Les croisades du roi Richard : Les Belges ont-ils saboté la carrière de Gasquet ?

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Régulièrement, Le Vestiaire se verra désormais obligé de s’interroger sur la date de validité de Gasquet sur le circuit professionnel. Jusqu’à sa victoire en Grand Chelem, puisque L’Equipe Mag l’a dit. Aujourd’hui, pas de pot belge pour Richard.

Après un bon mois de repos, Richard Gasquet effectuait sa reprise à Barcelone. Pepe Carvalho n’aurait jamais pu imaginer tel méfait, et pourtant les femmes du Barrio Chino sont capables de tout pour pas cher. Le coquin de sort promettait Nadal au troisième tour, Ritchie ne verra son idole qu’à la télé. Pas d’autographe, il est trop dur à approcher. Les Petits As, c’était il y a longtemps ?

Pour son entrée en lice, Ritchie n’est pas tombé dans le piège Hernych, à ne surtout pas confondre avec Berdych. Sans doute grisé par sa large victoire en trois petits sets (4/6, 6/3, 6/2), Gasquet ne voit pas venir le danger. Il s’appelle Christophe Rochus, il est 61e mondial, il vient de perdre six premiers tours d’affilée. Surtout, il est Belge. Devilder a beau avoir fait trembler Nadal à Roland, il aurait pu y penser avant de prendre 6/4, 6/4. Gasquet aussi a choisi de prendre le Belge au sérieux. 6/1, 6/3 (entrecoupé d’un tie break gagné), l’humilité a du bon. Heureusement que son bourreau n’était pas le mauvais Rochus, Olivier, le terrible Santoro belge. Comment ça, Marseille 2003 ?

Peyre de loser

Lionel Roux l’a répété lors de son entretien d’embauche avec son patron Guy : il n’y a pas de honte à perdre contre un Belge, même Christophe Van Garsse. Quel est donc alors cet étrange sentiment qui envahit un Top 20 qui perd chez lui à Lyon contre Steve Darcis au tie break du troisième set, après lui avoir passé 17 aces ? Que le Petit Prince est moins bon avec une raquette que le vainqueur du Future d’Angers 2007 ? A ce rythme, si Gasquet rencontrait Vliegen au premier tour de Roland-Garros, il ne serait pas favori. Il pourrait même perdre. Quoi encore, 2006 ?

Pendant ce temps-là, Rochus a marqué deux jeux face à Nadal, en 55 minutes. La marge de progression de Richard grandit tournoi après tournoi.

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