Coupe du monde, France-Costa Rica : Un meneur à deux francs Zizou

Souvenez-vous, il y a quelques mois le Vestiaire vous présentait Yoann Gourcuff, intronisé nouveau Zidane grâce à un but de loin contre la Roumanie.

gougou

Si on ajoute une bonne mi-temps contre le PSG, une belle fin de match contre Rennes et son plus beau but contre Toulouse, la panoplie était très exactement celle de Zidane à quelques détails près et pas seulement des millions. Un constat assez simple dressé par l’ensemble des observateurs.
Pour autant, allez savoir pourquoi, notre spécialiste avait un doute. Un tout petit doute qui lui fit écrire un article au titre flatteur : « la carrière de Gourcuff est-elle déjà finie ? » Le conseil fut suivi par l’ancien meneur rossonero qui resta à Bordeaux pour être bien certain que Jérémie Aliadière et Reynald Pedros avaient existé. La prescription vaut toujours cette année même s’il risque de ne pas avoir besoin d’ordonnance comme le lui a respectueusement rappelé son président. Puis, le Vestiaire posa une question un brin flagorneuse : « Le Milan AC a-t-il arnaqué Bordeaux ? » Gourcuff ne tarda pas à répondre d’un maître coup franc planté à des Grecs en Ligue des Champions. L’une des seules performances qu’il lui manquait encore pour égaler le maître. Il était devenu décisif. Ou presque puisque l’Olympiakos égalisa et que Tremoulinas fit la passe décisive pour Chamakh. La similitude entre les deux numéros 10 bleus est décidément troublante, la comparaison pas hâtive.

Né un 11 octobre ou un 12 juillet ?

Gourcuff a donc égalisé contre la Roumanie, quand Zidane réalisait un doublé gagnant contre la République Tchèque pour sa première sélection. Gourcuff a fait une passe décisive contre Lyon pour une défaite 3 buts à 1 quand Zidane offrait la Ligue des Champions au Real. Gourcuff ratait des pénos contre Montpellier et le Bayern sur panenka quand Zidane mettait les siens contre l’Espagne, le Portugal, l’Angleterre ou l’Italie sur panenka mais ce n’était qu’une finale de Coupe du Monde. Gourcuff marquait un but de la tête contre le Bayern en poule de C1 quand Zidane en mettait deux contre le Brésil, mais ce n’était qu’une autre finale de Coupe du monde.

On n’est pas à un Betis près

C’est maintenant que tout commence. A 24 ans, Zidane n’avait lui aussi qu’un contrat à Bordeaux assorti à l’époque d’un lob contre le Betis Séville et d’une finale de C3 perdue comme seul bagage pour embarquer vers Turin vainqueur de la ligue des champions.
Comme Zidane, l’avenir lui appartient et ils ont les mêmes qualités, à quelques menus détails près comme les yeux doux de Manchester City. Là où Gourcuff court partout comme Ziani, se met minable pour le collectif en défendant comme Carrière, prend les choses en mains avec le concours de ses latéraux voire de ses centraux si le jeu est mal huilé comme Dacourt, Zidane, lui, se contentait de ce qu’il savait faire. Être décisif comme Maradona, être décisif comme Pelé et éventuellement être décisif comme Platini.

Mais Gourcuff peut le faire et tout le monde a en tête son génial triple une-deux avec Chamakh. Le gardien adverse, lui, se souvient aussi du six mètres qu’il a eu à tirer ensuite.

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