La Légende : Un Colombo de Poulat

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Il est atteint par la limite d’âge et Victor Zvunka veut croire que c’est tout. Eric Poulat a pourtant encore des conseils à donner à Hervé Piccirillo.

Claude Colombo croyait emporter ses souvenirs dans sa tombe. Lens-Nantes, N’Doram qui s’épelle et s’expulse comme Makélélé, les insultes de Karembeu et Pedros, les buts refusés ou accordés. Il pensait en avoir fini des quolibets, des soupçons d’escroquerie et de collusion dégueulasse en intégrant le comité de visionnage avec Jacques Glassmann. Même un bouquin n’a pas suffi à alimenter la chronique, quand bien même il est signé de Bruno Derrien et de ses chemises. Mais l’arbitrage français est éternel.

Poulat aux écuries

La France court vers un arbitrage à Lannoy, aujourd’hui seul arbitre international. Il incarne la relève, mais les démons dansent autour de lui. Il lui faudra les éviter. « Micoud! », s’écrie Eric Poulat, bon camarade. Certainement le surmenage, lui qui est le seul arbitre à avoir encore du boulot après ses matches. Oubliés la Coupe du Monde 2006, les matches de Coupe d’Europe et sa place d’arbitre français numéro un : une demi-saison au placard pour sa dernière année, une leçon d’humilité, elle s’appelle Batta. Arbitre d’un jour, arbitre toujours : ça valait bien une tournée d’adieu.

Pour son retour, Poulat a retrouvé le haut niveau. C’était à Monaco. Monaco, c’était la Ligue des Champions en 2004 et la 15e place de L1 aujourd’hui, Poulat y a vu comme un signe du destin. Toujours embonpoint, bon œil, l’homme en noir fut bousculé dans ses entrailles par Bagayoko, sa jambe droite dans la main, qui ne comprenait pas pourquoi son adversaire n’était pas expulsé. Et finalement, qui eut le carton rouge ? Pendant que ses coquins d’assistants terminaient leur soirée dans un jacuzzi monégasque, Poulat avait un rapport à rédiger dans le local du gardien, où Jean-Luc Etorri venait de finir de se soulager. Grosse ou petite commission ? Alain Perrin opte pour la femme de ménage. Six matches, beau boulot. Ce n’est qu’un début, Wurtz a placé la barre très haut en claquant en direct. Pas Sars, l’homme invisible.

L’arbitre au cirage

Six matches et quatre cartons rouges plus tard, la Ligue est sous la charme. Il ne vient d’oublier que deux penalties et un hors jeu à Tours-Angers, les deux équipes lui souhaitent une rapide et heureuse retraite après le match, il est prêt. La demi-finale de Coupe de France est pour lui, comme au bon vieux temps. Vieux, c’est le mot approprié quand Eduardo file au but. Cetto le descend en pleine surface, c’est un cas d’école. Penalty, carton rouge, pensent les supporters du virage à l’opposé. Coup-franc et pas de carton, répond Poulat quand il arrive au sprint sur les lieux de méfait, à peine deux minutes plus tard. Qu’en pense le fantasque Joël Quiniou ?

Une réflexion au sujet de « La Légende : Un Colombo de Poulat »

  1. Et pendant ce temps, Garibian et Caveglia rigolent. Quel dommage dans cet article en hommage à l’arbitrage de ne pas voir le nom du très légitime Veissière. Pour Chapron, on attendra encore ; après tout on a pas encore eu l’occasion de le voir en costard. Ou de le voir tout court, entouré qu’il est d’une marmaille de joueurs furieux lorsque la caméra s’arrête sur lui.

    « où Jean-Luc Etorri venait de finir de se soulager. »

    Magnifique ! Jean Luc va quand même un petit mieux depuis que Cobos a giclé.

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