Gasquet : Héro malgré lui

La justice est formelle : la nuit agitée du jeune Richard à Miami n’aura pas de suite. Pamela est défoncée de chagrin.

Si ce n’est pas la grande forme, ça y ressemble. Après avoir écourté son US Open, le Biterrois a profité de la trêve que lui a imposé le haut niveau pour bosser. Coup droit, revers, service, volée, si seulement le mental était un coup. Il a fini son stage commando par un week-end chasse en baie de Somme qui s’est avéré plutôt fructueux. Le circuit national des grands tournois, ça sonne bien, la dernière fois qu’il s’était amusé comme un petit fou c’était les Petits As. Tarbes ? Nadal ne sait plus trop situer sur une carte : c’est près de Roland Garros, Melbourne, New York ou Londres ?

Gasquet s’est donc présenté à Metz frais et dispo, Eric Deblicker aussi, ça faisait pourtant que trois mois. La désintox provoque parfois des changements d’humeur. Par contre, dans ces cas-là, Tony Montana est toujours de bon conseil, et même quand c’est quelqu’un qui ressemble à Bob Marley qui dit de trouver un entraîneur étranger, il faut foncer. Pourvu que Federer ne mette pas une perruque de rasta pour lui dire que sans coach la vie est cool man, Ritchie ne s’en relèverait pas, l’Equipe Mag non plus.

Berrer basque

Cette semaine, c’est d’abord Michael Berrer qui ne s’en est pas remis. C’est souvent dans le tie break de la dernière manche que les grands joueurs font parler leur talent, rien à voir avec une victoire de merde contre un joueur de merde dans un tournoi de merde où Mahut joue Berrer et Grosjean sans gagner un set. Une victoire modifierait peut-être le jugement, Monfils est là. Et De Bakker ?

En attendant, Gasquet a réussi l’inévitable test de Rochus, le Christophe qui plus est. Les statistiques du Belge sont étourdissantes : 50% de réussite sur balles de break, 6 aces, 73% de premières balles dont 91% dans la dernière manche. Comment Gasquet et ses 21 aces sur 47 premières balles a-t-il pu gagner 6-2 dans la troisième manche ? Les premières balles à 130 à l’heure de Rochus ne sont pas en cause. Justine Henin a toujours rêvé de Coupe Davis.

Si Fabrice Santoro avait le niveau actuel de son jeune protégé, il continuerait volontiers quelques décades de plus histoire de mettre un peu de foie gras dans les épinards.

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