La Légende, Bonato : L’Antibes social

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A l’occasion de la reprise de la NBA, le Vestiaire se penche sur le grand cas du petit Bonato. Quel est le rapport ?

Yann Bonato a joué de longues années au basket-ball. Et il n’a jamais eu sa langue dans sa poche. Normal pour un écorché vif. Il y avait de quoi, avec un papa passé en Equipe de France 172 fois et deux ans tous frais payés dans une université américaine. L’oncle Sam est décidément un beau salopard puisqu’il perdra son numéro. Les années 90, Montel et le basket sur les chaînes hertziennes sont proches, quand Bonato décide de rentrer au bercail, faute de mieux diraient quelques aigris mal informés.

Tri Yann  

Il se trouve qu’Antibes cherche des joueurs, papa Bonato y a passé 15 ans et ne voit pas d’inconvénient à pistonner son fils. Ensuite, le PSG Racing, Limoges et le grand saut. D’Aboville s’est déjà fait l’Atlantique, Bonato choisit le tunnel du Mont Blanc. A Pesaro, c’est le clash, on lui reproche de ne pas avoir le niveau, lui l’ailier qui tourne à plus de 50% de réussite au tir. Contrairement à l’autre clash, avec De Vincenzi, ça ne rapporte pas le surnom de Cantona du basket mais un départ pour Reggio Emilia, qui lui-même offre un retour à Limoges l’année suivante. En 2000, il réalise un historique triplé mais assiste impuissant à la chute du CSP, criblé de dettes et relégué. L’écorché vif explose : alors que tout lui commande de rester pour renflouer le navire qui coule, il brave le conformisme et part cueillir du pognon à Villeurbanne.

Bonne à rien

Ca n’empêchera pas Canto de continuer à penser que « tout le monde veut protéger son bifteck et gagner ses petits sous donc tout le monde a un discours préétabli et de complaisance. Et un peu hypocrite. Donc vive les moutons ! » En 1995, il aimait déjà défrayer la chronique, les rebelles sont décidément aussi incorrigibles que les lèche-cul : « Je dois penser à ma carrière et il n’y a que Limoges qui fasse tout pour valoriser ses joueurs. L’équipe se maintient au top niveau depuis plusieurs années, tout le monde se mobilise autour du club, la ville, la région limousine, les sponsors. Les structures sont uniques en France, le budget à la hauteur de ses ambitions, un avion privé… »

Une coupe Korac, deux fois champion de France, une Coupe de France, et quatre fois all star LNB. On appelle ça un joueur pas comme les autres, 79 sélections en Bleu, une finale des JO ratées sur blessure et une mononucléose pour se décider à arrêter. Même Dupontel n’y avait pas pensé et pourtant il s’y connaît.

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