Open de Paris : Bercy pour tout et à l’année prochaine

pilonid

Benneteau bat Federer qui sourit, la saison est donc bien finie. A quelques jours du gala de fin d’année, et avant le sommet mondial Tsonga-Simon, le Vestiaire dresse une première partie de son bilan.

Canal+ a été bien inspiré en début d’année en créant sa série des mousquetaires après une saison pas meilleure que les autres juste plus dense. Vérifions donc si nos quatre garnements sont entrés parmi les meilleurs joueurs du monde. Quatre top 5 (voir définition ci-dessous), du jamais-vu, on n’arrête pas le progrès. Premier indice, Patrice Dominguez a été viré.

Top5 : Joueur top niveau, finaliste des petits tournois, régulièrement demi-finaliste dans les grands, mais rarement gagnant.

Monfils, ce héros

Le 16ème joueur mondial n’est apparemment pas dans les 5 mais peut-être est-il victime d’une erreur informatique. Il a disputé 19 tournois cette saison contre 17 l’année dernière, la progression physique est intéressante. Il a remporté un tournoi et fait une finale, c’est arrivé à Santoro aussi. Son meilleur résultat en Masters est huitièmes de finale, deux fois, battu par Roddick d’abord, son corps et Ljubicic un peu ensuite. En Grand Chelem, c’est son quart de Roland-Garros sorti par Federer. Il fait donc la même saison qu’en 2008, ne fera jamais mieux et n’est pas le nouveau Noah. Ou alors il n’écoutera plus de rap et  arrêtera de gagner le tournoi de Metz. Mais de qui parle-t-on ?

Simon classement impressionne

Il est douzième mondial, comme l’année dernière, mais cette saison cette place ne donne pas droit aux Masters. A moins que. Son parcours 2009 avait bien débuté, ne chutant en Australie que sur Rafa en quart de finale, son premier faut-il le rappeler. La suite sera du huitièmes et du seizièmes en cascade. Avec un parcours intéressant en Grand Chelem, battu deux fois par Ferrero dont une fois par son corps. Et Hanescu fera le reste à Roland Garros, son corps était encore dans le coup. Tellement habitué à être blessé qu’il en devient meilleur, allez comprendre. En Masters 1000, il reste le plus régulier des mousqueterres, Djokovic deux fois en quart, et Tsonga deux fois en huitièmes. Pour progresser, Gilou devra arrêter de respecter la hiérarchie. Toujours trop gentil.

Gasquet pasa

Le Vestiaire parlait de Richie comme un immature chronique qui n’aime pas le tennis. Il ne l’est pas totalement, il a refusé de donner tort à notre spécialiste et Agassi s’est chargé de traduire sur papier les émotions de Gasquet. Curieusement, il n’a joué que six tournois de moins que l’année dernière, à croire que ce n’est pas incurable. Son point d’orgue mental et tennistique s’appelle Fernando Gonzalez. Deux Masters face à Verdasco lui permettront quand même de classer virtuellement son niveau dans le top 20 puisqu’il est 53ème. Santoro a pris sa retraite, pourquoi pas lui ?

Tsonga gne toujours pas plus

Le seul des quatre à être capable de rester top 10 joue sa saison à Bercy. Il était aussi le seul à pouvoir espérer devenir un top 5 mais aucune trace de ses demi-finales en Grand Chelem, mais pourquoi le Vestiaire avait-il plombé l’ambiance après l’Australie 2008 ? Il n’a pas tué Verdasco en Australie, l’Espagnol pourrait lui enlever le Masters. C’est Del Potro à Roland, c’est Karlovic à Wimbledon (7-6,6-7, 7-5, 7-6), par contre c’est Gonzalez à l’US Open. Sinon, dès qu’il est en forme, c’est Murray à Montréal, et Djokovic à Miami. Il perd contre meilleur que lui, de top 3 à top 5. C’est un top 10 mérité, contrairement à ses camarades d’armes il ne le restera peut-être pas. Enfin ça dépend de ses genoux, de ses coudes et de son dos, alors si c’est pour faire presque la même saison qu’en 2008 sans faire de pause, il faudra penser à se blesser plus souvent, ça évitera l’arthrose.

Abandon en Grand Chelem, défaites contre des joueurs mieux classés ou top 5 et période de creux, aucun titre, ni demie ou finale majeures. C’est le portrait de Federer, Nadal, Del Potro, Murray ou Djokovic ? Et c’est pas Verdasco.

Une réflexion au sujet de « Open de Paris : Bercy pour tout et à l’année prochaine »

  1. Jacques, Jean, Henri et René ont fait croire pendant les années 20 et 30 que la France était une nation de tennis. Suzanne aussi. Amélie a essayé. Mary a bien voulu être française les jours de victoires. Juin 83 est un épiphénomène.
    L’histoire d’un amoureux français du tennis est parsemée d’espoirs déçus, de désillusions, de bonheurs entrevus mais rarement aboutis. Quelques joies, tellement rares!
    La plus belle? 13 novembre 2005. Putain, quel match!….

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