L’homélie Mauresmo

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Puisque nous ne reparlerons jamais de la meilleure joueuse de l’histoire du tennis français, voici l’itinéraire d’une enfant gâteuse depuis son vrai départ début 2007 en passant par le départ de son redoutable coach. Le Vestiaire l’avait dit.

17 juillet 2007 : Le fabuleux declin

16 août 2007 : La disparition

21 septembre 2007 : L’âge de raison

« Amélie Mauresmo est revenue victorieusement au tennis, après une parenthèse de deux mois. Elle ne pense pas participer au Masters de fin d’année : aurait-elle enfin compris ? »

Amélie Mauresmo est sur la bonne pente. Elle a bien pris le temps de se ressourcer, deux mois à s’amuser avec madame sur un yacht en Sardaigne. Cette parenthèse digne d’un chef d’Etat lui a visiblement éclairci les idées. Finies les ambitions démesurées, les dépressions après avoir été sortie par n’importe quelle fille de l’Est plus jolie qu’elle dans un 3e tour de Grand Chelem. Elle sait désormais que son niveau est inférieur. « Je n’envisage pas de disputer les Masters, estime celle qui est sortie des 8 meilleures mondiales. C’est tant mieux. Comme ça, j’arrêterai la saison un peu plus tôt. Je pourrai bien bosser et être à 100% à l’Open d’Australie.» Et 100%, cela peut la conduire en quart de finale, avec un peu de chance. Avant, elle pourra remporter (comme Santoro à Dubaï) les tournois de Auckland, Gold Coast, Sydney ou Hobart, en janvier quand aucune autre joueuse n’est prête. En plus, ça fait des sous pour les vacances d’été (juste après Wimbledon) : un bateau, ça coûte cher.

Emploi à mi-temps

Car pour Mauresmo, les vacances passent désormais avant tout. Quitte à prendre des volées, autant ne jouer que quand on a un niveau potable pour gagner les premiers tours. La mâturité l’a enfin gagnée. Qu’est-ce qui a changé notre championne ? D’avoir frôlé la mort avec son appendicite ? Est-elle jalouse de Gasquet qui se tape Noah ? Hingis lui manque-t-elle ? Toujours est il qu’aujourd’hui, elle est davantage à l’écoute de son corps de feignasse. « La motivation, je l’ai retrouvée, enfin. J’ai attendu que ça me démange, que ça me titille. » Ca n’a pris que deux mois. Le temps de retrouver un niveau physique et la saison sera finie. Courage Amélie, plus que deux gros mois. »

15 octobre 2007 : Save the last chance

« Amélie Mauresmo dispute ce mardi le match le plus important de sa carrière. Un échec et c’est l’hospice… avec Tauziat.

Amélie Mauresmo a l’art de se mettre la pression. Battue depuis deux semaines au premier tour par des Russes (Dementieva et Zvonareva), la Française a soudain pris conscience de sa nullité actuelle. « Je suis une joueuse lambda » a-t-elle avoué avec l’éclair de lucidité que Cécillon regrette encore. A son échelle, elle connaît actuellement la chute de tension de l’Equipe de France de rugby. Sa Nouvelle-Zélande, c’était Wimbledon, elle avait même battu une Russe, Sharapov’. Et depuis, avec son physique de deuxième ligne, elle prend des vestes et n’arrive plus à rien. Même Camille Pin retourne ses premières balles.

La vachette dans l’arène

Son premier tour de Zurich est donc une finale de carrière. A 28 ans, elle pense toujours avoir fréquenté les cimes du tennis féminin et désespère de les (re)trouver. Contre la vachette du Péloponnèse « Dani Danilidou Daniladidou », la défaite est interdite, encore plus que contre Ivanovic au 3e tour de Roland en 2005. Une défaite et elle se fera bizuter par Sandrine Testud pour entrer au club des retraités du TC Looser. Et Chamou rangera pour de bon son millésime 2002 de Moët et Chandon à la cave, qui aurait été jadis inaugurée en grande pompe par sa femme autour d’une queue de Loth. »

20 octobre 2007 : Retour de flemme

« Amélie Mauresmo a conclu la pire saison de sa carrière sur une défaite contre l’un des frères Bondarenkov. Deux victoires en six matches, elle a bien fait d’ajourner sa retraite. Elle part en vacances épuisée mentalement.

Avec Amélie, l’histoire est un TOC. Mais au lieu de prononcer des noms d’organes sexuels, elle se contente de mauvaises blagues. Cela commence par la lassitude de cette saison. N’oublions pas qu’en plein été, après un catastrophique Wimbledon où ses rivales étaient juste à leur niveau – ce qui suffit pour la sortir -, notre Jennifer Lopez des salles de muscu a déjà plaidé la fatigue sur un yacht en Méditerrannée. Après un mois de reprise, elle vient de passer du « je ne suis pas encore revenue au top, c’est physique » à un « j’en ai marre de cette saison, je ne suis pas fâchée que 2007 se termine ». Du grand art, aussi limpide que la carrière de Di Pasquale. Sait-elle que faire du tennis est un métier ?

Ô rage, ho des espoirs

Mais le second balbutiement est plus inquiétant. Mauresmo, après son éclair de lucidité – « je suis devenue lambda » – a repris du poil de lavette. Comme au bon vieux temps, elle voit des signes, les mêmes que Chamou cherche dans les allées de Roland Garros. Son jeu serait mieux en place. « J’ai joué mon meilleur tennis depuis longtemps », a-t-elle avoué après son 1-6 dans le 3e set contreBondarenkov. « J’ai besoin de travailler. Je reste avec Loïc Courteau. » On se demande qui est l’homme dans leur couple. Si un jour, il veut réentraîner une autre joueuse, le maître psychologue qu’est Courteau ferait bien de se barrer. Car l’histoire (drôle) risque de se répéter de plus en plus souvent : « Je fais un break », annonce Mauresmo dans la foulée. »

30 Aout 2008 : « Le retour au plus haut niveau de Mauresmo est à prendre au sérieux. Les meilleures sont là, en pleine forme et Amélie est toujours en lice. Après avoir sorti deux outsiders (Dechy et Kanepi), son troisième tour face à la numéro 1 mondiale sera un vrai test. Si elle passe, la voie des quarts de finale sera grande ouverte pour la première fois en Grand Chelem depuis l’US Open, déjà, c’était il y a un siècle, en 2006. Une performance qui fera enfin fermer sa gueule au Vestiaire.
C’était une blague, les numéros 1 et 3 mondiales ne sont déjà plus là et Amélie pourrait bien annoncer sa retraite si elle ne réussit pas à passer le terrible obstacle Julie Coin, qui ne devrait en principe pas prendre la tête du classement WTA lundi prochain. »

4 septembre 2008 :  « Mauresmo : Cyrulnik lui avait déjà casé un rendez-vous pour lui expliquer qu’elle n’était pas concernée. Après deux demi-finales quand tout le monde était à Pékin, elle a frôlé les quarts en Grand Chelem. Heureusement, la terreur Penneta est passée par là. »

13 septembre 2008: Le hic Courteau

9 janvier 2009 : « Une journée après avoir failli aller au Coin, Amélie Mauresmo a signé son grand retour. En Australie, d’où elle avait ramené deux titres du Grand Chelem, une fois avec la petite coupe, une fois avec la grande. A chaque fois, elle avait presque battu la numéro 1. Cette fois-ci, c’est fait, ou presque, à cinq places près, elle l’a même torchée en jouant mieux au tennis. »

27 janvier 2009 : « Il paraît que Jankovic était numéro 1 mondiale, mais Mauresmo sait bien que ça veut rien dire. »

16 mai 2009 : Question réponse

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8 septembre 2009:  « Pendant ce temps-là, Clijsters revient et bat tout le monde. Hénin aura bientôt envie de revenir, Mauresmo a déjà envie de partir. »

Une réflexion au sujet de « L’homélie Mauresmo »

  1. Ne faisons pas la fine bouche: pendant une petite vingtaine d’années, le tennis féminin français a cotoyé(parfois) les sommets mondiaux. En tous cas, bien plus souvent que les garçons. Et cela, grace à Julie Halard, Nathalie Tauziat, Mary Pierce, Amélie Mauresmo, entre autres…
    Je voudrais simplement rappeler que le top niveau français actuel a pour noms Marion Bartoli et Aravane Rezaï…Ca fout les jetons!

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