des coup francs et des corners, oui. Pour le reste, on file le ballon à l’entraîneur-joueur quand on est dans la moitié de terrain adverse et c’est bon. Sept tirs dont six cadrés pour le champion, 23 tirs dont dix cadrés pour son dauphin. On n’appelle pas ça un hold-up, on appelle ça un titre. Dominer le championnat de France en étant aussi faible est une grande première depuis le Nantes de 2001.

C’est la différence entre les deux fils de Zidane, Karim et Yoann – pour Samir, la suspection d’adoption n’est pas encore définitivement levée. Karim a une formation de buteur. Il pourrait être aussi meneur de jeu, mais il a laissé tomber sur le tarmac de l’aéroport en voyant partir Tiago, Diarra, Malouda. Govou était là avec sa valise, mais son avion n’existait pas. Yoann, lui, a préféré le beau. Cavenaghi lui a rappelé qu’avoir une barbe dégueulasse, ça valait parfois mieux qu’un rasage frais et de la gomina pour être champion. Le Vestiaire l’avait dit il y a bien longtemps, la victoire lyonnaise en Ligue des Champions passera par Benzema. Sauf si les grands clubs alignent des attaquants. Le ballon d’or aussi, sauf si Anelka en décide autrement.

Pendant ce temps-là, Rennes, Nice et Toulouse sont passés devant Bordeaux. Blanc va-t-il le supporter longtemps ?

Bruits de Vestiaire

Londres va finir par refiler les JO à Delanoë, les lecteurs du Times pensent que Bourdais ne vaut pas mieux que Barrichello et le Conseil national pour l’épilepsie recommande sagement à ses adeptes d’éviter la boxe et les baignades isolées en pleine mer.

Tennis. Elle a toujours aimé le gazon, pas seulement à Wimbledon, mais c’est sur des terrains plus hostiles que Martina Navratilova, 52 ans, s’aventure désormais. La Tchéco-Américaine figure au casting de la septième saison anglaise de l’émission de télé-réalité I’m a Celebrity… Get me out of Here! aux côtés notamment de la copine de Joe Cole, Carly Zucker, et de Nicola McLean, ancienne Miss Ecosse et faire-valoir d’un autre footballeur anonyme.

Rugby. Notre envoyé spécial permanent à Cardiff, l’œil averti, a remarqué que le XV gallois avait abandonné contre le Canada son rouge traditionnel pour un maillot jaune poussin que ses concepteurs préfèrent qualifier de « gold », parce que ça fait plus classe et que c’est comme par hasard le nom de la bière du sponsor principal. Il s’agirait en fait d’un clin d’oeil au drapeau de St David, le patron gallois. On ne voit pas, en revanche, à quoi font référence les caleçons de Mike Tindall.

Omnisports. On reste dans les considérations sous-vestimentaires avec un quatuor de sportifs américains pas peu fiers, non plus, de ses caleçons blancs. L’extra-nautique Michael Phelps, le skateur Tony Hawk, le bas skateur Kobe Bryant et le nouveau copain de Madonna Alex Rodriguez font ensemble la promotion du jeu vidéo Guitar Hero World Tour. Mais comme Flavio Briatore (photo), on préfère quand même Heidi Klum.

Fléchettes. Après le free fight et le netball, vos Bruits de Vestiaire poursuivent par les fléchettes leur passage en revue des sports extrêmes. La ‘queen of darts’ Anastasia Dobromyslova, championne du monde, s’est frottée tout le week-end à ses homologues masculins lors du PartyPoker.com Grand Slam. Ca n’a pas vraiment réussi à la Russe, mais il lui reste toujours le bowling ou le flipper.

Natation. Les combinaisons Speedo et la Ventoline avaient déjà fait des miracles, mais la natation a poussé encore plus loin sa révolution technologique avec l’apparition de nouveaux plots de départ censés apporter plus de vitesse. Ils disposent d’une plaque inclinée, équipée à l’arrière d’une butée sur laquelle le nageur peut poser son pied. La piscine municipale de Saint-Dizier n’en est pas encore équipée.

Football. Dépêche AFP, 15 novembre 2008 : « Maradona sera bien sur le banc contre l’Ecosse ». Parce qu’il comptait jouer ?

Bilan : Dip Impact

Le gala de fin d’année s’est terminé sur le départ en vacances de Gilles Simon. La quasi intégralité des médias y a attaché de l’importance, alors que, comme Le Vestiaire l’avait dit il y a bien longtemps, le Masters n’a aucun intérêt.

La seule satisfaction de partir à Shanghaï, en dehors de quelques filles exotiques et de moquer un public qui applaudit pendant les points, est orgueilleuse. Mais quand on a une vraie carrière, il faut choisir : soit on s’en branle, soit on privilégie le Masters, les exhibitions contre Sampras ou face à la femme à Chamou. Au Masters, tout le monde est fatigué, personne n’est à son niveau, les résultats ne veulent rien dire. A deux détails près : Djokovic a pu triplement renforcer l’égo de son bourreau et Simon a battu Federer pour la deuxième fois de la saison, ce que seul un Top3 peut se permettre. Tout ça ne dit rien du niveau de jeu, mais mentalement ça compte. Et le mental, c’est la différence entre un Top5 et un Top3, mais ça n’a jamais intéressé Grosjean, Pioline ou Golmard.

Les autistes de haut niveau

Nous l’avons dit précédemment, la saison 2008 a permis au tennis français de se découvrir trois nouveaux joueurs de très haut niveau. Comprenez trois joueurs capables de hausser suffisamment leur niveau de jeu pour grâtouiller le Top3. Mais aucun de ces joueurs n’a encore apporté son nouveau champion au tennis tricolore. La formation a donc droit à un bon point, avoir fait de Monfils et Tsonga des derniers carrés de Grand Chelem ; ce qu’elle n’avait pas su faire avec Di Pasquale, Mutis, Mathieu ou Jeanpierre. Cette densité est un fait unique sur une saison. Cependant, cette même formation n’a pas encore trouvé la solution médicale pour permettre une régularité. Un dilettante cyclotimique et un estropié, ça ne nous change pas beaucoup du surdoué retardé.

L’erreur de casting

Et puis, il y a le fils non désiré des techniciens français : Gilles Simon, nous vous l’avons déjà présenté. C’est le plus équilibré, le plus régulier, le plus victorieux, mais le plus absent des fins de tableau de Grand Chelem. Il lui fallait bien un petit vice patriotique. Hélas, on juge surtout un champion sur les grands tournois, sinon quand on pense championne on penserait aussi Mauresmo à côté de Seles, Hingis, Graff, ou Williams, et à un degré moindre Hénin, dont le départ volé, comme nous l’avions annoncé, a tué le tennis féminin.

La cuenta por favor

Au final, nous avons en stock un joueur qui n’a jamais battu Federer, mais qui sait jouer les grands tournois en Top3 entre ses blessures, et un joueur hyper régulier, même contre les bons, mais qui n’a jamais existé en Grand Chelem. Objectivement, le meilleur joueur français de la saison a donc joué quinze tournois hors Masters et en gagné deux, dont un Masters Series (dont seulement cinq disputés), a fait une finale de Grand Chelem. Il n’en a d’ailleurs disputé que deux. Les journalistes experts traditionnels, qui n’aiment pas leur métier, pourront constater un ratio assez exceptionnel, et se demander ce qu’il aurait fait s’il avait disputé toute la saison ? Et oui, s’il avait disputé toute la saison… Et si Gasquet était futé ?

Les îles Tsonga

La réalité, c’est que Tsonga a largement raté sa saison. Quel joueur prétendant dominer le tennis mondial – parce qu’il sait le faire – se contenterait d’une finale en Australie et d’un Masters remporté à Bercy ? Ca va bien pour Grosjean, qui préférait les demi-finales et n’a jamais franchi la marche du dessus, mais pour être un champion, ça reste un peu famélique. Pour les indécis ou les sceptiques, on peut raconter la saison catastrophique de Federer et ses trois finales de Grand Chelem, sa demi en supplément, ses huit finales et le double de matches gagnés. Nadal ne se commente pas. A coté, même Djokov’ le second couteau, battu trois fois par Jo, ridiculise son bourreau sur un an : dix titres dont cinq Masters Series. Le tennis français est donc dominé par un joueur qui a fait trois finales et gagné 34 matches. La route est longue. L’idée pour trouver le champion serait de fusionner Monfils, Tsonga et Simon, mais la science sait-elle le faire ? Et encore, les Top3 seraient toujours au-dessus du mutant. Vivement l’Australie.

Pendant ce temps-là, Le Vestiaire avait diagnostiqué avant tout le monde la saison moyenne de Tsonga (février) et la stabilisation de Simon (fin août), l’impact du départ de Hénin (mai), la première bonne performance de Monfils (mai), la régression de Gasquet (octobre 2007 , 14 mai 2008 et à chaque fois qu’il parle dans les médias). Nous félicitons donc notre spécialiste tennis qui n’a fait qu’une seule fausse note, à la différence de nos lecteurs, qui voyaient à 28% le nouveau Noah remporter le Masters. Vous deviez pourtant le savoir, Le Vestiaire l’avait dit. On reparlera tennis, sur Le-vestiaire.net.

Ligue 1 : L’étripe à la mode

Bordeaux ne devra pas faire de sentiment ce week-end. Si les Girondins veulent confirmer leur statut de favoris de Ligue 1, il faut arrêter de perdre des points contre les petits.

Réveillère a été triste toute la semaine. Non pas parce qu’il vient de fêter ses 29 ans et que Domenech lui envoie toujours un texto les jours d’annonce de sélection pour le convoquer chez les Espoirs. Il est triste, simplement parce que l’an passé, c’est lui qui avait eu la fève dans la galette des rois : Wendel jouant milieu gauche, il était au coeur du choc. D’ailleurs, le Brésilien frôla l’arrêt cardiaque en voyant arriver son meurtrier. Mais voilà, cette année, Wendel n’est plus l’indiscutable, la star, l’homme à flinguer. Et repiquer plein axe pour démolir Gourcuff ça se verrait, alors il rongera son frein tout le match pendant que les potes feront le boulot.

A vrai dire, Lyon n’a pas le choix s’il veut gagner ce match. Encore moins que la saison passée, chanteraient en choeur Boumsong et Cris. Et comme le président est aussi confiant envers ses joueurs que satisfait de ses recruteurs, il débute le match avec de l’avance. « Evidemment, Gourcuff est un joueur qui intéresse l’Olympique Lyonnais, quel que soit le prix. C’est vraiment un joueur de grand talent et qui a son avenir devant lui. Je ne dis pas ça pour concurrencer Bordeaux. N’importe quel grand club serait intéressé. C’est bien joué de la part de Bordeaux, un super investissement. Si en plus ils peuvent l’acheter à un bon prix en fin de saison, c’est très bien. » Keita pourra faire autant de tennis ballon qu’il veut, il ne visera jamais aussi juste. « Je ne vois pas comment ils ne pourraient pas lever l’option. » Un détail, le néo-surdoué n’en a rien à foutre de l’intérêt

L’instant Le Vestiaire : Christanval de grâce

Roger Lemerre pensait le plus grand bien de lui. Ils sont rentrés dans la légende en même temps. Juste retour des choses : l’éternel successeur naturel de la défense de 98 est finalement le moins mauvais de sa génération.

Les socios du Barça ont élu leur pire équipe type de l’histoire il y a quelques semaines. Sans surprise, Philippe Christanval y figure, aux côtés de Frédéric Déhu. Mais contrairement au fils spirituel de Jean-Guy Wallemme, il en a au moins retiré un avantage : retrouver les Bleus au moment opportun. Si Martin Djetou était son mentor, alors l’élève a dépassé le maître. Les plus éminents spécialistes du football l’avaient prédit : ce 7 octobre 2000, en Afrique du Sud, le longiligne défenseur de Monaco avait pris rendez-vous avec la belle Bleue.

Ce qu’ils savaient moins, c’est qu’elle était volage au point de ne le rappeler qu’un an et demi plus tard, après rendez-vous foireux (Micoud, Meriem) et plans d’un soir (Jurietti, Nicolas Gillet). Ce que Christanval ne savait pas, c’est qu’il n’aurait jamais l’opportunité de conclure.

Blaugranalphabete

Car le passage à Barcelone de Christanval n’a probablement servi qu’à entretenir l’espoir. Barcelone en 2001-2002, c’est une 4e place en Liga et une demi-finale en Ligue des Champions. Christanval aurait bien mérité sa médaille après avoir participé aux poules. Pour lui, c’est surtout 26 titularisations en Liga. Lemerre n’y a vu que du feu et l’emmène à la Coupe du monde. Les prestations de Papin à la World Cup 94 ont fait plus de bruit. Mais Philippe s’en foutait, il était content d’être là, de participer à la fête.

Au Barça et chez les Bleus, la saison suivante sera celle de la confirmation : cinq matches et un départ pour l’OM. Petit, il était le successeur de Blanc, en noir. Christanval tient à son statut : à l’OM, il rappelle à chaque apparition les quelques mauvais matches du Président avant son départ pour l’Inter, et il y en a eu. Il ne reste qu’une saison, puis direction l’Angleterre, qui lui confirme bien qu’il n’a pas re-signé de licence de joueur pro. Fulham l’entretient un temps, mais seul le Milan AC a poussé le merchandising jusqu’à l’auberge de vieillesse.

Défense d’y voir

Christanval en aurait donc fini s’il avait un jour commencé. C’est ce fameux 7 octobre 2000 qui déterminera le rayonnement de toutes les défenses bleues qui suivront, privées de Blanc, Desailly ou Thuram. Christanval surpasse la quasi totalité des joueurs sélectionnés de sa génération (1978). Ils sont douze, citons-en onze pour gagner du temps : Boumsong, Bréchet, Camara, Escudé, Zebina (79), Gillet (76), Silvestre (77), Squilacci (80), Mendy, Fanni et Givet (81). Cette année, ils ont tous un contrat en première division de leur pays, c’est déjà pas mal. Le seul concurrent de Christanval est le grand espoir du foot français, l’ancienne idole de Mourinho, il se nomme Gallas. C’est le nouveau Desailly, le patron incontesté d’Arsenal, le futur capitaine inamovible de l’équipe de France. C’est un détail, il est né la même année qu’Henry. Qui a dit carrière ratée ?

Et Blackburn mit Christanval à l’essai en septembre dernier. Il était libre. Gallas aussi. Suffisant pour élargir le casting du Domenech show ?

Bilan : A billets pour l’hiver

Puisque les lecteurs d’Aujourd’hui Sport attendent toujours le compte-rendu du GP du Brésil, faisons les patienter avec notre bilan saisonnier. Et si, malgré Burt, Hamilton n’avait pas tout faux, coco ?

Ferrari. Stefano Domenicali et Mario Almondo auraient fini chez Fiat si la Scuderia n’avait pas au moins ramené le titre constructeur. La voiture italienne était largement au-dessus de la concurrence, mais les options tactiques des deux hommes ont coûté le championnat à leurs pilotes. Massa a sûrement vu s’envoler dans le dernier virage d’Interlagos la chance de sa carrière ; celle de Räikkönen dépend maintenant de la fréquence de ses sorties en boîte les week-ends de Grand Prix.

McLaren. L’écurie anglaise a marqué 151 points de plus qu’en 2007, sans même aller voir dans le garage voisin, celui des Force India. Bien que nous ne l’ayons jamais ménagé, il faut reconnaître à Hamilton une certaine régularité au haut niveau. Aussi perméable à la pression que les digues vietnamiennes, il a manqué au Brésil l’occasion de faire taire les supporters espagnols. Mais c’est quand même plus dur sans coéquipier.

BMW. Un printemps qui chante et le pilotage exceptionnel de Kubica laissaient augurer le meilleur aux amateurs de tunning. Les congés estivaux de ses mécaniciens et la barbe de Nique Heidfeld ont empêché le Polonais de se mêler à la course au titre. Il le fera en 2009 si les actionnaires allemands dégèlent enfin leur budget développement.

Renault. Si la saison avait débuté en Hongrie, Alonso serait triple champion du monde. Mais avec (Giuseppe) Dessi, on mettrait Piquette en Bouteille, sans faire offense à notre ancien stagiaire. Renault a fait l’erreur de le garder. La comparaison avec l’Espagnol est pourtant cruelle pour la famille Grosjean.

Toyota. Trulli est certainement le meilleur sur un tour. Dommage pour lui, les courses en ont plus de cinquante en général. Le dernier de la saison était de trop, aussi, pour Timo Glauque. Et dire que certains osent penser qu’il a volontairement ouvert la porte à Hamilton.

Toro Rosso. Vettel n’a fait qu’une erreur cette saison : signer chez Red Boules, l’écurie mère, moins performante. Personne, ou presque, n’aurait jamais pu miser sur un pareil rétablissement des Minardi. Ca n’aura curieusement profité qu’au nouveau Schumacher.

Red Bull. Pouvaient-ils espérer mieux avec Webber, Coulthard et un moteur Renault ? Red Bull n’a quand même pas tout perdu cette année : la boisson est arrivée sur le marché français.

Williams. Kiki Rosberg est encore plus irrégulier que les contractions de Karen Minier. Nakajima, lui, est dans la droite lignée des grands pilotes japonais.

Honda. A ce prix là, ils feraient mieux de se concentrer sur la moto. Button a oublié que James Hunt (photo) ne faisait pas que boire et baiser.

Force India. Il fallait bien faire le nombre, Ecclestone a des filles à nourrir. Sutil aurait mieux fait de se pendre après Monaco.

France-Argentine : Neige de Saint-André peut cent jours durer

Un Frédéric Michalak inexistant, Bernard Laporte fidèle à lui-même, un jeu pathétique. La Coupe du monde 2007 s’annonce sous les meilleurs hospices que Pujadas dénonce avec véhémence. Pas Pelous.

Lièvremont avait annoncé la couleur : tout changer. Sans même faire d’inventaire, il avait donc pris le parti de lancer des Trinh-Duc, Parra et autre Picamoles, au total la moitié des effectifs Top 14 y étaient passés. Expérience probante : une troisième place aux Six Nations que même Laporte en personne n’osait occuper. Aligner n’importe qui, c’était pas vraiment nouveau. Perdre non plus finalement, mais à la différence de son prédécesseur il y mettait la manière. Envoyer du jeu, devenir les All Blacks d’Europe, l’ambition était là. Pas les moyens, Lièvremont découvre que la France possède autant de grands joueurs en devenir qu’il y a de testostérone dans le corps de Rémy Martin. Il renonce aux blagues et commence à remettre les bons, qui ne savaient plus vraiment à quoi ressemblait un ballon ovale. Il est ovale, le résultat est le même.

Les Wallabies passent, le coq trépasse. Puis l’Argentine. Face aux Pumas, le sélectionneur fait montre d’une remarquable confiance en lui. L’ombre de Maso aidant peut-être, il fait composer son quinze de départ par Laporte : des vieux, et une première ligne éternellement novice au haut-niveau. Gonzo se sent moins seul. Une première année qui n’aura servie à rien et un jeu redevenu obsolète. Le fantôme de l’Argentine est battu par Skréla. L’Australie respire, elle n’a pas écrasé une équipe de nuls. Marc Lièvremont a de belles épaules, mais pas celles d’un sélectionneur. Celle d’un entraîneur ? Camou, Retières, N’Tamack et Maso. La compétence sait se faire discrète.

Pendant ce temps là, les nations majeures du rugby ont cartonné et Le-vestiaire.net perd les eaux.

Bruits de Vestiaire

L’ancien club de Pelé a son nom dans le métro et Thierry Tulasne celui de Toni Nadal dans son répertoire. Christian et Lennart Bergelin, eux, ne reçoivent plus de textos.

Equitation. Ce n’est ni pour ses relations éphémères avec Teddy Sheringham et Dwight Yorke, ni pour les maillots de l’Angleterre qu’elle porte avec bonheur, que nous nous attardons sur Katie Price, mais bien pour la carrière équestre que le mannequin, écrivain, chanteuse, femme d’affaires a récemment débutée. La reine des tabloïds britanniques, qui aime aussi se faire appeler Jordan, serait pour certains spécialistes du pays « la meilleure chose qui soit arrivée à l’équitation depuis l’invention de la bombe ». Ils ne doivent pas connaître Brigitte Lahaie.

Netball. C’est un sport proche du basket, qui se joue entre filles, à sept contre sept, et à la fin ce sont toujours les pays du Commonwealth qui gagnent. On n’y joue pas ailleurs. Vos Bruits de Vestiaire, vous le savez, aiment vous faire découvrir de nouvelles disciplines, surtout quand ses représentantes se déshabillent. C’est ce qu’ont fait les joueuses d’une équipe londonienne de netball (photo), un peu partout dans la capitale anglaise, pour un calendrier dont les bénéfices seront reversés à un hôpital. Si c’est pour la bonne cause.

Tennis. « C’est vrai, malheureusement », s’est con fessé Boris Becker dans un magazine allemand. Le quadragénaire ne confirmait pas ses difficultés à cacher ses poils de barbe roux, mais bien la rupture de ses fiançailles avec la créatrice de bijoux Alessandra Meyer-Wölden, de seize ans sa cadette. Boum-Boum pourra toujours aller chercher le réconfort chez Barbara Feltus, Angela Ermakova, Sabrina Setlur ou Caroline Rocher, de vieilles connaissances.

Rugby. David Seaman avait choisi le patinage pour occuper ses longues journées de retraité, l’ancienne gloire du rugby anglais Austin Healey, qui joue toujours un peu, mais plus pour Leicester, s’est tourné lui vers la danse. Il participe actuellement sur la BBC à l’émission Strickly Come Dancing, dont il a séduit les juges avec sa partenaire, Erin Boag (celle avec la robe jaune). C’est vrai qu’il a quand même la classe dans son débardeur noir.

Lutte. Le Hongrois Peter Farkas, champion olympique des 82 kg à une époque (1992) où la lutte gréco-romaine n’intéressait encore que Le Vestiaire, s’est évadé juste après avoir été condamné à cinq ans de prison pour culture illégale de cannabis. Il a profité d’une suspension de séance, après que son frangin, Karoly, a prétexté un malaise, pour prendre la fuite. Les frères Guénot n’auraient pas fait mieux.

Formule 1. Daily Mirror, 3 novembre 2008 : « L’argent n’a pas d’importance pour Lewis Hamilton ». Ce n’est que pour son chocolat et ses pendules à coucou que le pilote anglais est d’ailleurs parti s’installer en Suisse.

Ligue 1 : Lyon n’a pas le Bak

C’est la nouvelle de la semaine. De Mathoux à Josse, tout le gratin en parle : le grand Cris est de retour, aux côtés de l’international Boumsong. Le Steaua s’est quand même procuré des occasions.

L’ambition est un vilain gros mot. Jean-Michel Aulas ne le prononcerait d’ailleurs plus si Benzema n’avait pas promis de rester seulement s’il se faisait refaire les deux oreilles, en grand. Mais voilà, cela n’a échappé à personne, sauf à Noël Tosi : le Lyon d’aujourd’hui ne se contente pas de ne plus valoir celui d’hier. Sa défense est aussi redescendue sur terre, en l’occurrence au niveau L1. Ca valait le coup de se débarrasser de Caçapa, Jacek Bak, Clebar Anderson et Hubert Fournier.

You sing a boum song, you had a bad day

Zero but encaissé en quatre matches, Lacombe peut bomber le torse. Fer de lance de la meilleure attaque du championnat, Jelen n’a pas tiré tant que ça sur le poteau et n’a pris Cris de vitesse que vingt fois. Le progrès s’est confirmé contre un Lille redoutable à l’extérieur puis en amical contre l’équipe de CFA de Sochaux. Mais l’OL est décidément insatiable et la scène hexagonale ne lui suffit pas. Il fallait la Ligue des Champions pour entériner la solidité défensive retrouvée. 2-0 contre Bucarest, un Lyon recroquevillé dans ses trente mètres en deuxième mi-temps. Et puis il y eut ces terribles cauchemars de Boumsong. Trois nuits partagées avec un Roumain géant même pas amoureux. A chaque fois, raconte-t-il à qui veut le croire, la scène est similaire : Goian monte sur corner, il fait trois mètres de haut, Boum ne peut rien faire. Et c’est Benzema qui est chargé de lui rendre sa taille normale. Si Juninho a frôlé l’embolie pulmonaire à l’heure de jeu, Puel a apprécié la solidarité sans faille de ses joueurs. Cris et Boumsong aussi : ils ont enfin pu rater leurs tacles sans arrière-pensée.

Mounier, tu dors

Et la relève est là. John Mensah avait d’ailleurs été accueilli par Le-vestiaire.net avec tout le respect dû à son rang. Judicieux : la révélation ghanéenne aurait été aperçue sur le flanc gauche, par erreur. Les policiers lyonnais ne pouvaient pas laisser passer ça : Belghazouani n’aura pas de mal à le convaincre pour son prochain clip. Puel aura beau regarder son banc de touche de fond en comble, il peut être rassuré : aucun autre ne leur arrive à la cheville, excepté Réveillère, qui est collectionneur. A l’époque, j’avais Essien pour dépanner, pense Le Guen au moment d’écrire Zoumana Camara sur la feuille de match chaque samedi. Heureusement, Lyon se prépare un avenir doré. L’ambition est sauve.

Pendant ce temps-là, Monaco attend toujours d’inscrire quatre buts dans le même match.

Ligue des Champions, Obama : Yes we can

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Trois victoires françaises en trois matches de Ligue des Champions. En deux semaines, les progrès sont épatants, l’indice français remonte au niveau de la Roumanie et des Pays-Bas. La coupe UEFA n’est plus un rêve.

38e minute, hier soir. Juninho a l’inspiration de tenter le dribble. Son accélération fait mouche, le ballon est déjà loin, son adversaire aussi et il l’a avec lui. Heureusement, quelques minutes plus tard, il montre que ses lourdes jambes n’ont pas toujours besoin de poumons pour fonctionner en expédiant un coup franc plein centre sur un gardien aussi mauvais qu’à l’aller, mais moins chanceux. Tout juste suffisant, si l’on en juge les trois interventions à blanc de Boumsong à l’heure de jeu. Mais suffisant quand même. Lyon avait intérêt à bonifier sa victoire de Bucarest car le temps presse pour se qualifier. La rumeur se confirme : Ederson est nul. Les recruteurs gones préparent leurs valises. Aulas a déjà bouclé la sienne malgré les alarmantes prévisions de Noël Tosi qui lui promet le dernier carré de la Ligue des Champions. Puel fait du rangement. Grosso est bien champion du monde et Josse a bien fait le Tour de France. « C’est pas possible ! Ils font faute à chaque fois dans la surface les Roumains ! » Si, c’est possible.

Sweet home Obama

Sans même visionner un Best of de Baky Koné, Marseille a le goût du gâchis dans la bouche. Face au PSV, l’OM a confirmé qu’il pouvait dominer et marquer contre chacune des équipes de son groupe. Notamment à domicile, ce qu’on avait déjà vu contre Liverpool, mais Zubar était au top. La France a surtout revu le cas Ben Arfa : Aulas pourra contester, mais son ex joyau peut énerver et ré-inventer le foot l’instant suivant. Il n’est donc pas un bouc émissaire comme les autres. Larqué s’en fout, il a trouvé en Obertan une parfaite relève.

Et encore, la tentation d’ajouter Planus, Diawara, Jurietti et Chalmé a été grande. La faute à dix dernières minutes de souffrance. Rappelons-le, Bordeaux jouait à Cluj et Christian Jeanpierre a osé miser sur Dubarbier en équipe d’Argentine, dans un clin d’œil à Maradona qui ne connaît certainement ni l’un, ni l’autre. Certains signes ne trompent pas, comme les deux arrêts de Valverde, sur lesquels Blanc ne comptait même pas. Ramé va se faire des cheveux blancs.

Football : Cantona que l’amour

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On ne parlait jamais foot chez les Cantona. Alors, Sacha a appris tout seul.

Faire de Sacha Opinel un second couteau tiendrait du raccourci facile. Tous les anciens Cannois n’ont pas eu la chance de voir l’Angleterre. Sa carrière en D2 est pourtant toute tracée quand sa passion pour le surf le rattrape : il part l’assouvir à Kirkcaldy, sur les plages de la mer du Nord. Ce qu’il veut surtout, Sacha, c’est remplacer son oncle dans le cœur des Anglais. Mais Cantona n’a jamais joué à Leyton Orient, ni même à Crawley Town. Allez savoir pourquoi.

Son pied gauche, qui n’a d’égal que le droit, le ramène sur les bords de la Tamise, à Gravesend, une charmante localité du Kent, ravagée au XVIIe par une épidémie de peste bubonique. C’est là que se morfond l’Ebbsfleet United (5e div. anglaise), dont le rachat par une communauté d’internautes donne enfin à Opinel sa revanche sur le sort. Ses 30.000 entraîneurs aiment le voir courir pour rien sur l’aile droite : ils lui font gagner le FA Trophy et un après-midi à Wembley. Ca méritait bien un album.

GP du Brésil, Lewis Hamilton : Un peu Timo pour la fin

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Sébastien Loeb a bien mal choisi son jour pour rentrer dans la légende. Il aurait pu attendre notre correspondant à Llanelli.

A vaincre sans péril, on triomphe sans Magloire, rappelle souvent Grégory Galiffi sur les trottoirs de Puteaux. Deux jours avant Obama, Lewis Hamilton a donc gardé son avance sur la frange conservatrice que Massa a tant mal à coiffer. Il a renvoyé Mansell dans les pubs d’Upon-on-Severn et arraché sa première couronne sur une nouvelle erreur de la concurrence. L’Anglais a conclu sa saison par un grand prix sans panache (photo) et un titre au rabais. Stefano Domenicali n’y est cette fois pour rien, mais Timo Glauque devrait pouvoir passer son réveillon chez les Pussycats.

La robe rouge de Nicole Scherzinger avait suffi à combler l’ennui, avant que le climat tropical brésilien n’offre à la F1 une fin de course dont elle avait besoin. Le dépassement de Vettel n’aura finalement servi qu’à confirmer le talent du minet d’Heppenheim, incroyable d’audace devant le nouveau précoce. La capacité de ce dernier à supporter la pression a autant impressionné Le Vestiaire que les lecteurs de L’Equipe.fr : plus de 85% d’entre-eux pensaient, hier, qu’Hamilton n’atteindrait que sous la couette les sept titres de Schumacher. Il n’en a ni le charisme, ni le coup de volant, tout juste un coéquipier fantôme comme on avait l’habitude d’en coller au Baron.

La Force India est avec lui

Ses stratèges partis, la Scuderia a décidé depuis de ne plus mettre ses oeufs dans le même pas niais. Raikkonen choisit ses courses comme Nalbandian ses tournois et les progrès de Massa n’auront offert que dix secondes de bonheur au public brésilien, le temps de comprendre que Glauque en avait perdu autant dans le dernier virage. La joie contenue sur le podium, le nouveau Senna a passé en revue les erreurs tactiques de son équipe, le péroné gauche de son pompiste, la chaleur hongroise et ses quinze tête-à-queue de Silverstone. Le titre pilotes n’aurait jamais dû échapper à Ferrari ; celui des constructeurs, que Le Vestiaire lui avait depuis longtemps promis, ne suffira pas à consoler Montezemolo : le grand public a toujours boudé ses citadines.

Derrière, Kubica se demande pourquoi les ingénieurs de BMW ne sont toujours pas rentrés de leurs vacances d’été et Alonso s’est offert, après Singapour, son deuxième podium de nuit. Ces deux là pourraient se joindre en 2009 à la course au titre si ont leur en donne les moyens. Ca sera plus dur pour Piquette, dont la carrière en F1 s’est terminée avec celle de David Coulthard, dans le premier virage. Comment Renault pourrait-elle le garder ?

Toro Rosso se pose la même question depuis six mois. Bourdais a encore fait une grande course ce week-end, il est encore passé en Q1, mais Trulli a encore eu le malheur de se mettre sur son chemin. C’est à n’y rien comprendre : a-t-on déjà vu pareil acharnement ? Son passage dans l’herbe a tellement contrarié le meilleur pilote français du plateau qu’il a presque concédé un tour à son coéquipier. La malchance, nous y reviendrons bientôt dans un bilan spécial, ne lui aura épargné que quatre points cette saison. Mais que ses des tracteurs se taisent : c’est quand même mieux que Button et Force India réunis.

Masters : Jo-Wilfried Shangaï

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La saison de tennis est terminée, place au gala final. L’heure du bilan a sonné. Gilles Simon saura bientôt, Tsonga sait déjà.

Nos milliers de lecteurs quotidiens n’ont plus qu’une question à la bouche : que vaut Tsonga ? Ce serait vous faire injure que de répondre, vous avez sans doute déjà lu nos précédents articles. A son meilleur niveau, c’est un Top3, voire mieux quand il aura tapé Federer. Il est d’ailleurs le grand phénomène depuis Roger. Contrairement à l’avis général, sa victoire à Bercy n’est pas un exploit. En revanche, la présence de PPDA dans les tribunes avec Bîmes les poches pleines de petits fours et sur le plateau de Stade 2, à 30 minutes d’intervalle, oui.

Il en a dans le panthéon

Bercy n’est donc pas un exploit de plus ou de moins, c’est juste la marche en avant du meilleur tennisman actuel en valeur absolue. Pas de suspense, il peut tout gagner : Grand chelem comme Masters Series, il a compris que Nadal et Federer pouvaient aussi se blesser. En rejoignant Grosjean et Forget, non pas chez la femme à Chamou, mais dans l’histoire du tennis français, Tsonga les a aussitôt dépassés. Et peu importe si la régularité du seul vrai copain d’Arnaud Clément – il a préféré refuser de s’y associer en double – dans les grands rendez-vous sera difficile à égaler par un estropié, tout le monde se souvient aussi des shorts de Medvedev. Car pour occuper le fauteuil de son niveau, le nouveau Noah doit franchir le cap physique, ce n’est là encore pas un secret, même Dominguez l’a flairé. Etre là au début et à la fin de la saison ne rassure que Santoro. Il doit apprendre à gérer une saison en se ménageant des plages de repos pour être là quand c’est important. Quitte à se passer des redoutables Casablanca et Bangkok et les laisser à Gilles Simon. Ou alors il ne pourra faire Denisot que deux fois par an. Ce serait toujours deux de plus que Simon.

Pendant ce temps-là parler de Mickaël Vendetta permettrait-il d’augmenter artificiellement le nombre de visites ?

Ligue 1 : Je ne suis pas un Hoarau

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La formation, le haut niveau, l’équipe de France : c’était inévitable, le complexe de supériorité guettait le football français. Francis Gillot va bientôt hausser les sourcils pour répondre à Canal+.

Guillaume Hoarau a enfin compris. A l’annonce de son choix en faveur du PSG, Christophe Revault n’avait pu réfréner un rire nerveux. Faute d’avoir parcouru le pedigree de son ancêtre de gardien, le Réunionnais a finalement suivi son chemin, sans savoir. A une différence près, c’est vrai : Revault n’a jamais été choisi dans l’équipe européenne de la semaine sous le maillot parisien. Mais à l’époque, L’Equipe était un journal.

Ainsi, le damné Guillaume n’a pu comprendre assez tôt que le clasico ne valait pas un Reims-Le Havre. Son doublé lui est monté à la tête dès Toulouse. Et la magie parisienne lui est apparue samedi : Le Guen l’a remplacé à la mi-temps par Kezman. Cela n’a pas empêché le PSG de bonifier doublement sa victoire au Vélodrome. Le PSG candidat au titre est de retour, Sessegnon confirme son statut, Makélélé est bien le stabilisateur attendu. Et Giuly amène ce grain de folie qui manquait au banc depuis le départ d’Alonzo. Direct 8 n’attend plus que lui.

Lorient express

Mais le PSG n’est pas le seul à être en pleine bourre. Toulouse a montré qu’il était bien plus qu’un ex-candidat à la Ligue 2, qui ne sait que pourrir le match pour prendre des points. La victoire au Parc, mercredi, en atteste. Problème : la qualité de jeu, les stars internationales et le podium filent le vertige. Les vieux briscards caennais, rompus à l’Europe, en ont profité. Lorient, auteur de sept buts en deux matches, a aussi payé pour apprendre. Les adversaires de valeur ne se sous-estiment pas. Comme Nancy, qui s’y connaît en matière de haut niveau. Bordeaux était pourtant prévenu, mais les joueurs de Ricardo croyaient dur comme fer que Paris ne se reproduirait pas. Ricardo est parti ?

Pendant ce temps-là, Nicolas Anelka marque trois buts contre le Sunderland de Cissé. Et si Domenech rappelait Djibril ?

Bruits de Vestiaire

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Le PSG va s’acheter une piscine, Federer est à sec et Hamilton inspire décidément les artistes.

Football. L’arène Victoria lui a fait savoir qu’elle resterait au chaud à LA pendant qu’il sacrifierait ses vacances à Milan pour payer la licence des gosses. David Beckham ne devrait pas rejoindre avant janvier le championnat italien, mais il a, sur les conseils de Maldini, déjà posé une option sur un appartement Via Amedeo d’Aosta, un quartier où se côtoient dealers, travestis et prostituées. Gronaldo pourrait lui louer une chambre.

Rugby. Comme tous les joueurs de Gloucester, il habite, lui, dans un environnement des plus chics, à Cheltenham. Mais de passage à Bath pour une soirée, Lesley Vainikolo a fini au poste après avoir blessé à la tête un jeune homme de 20 ans. Le trois-quarts aile du XV de la Rose, d’origine tongienne, a été libéré sur caution sans pour l’instant être inculpé. Il n’aurait pas supporté une remarque sur sa nouvelle coupe de cheveux.

Omnisports. On reste dans le domaine capillaire avec la décision de l’Agence mondiale antidopage de retirer la finastéride de sa liste des produits dopants. Nous avions déjà évoqué dans cette rubrique les effets de cette substance, utilisée par certains pour empêcher la chute des cheveux ; pour masquer la prise de stéroïdes par d’autres. Mais l’AMA ne voulait plus être « trop contraignante sur la vie des athlètes ». Massa pourra ressortir sans casquette.

Cyclisme. Quelques injections de finastéride ne suffiront pas aux concurrents de cette nouvelle épreuve. La première édition des 24 Heures vélo aura lieu en août 2009 sur le circuit Bugatti du Mans, qui accueille déjà, entre autres, les 24 Heures auto, moto, camion, roller et le GP de France de mobylettes. Le responsable du Crédit chasse-patates Roger Legeay en sera le parrain : ses coureurs ont toujours eu l’habitude de rouler la nuit.

Patinage artistique. On ne se lasse plus d’axels et de triples salchows depuis que Brian Joubert n’a pas trouvé les moyens d’affûter ses lames. Plus à l’est, la Cour suprême de Bulgarie a curieusement annulé les deux ans et demi de prison dont avait écopé Maxim Stavisky pour avoir tué une de ses compatriotes avec son 4×4. L’ancien champion du monde de danse (photo) avait pourtant un taux d’alcoolémie deux fois supérieur à la limite.

Médias. Six de nos confrères sportifs ont créé une association internationale pour « unifier » leurs approches vis-à-vis des « organismes officiels ». L’Equipe fait partie du lot avec la Gazzetta dello Sport (Italie), Lance (Brésil), Olé (Argentine), Marca et Mundo Deportivo (Espagne). http://www.le-vestiaire.net/ pourrait bientôt les rejoindre.

Pro A : Le nouvel Orléans

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Michel Gomez n’a pas réussi à couler l’Entente pour de bon. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé.

De notre correspondant spécial à Orléans

Après le patin et avant le water-polo, Le Vestiaire poursuit par le basket son exploration des sports mineurs. Et comme la NBA a repris cette semaine, nous nous sommes attardés sur un championnat européen encore méconnu du grand public : la ProA, et son leader improbable, L’Entente orléanaise.

Pour bien comprendre comment un club sponsorisé par La République du Centre pouvait pointer en tête après quatre journées, nous avons des péchés sur place le seul de nos rédacteurs passé par le Wall Street Institute. Banks, Covile, Greene, Dobbins et Dials n’ont pas appris à jouer à Orléans. Ca n’en fait pas forcément des mercenaires, même si ça y ressemble.

Les billets de Banks

Le premier, Cedrick Banks, a été faire sécher la saison dernière en Israël ses tatouages grossiers et son foie en souffrance. Il a cette fois bien choisi sa destination : la cité johannique est un plaidoyer pour l’inertie, un foyer de désoeuvrement. Laboratoire des politiques sécuritaires, Orléans, c’est une cathédrale, trois rues piétonnes et un désert sportif.

Avec une équipe de foot en CFA et celle de rugby en Fédérale 1, ce qui n’est pas beaucoup mieux, la mairie n’a que le basket pour justifier ses impôts locaux. Alors, tout le budget sportif y passe, rien n’est trop beau pour l’Entente, pas même Laurent Sciarra, qui n’en demandait plus tant.

Les JO de Sydney encore dans les jambes, il ne se fatigue plus à attaquer le panier. Trois passes décisives et la tournée PQR suffisent au bonheur de ses dirigeants. Avec Curti, Greene et Dobbins, précieux sans le ballon, Orléans a un collectif honnête. Mais pas de banc. Pascal Hervé a beau être le meilleur entraîneur français de la décennie, son fils, William, ne sera jamais un grand joueur. TJ Parker (1,83 m) non plus.

Pendant ce temps-là, Le Mans et Nancy confirment en Euroligue les dernières sorties de l’équipe nationale.

Ligue 1 : Les défenseurs sans trop

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Le Vestiaire reprend aujourd’hui sa rubrique Ligue 1. Le rot Cailleux est oublié. Les derniers événements ont ranimé la flamme : Grenoble et Lorient vainqueurs à Saint-Etienne, le PSG qui marque 5 buts dont un de Luyindula et un pour Toulouse, Le Mans à deux doigts d’être leader si l’ogre auxerrois ne s’était pas dressé sur sa route… Les charnières centrales de L1 rayonnent. La concurrence est rude.

OM : Zub’ bida

Gagner le match des charnières défensives contre le PSG et son Camara-Bourillon, c’est fort. Marseille est devenu un modèle. L’an dernier, déjà, un brevet avait failli être déposé. L’arrivée d’Hilton pourrait appuyer le dossier. Il est arrivé sur la Canebière sans faire de bruit. Pour un patron censé guider sa défense pour jouer le hors jeu, c’est judicieux. Le Vestiaire avait tout annoncé. Zubar, lui, a confirmé que Carquefou n’était pas un accident en enchaînant les prestations haut de gamme. Gerets ne se pardonnera jamais d’avoir voulu le garder cet été. Sa Ligue des Champions restera dans les mémoires : Zub Zub a inventé le air ball du foot contre Liverpool, puis le concept de spectateur au cœur de l’action à Eindhoven. Toujours en retard, sauf à l’entraînement.

Lyon : Un Cris dans la nuit

Les supporters lyonnais s’y attendaient encore moins qu’à gagner la Ligue des Champions : le Policier serait un ripoux. Cris revient de blessure, d’accord, mais il dégage moins d’autorité qu’un des ses compatriotes lyonnais à la maison. Les repères du grand Cris se sont envolés : à sa décharge, dans ses souvenirs, Squillaci n’était pas un métis, qui se fait dribbler par Jemaa en équipe nationale et qui a la phobie du roumain. Visiblement, c’est contagieux : Jelen l’attaquant d’Auxerre, la plus roumaine des équipes françaises avec Nantes, a fréquemment rappelé à toute la défense lyonnaise que Bucarest était une place forte du football européen. Les Lituaniens confirment.

Paris : Rabais sans dratana

Comme L’Equipe, le PSG s’est laissé avoir, dimanche soir. Une victoire sur l’OM et on oublie la saison passée, la passe décisive de Bourillon pour Niang et l’autorité naturelle de Landreau. Evidemment, gagner le clasico puis perdre au Parc contre Toulouse, ça remet les idées en place. Et ça conforte encore une fois l’expertise du Vestiaire. Zoumana Camara est rassuré, la concurrence du taulier Bourillon est éteinte. Mais pas d’inquiétude pour le PSG : avec Hoarau, les errements de défense seront compensés sans mal, puisqu’il est le nouveau Benzema. Mais lequel des deux a marqué de 25 mètres hier soir ?

Nantes : Grave garde

C’est la destination exotique de l’hiver. Déjà, un Haïtien venu d’Uruguay qui s’impose comme capitaine, ça a de quoi séduire. Mais lui adjoindre un défenseur central danois, c’est carrément tirer la L1 vers le haut. Abriel a bien senti l’émulation au moment de lui montrer qu’un simple passement de jambes pouvait foutre la gueule dans le gazon, samedi dernier. Il n’est pas le seul : puisqu’il suffit juste de courir, chaque semaine un attaquant de L1 relève le défi avec jubilation. Mais le football est plein de paradoxes : Hoarau n’a pas réussi à marquer un but contre Nantes, Kezman oui. Et si le Serbe était le nouveau Benzema ? Comme ses plus farouches concurrents, Nantes est blindé contre les blessures : Douglao se tient prêt.

Pendant ce temps-là, Bordeaux devrait compter 2 points d’avance, si les buts imaginaires restaient imaginaires.

Masters Series, Bercy : Champions à la Noah

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Lequipe.fr aime à rappeler que L’Equipe a traité quatre tennismen français de nouveaux mousquetaires. Détail amusant, Le Vestiaire en parlait aussi, mais le 14 mai dernier. Le journalisme serait-il un métier ?

Il aura donc fallu attendre le dernier Masters Series de l’année pour que les médias se rendent comptent d’une troublante similitude de niveau entre les joueurs tricolores. Ce signe d’incompétence n’est pas vraiment une surprise : à propulser nouveau Noah un joueur dès qu’il gagne un match, la presse n’a pas vraiment le temps d’analyser.

Souvenons-nous : Tsonga arrive en finale à Melbourne, notre spécialiste vous met aussitôt en garde. Au final, c’est 15 tournois disputés, Denisot et Kinder. Le tennis est au plus mal, Le Vestiaire décide alors de dresser un état des lieux de nos champions. Seul Monfils a nos faveurs, il claque dans la foulée une demie à Roland. Gasquet, lui, végète, aussi régulier que Tsonga, il est pourtant très différent. L’ado surdoué n’a pas de vrais problèmes physiques, il est juste ado et le sera toujours. Nous avions aussi évoqué PHM, le meilleur sur les six dernières années; mais le plus nul en grands tournois. Et depuis deux semaines, Gilles Simon, est le chouchou des médias. Le 29 août dernier Le Vestiaire parlait déjà de lui comme du nouveau phénomène. Au bilan, Le Vestiaire occupe toujours la tête de l’expertise tennis et pourrait la garder longtemps, à moins que Tsonga ne fasse un jour une saison complète, que Gasquet intègre le Top3, que Simon sorte du Top10 ou que Monfils soit célibataire.

Les mousquetaires baissent Lagardère

Vous l’aurez compris : en réalité, la France du tennis, ce n’est pas quatre joueurs qui dominent le monde. C’est quatre joueurs de niveau Top10, dont trois ont le niveau Top3. Pas plus. En terme de densité, par contre, il n’y a pas d’égal dans les autres pays. Bizarrement, l’image de Vliegen consolant Gasquet trotte encore dans les têtes. Même avec ce vivier, le sentiment de gâchis n’est pas atténué. La Fédération est parvenue à sortir trois joueurs extraordinaires, mais pas de véritable champion capable d’intégrer le Top3. La tête, les jambes, la régularité et des gonzesses, il faut tout avoir. Simon devra montrer dès Melbourne qu’il est prêt à être celui-là. Ca ne doit pas empêcher les autres d’être aussi en demi-finale. Ni Santoro de prendre sa retraite.

Glossaire pour les nuls

Top3 : Joueur top niveau capable d’être numéro un mondial, rarement blessé, fort dans sa tête, hyper régulier, qui enchaîne les titres, dans le dernier carré des Grand Chelem et des Masters series.

Top5 : Joueur top niveau, finaliste des petits tournois, régulièrement demi-finaliste dans les grands, mais rarement gagnant.

Top10 : Joueur top niveau, capable de coups dans les grands tournois, mais irrégulier.

Top20 : Bon joueur, incapable de progresser sur la durée.

Pendant ce temps-là, Dominguez récolte les fruits de son travail, avec jubilation.

Manaudou-Bousquet : C’est fou comme LM

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Son record de France du 50 m pap n’avait pas suffi à faire parler de lui. Alors, Fred Bousquet s’est lancé à son tour dans le cinéma.

Richard Berry, comme Julien, Pierre, Luca, Benjamin et Gaël, trouve que Manaudou est « une partenaire formidable ». Et encore, il n’a pas vu sa salamandre. La nageuse, avec qui il partage la fiche de « Le Coach », le nouveau chef-d’œuvre d’Olivier d’Oran, serait « authentique, vraie, sans artifices, très sympathique, timide et réservée ». Rien que ça. Ce n’est pas pour l’argent, en plus, qu’elle aurait accepté de tenir ce rôle de sportive désoeuvrée taillé sur mesure : son cachet sera reversé à son association, LM la vie.

LM tellement, Laure, qu’elle n’hésite pas à déménager pour suivre ce que son cœur lui dicte. Et si nous avions refusé de relayer la rumeur de son improbable liaison avec Yohann Gourcuff, c’est parce que notre spécialiste avait compris dès septembre les vraies raisons de son arrivée à Marseille. « Son choix pue autant le copinage et le confort matériel que la banquette arrière du 4×4 de Fred Bousquet », écrivions-nous alors, un mois avant que Voici, voilà, ne croit révéler au monde et à Nimble l’amourette entre la vice-championne de France du 400 m et l’ancien nageur américain.

Poulmaire indigne

Bousquet et Manaudou ne partagent donc plus seulement leur goût pour les tatouages, l’intérieur cuir des Range Rover et la photographie. La carrière de cette dernière s’est terminée avec le refus de Philippe Lucas de la reprendre en main. Elle a perdu depuis longtemps l’envie de se faire violence et oublié dans les boîtes de la Cannebière les exigences du haut niveau. Son éminence grise, Maître Poulmaire, a quand même rassuré les dirigeants marseillais. Marie-Jo ne devrait pas quitter leur club tout de suite. Il lui faudra bien quelques mois avant de passer en revue tout Le Vestiaire de l’OM.

Bruits de Vestiaire

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Victoria a cru que Milan était en Inde, Pavlyuchenko va bientôt racheter Tottenham et Jean-Philippe Gatien ne sait plus quoi faire pour vendre ses tables de ping-pong.

Football. C’est un peu à mi-chemin entre Dave et Tony Par cœur. L’héritage capverdien en plus. Privé du dernier Euro par ses chevilles, Ryan Babel a eu le temps de se mettre au rap. Ses textes sont aussi engagés que les tacles de Dirk Kuyt : « Je sais l’heure qu’il est, je viens d’acheter une nouvelle montre. » Il pourrait profiter de la trève pour se donner en spectacle, de La Haye à Groningue, sur une tournée au titre unitaire : le Tour de Babel.

Cyclisme. Les fidèles de notre rubrique se rappelleront sans doute le blouson rose de Mariah Carey et le plaidoyer de Bradley Wiggins pour l’anoblissement de Chris Hoy. Si les trois médailles d’or pékinoises du pistard écossais ne suffisent pas à convaincre la Reine, elle n’oubliera sûrement pas qu’il est le premier à avoir trouvé la réponse à l’Ultimate Question. Rasage ou épilation ? Sir Hoy a choisi.

Baseball. Comme Mariah Carey, il lui arrive de lancer la balle, mais il garde ses blousons roses pour les soirs de concert. Le Yankee Alex Rodriguez, qui se fait aussi appeler A-Rod, parce que ça fait moins mexicain, est une des légendes de la Major League, dont il a fini trois fois meilleur joueur. En instance de divorce, Madonna aurait trouvé le réconfort dans ses gros bras. Guy Ritchie, le futur ex-mari, préfère lui les jambes de Tania.

Basket-ball. On reste dans les sports mineurs américains avec les ennuis de santé d’Isiah Thomas, victime en fin de semaine d’une overdose de somnifères. L’ancien joueur avait été viré au printemps de l’encadrement des Knicks malgré un bilan que Michel Gomez n’aurait pas renié : 56 victoires et 108 défaites, le tout agrémenté d’une plainte pour harcèlement sexuel. Il y a en tout cas quand même mieux qu’un tube de somnifères pour s’endormir : Sport+ diffuse bien quelques matches de ProA.

Moto. La presse britannique, friande de détails, s’est toujours demandée lequel des deux avait la plus grosse. Parce que le Prince William, sur sa Ducati 1098, a longtemps humilié le frangin, Harry s’est récemment offert une Triumph (photo) à 8.000 livres. Les deux héritiers, aussi chevelus que leur grand-mère, ont participé pour la bonne cause à un enduro en Afrique du Sud. Nelson Mandela va pouvoir offrir des scooters à ses enfants.

Formule 1. Lewis Hamilton connaît pour la quatrième fois en deux mois les honneurs de nos Bruits de Vestiaire. Les Pussycats n’y sont cette fois pour rien. Son équipementier, Reebok, a demandé à l’artiste contemporain Ian Cook de tirer, à l’aide de voitures télécommandées, le portrait du pilote anglais, exposé à partir de mercredi sur le Tower Bridge. Le peintre s’est déjà mis au travail : en voici en exclusivité les premières esquisses.

Coupe d’Europe : Nothing Toulouse

Chabal jouera en France la saison prochaine. La BBC a encore raté les droits de Joséphine, ange gardien.

Puisqu’il ne recule devant rien, pas même devant l’impôt cible, Le Vestiaire ose poser pour la deuxième fois de la semaine une de ses questions interdites : à quoi sert le Challenge européen ?

L’épreuve est tellement légitime qu’elle a changé trois fois de nom en six ans. Conférence européenne lui allait pourtant bien tant les clubs français n’y échangent que des politesses. Entre eux, d’abord, Colomiers et Pau en savent quelque chose, avant que l’Angleterre ne comprenne que le professionnalisme ne s’arrêtait pas à la porte des pubs.

Il y a tellement de candidats à cette coupe anglo-normande que l’ERC l’a imposée à Toulon et Mont-de-Marsan. C’est un peu comme si Boulogne-sur-Mer jouait l’UEFA ou Le Mans l’Euroligue, mais Etcheverry aura au moins vu à quoi ressemblait un Anglais. C’est bon pour le rapprochement des cultures. Les faire-valoirs du Top14 y mettent tellement de zèle que Brive, Dax, Bayonne et Bourgoin ont tous réussi à perdre contre des clubs italiens. Il faudrait penser à inviter les Espagnols et la Géorgie.

Heineken Skywalker

Heureusement, il y a la grande Coupe d’Europe, la vraie. Celle que nos médias appellent pieusement la H-Cup pour ne pas citer la marque de bière qui s’étale en pages pleines dans les journaux. 38% de nos lecteurs, parmi les plus avertis, espèrent que Pelous n’empêchera pas cette saison Toulouse de justifier ses impasses en championnat. Murrayfield lui réussit mieux que le Stade de France.

Les autres pensent (15%) qu’une des quatre franchises galloises pourrait faire mieux que Dan Carter et Blanche de Castille (10%). Les premières sorties des Blues de Cardiff leur donnent pour l’instant raison ; seul le Leinster a également ramené deux succès bonifiés, dans une poule où les Wasps ont confirmé avec Betsen (8%) leur début de saison domestique. Il aura, enfin, fallu une autre équipe française à Clermont (6%) pour que notre parrain, Julien Closefield, n’avale pas son tube de Prozac.

Pendant ce temps-là, l’asthme de Duncan MacLeod (photo) lui a encore joué un bien vilain tour : ses crises ont fait grimper son taux de testostérone.