Les questions interdites : Le départ de Gerets est-il une bonne nouvelle pour l’OM ?

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L’entraîneur belge attend toujours une bonne offre de son actionnaire. Elle ne viendra pas, comme quand une direction ignore son gros nul d’entraîneur.

Saccomano ne s’en remettra probablement pas. La nouvelle a fait l’effet d’une bombe : Eric Gerets s’en va, sans même fêter le titre de champion que l’OM n’est pas sûr d’avoir puisque comme Le Vestiaire le craignait, Zidane fait quelques piges à Bordeaux. Manœuvre désespérée pour donner encore un peu de mental à une équipe qui n’est pas la meilleure de France ? Ce serait bien vu, mais ce n’est pas ça. Gerets vient juste de comprendre que prendre une décision comme celle-là à Marseille ne pouvait pas être tenu secret. C’est comme pour le vrai niveau de Zubar : quand la vérité éclate, tout le monde en profite.

La vraie question est donc celle-ci : être un bon client pour les médias, pour les joueurs (surtout les mauvais), sortir des phrases choc ou la moitié de son équipe à la mi-temps quand elle fait n’importe quoi suffit-il à faire d’un entraîneur un grand entraîneur ? Une victoire à Liverpool pour le baptême du feu avec un but de Valbuena est-elle un exploit, nullement rendu suspect par un 0-4 au retour, qui donne un crédit illimité ? Eric Gerets a façonné son OM. Il l’a tellement changé qu’Albert Emon met machinalement son survêtement tous les matins et qu’il engueule M’Bami dès qu’il le voit.

Tapie dans l’ombre

L’OM était une équipe de fin de saison, ça n’a pas changé. L’OM était habituellement en crise l’hiver, il a réussi l’exploit d’encaisser trois buts nancéiens dans son stade le 21 décembre dernier. Seul Le Havre pouvait s’en vanter. L’OM était largement plus fort que le Zénith Saint-Pétersbourg, mais a choisi de faire l’impasse sur le match retour il y a un an. Le Shaktior Donetsk a rejoint l’URSS cette saison. On n’ira pas jusqu’à écrire qu’emmener l’OM en finale d’UEFA avec Drogba fait d’Anigo le meilleur entraîneur marseillais des 20 dernières années, ça s’appelerait de la cruauté.

Pour Sacco et ses amis, pour l’ancien spécialiste foot du Vestiaire, l’incapacité chronique de l’OM à aller au bout de ses épopées est restée un mystère. L’entraîneur n’a rien à voir là-dedans. Par contre, Hilton, Erbate, Koné, Mears, les 25 matches de Zubar, les contrôles orientés de Brandao, Samassa, Kaboré, Wiltord, c’est lui et Dreyfus n’avait rien demandé. Le niveau Ligue des Champions, lui, demandait une équipe capable de bien défendre et de bien attaquer dans le même match. La réponse marseillaise est dissimulée derrière le nombre de huitièmes de finale. Pour dépanner, Civelli est remonté de la cave en pleine saison, c’est futé. Lorient en a beaucoup souffert. Qui a dit que ça coûtait aussi l’UEFA ?

Pendant ce temps-là,  le Vélodrome a oublié que Papin et Boli ont joué dans la même équipe et que l’entraîneur belge, c’était pas Gerets. Pour la nouvelle crise, on dit merci qui ?

Ligue des Champions : Casser la Ballack

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Christian sait que journaliste commentateur est un métier qui ne s’improvise pas. Iniesta fait une frappe de merde qui part en six mètres et réclame un corner. « Iniesta est fair-play, on peut le croire. »

Christian n’aime pas trop naviguer à vue et préfère les faits, rien que les faits : « L’arbitre va donner un carton à Obi Mikel pour contestation. Ah non, c’est pour Yaya Touré ! C’est sûr, il va aussi en donner un à Obi Mikel. Ah non. »

Christian pense souvent à sa tante cartomancienne. Parfois, il la consulte même pendant les matches. A la mi-temps il possède certaines informations que même L’Equipe n’aura pas à la fin de la rencontre : « Quelque chose me dit qu’on ne va pas en rester-là au score… »

Christian connaît aussi l’importance de marquer un but à l’extérieur. Du coup, à 0-0, il peut allègrement constater le « ballotage favorable de Chelsea ».

Christian s’est déclaré spécialiste du football chez Morandini. Du coup, il ne manque jamais une occasion de le montrer : « C’est marrant, c’est très drôle ce qui se passe sur la touche. Guardiola dit à l’arbitre assistant : surtout pas sur un corner, le changement ! » Astorga : « C’est une règle chez tous les entraîneurs, je crois. »

Christian s’intéresse parfois aux matches qu’il commente. Alors que Barcelone enchaîne les attaques, il voit Zenden dans les tribunes et précise qu’il a joué au Camp Nou : « Et à Chelsea » précise étrangement Astorga. « Et à Chelsea » ajoute mystérieusement Christian, qui reprend de plus belle son actualité alors que les occasions se multiplient : « Le lien est tout trouvé vers l’actualité, mais on va peut-être suivre cette action. » « Sûrement ! », rétorque Larqué, pas vraiment agacé.

Pour ponctuer la soirée, Christian annonce une quinzième fois le programme qui suit : « Ne ratez pas le documentaire sur la tête des tueurs en série. » Elle est comment leur tête ?

Vous avez posé vos questions sur equipe.vestiaire@yahoo.fr. Vous avez bien fait.

Le Barça a-t-il fait un si mauvais match ?

C’est la question que Jean-Michel Larqué a tranché en parlant des fabuleux contrôles d’Eto’o. Le Barça a dominé et ridiculisé Chelsea autant que ses adversaires précédents, mais ne l’a pas tué.

Henry est-il le meilleur joueur barcelonais depuis plusieurs mois ?

Effectivement et ce soir encore, et c’est bien pour cela qu’il est difficilement pardonnable. Henry avait la chance d’avoir Ivanovic en face, il a rappelé à Hiddink qu’ailier c’était bien son poste. Mais même si on est le meilleur de son équipe, qu’on sait tout faire, qu’on est le seul à se créer des occasions, que l’adversaire est obligé de vous casser, ça ne dispense pas de les mettre. On appelle ça de la suffisance, et ça devrait suffire pour se qualifier.

Peut-on avoir autant de situations chaudes sans concrétiser ?

Question difficile. Wiltord a toujours affirmé le contraire à la femme de Fred.

Yaya Touré a-t-il joué à Monaco ?

Et Morientes ?

Qu’a donc de plus Chelsea que n’avaient ni Lyon, ni le Bayern ?

Malouda ne fait pas partie des propositions, mais l’idée est intéressante. La puissance physique, la vitesse, les agressions d’Alex, des défenseurs qui connaissent le marquage, le calme, ou Cech sont les pistes les plus crédibles.

Qu’ont donc de plus le Bayern et Lyon par rapport à Chelsea ?

Rensing, Grosso, Clerc, Cris, Boumsong, Lell, Breno, Van Bommel, Altintop, Juninho, Zé Roberto, Keita, Ederson, Oddo, Ottl, Toni et quatre buts encaissés à la mi-temps.

Le match nul de Chelsea est-il l’apologie d’un football de merde et des monstres comme Ballack ?

Rassurez-vous, la Grèce n’a jamais gagné l’Euro.

Messi a-t-il été le plus mauvais ?

Pas de passe décisive, pas de but, des frappes au-dessus, pas d’expulsion provoquée. Ils sont beaucoup dans ce cas-là, mais chez lui c’est rare. Il avait déjà commis un tel méfait à Lyon. Etre aussi présent dans les grands rendez-vous, c’est plutot flatteur pour un Ballon d’Or.

Est-ce bien un contrôle directement en touche qu’Abidal a fait à la 64e minute ?

On ne peut rien vous cacher.

Barcelone pourra-t-il éviter de prendre trois buts avec Abidal dans l’axe au retour ?

C’est plutot bien vu, ajoutez Silvinho à gauche et l’équipe de France n’aura même plus honte.

Quel poste jouait Guardiola ?

Numéro 6, mais il pouvait très bien dépanner dans l’axe le cas échéant.

Drogba a-t-il dû se démerder tout seul tout le match ?

Tout à fait. Chelsea a attendu sans rien faire, en sachant que Drogba tout seul pouvait se créer une occasion. Il l’a fait, il ne l’a pas marquée. Fred ricane, c’est pas la peine. Drogba a-t-il vraiment regretté l’époque marseillaise, quand Meriem évoluait en soutien ?

Guardiola peut-il remplacer Gerets à l’OM ?

Henry qui reste sur le terrain à demi-décédé, les deux Messi sans Eto’o, Michel Leeb à gauche, le clasico risque d’être animé.

Chelsea a-t-il une chance de se qualifier au retour ?

Alex pourra-t-il casser Henry sans se faire prendre, deux fois de suite ?

Qu’a pensé Henri Legarda de la rencontre ?

Le match a été d’un faible niveau, trop peu de cartons distribués, débordé par les agressions anglaises, cédant même parfois à la panique.

Lyon disputera-t-il un jour une demi-finale de C1 ?

C’est fait. Abidal, Malouda, Essien titulaires, Lyon a disputé hier sa première demi-finale de C1. Domenech n’était sûrement pas là, Luyindula non plus.

L’Edito du Vestiaire :
Lucie, Lucie t’arrête pas

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Le dernier cycliste propre connu s’appelait Jacky Supligeau. Il n’a pas voulu continuer. Et si Christophe Cheval avait eu raison ?

Longtemps, le monde sportif s’est foutu de la gueule des Américains, des Russes et même des Chinois. Ce n’était pas une question physique, en athlétisme comme en natation, les performances ne signifiaient rien, sinon la frontière entre le sport et le ridicule. Si Yves Niaré n’est toujours pas parvenu à revenir du côté du sport, mais pour d’autres raisons, les nageurs tricolores ont réussi leur pari. Avoir autant de crédibilité que Lance Armstrong, en portant juste un peu de cuir, la femme de Fred en a vu d’autres. Un exploit remarquable, qui doit beaucoup à la Fédération internationale et un peu aussi à Franck Esposito.

Loeb du riner

« Quatre médailles c’est insuffisant pour l’équipe de France. » La prophétie est impressionnante, son auteur pas moins : il s’appelle René Rambier, c’est le nouveau responsable du haut niveau français. Comme vous, Le Vestiaire se propose de réfléchir aux liens pouvant exister entre un René Rambier et le haut niveau. Son palmarès lui ouvrirait facilement les portes de l’Ile de la tentation, quoique. En tout cas,  avec lui, le discours va changer. Pas qu’à cause de son cheveux sur la langue, mais parce qu’il se la raconte. Et pour cause il a vaguement connu Benboudaoud, Traineau et Douillet. Des relations qui pourraient bien lui servir, avec la moisson de Tbilissi ses trois protégés pourraient bientôt revenir à la compétition. A moins que la présence d’Audrey La Rizza et Frédérique Jossinet soient un gage du fabuleux réservoir français. Vivement le retour de Dafreville.

Vivement, aussi, le retour de Brahim celui là même qui prête son nom aux fameuses récompenses éponymes. Mais pourquoi donc ? L’effet Christophe Tiozzo probablement. Alain Delon sera-t-il là cette fois ?

Pendant ce temps-là, Lyon peut toujours remporter le titre de Ligue 1 et Bourdais celui de F1, quitte à provoquer la fin anticipée du Vestiaire.

Le roman du perd OL : Tout va à Vologe

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Lille, Valenciennes, Marseille, Lorient, Saint-Etienne, Rennes, Auxerre, Monaco, Paris. Est-ce la liste des clubs de Amara Simba ou Lyon est-il aussi nul qu’on le prétend à domicile ?

« On méritait beaucoup mieux. » Soit Claude Puel a un solide sens de l’humour, ce qui accréditerait la titularisation de Mounier, soit Jean II Makoun ne lui a toujours pas avoué qu’ils ont bien quitté Lille et que Keita a pris le train avec eux. La plaisanterie serait alors diabolique. Etre le premier entraîneur de Lille à l’emmener en huitièmes de finale de C1, c’est bien, être le premier entraîneur de Lyon à ne pas enchaîner un titre de champion, c’est mieux. Alain Perrin avait pourtant tout tenté, mais il lui manquait trop de choses. Notamment Mounier et Pjanic, les seuls à pouvoir redonner le sourire à Ederson et Keita par ces temps sombres. Ils y ont mis la manière, mission accomplie. Piquionne aussi s’est joint à la fête en fin de soirée. Un aller simple Part-Dieu – Lille ville pour lundi, s’il vous plaît.

Brise de Nice

Lyon a donc signé son grand come-back, en accrochant le grand PSG du grand Hoarau, qui venait d’étriller le grand Lille chez lui (0-0). Avec une puissance offensive de feu retrouvée, notamment Juninho, qui a cadré au moins une frappe, l’OL a rassuré son public, qui a hué sa joie. Lloris est confiant, Essien aussi. Puel promettait la Ligue des Champions à Noël Tosi, il pourrait lui offrir l’UEFA. La légende est donc fausse, Sochaux et Le Havre ne sont pas les deux seules équipes à avoir perdu à Lyon en 2009.

De son but, Lloris a même décelé un élément qui pourrait avantager Lyon dans la course au titre : le jeu d’avant est de retour. Avant, c’est plutôt Marco Grassi ou Joseph-Désiré Job ? Deux indices : « On a vu de l’envie et de très belles choses. » Makoun devra aussi préciser à son gardien qu’il n’est plus à Nice. « On peut féliciter Mounier et Pjanic, qui ont été à la hauteur (…) Quand on donne tout, on peut sortir du terrain l’esprit tranquille. On verra si c’est un bon point de pris quand Marseille et Bordeaux auront joué. » Entre deux sélections, Domenech fait-il donc des séminaires à Lyon ?

Pendant ce temps-là, Henri Legarda a encore assisté au match, impassible comme d’habitude. Il a décidément la peau dure.

Alain possible, nul n’est tout nu

Manaudou à la retraite, notre spécialiste offshore s’était promis après Dunkerque de ne plus jamais mettre de tongs pour écrire un papier. L’exploit de William Meynard nous a contraints à le renvoyer dans l’héros. Popov était-il si mauvais ?

La question était, jeudi, sur toutes les lèvres de Manaudou : quelle marque de moule-bite portait Alain Bernard sous sa combinaison ? Arena, qui n’avait plus réussi à faire d’elle depuis le licenciement abusif de ses ouvriers, a donc frappé Antigone d’un gros cou : le gendarme est le premier asthmatique à franchir le mur du çon (46 »94). Son record  pourrait pourtant ne pas être homologué : la natation française vient de découvrir les vertues de la ceinture flottante. Explications.

Le battement a normalement en crawl un rôle plus stabilisateur que de propulsion. Grâce à une flottabilité accrue, et même démultipliée par la nouvelle génération en néoprène, le rapport s’inverse avec une combi: le battement devient propulseur et l’effort global diminue. Ironie du ressort, c’est ce qui a permis à Bousquet, en finale, de ne pas fléchir dans le dernier 25, là où même les plus grands ont longtemps eu le bambou, comme on dit dans le jargon.

La chronologie du record du monde (RM) est d’ailleurs intéressante à analyser : celui de Matt Biondi (48 »42) a tenu de 1988 à 1994, Popov a gardé le sien (48 »21) jusqu’en 2000, Van den Hoogenband (47 »84) pendant presque huit ans. Depuis les 47 »60 de Bernard à Eindhoven, en mars 2008, la meilleure marque mondiale a été descendue cinq fois.

La lutte Fina

Le RM du 100 mètres a donc été battu deux fois plus souvent en 13 mois qu’en 20 ans. C’est devenu tellement banal que L’Equipe, toujours dans l’air du temps, a préféré se pencher pour la cinquième fois en trois semaines au chevet de l’OL, comme si Le Vestiaire ne l’avait pas déjà fait. Et Michel Denisot attend toujours le feu vert de la Fina pour inviter Bousquet aux Guignols.

La Fédération internationale devra en tout cas harmoniser très vite ses règlements si elle ne veut pas tomber aussi bas que son homologue automobile. En attendant, le vrai débat est mis de côté : et si les progrès textiles n’expliquaient pas tout ? « Sous chacune des combinaisons, il ne faut pas oublier le nageur qui est dedans », rappelait le vice-champion de France. « N’oublions pas non plus ce qui est dedans le nageur », relevait Thierry Bisounours depuis la Bourboule : « On ne fait pas d’un Leveaux un cheval de course. »

Pendant ce temps-là, le roi du petit bain Amaury Leveaux passera l’été à Center Parc. Le Vestiaire vous avait pourtant prévenu.

Les croisades du roi Richard : Les Belges ont-ils saboté la carrière de Gasquet ?

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Régulièrement, Le Vestiaire se verra désormais obligé de s’interroger sur la date de validité de Gasquet sur le circuit professionnel. Jusqu’à sa victoire en Grand Chelem, puisque L’Equipe Mag l’a dit. Aujourd’hui, pas de pot belge pour Richard.

Après un bon mois de repos, Richard Gasquet effectuait sa reprise à Barcelone. Pepe Carvalho n’aurait jamais pu imaginer tel méfait, et pourtant les femmes du Barrio Chino sont capables de tout pour pas cher. Le coquin de sort promettait Nadal au troisième tour, Ritchie ne verra son idole qu’à la télé. Pas d’autographe, il est trop dur à approcher. Les Petits As, c’était il y a longtemps ?

Pour son entrée en lice, Ritchie n’est pas tombé dans le piège Hernych, à ne surtout pas confondre avec Berdych. Sans doute grisé par sa large victoire en trois petits sets (4/6, 6/3, 6/2), Gasquet ne voit pas venir le danger. Il s’appelle Christophe Rochus, il est 61e mondial, il vient de perdre six premiers tours d’affilée. Surtout, il est Belge. Devilder a beau avoir fait trembler Nadal à Roland, il aurait pu y penser avant de prendre 6/4, 6/4. Gasquet aussi a choisi de prendre le Belge au sérieux. 6/1, 6/3 (entrecoupé d’un tie break gagné), l’humilité a du bon. Heureusement que son bourreau n’était pas le mauvais Rochus, Olivier, le terrible Santoro belge. Comment ça, Marseille 2003 ?

Peyre de loser

Lionel Roux l’a répété lors de son entretien d’embauche avec son patron Guy : il n’y a pas de honte à perdre contre un Belge, même Christophe Van Garsse. Quel est donc alors cet étrange sentiment qui envahit un Top 20 qui perd chez lui à Lyon contre Steve Darcis au tie break du troisième set, après lui avoir passé 17 aces ? Que le Petit Prince est moins bon avec une raquette que le vainqueur du Future d’Angers 2007 ? A ce rythme, si Gasquet rencontrait Vliegen au premier tour de Roland-Garros, il ne serait pas favori. Il pourrait même perdre. Quoi encore, 2006 ?

Pendant ce temps-là, Rochus a marqué deux jeux face à Nadal, en 55 minutes. La marge de progression de Richard grandit tournoi après tournoi.

La Légende : Un Colombo de Poulat

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Il est atteint par la limite d’âge et Victor Zvunka veut croire que c’est tout. Eric Poulat a pourtant encore des conseils à donner à Hervé Piccirillo.

Claude Colombo croyait emporter ses souvenirs dans sa tombe. Lens-Nantes, N’Doram qui s’épelle et s’expulse comme Makélélé, les insultes de Karembeu et Pedros, les buts refusés ou accordés. Il pensait en avoir fini des quolibets, des soupçons d’escroquerie et de collusion dégueulasse en intégrant le comité de visionnage avec Jacques Glassmann. Même un bouquin n’a pas suffi à alimenter la chronique, quand bien même il est signé de Bruno Derrien et de ses chemises. Mais l’arbitrage français est éternel.

Poulat aux écuries

La France court vers un arbitrage à Lannoy, aujourd’hui seul arbitre international. Il incarne la relève, mais les démons dansent autour de lui. Il lui faudra les éviter. « Micoud! », s’écrie Eric Poulat, bon camarade. Certainement le surmenage, lui qui est le seul arbitre à avoir encore du boulot après ses matches. Oubliés la Coupe du Monde 2006, les matches de Coupe d’Europe et sa place d’arbitre français numéro un : une demi-saison au placard pour sa dernière année, une leçon d’humilité, elle s’appelle Batta. Arbitre d’un jour, arbitre toujours : ça valait bien une tournée d’adieu.

Pour son retour, Poulat a retrouvé le haut niveau. C’était à Monaco. Monaco, c’était la Ligue des Champions en 2004 et la 15e place de L1 aujourd’hui, Poulat y a vu comme un signe du destin. Toujours embonpoint, bon œil, l’homme en noir fut bousculé dans ses entrailles par Bagayoko, sa jambe droite dans la main, qui ne comprenait pas pourquoi son adversaire n’était pas expulsé. Et finalement, qui eut le carton rouge ? Pendant que ses coquins d’assistants terminaient leur soirée dans un jacuzzi monégasque, Poulat avait un rapport à rédiger dans le local du gardien, où Jean-Luc Etorri venait de finir de se soulager. Grosse ou petite commission ? Alain Perrin opte pour la femme de ménage. Six matches, beau boulot. Ce n’est qu’un début, Wurtz a placé la barre très haut en claquant en direct. Pas Sars, l’homme invisible.

L’arbitre au cirage

Six matches et quatre cartons rouges plus tard, la Ligue est sous la charme. Il ne vient d’oublier que deux penalties et un hors jeu à Tours-Angers, les deux équipes lui souhaitent une rapide et heureuse retraite après le match, il est prêt. La demi-finale de Coupe de France est pour lui, comme au bon vieux temps. Vieux, c’est le mot approprié quand Eduardo file au but. Cetto le descend en pleine surface, c’est un cas d’école. Penalty, carton rouge, pensent les supporters du virage à l’opposé. Coup-franc et pas de carton, répond Poulat quand il arrive au sprint sur les lieux de méfait, à peine deux minutes plus tard. Qu’en pense le fantasque Joël Quiniou ?

Le roman du perd OL :
Aulas, mille fois Aulas

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Stéphane Bré a tout vu, et il n’a pas sifflé penalty. La larme à l’œil, le président du Mans songe à faire une offre à Benzema.

« Je le dis, on a fait le match qu’il fallait. » Claude Puel est soulagé. L’OL n’a pas retenu les titularisations de Clerc et Kallström comme faute grave, ça évitera le licenciement. Mais le rendez-vous Assedic est déjà pris. Pour l’instant, il est prévu en juin, mais son président a le bras assez long pour l’avancer. Un peu moins pour que son équipe conserve les deux victoires d’avance d’il y a sept journées. Après avoir accroché le grand Monaco, l’OL s’était pris à rêver. Mais tutoyer l’Olympe quand il ne connaît pas, c’est prendre le risque de le froisser. « La victoire face à Lyon revêt toujours une saveur particulière, parce que c’est une équipe très difficile à battre. » Rennes, Metz, Paris, Nantes, Lille, Auxerre : Alou Diarra n’était pas obligé de se foutre de leur gueule, mais ça exorcise ses démons romains.

Pjanic à bord

En face, Bordeaux, c’est un autre monde. Lyon y arrivera peut-être, mais il faut être patient. Une défense centrale qui court, un milieu de terrain qui se fait des passes, des ailiers qui restent du bon côté de la ligne de touche, pas de cinquentainaire, c’est pas donné à tout le monde. M. Bré ne s’est pas trompé de grand club. Pjanic, peut-être, mais ça change pas grand-chose. Puel précise : « Dans les intentions, mon équipe était là. » Les intentions, c’est comme les 5-3 à Bucarest, ça suffit pas toujours. Aujourd’hui, tout le monde rêve de la meilleure attaque d’Europe Benzema-Chamack. Hélas, les gaziers russes ont fait faillite, pas Tottenham.

Aulas la la la vie en rose

« A Bordeaux, cela s’est joué sur trois fois rien. Bon d’accord, il s’appelait M. Bré et non pas trois fois rien. » Nice est bien d’accord avec lui, Legarda aussi. Qu’en pense la presse ?

« Si les joueurs sont ce qu’ils valent et s’ils ont le mental qui était le leur à Bordeaux, alors je ne peux qu’y croire. » Keita pourrait très bien être titulaire au Barça.

Le président de l’OL a également précisé qu’une non-qualification en Ligue des Champions provoquerait « un écart de 20 à 25 millions d’euros » dans le budget du club et qu’il saurait aussi faire face à une septième place au classement. Ca fait combien de Fred ?

« Cela serait juste plus difficile d’attirer des joueurs de très haut niveau. » Makoun, Pjanic, Piquionne, Clerc, Reveillère, Kalstrom, Bodmer, et Keita ne voient pas bien où il veut en venir. Benzema, Lloris et Toulalan un peu plus.

« C’était l’homme idoine à l’époque. Je bénis le ciel de l’avoir choisi sur proposition de Bernard Lacombe. Si nous ne gagnons rien cette saison, ce ne sera pas de la responsabilité de Puel. C’est l’an prochain que l’on saura ce qu’il peut apporter. Si nous avions fait une seconde année avec Alain Perrin, le groupe aurait explosé. Parfois, il n’y a pas que le résultat qui compte. » Il y a un an jour pour jour, il n’avait confirmé que Perrin. Quelques jours avant, Le Vestiaire allait dans le même sens. Cette fois, Lacombe semble lui aussi  jouir de la même confiance.

Lloris. Quelques sorties aériennes qui remettent du baume au cœur à Mandanda. Pour Landreau, il faudra faire encore un peu plus.

Clerc. Son centre en retrait, au nez et à la barbe naissante de Lloris, était une merveille. Dommage, il avait bien vu Chamakh.

Cris-Boumsong. Pas de jaloux : ils ont escorté Chamakh vers le but sur la moitié du terrain, un bon mètre derrière au cas où Toulalan voudrait intervenir.

Kallström. Un bon centre derrière les buts et quelques bonnes combinaisons avec Gouffran, Chalmé, Wendel et même Traoré.

Toulalan. Il a donné tout ce qu’il avait, ça a permis à Lyon de dominer sept minutes.

Makoun. Dans un grand jour. En cassant la gueule à Chalmé, il a empêché la meilleure chance de son équipe de voler un point.

Juninho. On sent qu’il a un potentiel sur coup-franc, le meilleur est probablement à venir. A ne pas juger trop hâtivement, sinon il prendra un rouge avant la mi-temps.

Keita. Si la presse a été voir Govou dans la semaine, ce n’est pas un hasard.

Ederson. Et puis quoi encore ?

Benzema. La seule occasion de Lyon est pour lui, avec quatre défenseurs accrochés à ses mollets. Ronaldo les mettait. Mais Ronaldo a quitté les Pays-Bas à 20 ans.

Piquionne. Qui ?

Une victoire du PSG et Aulas pourrait même rédiger la lettre de démission de Puel. Ca sentirait trop le Pathé.

GP de Chine : Vettel est la question

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Le bénéfice du doute n’est plus permis : Bourdais n’a pas plus sa place en F1 que Piquette et Nakajima. Combien de fois Le Vestiaire devra-t-il l’écrire avant que leurs dirigeants ne s’en aperçoivent ?

Neuf heures viennent de sonner à sa montre à gousset et Jean Todt, la bouillotte tiède, émerge à peine. Belle comme une boîte de vitesse, Michelle ronfle encore à l’autre bout du lit, une bouteille de Lambrusco sous le drap. Circonspect, le Bonaparte auvergnat retire avec précaution la télécommande de son film transparent. On est dimanche, c’est l’heure de son feuilleton.

Voilà trois semaines que l’ancien con battant ne reconnaît plus les personnages. La F1 a quand même drôlement changé depuis son dernier pot de départ. Ce matin là, pourtant, tout semble enfin rentré dans l’ordre, comme au bon vieux temps où Ross Brawn n’était pas la moitié d’un opportuniste arrogant. Mercedes pointe même en tête, un Allemand dans les rétros. La hiérarchie est rétablie. Ce n’est pas trop tôt (8:05 GMT). La mousson japonaise se dissipe alors un peu et même Jacques Laffite peut mesurer l’ampleur du désastre : ce n’est que Vettel derrière le safety car.

Dennis le gros cesse

Une fois de plus, le week-end aura soulevé plus de questions que d’asiatiques dans la caravane de Button. L’Anglais, désormais candidat au titre, arrivera-t-il avant la fin de la saison à descendre cul sec ses bouteilles de champagne ? Où était donc Ron Dennis ? Quelle est la pluviométrie moyenne au mois d’avril en Chine ? Qui de Glock ou Vettel est le nouveau Schumacher ?

Encore une course comme celle-là et le pilote Red Bull sera en tout cas le plus jeune sportif de l’Histoire à rentrer dans notre nouvelle rubrique. Même en cherchant bien, il n’y a rien à redire sur sa victoire : c’est propre, régulier, efficace et sans friture, dirait Pierre Van Vliet. La même sur le sec et Le Vestiaire pourrait presque en faire un champion du monde en puissance s’il était là pour faire des prédictions.

Outrageusement dominé par le prépubère allemand, Seb la Bourde n’avait donc pas trop à rougir la saison dernière. Bien plus proche, cette fois, de son nouveau leader, il a en plus ramené trois fois la voiture au garage sans l’aide des commissaires. Et pourtant, « nous n’aurions pas dû courir dans de telles conditions », a regretté dimanche le meilleur Français du plateau. « J’aurais pu sortir 15 ou 20 fois. » Il s’est contenté de trois tête-à-queue. C’est ça, le nouveau Bourdais.

Pendant ce temps-là, c’est rare, mais il y a encore des journalistes qui écrivent ce qu’il pensent.

Communication : Si Bré du but

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C’était dans la nuit de samedi à dimanche, notre spécialiste football n’est pas parvenu à trouver le sommeil et tant mieux, car Diawara c’est quand même plus solide derrière. Au lieu de visiter son épouse, il a préféré faire un compte-rendu du match qui se déroulerait 24 heures plus tard. Ca donne « L’OL, mdr », vous pouvez encore le lire, c’est juste en dessous. C’est donc une nouvelle fois, tout simplement, le triomphe de l’expertise du Vestiaire. Lyon et sa cellule de recrutement sont donc nuls, Bordeaux et son Chamack énormes. Qui avait bien pu l’annoncer dès le  Trophée des Champions ? Les détails d’un chef-d’oeuvre dans le prochain roman du perd OL, après quelques jours de congés bien alités.

Ligue 1 : L’OL, mdr

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Le match de ce soir aura une importance capitale. Moins pour le titre que pour dessiner l’effectif girondin de la rentrée. Et si Lyon osait le pari Delgado ?

Tigana n’était pas disponible, Alou Diarra trop concerné et Tony Vairelles, personne n’y a pensé. C’est donc Aimé Jacquet qui s’y est collé : parler du choc Bordeaux-Lyon. Bordeaux serait donc en forme, Lyon sur le déclin. C’était déjà le cas il y a un an, Jack perd un peu la notion du temps qui passe. Contrairement à l’an dernier, c’est Chaban qui reçoit cette fois. Les convives seront nombreux, la table présentera bien et pourtant Lyon n’aspirera qu’à une chose : pourrir le repas comme au bon vieux temps. Réveillère taperait bien dans l’épaule de Wendel avec ses crampons, mais ça supposerait qu’il a encore un genou et qu’il peut courir. Même le médecin de l’OL en doute. Les temps changent, les gros durs d’hier ne sont plus ceux d’aujourd’hui, la femme de Fred n’en est que plus épanouie : elle a appris à aimer la variété française.

Bordeaux s’est préparé pour prendre une autre dimension depuis quelques semaines. Des matches moches à voir, des buts marqués, aucun encaissé et un recours minimal à Ramé. Ca rappelle à Coupet, non sans nostalgie, qu’il a été un jour gardien à Lyon et même champion de France. La solidité n’a pas de prix, elle permet de gagner des titres, elle évite même de s’extasier sur un 4-3 arraché à Monaco. Ce soir, Bordeaux a une opportunité unique, la première depuis la dernière, qui était déjà contre Lyon, celle-là même suivait le Lyon-Bordeaux de la saison dernière.

La presse est anonyme

Mais cette fois, c’est sans filet, comme disait Godwin Okpara à sa petite fille. Un match pour tuer le champion vacillant, chez soi, peut-être même avec du public : Bordeaux ne peut pas manquer son rendez-vous. Il serait même indécent que les hommes en Blanc ne retrouvent pas une partie de leur jeu pour marquer le coup. Tout est réuni. Cris et Boumsong ne vont pas se mettre à stopper Chamakh alors que Lloris est le seul gardien de Ligue 1 à avoir tremblé devant Jelen, Pino et Klasnic. Juninho ne va pas pouvoir tirer les corners et les coup francs pour son jubilé, son médecin va l’obliger à en laisser un peu à Ederson. Kallstrom et Bodmer n’auront pas de maillot floqué Essien et Tiago, Lyon ne va pas subitement se mettre à jouer et dominer ses matches. « Le Barça sur Pjanic ? », n’aurait donc été écrit que par Foot Transferts. Makoun ne va pas faire peur à Alou Diarra, lui a quand même joué avec Seydou Keita. Kader n’est pas de la même famille, confie Claude Puel à son psy toutes les semaines. Lyon n’a plus disputé le moindre gros match depuis Barcelone à Gerland. Mettre des coups, ça fatigue et les Lyonnais ne savent plus faire, surtout sans Toulalan. Ils ont essayé contre le Bayern, Ribéry a bizuté Gassama, qui n’est pourtant pas le plus lent de l’équipe. Ils essaieront encore, mais le cœur n’y est plus. Quant au talent, il hésite entre le Real, Barcelone, le Bayern, l’Italie ou l’Angleterre. Il plierait le match avec trois buts que personne ne lui en voudrait, même pas Domenech.

Trois hommes et un Gouffran

Ce soir, ils seront trois Bordelais à jouer leur instant Le Vestiaire. Les autres aimeraient, mais faut quand même pas déconner. D’abord Gourcuff. Il ne lui reste qu’un match pour prouver sa véritable valeur. Ses deux dernières saisons en disent long sur ce qu’il est capable ou pas de réaliser. Il sait faire des râteaux, mais pas vraiment être décisif dans les grands matchzs. Ni contre Chelsea, ni contre Rome, ni en équipe de France, ni contre Lyon à l’aller. Ca fait beaucoup, penserait le Ronaldinho du PSG. C’est donc un joueur à la technique fabuleuse dont il ne se sert que contre des pupilles ou des réservistes comme la Roumanie. Les Havrais et Parisiens aussi en gardent un très mauvais souvenir. C’est de loin le meilleur 10 de l’Hexagone, mais surpasser Dalmat ne rend pas supérieur à Ribéry. Il n’est et ne sera sans doute jamais Zidane que par intermittence. Si Milan s’en est débarrassé, ce n’est pas un hasard alors que les mêmes ont recruté Ronaldinho et pistent Mexes. Sa seule issue s’il ne bat pas Lyon, sera de rester à Bordeaux. S’il part, sa carrière est finie. Trop tendre, pas assez aguerri, trop jeune, il n’est pas de taille à lutter avec le haut niveau. Quelle est sa vraie place ? « Sur le banc , » s’écrie un entraîneur italien sur la sellette.

Du marouale lot-et-garonnais

Ensuite, Chamakh. Lyon sera également son match, mais à l’inverse de bébé Zizou, lui peut prendre une autre dimension et n’a rien à perdre. La grande saison bordelaise est la sienne et un peu celle de Diarra.  Sur les bancs aiguillonnais, en attendant l’UNSS, ou aux côtés de Marcel Renard sur les terrains néracais, à quelques pas seulement du parc Laubenheimer, il ne savait pas s’il préférait l’incarcération ou une carrière pro. Il a fait le bon choix, bien aidé par Darcheville. Longtemps, Le Vestiaire s’est demandé secrètement pourquoi Blanc l’alignait seul, devant, sans Cavenaghi, mais avec Gouffran pas loin. Maintenant on sait : parce que Cave est un joker et Marouane indipensable et surtout meilleur. Quoi Gouffran ? Depuis que Blanc a donné le droit au Maroilles marocain d’essayer de marquer en plus de pourrir les défenseurs adverses, il ne s’en prive plus. Cris, quand il était joueur de foot, disait que Chamakh était l’attaquant de L1 le plus difficile à marquer. Il va finir par le penser. Depuis la 17e journée, il a marqué 8 buts qui ont rapporté des points, plus quatre passes décisives. Il est décisif quasiment tous les deux matches. Soit beaucoup plus que son comparse qui n’a pas joué tous les matches. Quoi Gouffran ??

Enfin, Diarra. Ca pouvait être sa saison, malheureusement à ce rythme Lyon va finir par se réintéresser à lui pour de bon. C’est sa dernière chance pour rompre les négociations. Sa délicieuse parenthèse lituanienne en équipe de France n’est qu’un début. Mavuba s’est senti moins seul avec l’étiquette du nouveau. Quel était donc ce Diarra qui joua une finale de Coupe du Monde ? Domenech n’est pas sans ignorer qu’il a toujours le profil de Vieira, toujours sans le niveau. Ducasse peut protester, Diarra n’a pourtant pas de concurrent dans l’effectif bordelais. Ca ne doit pas l’empêcher de méditer : Planus aussi pensait qu’Henrique était un gentil réserviste, ça ne lui a pas rendu service. Un vieux proverbe dit : Jean-Michel Ferri n’a-t-il pas connu Istanbulspor et Liverpool dans la même année sans être un international turc ?

Il y a aussi les autres : Wendel, Fernando, Jurietti, Planus, Jussie, Gouffran, Bellion. Ils ont tous fini par Ramé. C’est mieux que rien, et surtout que l’an prochain si Lyon ne tombe pas à Chaban-Delmas. David Jemmali et Valdeir préparent déjà leur retour.

Paris-Roubaix-Camembert : Le fantôme, de l’eau, perdra

kiki

Thierry Bisounours ne pouvait rester muet devant la déferlante d’événements de ces derniers jours. Dopage, Chavanel, Armstrong : rien n’est tabou pour celui que les mauvaises langues surnomment injustement Thierry Adam.

Posez vos questions sur equipe.vestiaire@yahoo.fr

Comme Le Vestiaire le révélait avant tout le monde, Hamilton a encore été contrôlé positif. Votre réaction ?

Je ne pensais pas que le Tour de France avait déjà repris. C’est tout moi ça.

C’est-à-dire ?

Vous parlez du truc de Thierry Guerrier sur la Cinq ? Je regarde pas, je suis un pacifiste (il éclate de rire).

Comment expliquer l’outrageuse domination de Jimmy Casper ?

Vous savez, si mon métier m’a appris une chose, c’est « qu’on ne fait pas d’un âne une caisse à outils », comme on dit dans le jargon. Le voir briller sur le vélodrome de Roubaix, dans les Flandres ou même sur la Primo de Rivera (ndlr : Primavera) n’est pas une surprise.

Vous voulez dire Paris-Camembert et le Grand Prix de Denain…

Ecoutez, si vous essayez de m’apprendre mon métier, vous êtes mal tombé. Je suis un peu soupe au lait caillé aujourd’hui…

Comme on dit dans le jargon ?

Non, c’est Bilou, mon patron, qui me dit ça quand j’ai plus de déo (il se marre).

Casper peut-il être le successeur de Sylvain Chavanel à la tête du cyclisme français et pourquoi pas mondial ?

C’est plutôt bien vu, ils ont presque le même âge (ndlr : Casper a un an de plus), un palmarès équivalent avec une quinzaine de victoires chacun, si j’nm’amuse, et surtout rien dans les grandes courses.

Quelle précision ! Vous oubliez leur étape sur le Tour de France

Là, vous devenez méchant. Pourquoi ne pas clairement dire que ce sont de gros nuls qui promettaient beaucoup, tant qu’on y est ?

Chavanel fait quand même de bonnes classiques…

Gérard Rué portait les bidons d’Indurain.

Un rapport ?

Je ne mange pas de ce pain là ! (il lance une partie de chat bite. Il faudra une bonne demi-heure pour reprendre le cours normal de l’interview)

Merckx fait partie des plus grands champions du siècle du journal L’Equipe, Armstrong est loin. Comprenez-vous ce phénomène ?

Oui, le dopage a toujours existé et dans tous les sports gna gna gna !!! (il enfourche son VTT et s’éloigne en danseuse, fait 200 mètres à fond et lève les bras. Malheureusement il perd le contrôle de son véhicule et chute lourdement sur le nez).

Romain Mesnil : « Buzzé en beauté »

Romain Mesnil nous a invité dans sa caravane d’un camping du Cap d’Agde, où le sot à la perche est allé se mettre ovaire avant d’attaquer la saison estivale.

QUESTION : Romain, n’aviez-vous pas d’autres alternatives pour trouver des sponsors que de courir nu dans Paris et de vous mettre aux enchères sur eBay ?
ROMAIN MESNIL : C’était ça ou gagner la Golden League. Avouez quand même que je n’ai pas choisi la facilité. Le regard des gens est très difficile à affronter quand vous vous baladez à poil dans la rue. On se sent différent, plus bas que terre. Je ne souhaite à personne de vivre ça.

Q. : Comment vous est venue l’idée de cette démarche ?
R.M. : Vaness’ (Boslak) m’a dit un jour qu’il fallait buzzer pour réussir. Je l’ai prise à Meaux et décidé de frapper un gros coup sur le Web deux à zéro, avec une campagne originale et innovatrice. Sergueï Bubka lui-même n’avait jamais osé faire ça dans les rues de Kiev.

Q. : A quel point les athlètes sont-ils affectés par la crise ?
R.M. : Vous savez, ce n’est pas parce qu’on gagne 50.000 euros à chaque meeting que le quotidien en est plus facile. J’ai une bouche à nourrir et trois chargés de com’ à payer. Alors, c’est toujours agréable de pouvoir mettre un peu de labeur dans les épinards.

Q. : Envisagez-vous d’autres actions similaires ?
R.M. : Je suis en train de travailler sur un badge à forte dimension politique réclamant « un monde économique meilleur ». Mais on peut sûrement aller encore plus loin dans la remise en cause du système : pourquoi ne pas organiser des concours de perche naturistes pour protester contre l’exploitation des enfants dans l’industrie textile chinoise ? Je suis aussi prêt à me faire tatouer le nom de mes partenaires sur l’entrecuisse en hommage à toutes les femmes victimes d’excision.

Q. : Etes-vous satisfait du résultat des enchères ?
R.M. : J’aurais préféré que Sloggi décroche mes timbales, mais ils avaient déjà Yannick Noah. Je suis en cas très content de pouvoir reverser à une association caritative les 7.500 euros du donneur anonyme, qui n’est ni Bernard Laporte, ni Jean-Luc Lagardère.

Q. : Abordez-vous plus sereinement la suite de la saison ?
R.M. : J’ai de bien meilleures sensations depuis que je saute sans short ni débardeur. Ca devrait me permettre d’aller chercher Renaud (Lavillenie) aux championnats de France.

Q. : Pensez-vous être en mesure de franchir un jour la barre des 6 mètres ?
R.M. : Pour les questions sportives, il faut voir avec mon attaché de presse. J’ai des choses bien plus urgentes à m’occuper.

Propos (presque) recueillis par Roger Secrétain

La légende des Mousqueutards :
La Terre débattue

gorge

Tout avait commencé par la diffusion du deuxième épisode des Mousquetaires sur Canal+, samedi. C’était avant le premier tour, les Français étaient encore qualifiés.

Marc Gicquel ou David Ferrer ? Voilà la question que ne se posent pas la totalité des spectateurs présents à Monte-Carlo. La DTN craignait de se la poser un jour, mais avec l’apparition des Mousquetaires, c’était pas prévu si tôt. Parfois, tout va de travers de manière inexplicable. Le tennis français n’est pourtant pas un assemblage de brêles et de leaders du pauvre. Bîmes ne répondra qu’en présence de ses avocats, en plus il a la bouche pleine ; les gambas aux morilles ont bon dos.

Qui, par exemple, aurait pu prédire que l’épaule de Gasquet ne tiendrait pas ? Pas son entraîneur, Guillaume Peyre, tout heureux de lui imposer trois entraînements par jour dans le magnifique docu-fiction de Canal. C’était juste avant Miami et son glorieux parcours. Pour fêter ça, Ritchie vient de virer son préparateur physique et son ostéopathe. Peyre, lui, continue l’aventure en fixant des objectifs comme bien jouer, être plus présent contre les grands joueurs, arrêter de faire des conneries avec la raquette. En attendant, Head and Shoulders a choisi le Petit Prince biterrois comme égérie, qui est quand même venu à Monte-Carlo pour dire qu’il allait mieux. Les médecins n’écartent pas la possibilité d’une rechute, Vliegen sera à Roland.

Roger Gicquel

Qui aurait pu prédire aussi que Gaël Monfils ne marquerait que quatre jeux contre Tipsarevic, le Djokovic gros, petit et barbu ? Tout avait bien commencé (3-1). La Monf’ ne jouait pas bien, Tipsarevic non plus. Le Serbe ne rentra jamais dans son match, sa victoire n’en est que plus belle. Comme d’habitude, Monfils n’en a rien à foutre, il n’aime que les gros matches et c’en était pas un. Heureusement Roland arrive et c’est pas le vieux dégueulasse de Plus belle la Vie.

Qui aurait pu prédire que Simon, pourtant habitué des premiers tours, allait se faire sortir au premier tour, le Beck dans l’eau ? L’époque du challenger d’Angers n’est plus si loin, celle du Top10 un peu plus. « Je ne sais pas quand j’ai fait un match aussi mauvais, je crois que c’est un record. » Son entraîneur Thierry Tulasne, bonne pâte, n’a rien contre les réactions puériles, qui sont la marque des vrais champions : « Sa défaite contre Djokovic lui a fait mal, ses revers en Coupe Davis n’ont rien arrangé. » Pas peu fier, il ajoute que « trois ans que je l’entraîne, trois ans qu’il se fait virer au premier tour ». Une conclusion s’impose, mais laquelle ? Son palmarès de joueur livre quelques pistes.

Qui aurait pu prédire que Paul-Henri Mathieu allait avoir sa chance contre Nalbandian pour ne pas la saisir ? Pendant ce temps-là, Guy Forget n’est pas inquiet. La Coupe Davis, c’est dans longtemps.

Le roman du perd OL : La crise d’ASM

dado

Avec un seul petit point grappillé, Monaco est le grand perdant du Clasico. Ils ne seront pas beaucoup à se montrer aussi gentil avec Lyon d’ici la fin de saison.

Qu’aurait donc fait ce Monaco-là contre le Barça ? Une semaine après avoir frôlé l’exploit contre Le Havre à Louis II (0-1), les Monégasques ont confirmé leur grande forme à Lyon. Emmenée par Leko, son maître à jouer, notamment les tibias adverses, la bande à Mollo a encore donné un aperçu de tout le talent collectif que mérite sa dixième place. Irrésistible quart-de-finaliste de la Coupe de France cette saison, Monaco n’a pourtant pas su tenir le score, par deux fois. Excès de confiance ?

Park d’attraction

Lyon, en face, avait retrouvé toute sa verve. Tout ce que le Barça avait avoué craindre, surtout par empathie pour le public lyonnais. Comment donc ne pas évoquer les débordements d’Abdelkader Keita, copieusement salué à sa sortie, un poil hâtive jugeront les sempiternels sceptiques. Les rabat-joie ont la peau dure, dimanche, ils étaient 40.000. Ils ont tous pu voir que pour une fois, Toulalan n’était pas très bon. Pour l’occasion, il s’appelait Makoun.

Heureusement, derrière, la baraque a tenu : Cris et Boumsong n’ont été pris dans leur dos par un Coréen ou un Colombien qu’une petite quinzaine de fois. Le virus du Camp Nou est bel et bien envolé. Par contre, pour Réveillère, le genou a tenu, mais pas le haut niveau. Il noiera probablement son chagrin dans le Rome. « Mounier apporte beaucoup, par sa disponibilité », a fini par hurler Olivier Rouyer au sujet du joker de luxe, après un centre au millimètre pour la bannière Novotel.com. Thiriez va-t-il y croire encore longtemps ?

Naze de Piq

Il reste les bonnes nouvelles. Juninho a retrouvé son pouvoir d’accélération quand Lyon a obtenu alternativement un corner à droite, puis à gauche, et ensuite un coup franc. Il était partout, avec la complicité d’Anthony Gautier. Claude Puel, ravi d’avoir retrouvé son buteur au Mans, avait donc aligné Benzema à gauche. Ederson prenait à nouveau place dans l’axe, au final c’est Piquionne qui marque. Le caïd va regretter encore un peu plus Fred. C’est un début de Stockholm, Puel a intérêt à se méfier, il reste sept matches pour arracher le tour préliminaire. « Dans le temps, on appelait ça l’Intertoto », glisse à juste titre Florian Maurice.

Pendant ce temps-là, Bordeaux et Marseille jouent plutôt mal et gagnent. Que ferait Lyon contre une équipe ukrainienne ?

Coupe d’Europe : How to lose

nougaro

Enfin rentré de Cardiff par Eurolines, notre spécialiste de rugby à XIII offre une séance de rattrapage à ceux qui n’auraient pas bien suivi son direct. Et si Toulouse ne devait pas son élimination qu’à l’arbitre ?

Il y a derrière chaque Toulousain un joueur de rugby qui sommeille et Michalak a montré à Cardiff que la réciproque était parfois vraie. Comme lui, la moitié du Stade est tombée samedi dans les grandes langueurs, assommée, sûrement, par les rigueurs de la canicule galloise. Amorphe, sans imagination ni Garbajosa, Toulouse a conclu avec éclat la belle saison internationale du rugby français. Et une fois de plus, Le Vestiaire n’avait rien vu venir.

Il n’y a pourtant pas lieu de s’inquiéter : la France, pour la deuxième fois en trois ans, ne doit après tout qu’à un mauvais concours de circonstances de n’avoir envoyé aucun de ses représentants en demi-finale. L’Angleterre elle-même n’aurait pas fait beaucoup mieux si Leicester n’était pas sortie Dupuy et Bourgoin peut encore rejoindre Colomiers et Clermont au Panthéon de la Parker Pen Challenge Cup.

Le Vestiaire ne peut pas non plus se permettre de juger sur un seul non match l’étendue du chaos dans lequel la discipline est plongée en France depuis la Coupe du monde. Comme le petit prince du raille, FM82, le confiait à notre envoyé spécial au Millennium Stadium, « ça se joue souvent sur des détails à ce niveau ». Pensait-il à son drop raté ou à l’entrée en jeu de Skrela ?

All Blacks or White

Novès, lui, a eu le temps de refaire toute la généalogie de l’arbitre. Non seulement sa femme est Galloise, mais trois de ses ascendants directs seraient tombés sous les flèches françaises à Azincourt. Comment a-t-on pu le laisser officier ? L’essai de Dusautoir était sûrement aussi valable que le sourire de Baudou méprisant, mais les erreurs d’arbitrage sont vieilles comme Pelous, n’en déplaise à nos lecteurs béarnais.

Pénalisée à outrance ou pas, Toulouse aurait dû gagner de 20 points ce match contre une équipe sans génie. Elle n’a pas été capable d’enchaîner trois passes sans faire tomber un ballon et pointer les lacunes de Chris White ne fait finalement qu’éviter les questions qui se posent après un tel échec : est-ce uniquement parce qu’il évolue dans un championnat sans enjeu que le Munster se maintient au plus haut niveau ? Que vaut la coupe d’un brasseur hollandais face à l’histoire de Charles Brennus ? Gareth Thomas est-il gay ?

Fabien Galthié avait descendu deux cartons de Heineken avant de pouvoir y répondre. Et pendant ce temps-là, malgré deux joueurs en moins, Toulouse réécrivait l’histoire de la deuxième division britannique.

Monte-Carlo : La bile Murray

bilou

Il a suffi qu’un Ecossais apprenne à jouer au tennis, au docteur et à l’haltérophile pour que L’Equipe et les Spécialistes ouvrent les dossiers Federer et Nadal. Avant que Sampras ne prenne sa retraite, Le Vestiaire reprend l’investigation.

C’est la grosse interrogation du moment. Combien coûte la raquette qu’il vient de massacrer ? Le Federer des jeunes années, celui qui perdait un point contre Santoro, est-il de retour ? Comme le suspectent les spécialistes des Spécialistes, son corps est-il en train de dire stop à déjà 27 ans ? Un rapide coup d’œil à la saison du Suisse amplifie l’inquiétude : aucun titre, certes, mais surtout une finale de Grand Chelem perdue contre Nadal et trois demies en trois tournois perdues contre Djokovic et Murray. Effrayant. L’Equipe va plus loin, en remontant à la défaite contre Fish, il y a un an. Roddick aussi battit un jour Roger, et même Gasquet tout récemment, en 2005. Qu’arrive-t-il à l’homme qui ne sait plus s’arrêter avant le dernier carré d’un Grand Chelem depuis 5 ans ?

L’an passé, l’impuissance du Suisse face à Nadal, notamment à Roland-Garros, avait interpellé. Nadal au top, avait écrasé Federer, qui ne l’était pas. Les plus éminents spécialistes cherchaient à comprendre. Les autres aussi : Wilander, avec son Paulo sur le dos, rappelons-le, met en doute la qualité des entraînements et le courage du Suisse. Jean-François Derek s’est-il déjà foutu de la gueule du bonnet du commandant Cousteau ?

Le péril Nadal

Le problème Federer est donc terriblement d’actualité. Mais ce n’est rien à côté du péril Nadal. Déjà qu’être numéro un mondial c’est pas facile à vivre, en plus il a plein de points à défendre. S’il avait su, il aurait perdu tous ses premiers tours l’an dernier. Sa fébrilité saute aux yeux : victoires en Australie et à Indian Wells, contre une demie perdue contre Tsonga et une défaite en demie contre Djokovic en 2008. Finale à Rotterdam perdue face à Murray (qu’il appelera Fabulous Fab à Indian Wells) contre une logique élimination face à Seppi en huitième l’an dernier. Il n’est pas du tout en train de prendre une avance considérable à l’ATP avant une campagne de terre battue où il ne sera pas comme d’habitude imbattable.

Chad Michael Murray

Il reste le cas Andy Murray. De l’avis de tous, il est devenu l’homme à battre, pour ne pas dire l’homme battu tant son parcours en Grand Chelem est éloquent. Sa saison 2009 est époustouflante avec en point d’orgue un inoubliable huitième en Australie. Sur la terre battue, il sera à coup sûr imbattable, son deuxième tour à Barcelone parle pour lui, son troisième à Roland promet beaucoup. Après vérification, il se pourrait même qu’il ne soit pas Top 3. Etonnant, mais la compétence médiatique n’atteint pas le nombre des années. Du côté de la DTN française, on se pose moins de questions. Dominguez, qui a des soucis avec les proverbes, hésite entre deux pour ses mousquetaires : faire feu de tout bois ou volées de bois vert. Il n’est pas plus avancé.

Gulbis, Nieminen, Roddick, Tsonga, Ferrer, Murray… Djokovic connaît aussi un problème : l’an passé, il était déjà top 3 et faisait déjà pareil. Ca laisse une chance à Murray, pourquoi pas à Verdasco s’il continue à bien manger. Pendant ce temps-là, Simon annonce la couleur.

Ligue 1 : Le vieil OM et la bonne mère

blanc

Marseille est en embuscade, a un calendrier favorable et recevra Lyon. Dreyfus est très inquiet, Cissé ne comprend pas quelle poisse le poursuit. Heureusement, Bordeaux a encore plus le profil du champion qui joue mal.

Il avait imaginé tous les scénarios. Virer Diouf, faire revenir Papin, prêter Benarfa à Sochaux. RLD avait tout prévu, sauf ça. Comment imaginer que Marseille serait le mieux placé pour le titre à huit journées de la fin ? Après l’excellent souvenir de 1998-99, après la parfaite finale d’UEFA de Laurent Blanc contre Parme, après l’exquis cadeau de départ de Barthez pour Drogba contre Valence en 2004, après l’inoubliable finale de Coupe de France contre le Sochaux de Le Tallec, l’OM retrouve une situation qu’il pensait avoir oublié à jamais avec l’arrivée de Philippe Troussier. Comme Marc Cécillon cravaté pour un speed dating, le club phocéen n’est pas certain de savoir gérer. La réception de Grenoble s’annonce des plus instructives : Le Mans de Jeandupeux – comprenez au plus mal – n’est-il pas venu décrocher un 0-0 ? Et Darcheville n’a-t-il pas tellement fait trembler le virage Nord qu’il a applaudit le 0-0 ?

Hatem un peu, beaucoup, passionnément

Qu’a-t-il pu se passer pour en arriver là ? D’abord, l’OM prend moins de but en 2009, deux en onze matches. Ronald Zubar n’en a joué que quatre. Jean-Jacques Pierre ne voit pas le rapport, Gerrard, Agüero et Koevermans oui. Le public du Vélodrome peut se rassurer : si Gerets avait pensé que Civelli-Hilton, ça pouvait passer le premier tour de Ligue des Champions, il aurait déjà resigné. Le Brésilien, si rayonnant à Genève, Bastia et Lens, a encore offert une balle de but d’une feinte de frappe le week-end dernier. Gomis, rappelons-le, joue à Saint-Etienne. Quant à l’Argentin, il a permis à l’OM de réussir en un seul match en Ukraine ce qu’il avait peiné à accomplir en onze. Sans forcer son talent, juste en regardant.

Brandao, lui, joue bien à Marseille. Il a rejoint la terrible dream team olympienne, avec Niang, Koné, Benarfa, Valbuena et évidemment Samassa, qui marqua un jour à Auxerre. Tout le monde les imaginait irrésistibles en début de saison, personne n’est déçu. Bien sûr, Gourcuff et Chamakh font mieux, mais Henrique-Diawara, ça mérite aussi qu’on se mette minable, comme le pense Marius Trésor tous les samedis sur W9. A l’OM, la concurrence est terrible. Benarfa, pourtant au plus mal, ne méritait pas de passer ses samedis à regarder M’Bami tenter d’apprivoiser un ballon parfois tellement inamical. Niang, lui, tremble devant les contrôles de l’ex-terreur de Donetsk. Peu importe, ça fait déjà trois buts pour Brandy, contre Caen, Nantes et Saint-Etienne. Cette année, la Coupe de France rapporte des points en championnat.

Pour renouer avec son lustre d’antan, la cellule recrutement s’intéresserait à Bryan Bergougnoux depuis cet hiver.

L’Instant Le Vestiaire :
Le comte démonté Tiozzo

comte

A l’occasion de la future rouste de Jean-Marc Mormeck, Le Vestiaire se souvient du plus grand boxeur français de tous les temps.

Il portait un joli nom pour donner des coups, et en prendre. Et pourtant, il n’était pas qu’un homonyme de Christophe Tiozzo : c’était son frère. Il était moins bon, se tapait beaucoup moins de gonzesses, gagnait moins de fric, en perdait moins aussi, prenait moins de coke et était moins connu. Mais il perdait autant.

12 rounds et une défaite aux points

Le 3 avril 1993, Fab n’a que 24 ans et aucun titre lorsqu’il est cueilli à froid par le redoutable Virgil Hill, champion du monde en titre après douze rounds très disputés. Pendant 7 ans, Fabrice va ourdir la plus terrible des vengeances. Très méthodique, il commence par apprendre à lire et se plonge dans le formidable roman d’Alexandre Dumas. Emprisonné injustement dans une image de nul, il change son identité en écrasant tous ceux qui se mettront sur son chemin. Son Abbé Faria sera Don King qui, croyant avoir affaire à un vrai champion, lui offre du pognon. La littérature a parfois bon dos.

1 round et une branlée aux poings

McCallum, Branco et Miller payent leur irrévérence. Le 9 décembre 2000 sera la date choisie pour mettre un point final à son immonde machination. Virgil Hill ne se doute de rien. Il a 36 ans et quasi grabataire, pour lui la boxe n’est plus qu’un lointain souvenir. Pourtant, les liasses de billet vont avoir raison de sa retraite. Virgil peine à marcher, mais Fabrice se répand quand même dans la presse et lui promet un calvaire abyssal, mais une agonie rapide.

« Ce combat (de 1993, ndlr), je l’ai revu des centaines de fois … Je me souviens de tout. Il m’a hanté des nuits entières… Cette fois, j’ai de l’expérience. Je vais gagner et je vais adorer cette victoire. »

Jean-Claude Bouttier n’avait pas prévu qu’il serait couché à minuit, Fabrice Tiozzo non plus. Deux minutes et 59 secondes plus tard, il n’est allé que trois fois au tapis. Déjà une petite victoire, pourtant il pleure.

L’Hommage : Ronald ignoble

zubar

Les bonnes performances récentes de la défense marseillaise valaient bien un hommage à Civelli et Hilton. Dont acte.

Patrick Vieira se retourne dans sa tombe. Le football français se serait trouvé un défenseur plus maladroit que lui. A moins qu’il ne soit pas footballeur. C’est l’histoire d’un joueur qui a longtemps hésité. Entre toutes les disciplines qu’il a apprises au collège, et il a finalement choisi le foot. Entre le poste de milieu et celui de défenseur, mais pour lui les deux se valaient. Entre la passe à son coéquipier ou à Delgado, en Coupe de France. Entre le haut et le très haut niveau par contre, le choix a été trop dur. Tout n’est pas de sa faute : convoqué en équipe de France espoirs, il n’avait rien demandé. Comme quelques autres, il était à Caen et ça devait suffire à éviter des conneries comme la Coupe d’Europe ou la sélection. Mais on n’est pas le successeur de Gallas impunément.

Zubar sans plomb

Son entraîneur croit en lui depuis 3 ans, 70 matches de Ligue 1 et neuf de Ligue des Champions. « Il a toutes les qualités pour devenir un bon défenseur central, s’il est concentré. » Le prof de français de Gallas disait pareil les jours de dictée. A 23 ans, ça commence à faire de l’expérience, mais Benzema ne s’en est pas aperçu quand il s’est fait découper en fin de match sur une feinte de corps à la Blondeau. Pas suffisant pour que Gerets change sa position de mai : « Beaucoup de joueurs n’ont pas, intrinsèquement, sa force, sa vitesse, son jeu de tête. » Il n’a pas mentionné que le football se joue avec les pieds, sûrement une vanne belge. Benarfa s’est bien marré depuis le banc.

Pendant ce temps-là, www.ronald-zubar.com est momentanément hors service, comme son compteur de matches en championnat.

LdC : Le Bayern de merdique

bubu

Le Vestiaire n’avait pas prévu d’écrire hier soir. Le Bayern, Delgado et Christian Jeanpierre en ont décidé autrement.

42e minute, Thierry Henry inscrit le quatrième but. Cela fait une bonne centaine de secondes que Christian JP a adressé son amical salut à l’ensemble de l’Olympique Lyonnais. Sans le savoir, et sans l’accord de Jean-Michel Larqué, qui se régale à démonter Altintop quand c’est Oddo qui est hors-jeu. Christian est le spécialiste foot, c’est en tout cas ainsi qu’il s’est présenté mardi soir chez Morandini. Chacun y a pensé lorsqu’il a lancé son « 1-0 pour le Bayern ! », mais les génies sont souvent abscons.

OL et Bayern, même combat. Mais surtout, mêmes combattants avec des couteaux de dinette. Barcelone a certes une grande équipe, peut-être la meilleure de tous les temps, son jeu est évidemment fabuleux à voir, Thierry Henry est tellement fort qu’il doit probablement songer à faire ses adieux à l’équipe de France après chaque entraînement, mais ce n’est pas une raison suffisante pour taire la vérité. Darcheville aurait-il eu moins d’occasions que le Bayern ? Christian ne le sait pas, mais il a quand même annoncé un portrait du buffle qui rit dimanche dans Téléfoot.

Lell ou la cuisse

Lyon et Munich défendent plus mal qu’un relégable espagnol. Là où Cris et Boumsong avaient enchanté le public d’interventions sanguinolantes, là où François Clerc avait pleinement honoré le flair de Domenech, Brenno et Lell ont fait encore mieux. Fin février, on craignait à l’avance la rencontre entre Grosso et Messi. Les rencards arrangés de longue date n’ont pas que du mauvais. Lell, lui, s’est invité au dernier moment. Il faut croire que la Bundesliga ne forme plus d’Allemands qui au moindre petit pont font sauter la rivière Kwaï. Demichelis a eu le temps de se rappeler qu’il n’a jamais été défenseur avant d’intégrer la très belle défense du Bayern voici deux ans. Avec bonheur, pas plus tard que samedi dernier contre le Wolfsburg de l’ancienne terreur du Mans Grafite. Et Van Bommel a d’excellents souvenirs à Barcelone, mais pas beaucoup puisqu’un an suffit pour comprendre que PSV et haut niveau ne sont pas totalement synonymes.

JP paie

Christian est un visionnaire. Le Bayern, à qui même Lyon a mis deux buts, sort d’une branlée face un club qui s’appelle Wolfsburg, qu’une rumeur persistante annonce comme victime du PSG. Il n’hésite pourtant pas à braver les interdits : « On le sentait Jean-Michel que ça pouvait mal tourner pour le Bayern. »

Chrisitian sait faire preuve d’humanité quand il faut. Henry démonte la gueule du gardien allemand lors d’un face à face, prend même le temps de suivre le ballon des yeux puis simule tranquillement une blessure : « Henry s’est blessé je crois, regardez il lève bien les jambes pour éviter le gardien, et là il prend les crampons dans l’abdomen. » Puis Titi se relève par miracle, pas Butt qui ne se souvient pas que Henry a cherché à l’éviter. La mare de sang qui provient de son aorte lui joue probablement des tours. Astorga prend quand même de ses nouvelles : « Henry s’est relevé, ça va. »

Enfin, Christian, au delà de sa maîtrise de l’espagnol de fin de banquet : « Muchas gracias, muchas gracias », veut rappeler à ses patrons qu’il n’est pas payé à rien foutre. Du coup il a mangé ses tapas assis mais était bien au stade dans la journée : « Guardiola a fait travailler les coups de pieds arrêtés à midi. » Avant d’ajouter que « Guardiola a fait travailler les coups de pieds arrêtés à midi » puis que « Guardiola a fait travailler les coups de pieds arrêtés à midi ». Ca s’appelle la conscience professionnelle.

Pendant ce temps-là, les projecteurs du Camp Nou donnaient à Ribéry des faux airs de Benzema. Les footings sans ballon le mettent aussi de mauvais humeur. C’est pas beau de jouer la diva, mais c’est encore plus moche de jouer avec Ottl. Et si la Ligue des Champions, c’était pas vraiment un groupe avec Lyon ou le Bayern ? Et si Le Vestiaire l’avait dit ?

L’Edito : Legarda vous accuse

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Puisque seul Renaud Longuèvre aime la gymnastique, Le Vestiaire ne va pas se faire prier pour ne pas parler des championats d’Europe. Sinon, il y avait aussi du sport ce week-end.

Il aura donc fallu attendre les spécialistes de Canal lundi soir, dont le très légitime Jacques Crevoisier, pour entendre une voix discordante et ce n’est pas celle de Sammy Traoré. Si Jacques Attali n’a pas aimé le G20, son pendant bourguignon pense qu’il y avait bien penalty. Si Guy Roux a raison, le président gueulard aussi, n’en déplaise à l’hypocrite bande de mange boules toujours prêts à sacrifier leur dignité et leur compétence. Les images ne sont pas en cause, Lloris fait une sortie qui rappelle à Tsonga qu’Olga ne l’a jamais rappelé. Le niveau manceau non plus, catastrophique. En revanche le coup de sifflet ravalé est un geste terrible que l’on espérait ne plus jamais revoir  sur un terrain. Lyon n’avait pas besoin de ça pour fissurer encore un peu plus son empire.

Un empire que Loeb continue de construire, tenant le volant avec ses pieds. Un empire que Chavanel se dessine à son image, plus que 30 places et Armstrong pourra arrêter ses comportements inattendus. Il faut parfois savoir écouter Thierry Bisounours. Sinon, il n’y aura toujours pas de tennis cette semaine en raison de l’impossibilité de notre spécialiste de citer plus de deux joueurs de Blackburn. Et Tony Parker ?

Pendant ce temps là, le destin de la Ligue 1 se jouera entre cinq hommes :  le Lyonnais Bastos, le Barcelonais Ronaldo, le Tonneinquais Chamakh, le collectif marseillais et la petite merveille André-Steve Hoarau.

Tour des Flandres : Et pour trente places de moins

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A peine descendu de sa cabine de brillant commentateur d’une grosse chaîne de la TNT, un Thierry Bisounours offensif nous a accordé un entretien exclusif au cours duquel il n’a pas « mâché ses crocs », comme il dit dans le jargon.

Alors, Thierry, ce Tour des Flandres ?

Vérifiez vos informations avant de poser des questions idiotes.

Quoi ?

Primo, le Tour, c’est en juillet. Deuxio, je n’ai jamais supporté les prises de sang. Tercio, je fais déjà pas le marathon, alors le Tour…

Vous semblez très remonté…

Arrêtez avec ça ! Je ne monte pas, je ne descends pas, je ne remonte pas et comme les trois-quarts des gens j’en ai « rien à foutre du vélo », comme on dit dans le jargon. Vous croyez que ça intéresse encore quelqu’un ? Et je dis ça alors même que Bilou mon patron m’a bien précisé : « Si on te fout sur France 4, c’est une question de prestige de chaîne, une récompense pour ton travail. » Alors musette les gars !

Peut-on imaginer la Grande Boucle en intégralité sur France 4 ?

Pourquoi pas ? Chamoulaud y a bien fait le Dakar en Amérique du Sud.

La chute d’Armstrong ?

(Il se marre) Vous me faites marrer les journalistes…

Vous n’êtes pas journaliste ?

Vous avez des preuves ?

Pas vraiment. Alors, sur Armstrong…

(Il continue de se marrer) Vous croyez toujours sortir des scoops alors que tout le monde savait bien qu’Armstrong se chargeait « comme une carabine à air comprimé », comme on dit dans le jargon, mais on faisait comme si. Qu’il tombe maintenant ou après, ça devait bien arriver.

On ne parle pas de Valverde, mais d’Armstrong et il est vraiment tombé. Il est juste blessé…

Je le serais à moins. Au lycée, Sarah m’avait embrassé avec la langue le vendredi après-midi, le vendredi soir elle se faisait sauter par Jean-Louis au repas de classe… « Elle commandait pas beaucoup, mais elle mangeait bien », comme disaient les copains. J’ai jamais vraiment compris ce qu’ils voulaient dire.

La proximité des grands rendez-vous (Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège, Tour d’Italie…), ça vous excite ?

Je suis pas un pervers.

Le cas Chavanel ?

(Consterné) Je vous l’ai dit, je suis pas un pervers !!!

GP de Malaisie : Orage et désespoir

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Toute l’Europe s’est donc levée à 11 heures pour rien : Button n’a jamais été pilote de offshore. La course amputée, comme Zanardi, Le Vestiaire n’écrira qu’une moitié d’article.

D’aussi loin que les archivistes du Vestiaire se souviennent, ce n’est pas la première fois qu’une course est arrêtée avant son terme pour quelques gouttes de pluie. Une averse monégasque avait même coûté à Alain Prost le titre mondial 1984 (ndlr: sa victoire ce jour-là ne lui avait rapporté que 4,5 points au lieu de 9), abandonné pour un demi-point au côté gauche de Niki Lauda.

Ce n’est pas non plus la première fois que la FIA  doit essuyer les plâtres de ses décisions commerciales : la course aurait sûrement pu repartir si son départ n’avait pas été différé cette année pour permettre aux téléspectateurs européens de se lever un peu plus tard le dimanche. Pourquoi donc aller se fourvoyer de nuit dans le Tiers-Monde si la F1 n’intéresse que BBC One, la ZDF et Jacques Laffite ?

Menteur, menteur

Vainqueur de sa troisième moitié de Grand Prix consécutive, Jenson Button lui-même n’aura pas plus d’enseignements à tirer que d’anciens mannequins dans son motorhome. Les écuries aux extracteurs litigieux (Brawn GP, Toyota et Williams) sont encore au-dessus de Massa, mais on n’est, après tout, plus à un déclassement près. Lewis ‘I’m not a liar’ Hamilton a pleuré le sien toute la semaine dans la presse britanique : il a menti à l’insu de son plein gré, sous la torture, mais on ne l’y reprendra plus.

Septième, le champion du monde est sorti du chaos malaisien pour récupérer deux points, qui n’en font qu’un, et revenir à hauteur de ses adversaires directs en qualif, Buemi et Bourdais. La voix chevrotante sous le déluge – « It is undrivable, it is undrivable » – le Manceau garde malgré tout son avance, au classement, sur les deux Ferrari et la BMW de Kubica. Mais la saison de Vettel est encore longue : celui qui peut donner aujourd’hui le nom du champion 2009 est aussi visionnaire que les lecteurs de L’Equipe.fr.

Pendant ce temps-là, Sébastien Loeb est toujours en course pour le Grand Chelem que Le Vestiaire lui a promis.

Ligue 1 : Linge sale et les sept nains

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Neuf journées à disputer et Grenoble peut toujours être champion. Lyon aussi, mais est-il sauvé pour autant ?

Lyon. Un point d’avance suffira-t-il à offrir un beau cadeau pour la retraite de Juninho ? Le champion en titre doit encore se déplacer à Bordeaux, Marseille, Toulouse et surtout Valenciennes, la meilleure équipe de France actuellement. Ce sera sans Benzema et Toulalan en pleine formation LEA.

Marseille. Le titre pourrait se jouer au Vélodrome, là où le PSG a gagné 4-2. L’OM reçoit Toulouse, Lyon et Rennes, mais doit aussi se déplacer à Lille. Papin et Waddle ne voient pas où l’on veut en venir, Beto Marcico, Aziz Bouderbala,  Per Frandsen, et Balthazar non plus. Le nombre de points sera le résultat d’un savant calcul entre les occasions manquées de Brandao et les apparitions de Zubar.

Bordeaux. Lorsqu’il voit que le calendrier lui propose Lyon à domicile et Rennes à l’extérieur comme adversaires, Blanc y croit. Surtout lorsqu’il voit l’absence de Cavenaghi. Chamak va enfin pouvoir devenir buteur, Bellion et Gouffran aussi. Pour les 2 derniers on plaisante. Un retour de Zidane n’est pas à exclure.

Toulouse. Une seule défaite depuis le 11 novembre, même si c’était à Monaco. Si Domenech n’a pas inoculé le syndrôme Savidan à Gignac, Toulouse sera leader dans trois journées (Caen, Nantes, Grenoble). Sinon, le Toulouse-Lyon de la dernière journée décidera qui ira en UEFA.

Lille. La carrière de Michel Bastos se décide maintenant. S’il est champion, il ira au Bayern. Sinon, Kader Keita sera heureux de lui faire découvrir les arcanes de Tola Vologe.

Paris-SG. Makélélé n’avait pas plus prévu de jouer en avril-mai que la saison prochaine. Il ne révisera pas non plus son Espagnol. Son club compte énormément sur lui. A part ça, pas grand-chose.

Rennes. Le club breton est loué comme la formation plus athlétique du championnat, l’équipe du futur avec un super attaquant, le blessé Briand, et ses 8 buts. Il paraît que Lyon a 8 points d’avance.

Valenciennes. Douze matches sans défaite, avec Darcheville, ça permet de voir venir. Comme le titre se jouera à 60 points, VA devrait être sacré bien avant la dernière journée de championnat.

France-Lituanie : Peggy les bons tuyaux

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Le Vestaire bouscule aujourd’hui sa programmation après la démission de la dernière grande star de la téléréalité au lendemain du meilleur épisode de l’histoire du Domenech Show.

Vous avez posé vos questions sur equipe.vestiaire@yahoo.fr

Pourquoi la France a-t-elle donné une telle impression d’impuissance ?
Le Vestiaire n’a pas réponse à tout. Défense de merde, milieu inutile, attaque bidon sont des pistes, mais on ne peut être sûr de rien.

Défense de merde ?
Le mot est sans doute dur. Squillaci n’a fait que deux interventions minables sur trois possibles, Gallas a pris sa retraite anticipée, Sagna a des idées, mais pas le niveau, quant à Evra, on se demande encore pourquoi il n’est pas titulaire.

Milieu inutile ?
Malgré une pression lituanienne de chaque instant, les Diarra ont tenu bon. N’aurait-il pas fallu mettre deux ou trois récupérateurs de plus ? La question mérite d’être posée, mais nous ne sommes pas entraîneurs.

Les Diarra ?
Pas mieux.

Attaque bidon ?
Qu’Henry ne joue pas à son poste, d’accord, que Ribéry ne joue pas à son poste, d’accord, que Gourcuff justifie sa carrière milanaise, d’accord, mais que personne n’ait déposé de réserve sur la réalité du score, c’est scandaleux.

Domenech sort-il grandi de ce double succès ?
Evidemment, l’important c’est les trois points, on ne lui demande pas de construire une équipe, de sélectionner les meilleurs ou de ne pas faire pitié devant des équipes faibles.

Pour une fois, ses choix ne sont pas tous en cause, c’est déjà un début ?
Effectivement, Mandanda est une vraie trouvaille.

Son coaching ?
Laisser Luyindula se faire humilier est plutôt bien vu. Réorganiser correctement le jeu avant la 80e minute, c’est pas mal non plus. Faire des tests en plein match est toujours savoureux.

Le terrain et le public sont-ils exempts de tout reproche ?
Là encore, c’est très bien vu. La France, tout en livrant l’un de ses pires matches toutes époques confondues, est parvenue à limiter la casse.

Le nouveau Zidane était dans quelle équipe ?
Dans un match de niveau mondial, il y en avait forcément un dans les deux formations. Côté lituanien, on espérait beaucoup de Danny le vicieux, mais il n’a curieusement pas réussi un contrôle du match. Côté français, en l’absence de Gourcuff, on attendait beaucoup de Camel Meriem. Peut-être trop.

Comment la Lituanie a-t-elle pu un jour gagner un match ?
Comment Luyindula a-t-il pu signer un contrat pro ?

Domenech fait-il vraiment tout ce qu’il faut pour ne pas se qualifier ?
Lisez le prochain Domenech Show.

Benzema est-il une escroquerie ?

benz

Tony Montana y était parvenu, mais un caïd qui n’a ni la confiance de son sélectionneur, ni confiance en son club, peut-il devenir le parrain ?

Bernard Lacombe n’a pas son pareil pour apporter son soutien. Malgré un palmarès d’entraîneur qui inciterait quiconque à fermer sa gueule, Lacombe a demandé et obtenu de son président – à ses heures rédacteur en chef par intérim de L’Equipe – une lettre ouverte dans le quotidien de sport de référence. « Il faut qu’il pense à être plus collectif, plus généreux », complimente Nanard au sujet de sa perle. Celui qui malgré ses 255 buts n’a jamais fini meilleur buteur de Division 1 admirait aussi Benarfa à ses heures.

Gronaldo

13 buts en 29 matches en France (1 but toutes les 162 minutes), 5 en Coupe d’Europe et 2 avec les Bleus, mais surtout aucun but marqué lors des quatre dernières journées, Benzema connaîtrait sa première crise d’adulescent. Certes, comme tous les jeunes, il commet des erreurs. Même Hoarau, du haut de son but toutes les 180 minutes, le toise avec son survêtement Carrefour sur le dos.

On le comprend, le Havrais n’a pas le boulard. Après tout, Henry ne doit-il pas sa carrière à sa modestie ? Benz, de surcroit, manque d’éducation : il manque une passe à l’aller contre Barcelone, se faisant réprimander par l’irréprochable Cris. Puis s’énerve sur ses soi-disant buses de coéquipiers à 4-0 au retour. Il a tort, les mêmes avaient tenu le grand Bayern en echec à domicile (2-3). Puis Karim manque la balle du 4-3, celle qui aurait qualifié Lyon après le 1-1 de l’aller.

Le gong de sa fin carrière sonna quelques jours plus tard, avant-centre transparent contre Auxerre, il fut, ailier gauche inutile contre Sochaux il disparut. Sa performance poserait moins de problèmes si ses partenaires n’avaient pas autant brillé que lors de ces deux matches. Du coup, il n’est plus indiscutable et Frédéric Née rode. Une belle Ligue des Champions, aucun transfert à négocier au cours d’une fin de saison palpitante où son équipe peut même gagner, sans lui, un nouveau titre de champion de France : toutes les conditions sont réunies pour qu’il soit au top.

Trappes nigaud

Toujours est-il qu’aujourd’hui, c’est une évidence, l’équipe de France ne peut plus compter sur lui. Un buteur naturel se dégage, c’est Henry et il joue à gauche. Anelka est au top, Gignac marche sur l’eau, Hoarau est le successeur naturel après des années d’ équipe de France espoirs, Rémy est le nouveau nouveau Henry. Attention, en club, Piquionne revient fort.

Le seul atout de Benzema, c’est la confiance du sélectionneur. Domenech n’a jamais hésité à le lancer contre vents et marées. A l’Euro, après une très mauvaise saison (26 buts), l’avant-centre est titulaire en meneur de jeu contre la Roumanie. Prometteur. Domenech a de la suite dans les idées, il sera sur le banc contre les Pays-Bas et de retour contre l’Italie. Dans une équipe au sommet de sa forme, il a pris ses marques définitivement. Titulaire en Suède, en Autriche et contre la Serbie, où il sera suppléé par Anelka avec un petit sourire complice de son coach à la mi-temps, remplaçant contre la Roumanie, titulaire lors du choc contre la Tunisie en amical (il marque), il regoûte son rôle préféré de joker contre l’Uruguay, l’Argentine puis en Lituanie. Pour le poste d’ailier droit, Domenech hésite avec Luyindula, le très frais remplaçant du poste au PSG. La confiance aidant, Benzema rentrera en fin de match.

Et si Le Vestiaire s’était trompé ? Et si Benzema n’était pas le joueur français le plus précoce de l’Histoire du football ? Et s’il n’avait pas marqué plus de buts en championnats, sélection et Coupe d’Europe qu’Henry, Trezeguet, Papin et Savidan au même âge ou au même nombre de matches disputés ? Et si une fois de plus la presse faisait preuve d’une incompétence dont seule l’encadrement lyonnais et fédéral connaissent les limites ?

Pendant ce temps-là, Stéphane Dalmat a vu le match en se rappelant qu’un jour, il avait été espoir du football français. Il est allé s’expliquer avec les potes de Luccin, pour savoir lequel des deux a le mieux échoué.