L’édito : La patte éthique

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Numéro 1 mondial ne veut plus rien dire. Riner l’est quand il veut, Murray a failli y prétendre, Jalabert l’a été et Monshipour ne l’est plus depuis longtemps. Le passeport biologique, ça passe à la douane ?

Roger Federer est un incorrigible intouchable. Après avoir laissé moins de balles à Lee qu’à un ramasseur, après avoir retiré son épaule des gros doigts de Garcia Lopez à la poignée de mains, après avoir sous-estimé le piège Kohlshreiber en quatre sets, après avoir vengé Nadal en trois sets pour la deuxième fois en un mois, après n’avoir autorisé qu’un tie-break à Karlovic, après avoir effacé l’as des Haas, il a remporté sa plus mauvaise finale de Grand Chelem. Pour que le maître perde son service deux fois quand il ne faut pas, il faut deux choses : qu’il ne soit pas bon et que l’autre sorte le match de sa vie.

Son costume de Stifler a encore failli faire mouche, deux jours après avoir envoyé Pause Caca chez les dames. Gros services, grosses frappes, gros mental, il a entretenu la faiblesse du maître pendant quatre sets, mais il n’en a gagné que deux. Deux balles de break dans la dernière manche, évidemment sauvées, une seule balle de break convertie, évidemment, c’est une balle de match, le maître reste le maître. 15 tournois du Grand Chelem, ça fait marrer le magicien, qui approche les 70, on ne parle pas de son âge. Lui a-t-on déjà expliqué que l’important n’est pas toujours de participer ?

Tous nos Voet

L’autre grand champion du week-end, c’est Mayhar Monshipour. En montant sur le ring, le Don King français a trouvé la parade à toute suspicion de combat truqué. En revanche, il n’a trouvé aucune parade aux coups de Moreno, qui lui a poliment souhaité un bon 50e anniversaire.

Et un bon 96e Tour du renouveau. Chavanel, Contador, Drucker, Godard, ils sont tous là, ils sont tous là pour porter les bidons, Thierry Bisounours est sur le coup. Quatre Astana dans le top 10. Il y a du monde sur la route et la caravane n’a jamais été aussi chargée : la distribution peut commencer.

Pendant ce temps-là, il y avait aussi du golf et la France a remporté la Coupe des Nations. Escalettes pense à prolonger Domenech.

3 réflexions au sujet de « L’édito : La patte éthique »

  1. Une carrière et un palmarès, ça tient parfois à pas grand’ chose. Sur ces 6 dernières années, Andy Roddick est l’ un des meilleurs joueurs sur herbe de sa génération: Queen’s (2 ou 3 je sais plus et j’ai la flemme de chercher) et surtout 4 finales (contre qui vous savez) perdues à Wimbledon.
    Tout ça pour dire qu’hier en fin de journée, les vrais amoureux de tennis étaient partagés entre la joie de voir Rodgeur enquiller son 15ème, et la tristesse sincère de voir Andy repartir avec la médaille en chocolat. Car hier sur le court, il y avait deux très grands champions et surtout deux mecs très très biens.

  2. Correction: 4 Queen’s.
    3 finales à Wimbledon et une à Flushing.
    The right things at the right place and the right man at the first place.

  3. Groddick a bien progressé depuis quelques mois, nous verrons s’il saura maintenir la cadence sur les masters 1000 à venir.
    J’ai hâte de voir dans quel état de forme va être Nadal …
    Pendant ce temps là, sait-on combien va purger Riccardo Gasquet ?

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