Ligue 1, Lyon : Dans le sens du Puel

bafé

Un an après Benarfa, Benzema a quitté son club formateur. Tour préliminaire et victoire finale, c’est pareil en Ligue des Champions, le contrat est dûment rempli.

Tous les pharmaciens vous le diront, un renouvellement ça marche aussi avec des génériques. Claude Puel ne voit certainement pas le rapport, les actionnaires de Pathé rient gone. L’essentiel est ailleurs : virer Juninho était devenu urgent. Le dégoûter du haut niveau n’était pas une mauvaise option : 2-5 à Barcelone, une expulsion pour couronner son dernier match de Champion’s League, une 3e place : faire regretter l’ère Perrin est un scénario vicieux mais bien ficelé. L’apport de Delgado restait jusque-là un mystère pour le grand public mais pas pour le Vestiaire. Dans l’affaire, Puel a aussi perdu Benzema mais le football français le remerciera bientôt. Serait-il donc l’homme de la situation ? Cris semble avoir plus de doute que de brassards en stock.

M. Je Seydoux

Ravi de sa défense, Puel a donc décidé de ne rien changer ou presque. Et surtout pas l’axe central, qui a si bien limité la casse contre Barcelone, Bucarest et Munich. Cris et Boumsong sont toujours là, mais ils ne sont plus seuls. Bodmer a ressorti son contrat et il fait effectivement encore partie de l’effectif. L’autre place se jouera entre Mensah, aperçu sur l’aile droite l’an passé, et Cleber Anderson. Pouffer serait injuste, même si la femme de Fred lève le doigt de Wilou : Anderson a derrière lui une demi-saison en Ligue 1, c’est bien plus qu’Aly Cissokho. 15 millions pour ressembler à Abidal, ça paraît raisonnable.

Qui a Bafé Benzema ?

28 millions pour ne pas être comparé à Benzema, le président Pinto est décidément dur en affaire. Mais Aulas a fini par flancher, les donneurs de leçon peuvent toujours regarder le DVD de la Peace Cup pour constater qui s’est fait entuber. Puel avait pourtant cru entendre que Lisandro et Benzema seraient associés. Il n’aurait pas dû dire en public qu’il allait baffer Benzema s’il partait, Lacombe a dû mal comprendre. A croire qu’il le fait exprès : encore une 3e place en L1, plus une 6e, une 8e et une victoire en Coupe Intertoto et Puel serait le nouveau Bernard, qui ne se sentirait pas menacé ? Du coup, Lisandro a beau être le nouveau caïd, un passeur n’est sûrement pas de trop. Bastos ne valait que 18 millions, de toute façon le carnet de chèque traîne sur la table et c’est toujours un Seydoux qui paye un Seydoux. Saint-Etienne et Govou ont fini par tenter leur chance, ils ont eu raison.

Pendant ce temps-là, Mounier et Pjanic sont toujours au fond de la classe, prêts à remporter leur Ligue des Champions à leur tour. Ladji Doucouré, lui, a suivi les conseils du Vestiaire : Londres l’été, c’est mieux que Berlin.

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