L’Edito : Du Coq à l’âne

La Coupe Davis a le don de passionner la Terre entière. Bien malin qui peut dire le score actuel de la finale ou même le nom des joueurs qui la disputent. C’est pourtant presque aussi intéressant qu’un France-Australie.

Thierry Dusautoir a su trouver les mots justes. La France avait les moyens de gagner. Les Bleus auraient même pu remporter la Coupe du monde et plein d’autres matches encore. Mais voilà, ils ont perdu. Qui osera dire comme d’habitude ? En tout cas, comme d’habitude, on va chercher les responsables, et comme d’habitude, ça ne servira pas à grand-chose. Faut-il écarter Skrela ? Parce que le Larkham du pauvre ne serait qu’une brute surévaluée qui n’a finalement jamais vraiment réussi un match important et qui bénéficierait surtout d’un nom de famille. Evidemment, non. Car il n’y a personne d’autre, à part remettre Castaignède ou Michalak. Quoi, Deylaud ?

A part ça, Lyon a perdu, encore. Accident diront les uns, PSG ou équipe B diront les autres. Le fabuleux Fred ne mériterait donc pas encore le Ballon d’Or ? Les Gones ne survivraient donc que par Toulalan et Benzema ? Les observateurs, si prompts à s’enflammer après une victoire ou une défaite, seraient bien inspirés de relever la nervosité ambiante à tous les étages d’un club aux abois, même s’il n’a pour l’instant pas grand-chose à craindre de ses poursuivants, incapables de se prendre pour lui. Quand Marseille se mettra à défendre, personne n’aura besoin d’attendre la Ligue des Champions pour voir du changement. Il reste qu’avec un tel niveau, les hommes de Puel réaliseraient un exploit considérable en se qualifiant pour les huitièmes. Difficile à croire ? Au moins autant que celle de Bordeaux, qui jouera cette semaine le match le plus important de son Histoire post Bez. Rohr repousserait peut-être son coucher de quelques heures pour revoir une équipe aussi grande que la sienne.

Pendant ce temps-là, nos lecteurs se rassurent comme ils peuvent. Les rumeurs indiquent que Le-Vestiaire.net, qui sera lancé demain, ne parlerait toujours pas du Vendée Globe.

2 réflexions au sujet de « L’Edito : Du Coq à l’âne »

  1. Skrela Larkham du pauvre, certes, au vu du palmarès, de la classe de l’australien et de son influence sur le jeu puisqu’il a réinventé la position du 10 en se plaçant plus près de la ligne d’avantage que personne ne l’avait fait avant lui pour créer le jeu. Mais il ne faut pas oublier non plus que Bernie ne butait jamais (Eales, Burke, Flatley), ce qui lui enlevait une certaine pression, et qu’il a passé le drop de 45 m permettant à l’Australie de battre l’Af Sud en 1/2 finale de CM 99 avec une ragne monstrueuse, à un tel point que ses coéquipiers se sont demandés ce qu’il faisait en tapant ce drop (Mais c’est peut-être ça la classe des grands joueurs, savoir créer l’imprévu même sur leurs points faibles pour faire gagner l’équipe).
    Le seul point sur lequel Skrela est comparable à Larkham, c’est que ce sont 2 pharmacies ambulantes vu le nombre de leurs blessures.

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