Tour de France : Pascal, le grand frère

A l’occasion des limpides résultats antidopages, le Vestiaire se souvient que d’après les contrôles, les années 90 n’étaient pas si sales.

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A l’époque où les méthodes étaient les mêmes pour tout le monde, la France avait déjà du mal à fournir des cyclistes valables. Parmi tous les collègues du dealer , il y en eut un qui brilla plus que les autres mais il n’était pas bien meilleur.

6 juillet 1992, la France découvre Richard Virenque, il est vêtu de toutes les couleurs et même de jaune pour la dernière fois avant longtemps, très longtemps. Le lendemain, un accident se produit sur la route de Bordeaux, et son coéquipier Pascal Lino endosse le maillot de leader sans vraiment l’avoir voulu. Il le gardera 11 jours, suffisamment pour que plus jamais personne n’oublie son nom, et pourtant certains ont essayé. En fin de saison, RMO s’en va, Marc Madiot avec, les meilleurs rejoignent Festina, Pascal Lino aussi. En 1993, il remporte une étape, mais le gentil prognathe démarre surtout un régime formidable qui va le conduire en 94 sur les traces de Leblanc et Virenque. Le 21 juillet 1994, il termine même 7e à Cluses de la fameuse étape remportée par Ugrumov. Dire que ça sentait la merde serait un euphémisme. Pascal Lino est si sympathique qu’il se classera 11e au final. Bruno Roussel est moins accro que ses coureurs, du coup Pascal part se soigner ailleurs avec le champion du monde en excès de vitesse à Agrigente, au sein du peu sulfureux Groupement. En 99, il concluera sa brillante carrière aux corticoïdes chez BigMat Auber. Le sympathique Pascal était devenu moins fort depuis quelques années. Les Tours 2000 et 2001 ne diront pas le contraire. A-t-il vraiment connu l’EPO ?

Une réflexion au sujet de « Tour de France : Pascal, le grand frère »

  1. Le cyclisme sent la merde depuis tellement longtemps. Et pour le plus grand bonheur de blaireaux envinassés au bord des routes. Changez rien. Restez nos « forçats de la route », chers à Antoine Blondin, qui, lui aussi, s’y connaissait en vinasse.

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