Pays-Bas-Espagne (1/2) : La mort Roja

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Quand Sneijder et Robben affrontent Xavi et Iniesta, il ne manque plus que Toulalan pour être en demi-finale de Ligue des Champions. Mais ça ne veut rien dire.

Messi aurait pu être décisif et faire gagner seul l’Argentine. Higuain aurait pu marquer quand ça comptait vraiment. Cristiano Ronaldo aurait pu briller ailleurs que devant Lloris. Curieusement, rien ne s’est passé ainsi. A croire que Le Vestiaire avait décidé en octobre du reste de la saison, à travers son fameux nivellement par le bas, consacré dès les quarts de finale de C1.

Désormais, le foot n’est plus dominé, les meilleures individualités ne sont plus assez fortes pour porter à elles seules leurs équipes. Les collectifs composés de joueurs moyens peuvent rivaliser avec les autres. En clair, tout le monde a le même niveau, sauf Higuain bien sûr. Sur ce principe, l’Inter pourrait très bien être champion d’Europe, le Bayern et Lyon en demi et Ibrahimovic, Higuain et Demichelis avoir le droit de pourrir la saison de Messi.

Forlan ou pas rapide ?

Tous sauf un : Thomas Müller. La nouvelle star allemande n’a eu besoin que d’une année pour faire du Bayern la troisième équipe mondiale, clubs et nations réunis, à égalité avec le Penarol Montevideo. Enlevez-lui Demichelis et même Mourinho ne se balade plus. Messi a confirmé lui aussi qu’il n’était qu’un demi-Maradona, un message qu’il avait déjà cherché à transmettre à toute la Catalogne. Que Sneijder et Robben, qui ne se sont même pas imposés au Real, soient avec le buteur de Valence les vedettes de la Coupe du monde n’inquiètera personne.

Que l’Espagne 2010 remporte le titre, en jouant encore moins bien qu’en 2006, ne sera que justice puisque Villa a remplacé Ibra le temps d’une Coupe du monde, voire un peu plus. Après avoir échoué en C1, Barcelone est donc devenu champion du monde juste parce que la défense brésilienne et l’attaque hollandaise n’ont pas le droit de porter le même maillot. Et si l’un a finalement pris le dessus sur l’autre en quarts de finale, ce n’est que pour rendre hommage à Cannavaro, Gallas et tous les autres, même Puyol, catastrophique hier soir, mais soutenu par Robben, comme il le fut par Kroos en demi et Cardozo en quart. Et Xavi se fit une nouvelle fois piquer son Ballon d’or par Iniesta, qui ne l’aura pas.

Forlan n’aura finalement été que le meilleur joueur du haut de tableau. C’est déjà pas mal, même si  Iker Casillas a embrassé une autre voie.

6 réflexions au sujet de « Pays-Bas-Espagne (1/2) : La mort Roja »

  1. Finale de merde d’une coupe du monde de merde. Ca va quand même plus vite écrit comme ça.
    Vous voulez pas vous concentrer sur la coupe du monde de Christian JP, qu’on se marre enfin ?

  2. bah! on s’est quand même bien marrer entre l’edf, l’uruguay, l’égorgeur de cochon et Higuain, sans oublier les dignes prestations des hommes en noirs.
    On peut se lamenter de la perte de messie, comme on peut considérer que le football devient un sport collectif.

  3. Très bonne idée. Le calvaire est enfin terminé. Heureusement, Thiery Bisounours est là et peut-être Laurent Fignon également si les techniciens de France Télévisions recrutés en même temps que Claude Eymard arrivent à régler son micro.

    Allons-y donc, en commençant par Christian :

    – « Non, Robbie (sic), ne fais pas ça, pas en finale de coupe du monde ! »

    Enchainons par le meilleur ennemi de Domenech.

    « – Il lui touche le pied ! Heitinga lui touche le pied ! Il y a penalty !

    – Il me semble qu’il frappe dans son propre pied d’appui.

    – Vous savez, quand on touche le pied de l’adversaire dans la surface, on empêche une occasion de but. »

    « – Fabregas, il est décisif !

    – Fabregas dans la profondeur! Seul face au buuuuuuuuut ! Oooh, quel parade de Stekelenburg ! »

    Un bonus Wenger :

    – « Robben, c’est l’homme des grands matches »

  4.  » Tevez c’est l’homme des grands matchs  »

    Même homme, même enthousiasme, même prime de consultant (27/06)

    Bonus Astorga :

     » Bixente, le Portugal prétend désormais à la victoire finale suite à cette performance  »
    C’était face à la Corée du Nord (7-0). Un but de plus et ils auraient été champions du monde, glisse,
    calculette à la main, Patrick Montel

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